Une tribune pour les luttes

Réponse à Richard

LA PECHE AU CHALUT

par Yves

Article mis en ligne le mercredi 26 octobre 2005

Une vision de l’avenir plus pessimiste en réponse à l’analyse de Richard.

Mais une analyse commune : RESF aujourd’hui doit s’ouvrir une réflexion à moyen terme imposée par les déclarations de Sarko.


Non, Sarko n’a rien cédé : je le vois comme un pervers qui ne cherche qu’une chose : niquer tout le monde, et je m’explique sur le titre de ma réflexion.

Pour pêcher le thon, on peut pêcher à la ligne, ça demande beaucoup d’énergie, beaucoup d’hommes et le résultat à l’arrivée n’est pas mirobolant : c’est la technique actuelle de chasse aux immigrés. Mais on peut aussi pêcher au chalut : c’est un immense filet qui fait le tour du banc de poissons, on ne fait pas peur aux poissons qui ont d’abord un immense espace pour évoluer, et quand le chalutier a fait le tour, et que les 2 extrémités du filets sont reliées, il ne reste plus qu’à tirer pour resserrer les bords jusqu’au moment où le filet ne fait plus qu’une poche dans laquelle les poissons s’entassent que ce soit des thons ou d’autres espèces, peu importe tout le monde est là, on fera le tri après, et tant pis pour les dauphins asphyxiés dans le tas.

Que va-t-il faire ? repérer tranquillement les jeunes sans papiers en se faisant fournir les fichiers élèves sous les prétextes les plus futiles : si les écoles ou les IA se montraient réticentes, il y aurait les dossiers de bourses dont ces élèves-là bénéficient, il va repérer les parents qui auront obtenu un titre de séjour provisoire, tout ceci dûment répertorié par ses services (les préfectures ne sont-elles pas faites pour ça ?), et il dispose de 8 mois pour mettre au point son dispositif pour aller cueillir ces familles qui vivent dans une relative sérénité, qui cherchent à s’intégrer en ne se faisant pas remarquer, qui auront une activité régulière (à tous points de vue si on leur donne l’autorisation de travailler) et qu’on pourra venir chercher à l’heure du laitier. Cela lui donne 8 mois pour prévoir créer des lieux où l’on regroupera les gens suivant leur destination et organiser les transferts.
Dans la torpeur de l’été, les voisins en vacances, les éléments de RESF partis aussi, et la mobilisation des jeunes rendue impossible, qui sera là pour empêcher ces gigantesques coups de filet ? Et que pourront faire les quelques collectifs ou comités de soutien devant l’ampleur de tels dégâts ? D’ailleurs existeront-ils seulement puisqu’ils se créent tous dans l’urgence d’un ARPF imminent ? Nos soutiens (personnalités, presse, associations diverses) ne sauront plus ou donner de la tête, et on peut compter sur Sarko pour accompagner son forfait d’ une campagne médiatique bien orchestrée pour faire avaler la pilule à une opinion publique faisant la sieste sous le chaud soleil d’été.

Comment allons-nous pouvoir réagir à son comportement ? En faisant état de nos craintes, combien vont nous suivre ? Mon scénario est une scénario catastrophe mais quel est celui ou celle qui peut me prouver que j’ai tort ?

Yves le 26 octobre 2005

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1 Message

  • Le 28 janvier 2011 à 22:06, par flavia palascino

    je ne comprends pas pourquoi vous parlez de daupins et puis directement de autre chose sans importance ? pour moi en tous cas. j’aimerais que vous me répondiez dans peu de temps meme si votre article est bien loin, car je fais un devoir pour l’école en science et ma professeur m’a demandée de chercher des réponses aux questions de ma feuille. Si vous en savez plus bien sûr. merci et au revoir.

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