Une tribune pour les luttes

La lettre d’information du site "la voie du jaguar"

Cette lettre recense les nouveautés publiées depuis 14 jours

Article mis en ligne le mardi 28 juillet 2020

Nouveaux articles


** La Grande Transformation (II) **
par Georges Lapierre - 25 juillet 2020

Aperçus critiques sur le livre de Karl Polanyi
"La Grande Transformation" (à suivre)

De l’eau a coulé sous les ponts de Paris et le sanglier et la marguerite
restent désormais figés par quelques maléfices dans leur extériorité,
nous ne saisissons plus le sanglier ou la marguerite comme des êtres
poursuivant leur idée, comme des êtres animés par une pensée. Nous ne
saisissons plus l’idée qui se cache sous sa représentation, derrière
le sanglier ou derrière la marguerite. Sans doute parce que la pensée
qui nous anime n’est plus véritablement la nôtre, qu’elle nous est
devenue extérieure et pour ainsi dire, étrangère. Avec l’argent, elle
n’est plus, pour nous, qu’une apparence, du moins c’est bien ainsi
qu’elle se manifeste : elle se trouve réduite à son apparence, figée
dans son apparence, dans sa représentation qui est à la fois matérielle
et mentale.

L’idée de l’échange et sa représentation sous une forme matérielle
(ou capital) se trouve à l’origine de l’échange et par suite de la
vie sociale. La représentation de l’idée se trouve à l’origine de la
pensée. La représentation de l’idée ou l’idée dans une tête (ce
que j’ai appelé le capital), le capital, se trouve à l’origine de la
vie sociale. Sur ce plan, Karl Polanyi réduit la notion de capital à
ce qu’elle représente aujourd’hui, le capital financier, et l’échange
à ce que nous connaissons comme échange, à l’échange marchand. Cela
revient à critiquer l’idée, l’idée de l’échange, qui se trouve au
commencement de la vie sociale en fonction de l’idée de l’échange
telle qu’elle s’impose de nos jours. (...)
- https://www.lavoiedujaguar.net/La-Grande-Transformation-II

** De la machine sociale à la révolution biologique
Notes sur l’œuvre théorique de Giorgio Cesarano **

par Luis Andrés Bredlow - 23 juillet 2020

Vingt ans après sa mort, Giorgio Cesarano est encore inconnu du
lectorat hispanophone, alors même qu’en Italie semble s’amorcer,
avec la récente publication de ses écrits théoriques inédits, la
redécouverte d’une œuvre qui continue d’être aussi intempestive
qu’elle le fut au moment de sa rédaction. Présenter la traduction
— à ce jour inédite — que nous avions faite, il y a dix ans, de
son bref cycle poétique "I Centauri" — extrait du livre posthume
"Romanzi naturali", Guanda, Milan, 1980 — nous a semblé être le
moins que nous puissions faire pour rompre un tel silence, ainsi
que l’occasion propice à de brèves notes sur sa vie et son œuvre.

Préalablement au volume cité, Cesarano, né en 1928 à Milan, avait
publié les recueils de poèmes "L’erba bianca" (1959), "La pura verità"
(1963) et "La tartaruga di Jastov" (1966), qui le situent dans l’aile
la plus intransigeante de la neovanguardia, où la subversion des schémas
conventionnels du langage, loin de s’épuiser en un jeu formel stérile,
aspire à la subversion de la réalité même qu’elle tente de refléter.
Le même élan le conduit, à la fin des années soixante-dix, à
abandonner l’écriture "littéraire" et à vouer les dernières
années de sa vie à la "critique radicale" de la société, "car je
suis convaincu — déclare Cesarano en 1974 — que c’est là que la
parole livre sa guerre la plus extrême contre une langue faite de
chaînes et d’armes". (...)
- https://www.lavoiedujaguar.net/De-la-machine-sociale-a-la-revolution-biologique-Notes-sur-l-oeuvre-theorique

** Campagne de solidarité avec les peuples originaires d’Oaxaca **
par CNI - 21 juillet 2020

À la Sexta nationale et internationale,
Aux réseaux de soutien, de résistance et de rébellion,
Au Réseau contre la répression et pour la solidarité,
Aux médias libres et autonomes,

Le 23 juin dernier, un séisme de 7,4 degrés dont l’épicentre se
trouvait dans l’État d’Oaxaca a frappé plusieurs communautés de la
montagne et de la côte, lesquelles souffrent encore des conséquences
de la catastrophe : glissements de terrain, routes bloquées, maisons,
écoles et cliniques effondrées, communautés isolées, problèmes
d’approvisionnement en eau et en électricité. Selon les données des
autorités de l’État, à la fin du mois de juin, 87 communes étaient
toujours en état d’urgence et 157 se trouvaient dans une zone
sinistrée. Et malheureusement, au moins dix personnes sont mortes.

Il ne s’agit pas seulement d’une catastrophe "naturelle" ; ce que
subissent aujourd’hui les communautés indigènes d’Oaxaca est
principalement dû à la négligence, à la corruption, au pillage, à
l’exploitation et au mépris tant des mauvais gouvernements que du
système capitaliste, qui ne s’intéressent qu’à gagner de l’argent
au détriment de la vie sur la planète. (...)
- https://www.lavoiedujaguar.net/Campagne-de-solidarite-avec-les-peuples-originaires-d-Oaxaca

** Les symboles ne naissent pas, ils se construisent **
par Tomás Ibáñez - 17 juillet 2020

Pendant de nombreuses années l’origine du A cerclé fut enveloppée
d’un épais mystère. Au début, personne ne se souciait d’où avait
surgi ce signe particulier qui accompagnait parfois certains graffitis
anarchistes. Cependant, au fur et à mesure que cette icône se
consolidait jusqu’à devenir un symbole incontesté de l’anarchisme,
l’intérêt pour ses origines se mit à croître et la totale ignorance
de ses sources fit surgir de multiples spéculations et légendes sur
son origine. C’est ainsi que prit corps la croyance selon laquelle
le A cerclé avait accompagné l’anarchisme depuis toujours, tandis que
fleurissaient des histoires qui étaient parfois aussi détaillées
qu’elles étaient immanquablement fausses.

Certaines assuraient que l’on pouvait deviner un A cerclé peint sur
le casque d’un milicien pendant la révolution espagnole, alors qu’il
ne s’agissait que de la représentation d’une cible ; d’autres prirent
pour un A cerclé ce qui n’était qu’une équerre et un fil à plomb
qui figuraient vers 1870 sur le sceau du conseil fédéral de
l’Association internationale des travailleurs d’Espagne ; d’autres
encore le firent remonter à Proudhon et à son idée de l’anarchie (A)
comme expression de l’ordre (O) ; certains crurent même voir un A
cerclé dans ce qui n’était qu’un double "A" inscrit dans la
lettre "O" pour représenter les initiales de l’Alliance ouvrière
anarchiste. Peu importe, quand bien même ces pistes n’auraient pas fait
fausse route tout cela n’avait rien à voir avec l’idée de proposer un
A cerclé comme symbole de l’anarchisme. (...)
- https://www.lavoiedujaguar.net/Les-symboles-ne-naissent-pas-ils-se-construisent

** La Grande Transformation (I) **
par Georges Lapierre - 14 juillet 2020

Aperçus critiques sur le livre de Karl Polanyi
"La Grande Transformation" (à suivre)

Je commence un ensemble d’articles qui se rapportent à une lecture
critique du livre de Karl Polanyi intitulé "La Grande Transformation".
Ce livre me semble d’une grande actualité ainsi que la perspective
proposée par l’auteur qui oppose la société au marché. Une "grande
transformation" de la vie sociale paraissait imminente à l’époque
(1944) où le livre a été écrit. Elle a bien eu lieu mais pas dans le
sens qu’espérait l’auteur, la victoire de la société sur le marché.
La société n’a pas pris le dessus, c’est tout le contraire qui
s’est passé : la mainmise du marché sur la société. L’intuition de
l’auteur était bonne : après la deuxième guerre mondiale, la situation
était critique et le monde pouvait basculer d’un côté comme de
l’autre. La société pouvait réagir et s’opposer à la pénétration
désastreuse du marché en son sein ; cette réaction attendue de la
société ne s’est pas faite et elle s’est trouvée envahie par des
intérêts privés qui lui sont contraires. L’opposition établie par
Karl Polanyi entre société et marché me paraît particulièrement
appropriée pour tenter de comprendre la situation dans laquelle nous
nous trouvons et qui nous est donnée de vivre. Les éléments proposés
à notre réflexion par l’auteur restent, sur bien des plans, pertinents
pour comprendre notre époque et saisir les conditions d’une éventuelle
grande transformation. (...)
- https://www.lavoiedujaguar.net/La-Grande-Transformation-I

** Victoire à Roybon !
Enfin Pierre part en Vacances **

par Coordination NINA - 12 juillet 2020

Communiqué de la Coordination "Center Parcs : ni ici ni ailleurs"
à propos de l’abandon du projet de Center Parcs à Roybon (Isère)

Ça y est, Pierre & Vacances a jeté l’éponge ! Mais l’histoire ne
s’arrête pas là : que vont-ils faire du terrain maintenant ? Que
deviennent leurs autres projets en France et ailleurs ?

La compagnie Pierre & Vacances a abandonné son projet de complexe
touristique Center Parcs à Roybon. À la bonne heure ! C’est une
victoire de taille dans la lutte contre la destruction de notre monde
et du vivant qui l’habite ; une victoire qui en appelle d’autres. Déjà
parce que Pierre & Vacances a d’autres projets du même acabit en France
et ailleurs, et ensuite parce que la cohorte de ceux qui considèrent le
monde comme un ensemble de ressources à exploiter, au mépris de la vie,
ne se limite pas à Pierre & Vacances et à leurs soutiens.

Le développement économique a un coût qu’il s’agit de ne plus nier.
Nous n’avons pas été dupes des arguments économiques trop souvent
rabâchés en faveur du projet de Center Parcs, qui visaient à en
camoufler le coût environnemental et social. Concernant la promesse
d’emplois, par exemple, il a fallu rappeler constamment la précarité
des conditions de travail proposées par Pierre & Vacances, ou encore
la mobilisation des finances publiques nécessaires à la création de
ces infrastructures et des emplois qui vont avec. (...)
- https://www.lavoiedujaguar.net/Victoire-a-Roybon-Enfin-Pierre-part-en-Vacances


LA VOIE DU JAGUAR • informations et correspondance pour l’autonomie individuelle et collective • lavoiedujaguar chez riseup.net • http://lavoiedujaguar.net

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