Une tribune pour les luttes

De nouvelles acquisitions ! Avec nos excuses pour le retard !

Le Bulletin de la Médiathèque de Mille Bâbords n°24

Novembre/Décembre 2016 avec les Editions Sparctacus, Ivrea et L’Echappée

contact-biblio chez millebabords.org

Permanences : le lundi de 14 à 17 h / le jeudi de 15 à 19 h

Abonnement 8 euros (ou plus par soutien). Gratuit pour les adhérents à Mille Bâbords.

I. Nous avons reçus

II. Les précédents bulletins

III. Principe de fonctionnement de la médiathèque

pour voir le catalogue en ligne

De grands remerciements aux éditions Ivréa fonds Champ libre, Spartacus et l’Echappée.


Nous avons reçu...

Histoire du POUM, Le marxisme en Espagne (1919-1939), V. ALBA, Ed. Ivrea, 2000.


Pour une politique de classe prolongeant la tradition républicaine, dépassant le vieil anarchisme et le catalanisme, le POUM proposait une action ouvrière indépendante, qui tiendrait compte de la réalité espagnole. C’était déjà braver le stalinisme...
S’enrichissant de la combativité anarchosyndicalisme-syndicaliste, le Partido Obrero de Unificacion Marxista s’est forme en septembre 1935. Il réunissait les éléments du "bloc" de Maurin et ceux de la gauche communiste, comme l’ex trotskiste Min. Tout ce qu’il y avait en Espagne de marxiste, au sens théorique du mot, s’y retrouvait face à un parti socialiste réformiste et opportuniste, face à un parti communiste officiel sans influence théorique ni pratique et sans implantation dans les masses (mais fort de l’appui de Moscou), et aux cotes d’une CNT "apolitique" et persuadée que le pouvoir économique allait suffire à lui seul.Le POUM proposait une action ouvrière indépendante, qui tiendrait comte de la réalité espagnole. C’était déjà braver le stalinisme. Le parti communiste officiel, appuyé sur la petite et moyenne bourgeoisie urbaine, pratiquant durant la guerre civile le chantage aux armements soviétiques, ira jusqu’à l’épuration des brigades internationales et à la répression du POUM. Voici l’histoire de cette expérience originale, riche d’enseignements politiques.

Dits et contredits, K. KRAUS, Ed. Ivrea, 1982, 200 p.


Ce recueil d’aphorismes est le premier volume d’un triptyque entrepris par Kraus en 1909. Il sera suivi de Pro domo et mundo puis de La Nuit venue.S’il en fut jamais, Kraus est l’homme du Verbe : esprit par essence ; et le présent recueil d’aphorismes peut être la meilleure introduction à son œuvre, le mot, constamment mis en jeu, y accédant à son sens, originel et ultime : d’élucider la vie.

Céline en chemise brune, H. E. KAMINSKY, Ed. Ivrea, 1983, 88p. Kaminski, dans Céline en chemise brune ou le mal du présent, dénonce, textes à l’appui, sous le déguisement du libertaire, l’antisémitisme de Céline.

« J’ai été un grand admirateur de Céline et j’aurais aimé le rester. »
« Je le dis en toute conscience. Je ne fais pas d’ironie, je n’exagère pas. Je constate et je répète : Bagatelles pour un massacre incite au meurtre et glorifie le pogrome. Les preuves, il les donne lui-même. Car il ne parle pas seulement de sous-entendus. Il s’exprime clairement, sans équivoque, sans détour, sans pudeur. Que chacun juge sur les textes ! »
La présente édition est strictement conforme à celle publiée par Kaminski en 1938.

Dix ans au pays du mensonge déconcertant, A. CILIGA, Ed. Ivrea, 1977, 568 p.


En 1936, après trois ans de prison et deux ans et demi d’exil en Sibérie, Ante Ciliga est à Paris où il écrit la première partie de son livre, Au pays du grand mensonge, publié en 1938, auquel fait suite une deuxième partie, Sibérie, terre de l’exil et de l’industrialisation, achevée en 1941 et publiée en 1950.
Dix ans au pays du mensonge déconcertant réunit en un seul volume ces deux ouvrages parus à douze ans d’intervalle qui relatent dans leur suite chronologique l’expérience des dix années – de 1926 à 1936 – vécues par l’auteur en U.R.S.S.
Ce témoignage d’un révolutionnaire relate conjointement la résistance opiniâtre du prolétariat russe et la lutte obstinée pour la vérité d’un homme confronté à la bureaucratie stalinienne.
Ciliga, emprisonné puis exilé pour n’avoir pas cédé aux injonctions de la bureaucratie, y dresse un tableau de la vie et de l’activité carcérales et d’exil et révèle son effroyable réalité : « La prison est devenue le seul endroit en Russie soviétique où les gens s’expriment de façon sincère et ouverte ». En prison, cet ex-dirigeant communiste démonte avec une grande lucidité les vaines querelles des opposants intellectuels à propos de « l’État ouvrier » et tranche : « Le trotskysme est une opposition dont le but est d’améliorer le système bureaucratique et non de le détruire… Trotsky est au fond le théoricien d’un régime dont Staline est le réalisateur. » Mais Ante Ciliga ne s’arrête pas là et en vient à critiquer le léninisme. Il conclut : « La légende de Lénine est un mensonge qui sert à couvrir les crimes de la bureaucratie. »

Michel BAKOUNINE, Œuvre complète, Volume 2, L’Italie (1871-1872). La première Internationale en Italie et le conflit avec Marx, Présentées et annotées par Arthur Lehning, Ed. Champ Libre, 1974, 568p.


C’est la fin de la période d’activité de Bakounine en Italie. Les textes de ce volume ont trait surtout à la propagande que Bakounine a menée tant en faveur des idées qui sont à la base de la Première Internationale que pour la défense des principes d’organisation qu’il a vainement cherché à y faire prévaloir. La lecture de ces textes permet de suivre le déroulement des événements et de comprendre pourquoi la lutte que se livrèrent, en Italie, les deux grandes figures de l’Internationale, Marx et Bakounine, se termina à l’avantage de ce dernier.

Le progrès m’a tuer, leur écologie et la nôtre, Coll. La Décroissance, Co-édition La découverte et Le pas de côté, 2016, 332 p.


Le dérèglement climatique s’accélère ; les glaces fondent ; les océans s’acidifient ; le niveau des mers monte ; la maison brûle… Alors que les rapports sur les ravages environnementaux se font de plus en plus alarmistes, institutions internationales et États appellent à la mobilisation générale pour faire face au « défi climatique. Leur plan d’urgence ? Accélérer l’innovation technologique pour rendre le développement plus durable. Leur écologie est en fait une opportunité pour conforter le système industriel et intensifier la marchandisation du monde.
En quatre décennies, ce programme a pourtant fait la preuve de son échec. Le développement durable n’a pas eu lieu. Il n’y a pas de croissance verte. L’expansion économique se nourrit d’une quantité sans cesse accrue d’énergie et émet toujours plus de pollution. Nous ne pouvons pas prétendre préserver la nature et l’homme sans nous attaquer à cette dynamique.
C’est pourquoi notre écologie, elle, porte un projet de rupture radicale : elle remet en cause le capitalisme, le déferlement technologique, l’organisation industrielle, l’impératif de croissance, un certain mode de vie et d’être. De sensibilités diverses, mais partageant tous cette perspective, les auteurs réunis ici, grandes voix critiques venant des quatre coins du monde, appellent à rejeter l’idéologie destructrice du Progrès.

La siliconisation du monde, l’irrésistible expansion du libéralisme numérique, E.SADIN, Éd. L’Echappée, novembre 2016, 256 p.


Berceau des nouvelles technologies (Google, Apple, Facebook, Netflix, Twitter, etc.), la Silicon Valley incarne l’insolente réussite industrielle de notre époque. Cette terre des chercheurs d’or, devenue après-guerre, le coeur du développement de l’appareil militaire et des systèmes informatiques, est aujourd’hui le lieu d’une frénésie innovatrice qui entend capitaliser sur chaque souffle de vie, tout en déclarant œuvrer au bien de l’humanité.
Mais la Silicon Valley ne renvoie plus seulement à un territoire, c’est aussi et avant tout un esprit, en passe de coloniser le monde. Une colonisation d’un nouveau genre – une silicolonisation –, portée par de nombreux missionnaires : industriels, économistes, universités, think tanks, lobbys…, mais aussi par une classe politique qui encourage l’édification de « valleys » sur les cinq continents, sous la forme d’« écosystèmes numériques » et d’« incubateurs » de start-ups.
Après avoir retracé la généalogie de la Silicon Valley, ce livre, à la langue claire et précise, montre comment l’alliance entre la pointe avancée de la technoscience, le capitalisme le plus conquérant et les gouvernements sociaux-libéraux, profite à un groupe restreint d’entités détenant un pouvoir sans cesse croissant sur nos existences. Cette silicolonisation du monde instaure une marchandisation intégrale de la vie et une organisation algorithmique de la société. Ce livre lance une alerte sur les dangers de ce puissant mouvement, qui façonne nos vies et la société, sans le consentement des citoyens ni débat politique à la hauteur des enjeux.

Utopie ou socialisme, M. BUBER, Ed. L’Echappée, 2016, 256 p.


Le mouvement révolutionnaire s’est construit sur un refoulement : celui du socialisme utopique. Dès la fin du XIXe siècle, les propositions de Fourier, Saint-Simon et Owen ont été écartées par les marxistes car considérées comme non scientifiques. Il est aujourd’hui grand temps d’en revenir à l’enseignement de ces maîtres-rêveurs. C’est ce à quoi s’emploie Martin Buber dans ce livre inspiré, source de réflexion incontournable sur les socialismes non marxistes. Dans le sillage de Proudhon, Kropotkine et Landauer, il en dégage le principe philosophique : ce n’est pas l’État ou le marché qui fait société, mais bien les structures communautaires de voisinage, de travail et d’entraide, ainsi que leur capacité à s’associer librement. Or une révolution est condamnée à l’échec si elle n’a pas posé au préalable les fondations du monde auquel elle aspire. C’est donc ici et maintenant qu’il faut reconstruire des structures de vie collective où chacun considère autrui comme son égal. Elles seront autant d’îlots de socialisme voués à s’agrandir et à se fédérer, pour aboutir enfin à la communauté des communautés.

Le Gaffeur, J. MALAQUAIS, Ed. L’Echappée, 2016, 304 p.


De retour chez lui, un employé sans histoire trouve son appartement occupé, sa femme évaporée et finalement son existence complètement niée par une administration toute puissante. S’ensuit le récit insolite et angoissant d’une descente aux enfers, celle d’un réfractaire sur qui l’étau d’une gigantesque bureaucratie va se refermer. D’une rare noirceur, ce roman à la dimension étonnamment prophétique ne pouvait être écrit que par un franc-tireur de la littérature, doublé d’un authentique révolutionnaire. Il constitue un réquisitoire implacable contre le conformisme, la dissolution de l’identité, les réseaux de communication, la mutilation de la conscience… Quelque part entre Le Procès de Kafka, 1984 d’Orwell, et le film Brazil de Terry Gilliam, Le Gaffeur est l’une des grandes oeuvres qui décrivent un monde imaginaire pour nous aider à ne pas accepter le nôtre.

La Trompette du jugement dernier suivie de De Marx comme Trompettiste, K. MARX, B. BAUER, N. DESSAUX, Ed. L’Echappée, 2016, 400 p.


En 1841 paraît un livre anonyme intitulé La Trompette du Jugement dernier contre Hegel l’athée et l’antichrist. Sa cible : la philosophie hégélienne, accusée de propager un esprit de subversion contre la religion et les institutions. Œuvre d’un dévot ou canular destiné à tromper l’oeil du censeur ? Stirner, Bakounine, Engels s’enthousiasment pour ce brûlot qui livre les clefs d’une lecture radicale de Hegel. Bientôt, des noms circulent : il serait l’œuvre impie d’un célèbre théologien, Bruno Bauer, et de son disciple encore inconnu, un étudiant nommé… Karl Marx.
Dans l’essai qui accompagne la republication de ce pamphlet, Nicolas Dessaux démontre qu’il s’agit bien du premier livre publié de Marx. C’est l’ancrage dans la philosophie hégélienne qui donne toute sa puissance révolutionnaire à la théorie marxienne, inspirant non seulement sa critique de la religion mais aussi sa critique du capitalisme en tant que religion. Et l’on redécouvre ainsi un Marx humaniste, dialecticien, critique de l’aliénation, aux antipodes de l’image pétrifiée qu’en a donné le marxisme orthodoxe. Un texte indispensable pour connaître les prémisses philosophiques de la pensée marxienne.

Lire Debord, Avec des inédits de Guy Debord, E. GUY, L. LE BRAS, Ed. L’Echappée, 2016, 440 p.


Guy Debord n’a jamais laissé de répit à son objet d’étude, qui fut aussi son terrain de lutte : la société du spectacle. Suivant une trajectoire continue, ses oeuvres, les unes après les autres, ont mis au jour le canevas sur lequel se déploient les multiples avatars de la logique marchande : aliénation au travail, dépendance à la consommation, falsification de la vie.
De la même façon, Debord ne nous laisse, à nous lecteurs, aucun répit. On le savait déjà à travers les livres publiés de son vivant, qui montrent avec quelle ténacité il maintint jusqu’à la fin le cap qu’il avait commencé à suivre au début des années 1950. Mais les notes inédites rédigées tout au long de sa vie pour des projets restés inaboutis incitent aussi à poursuivre sa réflexion sur l’évolution des sociétés contemporaines, et sur les moyens d’enrayer son cours funeste. Ainsi faut-il décrypter ces documents rassemblés et publiés ici pour la première fois : notes préparatoires pour la poursuite de son oeuvre autobiographique et critique, définition des bases politiques de l’Internationale situationniste, ou encore un dictionnaire qu’il avait en projet dans les années 1980 en vue de critiquer la corruption du langage par le spectacle.
Les commentaires et les mises au point qui accompagnent la publication de ces inédits permettent d’accéder à une meilleure compréhension de l’oeuvre de Debord. Écrits par des auteurs de différents pays, ces textes abordent des moments précis de son parcours et traitent de thématiques variées et originales. Par leur richesse, leur clarté et leur érudition, ils entendent inviter à lire Debord – et le relire. Démarche plus que jamais nécessaire.

La Mano Negra, Anarchisme rural, sociétés clandestines et répression en Andalousie (1870-1888), C.LIDA, Ed. L’Echappée, 2011, 128 p.

1878, la révolte s’étend à toute la campagne de l’Andalousie occidentale : les fermes et les oliveraies sont incendiées, le bétail massacré, les vignes arrachées, les boulangeries pillées, les maisons de maîtres occupées... À l’origine de ces actions, la FRE (Fédération régionale espagnole), section ibérique de l’AIT (Association internationale des travailleurs), compte alors plus de 30 000 adhérents dans cette région. En 1883, dans les provinces andalouses de Séville et Cadix, une série de délits est attribuée à une organisation secrète appelée Mano negra. Accusés de vouloir renverser le gouvernement et éliminer l’aristocratie des grands propriétaires terriens en recourant aux moyens les plus extrêmes comme « le fer, le feu et la calomnie », une répression féroce s’abat sur les militants paysans et internationalistes. Ce livre raconte les prémices du mouvement anarchiste en Espagne et le rôle essentiel joué par les mouvements paysans. Il décrit aussi une manipulation de l’État qui, aidé par l’oligarchie andalouse et par la presse, n’hésite pas à utiliser tortures, agents provocateurs, arrestations massives et terreur pour criminaliser un mouvement de révolte. Sept ouvriers agricoles accusés d’appartenir à la Mano Negra sont garrottés en juin 1884. Cette exécution suscite l’effroi dans toute l’Europe et marquera profondément le mouvement libertaire espagnol.

La Makhnovchtchina, L’insurrection révolutionnaire en Ukraine de 1918 à 1921, P. ARCHINOV, Ed Spartacus, 2010, 256 p.


Après le renversement du Tsar en 1917, la révolution suivit en Ukraine son propre cours. Le traité de Brest-Litovsk eut en particulier pour conséquence un retour au pouvoir des grands propriétaires réactionnaires, appuyés par les troupes austro-allemandes, contre lesquels se mobilisèrent paysans et ouvriers pour défendre les acquis de la révolution.
Ce mouvement révolutionnaire autonome prit une ampleur et une durée considérables dans le sud-est de l’Ukraine, dans la région bordant la mer Noire et la mer d’Azov. Les groupes d’auto-défense apparus en 1917 et 1918 constituèrent une armée pour faire face aux armées blanches qui se dressèrent contre la révolution russe. Leur dirigeant le plus éminent en fut Nestor Makhno, un ouvrier anarchiste originaire de cette région ; d’où le nom de makhnovchtchina qui fut donné à l’époque à l’ensemble de ce mouvement. L’armée révolutionnaire ukrainienne joua un rôle déterminant dans les défaites de Dénikine, puis de Vrangel, et donc dans la sauvegarde de la révolution bolchevik, pour être finalement anéantie par l’Armée rouge.

Archinov, qui fit la connaissance de Makhno en prison à Moscou, le rejoignit en Ukraine en 1919 et prit une part importante à l’action éducative et culturelle du mouvement. Il entreprit d’en écrire l’histoire dès 1920, en réponse aux déformations et calomnies de toutes sortes dont il était l’objet, en particulier de la part des bolcheviks. Dans des circonstances très difficiles, il l’acheva en avril 1921, quelques mois avant la défaite finale du mouvement.
Cette édition reprend les textes de la première édition en français préparée par Voline (Éditions anarchistes, 1924), à l’exception de la préface de Sébastien Faure. Elle y ajoute une postface d’Hélène Châtelain, des photos qui ont été confiées à celle-ci par la famille Makhno à Gouliaï-Polié et des cartes.

“Durant toute la lutte révolutionnaire en Ukraine, la classe ouvrière et les paysans de ce pays n’eurent pas l’habitude d’avoir à leurs côtés un tuteur permanent et inflexible comme le fut le parti communiste en Grande Russie. Par conséquent il s’y développa une plus grande liberté d’esprit qui devait infailliblement se faire jour à l’heure des mouvements révolutionnaires des masses…Le mouvement révolutionnaire en Ukraine s’accompagnait donc de deux circonstances qui n’existaient pas en Grande Russie et qui devaient tant influer sur le caractère même de la révolution ukrainienne : l’absence d’un parti politique puissant et organisé, et l’esprit de la Volnitza historiquement propre aux travailleurs d’Ukraine. En effet, tandis qu’en Grande Russie la révolution était étatisée sans peine, contenue dans les cadres de l’État communiste, cette même étatisation rencontrait en Ukraine des difficultés considérables ; l’appareil « soviétiste » s’y instaurait surtout par la contrainte, militairement. Aussi, un mouvement autonome des masses, surtout des masses paysannes, continuait à s’y développer parallèlement. Il s’annonçait déjà sous la République démocratique de Petlioura et progressait lentement, cherchant encore sa voie. En même temps ce mouvement avait ses racines dans les fondements essentiels de la révolution russe. Il se fit ostensiblement remarquer dès les premiers jours du bouleversement de Février. C’était un mouvement des couches les plus profondes des travailleurs cherchant à renverser le système économique d’esclavage et à créer un système nouveau, basé sur la communauté des moyens et des instruments de travail et sur le principe de l’exploitation de la terre par les travailleurs eux-mêmes.”

Venezuela : Révolution ou spectacle ?, Une critique anarchiste du gouvernement bolivarien, R. UZCATEGUI, Ed Spartacus, 2011, 272 p.


Malgré les déconvenues qu’il a causées depuis un siècle, et malgré les crimes qui ont été commis en son nom, le socialisme continue à susciter l’espoir d’une vie meilleure, dans une société libre et égalitaire. Aussi, quand dans un pays riche en pétrole comme l’est le Venezuela, un gouvernement, fort de victoires électorales successives, annonce qu’il s’engage sur le chemin du socialisme, d’un socialisme nouveau, il s’attire à travers le monde le soutien enthousiaste d’une partie de la gauche.
Mais un discours véhément contre l’Empire états-unien, la haine que lui témoignent certains de ses adversaires, des ventes de pétrole à bon marché à des régimes amis, des expropriations d’entreprises locales ou étrangères suffisent-ils pour justifier cet enthousiasme ?

Rafael Uzcátegui, militant libertaire vénézuélien, contributeur de longue date à El Libertario, le périodique anarchiste de Caracas, et responsable du service d’enquête de PROVEA, une organisation vénézuélienne de défense des droits de l’homme, ne le pense pas. Au sujet de ce que ses dirigeants appellent le « processus bolivarien », il nous dit : « Deux interprétations grossières de ce processus se font concurrence sur la scène mondiale : d’un côté, on affirme que le gouvernement de Caracas a engagé une série de transformations radicales qui déboucheront sur le "socialisme du XXIe siècle", une trajectoire qui s’oppose aux politiques et aux valeurs de l’impérialisme capitaliste ; de l’autre, au contraire, on assure que le président Chávez est un dictateur qui instaure par la force le communisme au Venezuela.
Toutes deux, comme nous essaierons de le démontrer, sont fausses. » Dans ce livre, sous une forme ramassée, on trouvera bien des éléments – sur la vie quotidienne, sur les relations entre le gouvernement et les organisations et mouvements sociaux – permettant de replacer les politiques menées par le régime vénézuélien dans leur double contexte, celui de l’histoire du Venezuela et celui de la mondialisation économique contemporaine. On y trouvera aussi à coup sûr des éclairages sur les conditions d’une transformation sociale radicale dans notre propre pays.

Les conseils ouvriers, tome I, A. PANNEKOEK, Ed Spartacus, 2010, 268 p.


Anton Pannekoek (1873 – 1960) est un contemporain de Lénine et de Rosa Luxemburg ; au début du XXe siècle, militant aux Pays-Bas puis en Allemagne, il prit part aux mêmes débats qu’eux. Dès cette époque, il critiqua la politique et l’organisation de ces partis socialistes qui allaient renier leurs engagements internationalistes en 1914. Il s’en sépare alors définitivement et rejoint les communistes internationalises allemands. Participant à la révolution allemande de 1918 et aux affrontements qui la suivirent, il s’oppose en 1920 à la direction de l’Internationale communiste naissante, qui veut imposer aux partis qui y adhèrent des tactiques parlementaristes. Au cours de la deuxième guerre mondiale, il rédige Les Conseils ouvriers, tout à la fois analyse critique de la société capitaliste, bilan des leçons durement apprises par le mouvement ouvrier au cours des cent ans qui suivirent la publication du Manifeste du parti communiste et réflexion très concrète sur les chemins qui peuvent conduire à la société des producteurs associés, libres et égaux, une société sans classes ni exploitation. Il explique ainsi son approche : « Conseils ouvriers, cela ne désigne pas une forme d’organisation fixe, élaborée une fois pour toutes et dont il resterait seulement à perfectionner les détails ; il s’agit d’un principe, le principe de l’autogestion ouvrière des entreprises et de la production... C’est une question de lutte pratique contre l’appareil de domination capitaliste. »

Après une présentation générale de la part des traducteurs et une courte biographie, ce premier volume commence par l’analyse de l’organisation actuelle de la production qui débouche sur ce constat : « …malgré tous ses discours trompeurs…le capitalisme organisé est…tout à fait incapable de mettre en œuvre les riches forces productives de l’humanité pour ce qui est leur véritable but, il ne fait que les utiliser comme moyens de destruction. La classe ouvrière se trouve donc fasse à la nécessité de prendre elle-même la production entre ses mains. » Il examine ensuite les tendances qui poussent les ouvriers vers la transformation de la société et exposent les fondements de l’organisation des conseils. Dans un deuxième volet, il dresse le tableau de ce qu’ont été les luttes ouvrières depuis une centaine d’années, les rôles qu’ont joués le syndicalisme, l’action directe et les grèves et tire les leçons de la Révolution russe. Une troisième partie est consacrée aux idéologies, à la religion, au communisme et au socialisme. Ce sont des participants à I.C.O.* qui ont réalisé, à partir des éditions anglaise et hollandaise, la seule traduction en français des Conseils ouvriers. Celle-ci a été publiée en 1974 par Bélibaste, puis reprise en deux volumes par les Cahiers Spartacus en 1982. La présente édition conserve le format de cette édition, le tome II étant également disponible.

*Pour un historique d’I.C.O., voir le texte d’Henri Simon en préface de La grève généralisée en France, mai-juin 68, Spartacus, 2007.

Les conseils ouvriers, tome II, A. PANNEKOEK, Ed Spartacus, 1982, 174 p.


Anton Pannekoek (1873–1960) a d’abord milité dans les rangs de la social-démocratie hollandaise et allemande. Dès les premières années du XXe siècle, il en critique la tactique et les formes d’organisation, et s’en sépare définitivement lors de la Première guerre mondiale, au cours de laquelle il rejoint les Communistes internationalistes allemands. Cette critique, il l’étendra à partir de 1920 à la nouvelle Internationale communiste et aux partis qui la composent et participera aux combats des Communistes indépendants allemands.
En 1942, il rédige ces Conseils ouvriers, analyse du capitalisme contemporain et tentative de dégager des luttes ouvrières elles-mêmes les lignes de force d’une société nouvelle. Il explique ainsi son approche :
« Conseils ouvriers », cela ne désigne pas une forme d’organisation fixe, élaborée une fois pour toutes et dont il resterait seulement à perfectionner les détails ; il s’agit d’un principe, le principe de l’autogestion ouvrière des entreprises et de la production… C’est une question de lutte pratique contre l’appareil de domination capitaliste.
Dans ce second tome, A. Pannekoek traite des sujets suivants :
– L’ennemi, c’est-à-dire les bourgeoisies des pays occidentaux et leurs systèmes politiques : la démocratie, le nationalisme, le fascisme, le national-socialisme.
– La guerre : l’impérialisme japonais, la montée en puissance de la Chine, la question des colonies, les relations entre la Russie et l’Europe.
– La paix et ses perspectives.

Espagne 1937 : Joseph Rebull , la voie révolutionnaire, Une critique d’Andreu Nin et de la direction du POUM, A. GUILLAMON, Ed Spartacus, 2014, 170 p.


« La situation historique actuelle de notre pays est une époque de transition qui se terminera par le fascisme ou la révolution prolétarienne. » Lors de sa naissance à l’automne de 1935, les fondateurs du Parti ouvrier d’unification marxiste (POUM) pressentaient que la répression souvent sanglante qui avait été opposée régulièrement depuis vingt ans aux revendications des ouvriers de l’industrie et de l’agriculture déboucherait sur un affrontement de grande ampleur. Ils ne se trompaient pas et, comme les syndicalistes libertaires de la CNT, ils contribuèrent à l’échec du soulèvement militaire de juillet 1936, à Barcelone et dans d’autres régions d’Espagne.
En Catalogne en particulier, cette victoire sur les putschistes obligea les ouvriers mobilisés non seulement à organiser la lutte militaire contre l’armée rebelle, mais aussi à prendre en charge une bonne partie de la production. Est-ce le début de la révolution des ouvriers et des paysans ? Les organisations ouvrières les plus puissantes, la CNT et le parti socialiste espagnol (PSOE), ne semblent pour leur part n’avoir pour projet que de remettre sur pied l’État républicain en faillite. Pour la direction du POUM, il n’y a pas d’autre solution que de rester aux côtés de la CNT et de chercher à la gagner à la voie révolutionnaire. C’est ce qu’a bien compris un ennemi mortel de la Révolution que viennent renforcer tous les partisans de l’ordre établi : le Parti communiste, bras politique et militaire en Espagne de Staline. Sous sa pression, et par l’intervention de sa propre police politique, le POUM est rapidement mis à l’écart et les organes mis en place par les révolutionnaires démantelés.
Au printemps de 1937, devant la menace d’écrasement définitif du pouvoir populaire embryonnaire qui entraînerait, à court terme, la victoire de l’armée fasciste, Josep Rebull, un militant du POUM de Barcelone, soumet au Parti en vue du prochain congrès de celui-ci une série de critiques et de propositions pour rouvrir devant les ouvriers et les paysans la voie de la Révolution. Les Journées de mai se concluront par la victoire des forces antirévolutionnaires, l’assassinat de dirigeants et de militants du POUM, sa mise hors-la-loi puis un procès reposant sur des faux grossiers. Dans la clandestinité, Josep Rebull organisera la lutte contre ces crimes. Mais à cette époque, et encore en 1939, dans l’exil, il appellera ses camarades à analyser les erreurs commises et à redéfinir une politique conforme aux principes fondateurs du Parti.
Sans doute, les conditions de la transformation sociale qui semble tous les jours plus nécessaire à une partie croissante de la population ont changé. Dans les vieux pays d’Europe, en particulier, les organisations de masse, partis et syndicats, qui prétendaient préparer la transformation révolutionnaire de la société, ont disparu. Mais, au-delà de la référence historique que constitue la révolution espagnole – la plus grande révolution ouvrière que l’Europe occidentale ait connue – les critiques et les propositions de Josep Rebull suscitent encore la réflexion sur des points fondamentaux : qu’est-ce que prendre le pouvoir et l’exercer ? Comment une théorie révolutionnaire, tirée des enseignements d’un passé proche ou lointain, aussi convaincante soit-elle dans sa rationalité, peut-elle gagner à elle dans le feu de l’action de vastes pans de la population engagés dans les mille tâches de l’activité quotidienne et ayant leurs propres préférences ? On ne partagera pas nécessairement les points de vue nettement affirmés d’Agustín Guillamón, mais on lui saura gré d’avoir sorti de l’oubli ces questions que Josep Rebull, à travers ses critiques et ses propositions, a posées si clairement.

Homosexualité et révolution, D. GUERIN, Ed. Spartacus, 2013, 80p.

L’intérêt que suscite Daniel Guérin (1904 – 1988) – écrivain, historien, militant anticolonialiste et révolutionnaire – ne semble pas se démentir, 25 ans après sa mort : en témoigne, en cette année 2013, la réédition de deux de ses ouvrages historiques, Bourgeois et bras nus et Front populaire, révolution manquée . Dans un ouvrage consacré à Sartre, un historien rappelait récemment les débats entre celui-ci et Daniel Guérin au sujet de la Révolution française. Et son livre le plus récent sur le mouvement de libération des Noirs américains, De l’Oncle Tom aux Panthères noires , longtemps épuisé, est lui aussi de nouveau disponible.
Mais se retournant sur sa vie, son action militante et son œuvre alors qu’il avançait en âge, voici ce que disait Daniel Guérin en 1979 dans un entretien au sujet d’un livre qu’il venait de faire publier : « Si j’ai tenu à ce que ce livre-là soit intitulé Son testament, c’est que je pense que l’homosexualité a joué un rôle si primordial dans mon existence…que le message que je souhaite laisser de moi, c’est celui-là et non pas un autre. » Et pour bien faire comprendre la relation qui avait existé sa vie durant entre son action militante et une sexualité dont il dut longtemps éviter l’expression publique, il publiait quelques années plus tard Homosexualité et révolution. Dans cette nouvelle édition, ce texte est précédé d’un entretien qu’il eut à l’époque avec Jean Le Bitoux et dans lequel il retrace à grands traits ses engagements et les étapes de son existence.
Aujourd’hui, et malgré les changements apparents des attitudes, mais aussi l’importation troublante des pays anglophones des débats sur le « genre », l’expérience et la vision de Daniel Guérin, sa conviction que les individus, quelle que soit leur sexualité, ne pourront connaître un plein épanouissement que dans une société libérée de l’exploitation et des dominations autoritaires, offrent encore une riche matière à la réflexion.

Le but final, Textes politiques, R. Luxembourg, Ed. Spartacus, 2016, 266 p.


L’assassinat de Rosa Luxemburg en janvier 1919, pendant la révolution allemande, a magnifié sa figure et masqué l’importance de sa réflexion sur ce but final qui fut celui de toute son existence : la transformation socialiste de la société.
On trouvera dans ce recueil les textes illustrant le mieux trois des thèmes qui jalonnèrent les trente années de son combat. Dans Réforme sociale ou révolution ?, elle démontre qu’il est illusoire de croire que la société capitaliste puisse, par des réformes, éliminer les crises, le chômage et la misère. Le socialisme ne pouvant, selon ses termes, se construire que lorsque la grande masse travailleuse cesse d’être une masse dirigée, mais au contraire se met à vivre par elle-même toute la vie politique et économique active, Rosa Luxemburg avait une vision particulière de l’organisation politique, du parti, et de son fonctionnement. On trouvera dans ce recueil deux textes qui l’éclairent, dont un jusqu’ici inédit en français : il explique les tentatives, finalement vaines, de la social-démocratie polonaise, dont elle était la principale porte-parole, pour éviter la scission du parti commun à tout l’empire russe. Dans La Révolution russe, écrit ezén 1918, peut-être son texte le plus connu, elle évalue à la fois la portée et les impasses de l’action des dirigeants bolcheviks, à qui elle adresse des critiques prémonitoires ; elle y esquisse le contenu de la révolution socialiste dans les pays les plus industrialisés, qu’elle développera quelques semaines plus tard dans le Programme de la Ligue Spartacus et le discours de présentation de celui-ci au congrès fondateur du Parti communiste d’Allemagne.
Ces textes de Rosa Luxemburg, nourris des leçons tirées du combat social, enrichies par une compréhension profonde des mécanismes de notre société, offrent au lecteur un vaste aperçu d’une pensée critique qui interroge toujours notre présent.

Barricades à Barcelone, 1936-1937, La C.N.T. de la victoire de juillet 1936 à la défaite de mai 1937, A. GUILLAMON, Ed. Spartacus, 2009, 224 p.

Quand, au petit matin du 19 juillet 1936, les militaires factieux sortirent de leurs casernes en pensant s’emparer facilement de Barcelone, ils trouvèrent en face d’eux les comités de défense de la Confédération nationale du travail (C.N.T.) appuyés par toute une population ouvrière dressée contre le fascisme. En fin d’après-midi, le général Goded, l’un des organisateurs du soulèvement avec Franco, arrivé des Baléares pour prendre le commandement de la ville, doit reconnaître sa défaite.
Cette victoire populaire contraignit le gouvernement de la République à organiser la résistance contre les nationalistes, au lieu de pactiser avec eux. En Catalogne, les ouvriers armés se retrouvèrent non seulement maîtres de la rue, mais aussi en charge de nombreuses entreprises abandonnées par leurs propriétaires. Leurs organisations, et d’abord la plus puissante d’entre elles, cette C.N.T. redevenue légale seulement quelques mois auparavant, participent à la direction de la guerre contre les fascistes, à celle de l’économie et de l’ensemble des activités sociales.
Mais en accordant une priorité absolue à cette lutte contre le fascisme, la direction de la C.N.T. va aider l’État à se réapproprier ce pouvoir acquis par les ouvriers les armes à la main. À Barcelone encore, en mai 1937, une nouvelle étape dans cette reconquête donnera lieu à une puissante riposte armée des ouvriers, qui sera suivie de leur défaite politique et d’une vague de répression contre les militants révolutionnaires.
Les révolutions sociales, ces tentatives de réorganisation de la production et de la société sur de nouvelles bases, sont extrêmement rares. Au-delà des circonstances particulières dans lesquelles elles surgissent, elles apportent toujours une expérience irremplaçable sur ce qui peut en faire le succès ou l’échec. Agustín Guillamón, qui publie depuis 1993 Balance (Bilan), une revue en espagnol d’histoire du mouvement ouvrier international et de la guerre d’Espagne, décrit dans ce livre, sous une forme ramassée mais avec une grande précision, ce parcours de la C.N.T. de juillet 1936 à mai 1937. Ses commentaires et ses interprétations ne peuvent que nourrir la réflexion de tous ceux qui s’interrogent sur les chemins à prendre pour construire une société libérée de l’exploitation et de l’oppression, ce communisme libertaire auquel aspiraient les militants de la C.N.T.
Édition originale : Barricadas en Barcelona. La CNT de la victoria de Julio de 1936 a la necesaria derrota de Mayo de 1937. Ediciones Espartaco Internacional, Barcelone, 2007.

Conférences psychanalytiques volume 3, Conférences 81 à 115 (27 mars 1918 - 2 avril 1919), G. GRODDECK, Ed. Spartacus, 1981, 336 p.


Sur le plan théorique et pratique, l’importance des Conférences (115 au total, de 1916 à 1919) pour Groddeck égale celle de L’Interprétation des rêves pour Freud. Ces textes établissent en effet Groddeck comme analyste et praticien, mais constituent aussi la formulation d’une technique, d’une méthode pratique. Ce qui, dans Le Livre du ça, reste effectivement un art, essentiellement intuitif, devient, grâce aux Conférences, un moyen parfaitement accessible et utilisable.
Elles constituent véritablement la somme groddeckienne : séminaire pratique mais aussi laboratoire d’où sont issus tous les autres textes, théoriques et littéraires de Groddeck : ainsi Le Livre du ça, articulé et abrégé dans les dernières conférences. Et si Groddeck, malgré un désir plusieurs fois formulé, n’a pas publié les Conférences de son vivant, c’est d’une part – comme il l’écrivait à Freud –, qu’il ne se souciait pas de former des disciples ; mais aussi et surtout que, considérés dans leur ensemble, ces textes se découvrent trop immédiatement personnels, comme la consignation d’une rigoureuse analyse, ou expérience, de soi ; alors que pris isolément ou par groupes de 5 ou 10 conférences, tels que les malades les ont entendus, ces textes frappent par leur valeur générale.
Les Conférences sont essentiellement dosées comme une médecine : chacune, prise en elle-même, est efficace ponctuellement ; mais leur activité s’accroît à mesure qu’elles s’ajoutent les unes aux autres, et change, devenant transformatrice sur une longue durée, pleinement thérapeutique alors : créatrice d’un être conscient, libre en soi.

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