Une tribune pour les luttes

vendredi 4 novembre 2005

MARSEILLE

20 h

19 h* à l’Espace-Accueil aux étrangers, 22 rue Mathieu Stilatti, 3e (Mo 2, Désirée Clary ou bus 49a et 89, Strasbourg Desaix)
* et non pas 20 h comme ce qui a été précédemment annoncé

Rencontre publique

avec Sarah LAHIANI et Rawda ODEH, deux mères de prisonniers politiques en Israël

Du 1er au 8 Novembre, Sarah et Rawda viendront en France et en Belgique afin de plaider la cause de leurs enfants. Par ce voyage, les deux mères espèrent susciter l’intérêt du public et des responsables européens sur le drame des prisonniers politiques en Israël.

Invitées par cinq organisations françaises, la Ligue des droits de l’Homme, l’Association France Palestine Solidarité, l’Union Juive Française pour la Paix et l’Association des Travailleurs Maghrébins de France, la Fédération syndicale unitaire ainsi qu’une association belge : l’Union des Juifs Progressistes Belges, Sara et Rawda arrivent en France le 1er novembre pour un périple qui les emmène à la rencontre du public, des militants français de toutes origines d’associations pour la paix au Moyen-Orient, et de la presse.

Entre Sarah et Rawda, deux mères de prisonniers politiques en Israël, la rencontre ne pouvait être fortuite...

Deux mères, une Israélienne et une Palestinienne traversent ces jours-ci le mur qui sépare Israël des territoires occupées. Sarah et Rawda ont toutes deux décidé de se rencontrer malgré les obstacles, parce que toutes les deux ont le même objectif : libérer leurs enfants de la prison israélienne où ils sont enfermés pour des actions contre l’occupation.

Tali FAHIMA, la fille de Sarah LAHIANI, a été arrêtée il y a un an. Accusée d’assistance à l’ennemi en temps de guerre, son procès se déroule en ce moment et elle risque une très lourde peine si les charges sont retenues. Ubaï ODEH, 19 ans, et Loaï ODEH, 28 ans, deux des fils de Rawda ODEH sont prisonniers politiques depuis 2002 et condamnés respectivement à 4 ans et 28 ans de prison. Loaï a été condamné pour avoir aidé à l’organisation d’un attentat à Jérusalem ; contre son jeune frère Ubay les charges retenues sont inexistantes.

C’est la première fois qu’une telle rencontre s’engage entre des mères des deux peuples ayant des enfants prisonniers. C’est également la première fois qu’Israël arrête une “simple citoyenne” israélienne avec ce registre d’accusation. Tali FAHIMA, comme tant de prisonniers palestiniens, n’a jamais été une activiste politique. Poussée par sa curiosité, elle rend visite une première fois au camp de réfugiés de Jénine et y tisse des relations d’amitié avec les habitants. Lorsqu’elle réalise ce que subissent les palestiniens sous l’occupation depuis presque 40 ans, elle franchit les barrages psychologiques et physiques qui séparent les deux sociétés et au plus fort de l’Intifada, se rend régulièrement à Jénine afin de soutenir les habitants du camp.

En Israël, Tali est présentée comme l’ennemie du peuple. La plus grande partie de sa famille et la plupart de son entourage la boycottent et elle a pour seul soutien sa mère, ses sœurs et une tante. Elle trouve aussi une aide précieuse auprès des pacifistes israéliens contre l’occupation qui l’aident à assurer sa défense.

P.-S.

Tél : 04 95 04 30 98/99 Mail : espace chez espace.asso.fr

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