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Demande d’asile politique

mapuche-liberte pour pascual pichun collonao

Article mis en ligne le lundi 16 janvier 2006

Nous nous adressons à vous par rapport à la demande d’asile politique du citoyen chilien PASCUAL ALEJANDRO PICHUN COLLONAO, 23 ans, de la communauté mapuche de Temulemu, commune de Traiguén du sud du Chili, sur qui pèse - depuis fin 2003 - un ordre de capture de la part des Cours de Justice chiliennes.

Lettre type pour la demande d’asile politique

Lettre pour :

COMMISSION POUR L’ASILE POLITIQUE
EN ARGENTINE DE PASCUAL PICHUN COLLONAO :
CEPARE - Secretaria
Telefax :(54-11)-4342-9538 ; (54-11)-4342-9496 :
Hipólito Irigoyen 952, Plancher 1°.
(1086) Buenos Aires - Argentine

Voici la lettre intégralement, Allez tout en bas pour la télécharger au format RTF ou PDF afin de la compléter et de l’envoyer. :


Mme la SECRETAiRE,
Comité de Elegibilidad para el Estatuto de los Refugiados (CEPARE)
Comité d’Elegibilite pour le statut d’Exilé Politique (CEPARE)

Nous nous adressons à vous par rapport à la demande d’asile politique du citoyen chilien PASCUAL ALEJANDRO PICHUN COLLONAO, 23 ans, de la communauté mapuche de Temulemu, commune de Traiguén du sud du Chili, sur qui pèse - depuis fin 2003 - un ordre de capture de la part des Cours de Justice chiliennes.

Étant un membre reconu du mouvement social mapuche, défenseur actif des droits culturels et politiques de son peuple, Pascual et sa communauté ont maintenu une défense de fer de leur terre face a l’avancée des compagnies forêstieres, ce qui a a conduit à la persécution juridique de ses chefs et membres de la part des autorités chiliennes. Àinsi, son père Pascual Pichún Pillaleo, lonko (chef traditionnel) de la communauté et son frère Rafaël Pichún Collonao accomplissent des lourdes peines dans des prisons du sud du Chili, neuf autres citoyens mapuches sont dans la meme situación tous jugés sur la base de la "loi 18.314 sur des activités terroriste" crée par la dictature militaire de Pinochet pour persécuter les adversaires politiques. D’autres centaines de citoyens mapuches ont été en proces avec la justice civile et militaire Chilienne les 5 dernières années et sont sous liberté "conditionnelle" ou "observée", tout ces faits ont été dénoncés par des organisations internationales comme Human Rights Watch, l’Organisation Mondiale contre la Torture (OMCT), la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), Amnistie International et des personnalités comme le délégué spécialement affecté par les Nations Unies pour les questions indigènes, M. Rodolfo Stavenhagen.

Lequel dans son rapport sur la situation des droits de l’homme et des libertés fondamentales des peuples indigènes au Chili, a recommandé en décembre de l’année 2003 a l’Etat Chilien que "en aucun cas" devraient être criminalise ou être pénalisé "les activités légitimes de protestation ou de demande sociale des organismes et des communautés indigènes" ; que le combat social pour la terre et les récupérations indigènes légitimes ne devrait pas être appliqué aux accusations des crimes pris dans d’autres contextes ("menace terroriste ", "association criminelle")".

Mais la criminalisation décrite contre la peuple Mapuche au Chili continue de manière inaltérable : les communautés rurales diverses des régions VIII, IX et X sont militarisées avec des descentes de police régulières et violentes. Ainsi, Pascual, sa communauté et particulièrement sa famille, ont dû faire face pendant trois ans à un véritable"mur policier", avec utilisation d’hélicoptères, surveillance permanente de la zone, controles d’identité dans des voies publiques, perquisitions nocturnes et même arrestations arbitraires et extrajudiciaires.

Pour tous ces faits rapidement mentionnés, nous nous allions à la demande d’asile politique que Pascual Alejandro Pichun Collonao a presenté pour comprendre que sa demande remplit toutes les conditions exigés par le Statut pour l’Asile de l’Organisation des Nations Unies (ONU) selon la convention de 1951 sur le Statut pour des Demandeurs d’Asile : il s’agit d’une personne persécutée par son état de membre du peuple Mapuche (persécution pour des raisons ethniques) et de combattant social (persécution par des idées politiques). S’il etait renvoyé au Chili nous avons la crainte fondée que sa liberté et ses droits pourraient encourir de sérieux risques, comme il arrive aujourd’hui avec une partie de son groupe familial.

L’Argentine, Etat plurinational qui regroupe dans ses terres une importante population mapuche dans les provinces de Río Negro, Neuquén, Chubut, Santa Cruz, Buenos Aires et La Pampa, a reconu les droits des peuples indigènes dans sa constitution politique et a ratifié les instruments internationaux comme l’Accord 169 de l’Organisation International du Travail (OIT) ; est également un etat solidaire, ayant souvent été un refuge pour les politiciens persécutés de nationalité et d’ origine diverse.

Nous sollicitons l’acceptation de la demande d’asile de ce jeune combattant indigène, de sorte que dans cette terre et à côté des frères de son peuple il puisse évoluer et vivre en paix et justice.

- NOM PRENOM - - ADRESSE - - SIGNATURE -

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