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Clemenceau : Greenpeace s’étonne de l’incohérence du réquisitoire

Article mis en ligne le mercredi 18 octobre 2006

En dépit de la légitimité de la campagne menée contre l’exportation du Clemenceau, reconnue a posteriori par le Conseil d’Etat, sept activistes de Greenpeace étaient convoqués aujourd’hui lundi 16 octobre au Tribunal correctionnel de Marseille (chambre spécialisée en matière militaire). Ils comparaissaient pour « pénétration non autorisée sur un engin militaire » à deux reprises, le 12 décembre 2005 à Toulon et le 12 janvier 2006 au large du Canal de Suez.

Finalement, seule la première de ces deux affaires a été jugée, le second dossier ayant été clos pour vice de procédure.

Tout en reconnaissant la légitimité de l’action de Greenpeace sur le porte-avions Clemenceau, le procureur du tribunal de Marseille a requis une sanction financière de 10 000 euros par personne contre six des sept activistes présents à Toulon (les poursuites contre le septième, un Indien, ont été abandonnées pour vice de procédure).

« C’est totalement illogique de reconnaître la légitimité de notre action et en même temps de demander 10 000 euros par activistes pour cause de pénétration d’un site militaire, note Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France. Nous attendons avec impatience le délibéré, qui sera rendu le 20 novembre. »

De son côté, l’avocat de Greenpeace, Maître Alexandre Faro, a plaidé la relaxe sur la base de l’état de nécessité. « L’action de Greenpeace a permis d’éviter que soit mise en péril la santé des travailleurs indiens du chantier d’Alang, victimes entre autres d’intoxications et d’asbestoses, maladie liée à l’amiante », explique-t-il.

Source : www.greenpeace.org

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