Une tribune pour les luttes

jeudi 9 juin 2016

MARSEILLE

09 h

Jeudi 9 juin 2016 à 9H - Carsat, 35 rue George, 13005*

Le drame de la CARSAT ne doit plus jamais se répéter

Rassemblement en soutien à Patrice

Avec le comité de soutien, organisations et syndicats signataires : 13 en Lutte - CNT 13 - Collectif Chercheurs Précaires - Coordination des Intermittents et Précaires Marseille (C.I.P Marseille - Nuit Debout Marseille - SFA CGT 13 - Sud Culture Solidaires 13

Le 27 avril dernier à Marseille, Patrice Claude, 62 ans, s’est immolé par le feu devant la Caisse d’assurance retraite Sud-Est où son dossier d’examen de droits était bloqué. Son geste est politique et revendiqué comme tel : Patrice Claude dénonce ainsi les dysfonctionnements gravissimes dont les assurés sociaux sont victimes au moment de passer du statut de salarié à celui de retraité. Des dysfonctionnements qui ne doivent rien au hasard : l’État déléguant désormais la gestion des dossiers à des « organismes de droit privé chargés d’une mission de service public », en l’occurrence la Carsat Sud-Est, les ayants-droits sont de plus en plus démunis devant des délais arbitraires et des chicanes administratives « kafkaïennes » (dixit Patrice Claude) qui les laissent sans ressources financières durant des mois. […]
Lire la suite : http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=8198

Lire le tract de 13 en lutte :
http://www.13enlutte.fr/wp-content/uploads/2016/06/13EnLutte-Tract-Carsat.pdf

*Tram George - Métro Blancarde - Bus 52 G. Verdun - Bus 509 Place Sébastopol


Patrice, mon papa s’est immolé par le feu mercredi 27 avril 2016 devant la CARSAT sud-est à Marseille

Il est aujourd’hui à l’hôpital de la Conception, dans un état stable.

Il constituait son dossier de retraite depuis janvier 2016.
Il n’arrêtait pas de faire des allers-retours car il manquait toujours un papier.
Le dossier n’avançait pas.
Retraité à partir du 1er mai, il perdait tous ses droits le 30 avril.
Il se rend à la caisse de retraite le 27 avril au matin : la personne qui traite son dossier est en vacances. Le dossier toujours en cours de traitement...

Il est pris par une angoisse extrême de se retrouver sans rien du jour au lendemain. Locataire, comment payer le loyer ? Comment manger ?
Sa fille arrive la semaine d’après à Marseille, avec quoi l’accueillir ?
Dans l’après midi, il retourne à la CARSAT, et il se met le feu.

C’est une alerte, un cri, pour lui, pour les autres, pour nous tout.e.s !

Les directives gouvernementales poussent les salarié.e.s de nos caisses sociales à de plus en plus de déshumanisation et d’isolement des usagers
d’où des actes violents comme celui de mon papa (une immolation tous les quinze jours en France, dans le plus grand silence...)

EN SOUTIEN À PATRICE NOUS RÉCLAMONS :

> La garantie écrite de la prise en charge des frais hospitaliers et de rééducation de Patrice par la Carsat.
> Un arrêt total des radiations et du harcèlement administratif exercé sur les usagers.
> La fin de l’opacité et de la lenteur du traitement des dossiers et de sa deshumanisation.
> La fin de la casse des services publics et des vols de nos cotisations.

USAGERS ET SALARIÉ.ES, STOPPONS ENSEMBLE
CETTE MACHINE À BROYER DES VIES

RASSEMBLEMENT DEVANT LA CARSAT
JEUDI 9 JUIN À 9H

35, Rue George 13005 – Tram T1 / Arrêt George

Coraline, 24 ans

Avec le comité de soutien - organisations et syndicats signataires :
13 en Lutte - CNT 13 - Collectif Chercheurs Précaires - Coordination des Intermittents et Précaires Marseille (C.I.P Marseille) - Nuit Debout Marseille - SFA CGT 13 - Sud Culture Solidaires 13

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1 Message

  • Le 9 juin 2016 à 09:18, par Danièle Jeammet

    Une rectification : Depuis le 1er juillet 2010, les caisses régionales d’assurance maladie (CRAM) ont changé d’identité et sont devenues des Carsat - à l’exception de la CRAM Ile-de-France.
    Ce changement intervient à la suite de la création des agences régionales de santé (ARS) à qui sont transférées les missions auparavant exercées par les CRAM en matière de politique sanitaire et médico-sociale. Ce sont des entreprises "droit privé" ce qui ne veut pas dire des entreprises "privées" : les entreprises de l’audiovisuel public (FranceTV, Radio France par exemple) sont publiques mais de droit privé.

    Attention de ne pas désigner l’institution et encore moins les salariés à la vindicte publique !

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