Une tribune pour les luttes

Le rapport 2005 de la cimade sur les centres de rétention est en ligne sur le site de la cimade

Lorsque quotas et légalisme deviennent incompatibles avec l’exigence d’humanité.

Article mis en ligne le mardi 16 janvier 2007

Le sixième rapport annuel public de la Cimade sur la rétention administrative est le troisième depuis fin 2003, date de la réforme législative majeure de la rétention, mais également période où les premiers objectifs chiffrés en matière de reconduite à la frontière ont été fixés aux préfectures par le ministre de l’Intérieur : 15 000 pour 2004, 20 000 pour 2005 et 25 000 pour 2006.

L’année dernière nous écrivions :
« Nous voyons chaque jour un peu plus l’inacceptable.
Il est de notre devoir aujourd’hui - ne pas parler serait cautionner - de dire haut et fort que trop, c’est trop ! »
« Quand on commence à « gérer » l’expulsion de personnes comme une usine gère et prévoit sa production, on peut s’attendre au pire. Et le pire arrive. »
« Il faut arrêter cette « politique du chiffre ». Il y a urgence. »

Que dire de plus aujourd’hui ?
Rien. Ou plutôt si : la situation ne s’est pas arrangée, loin s’en faut. Elle s’est encore aggravée.
L’État nous confie depuis plus de vingt ans maintenant une mission associative à l’intérieur des centres de rétention, à laquelle nous sommes profondément attachés : elle s’inscrit précisément dans la tradition de présence de la Cimade auprès des personnes privées de liberté et coupées de l’extérieur, cela depuis sa création dans les camps d’internement du Sud de la France, à Gurs ou à Rivesaltes.

Mais comment considérer aider valablement les personnes quand elles sont enfermées dans des centres qui deviennent des camps, par une administration tenue à des objectifs non de moyens mais de résultats ?

Comment expliquer le droit à des personnes interpellées à leur domicile ou dans leur quartier à l’occasion d’un contrôle policier qui rafle tous les passants qui ont l’air étrangers, le tri entre les personnes expulsables ou non étant prévu plus tard, au centre de rétention ? Comment combattre ce sentiment d’injustice, d’arbitraire ?

Le rapport 2005 de la cimade sur les centres de rétention est en ligne sur le site de la cimade :

http://www.cimade.prg/downloads/Rap...

SOMMAIRE :

Éditorial

7 RAPPORTS THEMATIQUES

8 Des centres aux camps

12 Les locaux de rétention

16 Rafle

18 Enfants et rétention

27 Personnes qui n’ont rien à faire en rétention

33 Double peine

36 L’asile en rétention

42 Réadmissions

50 De la banalisation des charters

55 Proposition de Directive européenne sur le retour

63 ELEMENTS STATISTIQUES

69 Les centres de rétention

70. Rochambeau (Guyane)
74. Palaiseau
76. Nice
81. Marseille
87. Toulouse
91. Bordeaux
95. Sète
100. Lille-Lesquin
104. Coquelles
112. Hendaye
118. Rivesaltes
124. Strasbourg-Geispolsheim
129. Lyon
138. Paris
148. Rouen-Oissel
154. Mesnil-Amelot
160. Bobigny

167 Les locaux de rétention
168. Cergy-Pontoise
173. Choisy-le-Roi
177. Nanterre
181. Versailles

185 Annexes

186. Schéma de la procédure en rétention

187. Textes de référence

207. Adresses, contacts

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