Une tribune pour les luttes

Ecrire à René Riesel

Article mis en ligne le mardi 9 décembre 2003

de CNT AIT

René Riesel, qui vit et travaille dans la Cévenne lozérienne au dessus d’Alès est un camarade de lutte de notre syndicat gardois [CNT AIT 30] depuis sa création. Il fut le principal initiateur de la campagne anti-OGM en France comme en Europe continentale et cumule, à ce titre, diverses condamnations à des peines de prison dans divers pays, ainsi qu’à des amendes et indemnités particulièrement élevées, au bénéfice de Monsanto et de l’Etat principalement.

René Riesel n’est pas syndiqué à la Confédération Paysanne ; il est défavorable à la mise en spectacle des luttes par la Gauche citoyenniste ; il ne se berce pas de l’illusion qu’on puisse durablement utiliser les medias contre le système de domination qu’ils servent ; bref René Riesel, aussi lourdement condamné en France que José Bové, ne peut ni ne veut compter sur les mêmes appuis que ce dernier pour éviter une catastrophe personnelle.

Notre soutien ne doit pas lui manquer : faîtes connaître son combat, qui est aussi le notre, et le prix qu’il paye, car il paye pour nous tous.

Pour lui écrire, vous pouvez adresser vos courriers à l’adresse suivante :

René RIESEL
Maison d’Arrêt
37 chem Séjalan
48000 MENDE

Pas besoin d’indiquer de numéro d’écrou. La maison d’arrêt est petite mais très vétuste.

Vous pouvez joindre à vos courriers des revues, des timbres pour qu’il puisse écrire, etc ...

des militants CNT AIT de Millau / Paris, à partir d’un texte de la CNT AIT 30.

René Riesel en prison en décembre 2003

René Riesel sait depuis le vendredi 8 août qu’il ira en prison le 1er décembre 2003 : « Je me suis rendu le 8 août 2003 à la convocation de la juge de l’application des peines de Mende. Elle m’a informé que, les remises de peines du 14 juillet s’appliquant pour les condamnés non encore incarcérés à chacune des peines prononcées, je bénéficiais de deux réductions de deux mois, ce qui, s’ajoutant à la non-révocation par le tribunal de Montpellier de la moitié du sursis d’Agen, ramène les deux condamnations cumulées à six mois ferme (Agen, huit moins quatre moins deux ; Montpellier, six moins deux). J’ai décliné les aménagements de peine proposés par le magistrat et demandé à être incarcéré le 1er décembre 2003, afin de pouvoir assister à la dernière audience du procès de Namur, ce qui m’a été accordé. Je pense demander la liberté conditionnelle à mi-peine comme la loi française l’autorise. » René Riesel - 30 août 2003

Les éditions de l’Encyclopédie des Nuisances annoncent la parution du troisième livre de René Riesel, Du progrès dans la domestication, le 15 septembre 2003 (voir prospectus ci-dessous).


René Riesel, Du progrès dans la domestication, 2003

(prospectus de l’éditeur)

Dans les deux recueils de René Riesel déjà publiés par nos soins (Déclaration sur l’agriculture transgénique et Aveux complets des véritables mobiles du crime commis au CIRAD le 5 juin 1999), on trouvait les différents textes dont il a accompagné, de 1998 à 2001, ses interventions dans la tentative d’opposition aux avancées du génie génétique.

On sait ce qu’il est advenu de cette « lutte contre les OGM », d’abord travestie en dénonciation de la « malbouffe » avant d’être médiatiquement recyclée dans la pseudo-contestation « citoyenne » des inégalités induites par la « mondialisation néo-libérale ». Dans ce texte, Riesel revient sur la dénaturation de cette première tentative de résistance ouverte aux projets de perfectionnement de l’artificialisation de la vie. Il montre que le citoyennisme n’a accompli là que ce qui est proprement sa besogne historique : perpétuer et aggraver la confusion des esprits, développer la demande sociale de protection dans la catastrophe et le chaos permanents devenus des conditions normales d’existence.

Répondant aux objections de tous bords qui lui ont été opposées, il justifie le recours à la notion, opératoire, de société industrielle pour désigner le ressort central de ces conditions. À la négation de la nature, aux tentatives, à coup de bricolages néotechnologiques, d’en finaliser le saccage par la substitution d’une seconde nature industriellement synthétisée, répondent à ses yeux, terme à terme, les progrès de la domestication désormais revendiquée par une humanité affolée, affamée d’ersatz et gourmande de prothèses. On constatera que ce « discours si décalé » [1] - en effet, il s’agit toujours ici de chercher les voies vers l’émancipation - persiste tranquillement à se soucier aussi peu de remuscler « le ventre mou de la gauche et de l’antimondialisation » [1] que de briguer un statut, fût-il de « penseur de la radicalité » [2].

Parution septembre 2003 Un volume 14 x 19 cm, 88 pages. Prix : 8 euros.
ISBN 2-910386-20-1 Editions de l’Encyclopédie des Nuisances 80, rue de Ménilmontant - 75020 Paris Téléphone-Télécopie : 01 43 49 39 46

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Notes

[1Hervé Kempf

[2Alain Léhautier, « Du situationnisme à la Confédération paysanne, un penseur de la radicalité », Libération, 03 02 2001.

[3Hervé Kempf

[4Alain Léhautier, « Du situationnisme à la Confédération paysanne, un penseur de la radicalité », Libération, 03 02 2001.

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