Une tribune pour les luttes

Les fiches de lecture de la commission Médiathèque

Article mis en ligne le lundi 14 septembre 2020

« L’Histoire est écrite par les vainqueurs »
« Tant que les lapins n’auront pas d’historiens,
l’Histoire sera écrite par les chasseurs »

Pour faire un peu mentir ces deux adages oh combien pertinents, depuis quelques temps, des historien.e.s se sont mis à produire ce que l’on pourrait appeler une « Histoire populaire »…
Ce fut le cas d’Une Histoire populaire des Etats-Unis de 1492 à nos jours de Howard Zinn.
Egalement, Une histoire populaire de la France : De la guerre de Cent Ans à nos jours de Gérad Noirel, sans oublier Alèssi Dell’Umbria et son Histoire universelle de Marseille.

Les luttes et les rêves
Une histoire populaire de la France de 1685 à nos jours
de Michelle ZANCARINI-FOURNEL est à situer du même côté du rapport des forces sociales.

En voici la quatrième de couverture :
« 1685, année terrible, est à la fois marquée par l’adoption du Code Noir, qui établit les fondements juridiques de l’esclavage « à la française », et par la révocation de l’édit de Nantes, qui donne le signal d’une répression féroce contre les protestants. Prendre cette date pour point de départ d’une histoire de la France moderne et contemporaine, c’est vouloir décentrer le regard, choisir de s’intéresser aux vies de femmes et d’hommes « sans nom », aux minorités et aux subalternes, et pas seulement aux puissants et aux vainqueurs.
C’est cette histoire de la France « d’en bas », celle des classes populaires et des opprimé.e.s de tous ordres, que retrace ce livre, l’histoire des multiples vécus d’hommes et de femmes, celle de leurs accommodements au quotidien et, parfois, ouvertes ou cachées, de leurs résistances à l’ordre établi et aux pouvoirs dominants, l’histoire de leurs luttes et de leurs rêves.
Pas plus que l’histoire de France ne remonte à « nos ancêtres les Gaulois », elle ne saurait se réduire à l’« Hexagone ». Les colonisés – des Antilles, de la Guyane et de La Réunion en passant par l’Afrique, la Nouvelle-Calédonie ou l’Indochine – prennent ici toute leur place dans le récit, de même que les migrant.e.s qui, accueilli.e.s « à bras fermés », ont façonné ce pays. »

Cet ouvrage est disponible à la médiathèque de Mille Bâbords

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