Une tribune pour les luttes

Intervention de RESF 13 lors de la conférence de presse du 27 avril 2006

Soutien à la lutte des Sans Papiers
qui occupent la Maison de l’Etranger depuis le 31 mars 2006

Article mis en ligne le vendredi 28 avril 2006

Une lettre ouverte unitaire à l’adresse du Préfet est partie cet après midi suite à la conférence de presse des organisations en soutiens ce jeudi midi devant la Maison de l’Etranger de Marseille occupée depuis le 31 mars par les Sans Papiers du CSP 13.

(...)

Pas mal de mondes (entr 500 et 1000) et d’organisations présentes (plus d’une vingtaine).

Ci-dessous le texte lu pour le RESF 13.

Par ailleurs, la demande des Sans Papiers de défiler de manière visible dans la manif du 1er mai est en discussion. Les Jeunes, qui défileront derrière le carré de tête et le 1er camion pourraient leur faire une place. A suivre.

Les Alternatifs et Résister se sont associés à l’appel de Ballon Rouge pour défiler avec les Sans Papiers dans la manif du 1er mai.

Vous trouverez des reportages sonores très bien de Pascal Messaoudi de Radio Granouille (88.8 FM sur Marseille)

RESF 13


Conférence de presse du 27 avril 2006 en soutien à la lutte des Sans Papiers
qui occupent la Maison de l’Etranger de Marseille depuis le 31 mars 2006
Intervention de RESF 13

Des militants et des collectifs d’établissements scolaires du RESF13, Réseau Education Sans Frontières des Bouches du Rhône, sont depuis le début de l’occupation de la Maison de l’Etranger par les Sans Papiers du Collectif, partie prenante de cette lutte.

Ce sont eux qui depuis le mois de novembre 2005 luttent pour obtenir le relogement et la régularisation des familles expulsées de la rue Fiocca.

Ce sont également eux qui au soir du 31 mars, fin de la trêve hivernale, avec les Sans Papiers du Collectif, ont forcé les portes de ces anciens locaux de l’OMI, laissés vide depuis des années.

Ce sont encore eux qui, depuis 27 jours avec les Sans Papiers, dorment sur place, participent aux Assemblées Générales quotidiennes, fabriquent des banderoles, manifestent de jour comme de nuit sous le regard de la police, font venir des musiciens, organisent des sorties avec les enfants, tractent et font signer la pétition.
Enfin, ce sont eux qui, avec d’autres, défileront le 1er mai aux côtés des Sans Papiers qui revendiquent la tête de manifestation ou mieux, que le cortège passe devant la MDE.

Ces individus ne sont pas des extra-terrestres. Ce sont des citoyens, des professeurs, des parents d’élèves pour la plupart.

Aujourd’hui ils se lèvent aux côtés des Sans Papiers du Collectif, comme ils s’étaient levés hier pour arracher M. Shala, père de 3 enfants scolarisés à Marseille, des griffes d’Arenc, comme ils se lèveront demain dans les 82 établissements qui scolarisent les 192 élèves de 102 familles du collectif qui occupent la MDE. Un courrier explicatif pour mobiliser ces établissements sera remis dès demain par le RESF aux parents d’élèves sans papiers qui occupent la MDE afin qu’ils le transmettent aux professeurs et délégués de parents d’élèves des établissements de leurs enfants. Par ailleurs, pour plus d’information concernant les jeunes sans papiers scolarisés et leur régularisation, un guide pratique et juridique est disponible auprès des militants du RESF et téléchargeable sur le site du RESF www.educationsansfrontieres.org.

Enfin et surtout, les individus et organisations membres du RESF s’élèveront pour empêcher l’expulsion massive et promise du Ministre de l’Intérieur de centaines d’écoliers cet été. Nous ne laisserons pas commettre ces infamies en notre nom. Le RESF appelle à signer la pétition nationale « nous les prenons sous notre protection » sur le site du RESF et dont la conférence de presse de lancement officiel a lieu en ce moment même à Paris.

Les directives liberticides de Nicolas Sarkozy, qui promet 25000 expulsions en 2006 par tous les moyens (sa circulaire du 21 février est à ce sujet une injure aux Droits de l’Homme), qui promet l’immigration choisie et la clandestinité à vie par son projet de réforme du CESEDA... ces directives font que les marges de manœuvre de la Préfecture des Bouches du Rhône deviennent étroites.
Pour autant, M. Frémont, Préfet des Bouches du Rhône, par le pouvoir qui est le sien, ne peut en aucun cas se réfugier derrière cette politique, au demeurant raciste, pour ne pas entamer un dialogue constructif avec le Collectif des Sans Papiers et ses soutiens.

C’est la vie de galère quotidienne de centaines de personne qui est en jeu. Des célibataires, des parents, des enfants qui résident en France depuis des années, et qui voit le peu d’espoir qu’ils avaient d’être un jour régularisés s’envoler mois après mois depuis la rentrée scolaire 2005, date à laquelle le robinet des admissions au séjour, qui ne faisait que du goutte à goutte auparavant, s’est définitivement fermé pour les Sans Papiers du Collectif.

M. le Préfet, nous vous le demandons solennellement mais fermement, devant toute la détermination des hommes et des femmes qui occupent la MDE depuis un mois et que nous soutenons quotidiennement, il faut rouvrir ce robinet. Il faut régulariser.

Réseau Education Sans Frontières 13

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