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La lettre d’information du site "la voie du jaguar"

Cette lettre recense les nouveautés publiées depuis 14 jours

Article mis en ligne le lundi 7 septembre 2020

Nouveaux articles


** Solidaires de "Rosa Nera", en Crète,
où l’État grec met brutalement fin à seize années
d’occupation libertaire auto-organisée **

5 septembre 2020

L’évacuation de l’occupation "Rosa Nera" sur la colline de
Kastelli, dominant le vieux port de La Canée (Hania), a été effectuée
tôt ce samedi 5 septembre au matin par les autorités policières.

Depuis la prise du pouvoir par un gouvernement de droite, des dizaines
de squats politiques anarchistes ou antiautoritaires ont été évacués
par la violence policière ; il s’agit d’une décision centrale
d’"ordre et de sécurité" appliquée par l’État grec.

À La Canée, la zone était bouclée ce matin par plusieurs forces de
police depuis 5 h 30. Tout de suite, les personnes solidaires ont été
informées et ont commencé à se rassembler. L’opération
d’évacuation a été menée par les Forces spéciales antiémeutes,
alors que des forces de police locales ont également participé à
l’opération. La colline était entourée de flics. Une escouade bleue
— provenant peut-être de la ville voisine de Réthymnon — avait
bloqué l’entrée du passage menant à l’occupation.

Lorsque se déroulait l’opération de transfert à la direction de la
police de celles et ceux détenu·e·s à l’intérieur du bâtiment (il
s’agit de seize arrêté·e·s, parmi eux des immigré·e·s
hébergé·e·s dans l’occupation), les personnes rassemblées criaient
des slogans comme "Tout est à nous car tout est volé, occupons les
villas et les maisons abandonnées", "Dans vos têtes il n’y a que la
merde, comment comprendre ce que signifie liberté" (adressé aux flics)
alors qu’ils et elles désignaient les équipes qui se rendaient sur la
zone pour évacuer les lieux. (...)
- >https://www.lavoiedujaguar.net/Solidaires-de-Rosa-Nera-en-Crete-ou-l-Etat-grec-met-brutalement-fin-a-seize

** Je ne comprends pas la "critique de la valeur"
Retour sur la critique du travail **

par Louis de Colmar - 2 septembre 2020

Le mouvement de la critique de la valeur, à partir d’une perception qui
me semble pertinente et stimulante de la réalité immédiate (le travail
et le capital ne peuvent pas être dissociés dans la définition
historique du capitalisme, et sa critique doit englober au même titre
le travail et le capital), comporte cependant, à mon avis, un biais
de perspective : il postule une définition ontologique du capitalisme,
en passe d’être entièrement réalisée sous nos yeux, et dont les
prémices auraient dès le départ été présentes. L’essentiel de ses
travaux peut ainsi se lire comme une tentative de reconstruire à
travers une "archéologie régressive" la mise au jour de cette
ontologie : c’est tout le sens de l’exhumation d’un Marx "ésotérique"
dans l’œuvre "exotérique" de Marx. C’est la même tentative que l’on
retrouve dans le livre de Jappe ("La Société autophage") ou dans celui
de Hemmens ("Ne travaillez jamais").

Dans le cas de Hemmens, on se trouve face à une tentative de comprendre
les critiques du travail formulées par Fourier, Lafargue, les
surréalistes ou les situationnistes, à travers les limites spécifiques
dans leurs approches face à cette ontologie originelle du capitalisme,
qu’ils n’étaient pas en mesure de percevoir "correctement". Dans
le cas de Jappe, son travail était plus ambitieux, puisqu’il souhaitait
fonder cette ontologie dans une confrontation critique avec les
philosophes de la modernité, mais avec la même optique inversée. (...)
- https://www.lavoiedujaguar.net/Je-ne-comprends-pas-la-critique-de-la-valeur-Retour-sur-la-critique-du-travail

** "La Grande Transformation" (IV) **
par Georges Lapierre - 1er septembre 2020

Aperçus critiques sur le livre de Karl Polanyi
"La Grande Transformation" (à suivre)

Dans la représentation indo-européenne de la société, la troisième
fonction ne comprend au tout début que les éleveurs et les agriculteurs,
ce n’est qu’au cours du temps que les marchands vont s’infiltrer et
s’immiscer dans cette dernière catégorie de la population, qui
comprendra alors les marchands, les paysans et les artisans.
L’importance des marchands est alors pleinement reconnue. Leur fonction
sociale s’ajoute à celle des prêtres et à celle des guerriers.
Les marchands forment désormais une classe sociale comme les brahmanes
et comme les ksatriya (les guerriers et les princes). C’est intéressant
car cette dernière fonction, productrice de richesses, comprend les
marchands chargés de l’échange de biens et ceux qui produisent les biens
à échanger. La production de biens (la richesse) par les paysans et les
artisans passe chez les nobles par l’intermédiaire des marchands, et les
nobles se chargent d’offrir ces biens à d’autres nobles de manière
ostentatoire. Cette représentation de la réalité ne cherche pas à être
une critique de la réalité, elle dit seulement ce qui est, elle est une
représentation mentale qui se veut conforme à la réalité et qui donne
la clé du réel ; c’est bien, ainsi que le signale Georges Dumézil :
une idéologie offrant les cadres mentaux et catégoriels qui permettent
de saisir et de comprendre la réalité, d’appréhender le monde tel qu’il
s’est constitué suite à la domination indo-européenne et tel qu’il
s’impose à la conscience des sages, qui sont les "intellectuels" de
ces temps. (...)
- https://www.lavoiedujaguar.net/La-Grande-Transformation-IV

** Agression contre les communautés zapatistes,
le Congrès national indigène appelle à la solidarité **

par CNI - 27 août 2020

Aux peuples du Mexique et du monde,

Le Conseil indigène de gouvernement - Congrès national indigène dénonce
la lâche attaque des membres du groupe paramilitaire appelé Organisation
régionale des caféiculteurs d’Ocosingo (Orcao) qui, le samedi 22 août
aux environs de 11 heures du matin, ont volé et brûlé les installations
du Centro de Comercio Nuevo Amanecer del Arcoiris situé sur le site
connu comme "croisement" de Cuxuljá, Commune autonome Lucio Cabañas,
à l’intérieur de la municipalité officielle d’Ocosingo, Chiapas.

L’organisation paramilitaire Orcao a maintenu depuis des années une
pression, et une violence constante sur les communautés zapatistes ;
c’est le cas dans la Commune autonome Moisés Gandhi, pour arrêter
l’organisation autonome, pour privatiser les terres qui ont coûté
la lutte et l’organisation des peuples originaires bases d’appui
zapatistes, pour terroriser et menacer les compañeros et compañeras
qui depuis le bas ont parié sur l’espoir. C’est le cas aussi des
diverses agressions contre les compañeros du Congrès national indigène
qui furent violentés et séquestrés par les paramilitaires de l’Orcao,
les "Chinchulines" et des gens du parti Morena.

Nous dénonçons la guerre qui, depuis le haut, se déploie contre
l’organisation des communautés zapatistes (...)
- https://www.lavoiedujaguar.net/Agression-contre-des-communautes-zapatistes-le-Congres-national-indigene

** 19 septembre - 17 octobre
Marche nationale des sans-papiers **

par Marche des solidarités - 25 août 2020

À l’appel de quinze collectifs de sans-papiers, de la Marche des
solidarités, des États généraux des migrations et de plus de cent vingt
organisations, des sans-papiers marcheront à partir du 19 septembre des
quatre coins du pays pour atteindre Paris en une grande manifestation
le samedi 17 octobre.

Acte 3 des sans-papiers

De toutes les villes, de tous les foyers et de tous les quartiers, on
marche vers l’Élysée !

Acte 1. Le 30 mai des milliers de sans-papiers et de soutiens ont bravé
l’interdiction de manifester à Paris et dans plusieurs autres villes.

Dans les jours et les semaines qui ont suivi des dizaines de milliers de
personnes ont manifesté contre le racisme et les violences policières.

Acte 2. Le 20 juin des dizaines de milliers de sans-papiers et soutiens
ont manifesté à Paris, Marseille, Lyon, Lille, Rennes, Montpellier,
Strasbourg et dans de nombreuses autres villes.

Mais Macron n’a eu aucun mot pour les "premier·e·s de corvée",
aucun mot pour les sans-papiers, exploité·e·s dans les pires des
conditions ou perdant leur emploi sans chômage partiel, retenu·e·s
dans les CRA (centres de rétention administrative), vivant à la rue
ou dans des hébergements souvent précaires et insalubres. Aucun mot
pour les jeunes migrant·e·s isolé·e·s. Il n’a eu aucun mot contre
le racisme, aucun mot pour les victimes des violences policières. (...)
- https://www.lavoiedujaguar.net/19-septembre-17-octobre-Marche-nationale-des-sans-papiers


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