Une tribune pour les luttes

dimanche 26 janvier 2020

MARSEILLE

11 h

Départ Mille Bâbords, 61 rue Consolat, 13001 à 11 heures

Balade historique-politique à Marseille, 1939-1944

Conduite par Lou Marin, CIRA de Marseille

Parcours de Mille Bâbords au Panier/Place Bargemon, site des trois stèles de commémoration

Parcours

-  passage au 7 Square Stalingrad, ancien consulat de Mexique à Marseille, plaque de Gilberto Bosques (évocation de la retirada début 1939 à l’avril 1939 ; aide du Consul Gilberto Bosques aux réfugiés de toute sorte ; itinéraires différents des réfugiés anarchistes fuyant l’Espagne de Franco ; itinéraire de Bosques de l’anarchisme Flores-Magon dans la révolution mexicaine au diplomate pendant le gouvernement Cardeñas)

-  passage devant la brasserie Les Danaïdes, 6 Square Stalingrad (évocation de l’arrêt de l’émissaire « Michel » de l’Algérie (occupée dès fin 1942 par de Gaulle et des alliés) dans une réunion clandestine de la Résistance en juillet 1944 dans cette brasserie ; la structure de la Gestapo/Sipo des nazies à Marseille sous Ernst Duncker, la dimension de collabos et d’infiltrés aux groupes de Résistance, la mafia de droite de Carbone-Spirito aidant les nazies et Duncker en torturant les persécutés et prisonniers, structure de la mafia corse à Marseille protégée par Sabiani)

-  passage devant le monument des Mobiles et tour autour de ce monument (évocation de la Résistance devant la plaque des trois militants FTP éxécutés pour l’attaque du ciné des soldats allemands mi-1943 ; affiche rouge des nazies contre le MOI (Main d’Oeuvre d’Immigrés), structure et évolution des groupes de Résistance à Marseille ; rôle décisif de refus du STO (Service du Travail Obligatoire) en masse ; problème de l’intégration de mémoire de la Résistance au nationalisme de l’armée française ; évocation du 8 mai 1945 en Algérie)

-  passage devant l’Hôtel Le Ryad, 16 rue Sénac de Meilhan : Léon Poljakov chez l’AIP (Association des Israélites Pratiquants) à Marseille (évocation de la filière de sauvetage des Juifs-Juives et enfants juif-ves de Marseille vers Chambon-sur-Lignon par André Trocmé ; Léon Poljakov à Chambon ; Léon Poljakov comme fournisseur des documents contre les nazis pour le procès de Nuremberg ; Léon Poljakov, auteur de L’Histoire de l’antisémitisme)

-  passage devant le Théâtre du Gymnase, 4 rue du Théâtre français (évocation de Voline, de son vrai nom : Boris Ejchenbaum ; au guichet de caisse du Théâtre ; historien de l’anarchisme pendant les révolutions 1905 et 1917-1922 en Russie, a écrit à Marseille la fin de son livre La Révolution inconnue sur l’anarchisme en Russie ici en français ; groupe des anarchistes internationales ; aide aux persécutés et juives à Marseille)

-  passage en face de l’ancien bureau du CAS (Centre Américain de Secours) de Varian Fry, 18 Bd. Garibaldi, 2e étage (évocation de Varian Fry – Berlin, New York, Marseille, à Marseille de août 1940 à septembre 1941, 1er bureau Hôtel Splendide, 2e bureau 18 Bd. Garibaldi ; coopération avec Frank Bohn, envoyé par AFL-CIO ; l’équipe du CAS avec Hélène Hessel, la mère de Stéphane Hessel ; Varian Fry achète une maison à Air Bel pour les artistes et surréalistes ; coopération pour un chemin de fuite alternatif sur les Pyrénées avec Lisa Fittko ; liens avec la French Connection de la mafia dite de gauche de la famille Guérini, protégé par le PS-Deferre pour financer les réfugiés)

-  passage auprès de l’ancien lieu des Nouvelles Galeries, grand feu le 28 octobre 1938 tuant 73 personnes (évocation du Front Populaire sous Tasso à Marseille, rôle de la mafia dans le dysfonctionnement des pompiers, Marseille mis sous tutelle de Paris par Daladier)

-  passage de la plaque en mémoire de la mort de Louise Michel, 19 Bd. Dugommier (évocation du dernier voyage de Louise Michel en Algérie puis sa mort à Marseille, héroïne de la Commune de Paris, évocation de la Commune de Marseille)

-  passage de la petite rue de Relais, ancien Hôtel Aumage, séjour de Anna Seghers, auteure du roman Transit, adapté par Christian Pätzold récemment en 2018, et aussi par René Allio 1991 (évocation du roman emblématique des destins des réfugiés à Marseille à l’époque, de la fuite de Seghers vers le Mexique, mais aussi des hostilités entre le milieu parti-communiste et le milieu trotzkiste et libertaire à Marseille en 1940, l’année de l’exécution de Trotzki par un stalinien au Mexique ; évocation du réseau USC (Unitarian Services Committee) de Noël Fields et son rôle dans les procès-spectacles staliniens de l’après-guerre)

-  pause de café, sandwiches dans un café au quartier Belsunce

-  passage par le coin sud de la place de la Bourse (évocation des premières contestations ouvertes contre le régime Vichy en mars 1941 à l’occasion du bombardement de Belgrade par les nazis, et en 14 juillet 1942, preuve du rejet en masse du régime de Vichy à partir de mars 1941)

-  passage devant Grand Hôtel Beauveau, 4 rue Beauveau, dernier séjour de Walter Benjamin à Marseille en septembre 1940 avant sa tentative de fuite vers les Pyrénées conduite par Lisa Fittko (évocation de la conception de l’histoire par Walter Benjamin, exemplification par le tableau L’ange de l’histoire par Paul Klee ; explication de l’œuvre de Passages de Walter Benjamin)

-  passage de la plaque, Place de l’Opéra, en commémoration de la rafle autour du Vieux Port les 22-24 janvier 1943 (évocation de la rafle et la dimension des déportations des Juifs et Juives de Marseille vers les camps de la mort nazis)

-  passage devant la plaque de l’ancien bureau de la revue Cahiers du Sud de Jean Ballard, 10 cours Jean Ballard, 4e étage (évocation de Jean Ballard, conception du mélange des cultures méditerranéennes ; évocation du séjour de Simone Weil à Marseille, groupe autour des Témoignages chrétiens et l’aide aux travailleurs forcés d’Indochine pour construire la prison des Beaumettes)

-  passage au Vieux Port, Quai des Belges, début de la Canebière (évocation des Cafés Mont Ventoux et Le Bruleur des Loups ; cafés des artistes et surréalistes pendant cette époque, André Breton, Max Ernst, adaptation dans le film Transit de Christian Pätzold, évocation de la destruction du quartier du Vieux Port et du Panier, la partie de Petit Naples fin janvier et début février 1943 par les nazies)

-  passage et fin de parcours en haut de la Place Bargemon devant les trois stèles de commémoration de la destruction du quartier du Vieux Port et du Panier par les nazis, aidé par la police de Vichy (évocation du développement de la commémoration entre les années 1962, 1973 et 1983)

Fin de la balade vers 17 heures.

Conduite par Lou Marin, CIRA de Marseille
participation à prix libre, pas d’inscription nécessaire

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