Une tribune pour les luttes

Il faut lire Emmanuelle Bayamac-Tam !!

par Philippe

Article mis en ligne le dimanche 2 août 2020

On peut convenir avec Roland Simon, commentant Federici, que « Les auteur(e)s ne sont que des accidents de la pensée », il est quand même des accidents de la pensée qui font du bien à consommer… Et les écrits d’Emmanuelle Batyamac-Tam sont de ceux là.
Pourquoi ?

Il est relativement rare, dans la littérature contemporaine, de croiser la rencontre roborative d’un vrai style littéraire et d’un vrai point de vue social.
Chez EBT, la langue est riche, poétique souvent, sanglante, inventive, ordurière parfois, anti démocratique, avec une forme fortement inséminée par le fond… Bref un vrai style.
Mais ce style n’est pas vainement dévolu à créer une auteure de plus. Ce fond prend parti. Un parti de classe, même si le terme en est absent, du côté des fracassés, des enfants perdus, des corps difformes et des amours célestes, des amours marginales….des pauvres toujours…
Alors…. ? Alors il faut la lire !
Il faut lire « il est des hommes qui se perdront toujours » écrit sous de pseudo de Rebecca Lighierri et pas seulement parce que le roman se situe dans les quartiers Nord de Marseille,
Et puis, si vous avez accroché, il faudra lire Arcadie et, surtout, le superbe « si tout n’a pas péri avec mon innocence  ».. et puis, « je viens  » et puis…. Vous verrez bien ou cela vous entraîne !!
Et puis vous aurez le droit de faire des commentaires ici ou ailleurs après…..
Philippe

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1 Message

  • Le 3 août à 20:46, par Philippe

    J’ai oublié deux adjectifs très importants dans mes qualifications de la langue de EBT :
    amorale et féministe
    Bonne lecture
    Philippe

    Répondre à ce message

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