Une tribune pour les luttes

lundi 26 novembre 2018

MARSEILLE

18 h 30

Manifesten, 59 rue Thiers, 13001

La Quinzaine des Féminismes

Invitation à la création d’un groupe politique autour de l’avortement

Nous, quelques féministes, hétérosexuelles et lesbiennes, proches du Planning Familial 13, trouvons que lutter pour l’avortement n’est pas has been…

En effet, si de nombreux droits ont été acquis, beaucoup de personnes se trouvent sans aucune solution pour avorter en France. Passés trois mois, l’IVG n’est plus accessible sur le territoire, alors qu’il l’est en Espagne, aux Pays-Bas ou au Royaume-Uni jusqu’à 6 mois. Certaines situations administratives de femmes nouvellement arrivées en France rendent impossible l’accès à un avortement gratuit. Toutes ces personnes doivent payer 200 à 1200 euros pour réaliser leur choix. Sans solidarité féministe, c’est une mission impossible !

Trop souvent, les femmes qui avortent sont encore isolées, jugées, culpabilisées, maltraitées : obligation d’écouter le cœur de l’embryon, non prise en charge de la douleur pour « retenir la leçon », impossibilité d’en parler à ses proches par peur de leur réaction, tabou social, etc.

Les conditions de travail dans les hôpitaux se dégradent à cause des coupes budgétaires, ce qui a nécessairement un incidence sur la qualité de prise en charge des patient·es et ce sont les centres IVG qui sont les premiers touchés : fermeture de service, avortement dans les couloirs, choix restreints sur la méthode et le type d’anesthésie, délais très longs pour obtenir un rendez-vous, obligation de changer de département l’été ou quand on s’approche des délais légaux, etc.

Nous voulons que toutes les femmes trouvent une solution pour avorter en France dans des services publics de qualité. Nous voulons un accès gratuit et respectueux dans un environnement sans jugement. Dans trop de pays encore l’avortement est illégal, nous voudrions donc aussi renforcer une solidarité internationale.

Si la légalisation de l’avortement constitue un progrès majeur pour la santé et les droits des femmes, nous regrettons la dimension politique, féministe et collective telle qu’elle a pu être portée par le MLAC (Mouvement pour la Libération de l’Avortement et de la Contraception) dans les luttes des années 70. Nous voulons nous émanciper du pouvoir médical et créer les conditions d’avortements qui permettent une réelle autonomie.

Pour toutes ces raisons, nous vous invitons le 26 novembre à 18h à Manifesten pour ensemble s’informer, réfléchir, imaginer, lutter !

Venez nombreux·ses !!!

LIEN CAGNOTTE :
https://www.leetchi.com//c/avortement-un-combat-permanent-43357361

LIEN FACEBOOK :
https://www.facebook.com/UneQuinzainedesFeminismes/

ACTU :
https://www.leplanning13.org/agenda/avortement-un-combat-permanent/?fbclid=IwAR3html3zMEHFNEMaV_OaQ7PB8Q8PdtPYaFjZrSBTr-Gx6u4svwG0ZHbIIs

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1 Message

  • Le 16 novembre à 00:05, par Mpl

    Bonjour bonjour,
    je viens de lire avec intérêt votre « Invitation à la création d’un groupe politique autour de l’avortement » et je me dis que c’est bien nécessaire, bravo pour votre initiative.

    Un paragraphe de votre texte me donne envie d’enfoncer le clou, je cite :
    « Si la légalisation de l’avortement constitue un progrès majeur pour la santé et les droits des femmes, nous regrettons la dimension politique, féministe et collective telle qu’elle a pu être portée par le MLAC (Mouvement pour la Libération de l’Avortement et de la Contraception) dans les luttes des années 70. Nous voulons nous émanciper du pouvoir médical et créer les conditions d’avortements qui permettent une réelle autonomie. »

    Quel dommage que vous ne soyez pas venu.es en débattre à 1000 bâbords mardi en 15, la CNT 13 y a projeté un film qui répond beaucoup mieux que moi à ces affirmations : Regarde, elle a les yeux grand ouverts de Yann le Masson.
    Ce film retrace les dernières années de lutte du Mlac d’Aix en Provence jusqu’au procès intenté contre certaines de ses militantes. En effet, après le vote de la loi par l’assemblée, les militant.es du Mlac d’Aix continuent à pratiquer les avortements et des accouchements de façon clandestine dans le but d’échapper à l’emprise de la médecine sur le corps des femmes quand il s’agit de « reproduction ».
    Les Mlac en général pratiquaient ainsi : réappropriation par partage de connaissance ; c’est à dire que tou.tes les militant.tes pratiquaient les avortement (plus rarement comme à Aix les accouchements) et enseignaient aux « patientes » et leur corps (en leur montrant avec un miroir ce qui se passait à ces moments là), et à pratiquer les avortements elles-mêmes. Le partage de savoir était la base « idéologique » des Mlac et l’autogestion également.
    Le Masson le montre bien dans son film, le corps des femmes est un endroit hautement politique. Et il suffit de relire les débats de l’assemblée au moment du vote de la loi (très imparfaite certes et bien en danger) pour s’en assurer.
    Je suis une ancienne militante du Mlac, oui ça fait un peu dinosaure, et souhaiterais vivement que ce mouvement retrouve ses lettres de noblesses. Bien sûr, le Mlac étant un mouvement, totalement autogéré, il y probablement eu bien des versions de Mlac locaux. Mais rendons à César ce qui est à César, le Mlac dans son ensemble militait pour que le corps des femmes leur soit rendu.
    Le Mlac était un mouvement politique, féministe et pour la libération des femmes.

    En souhaitant que votre projet aboutisse, je vous envoie mes saluts anarcho-syndicalistes et syndicalistes révolutionnaires,
    MpI de la CNT 13

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