Une tribune pour les luttes

Pétition Jolie Mome : A tous les signataires de "si j’avais su , j’y serais allé"

La direction de la CFDT ment encore effrontément !

Article mis en ligne le vendredi 23 novembre 2007

Bonjour.

Vous avez signé la pétition "Si j’avais su j’y serais allé",
nous souhaitons donc vous tenir informés des évolutions de cette triste
affaire.

- Au niveau juridique : Rien de neuf, l’instruction suit son cours... on
vous tient au courant dès qu’on connait la date d’un éventuel procès ...
ou l’abandon des poursuites.

- Au niveau communication : La CFDT a émis un document qu’il nous semble
indispensable de faire connaître et de commenter !

Pour une bonne information, document de la CFDT ci-dessous.

Merci de continuer à diffuser l’information,

A bientôt, fraternellement

hns-info, Compagnie Jolie Môme


— 

Après les accords sociaux signés par CFDT,

après les dépôts de plaintes de la CFDT...

la direction de la CFDT ment encore effrontément !

Les quelques lignes ci-dessous utilisent parfois la dérision. Elles n’en
évoquent pas moins une situation grave :
- La direction nationale d’un syndicat porte plainte contre des
travailleurs en lutte sous divers prétextes.
- Elle désinforme pour justifier à posteriori une douteuse action en
justice.
- Certains d’entre-nous encourent des peines de prison ferme et des
amendes considérables.

La CFDT outragée ! La CFDT occupée ! La CFDT martyrisée ! Mais la CFDT
libérée ! Libérée par elle-même, à l’insu de ses militants, de ses
permanents, de ses responsables...

Il y a peu, les militants de la CFDT apprennent par le bulletin interne
« Infos Rapides » du 17 octobre 2007 rédigé par la direction nationale que
le siège central du syndicat a été victime d’une attaque « violente »,
« raciste » et « sexiste » ? le 19 avril 2005. Cette dramatisation vise à
légitimer les poursuites judiciaires (des dizaines d’interrogatoires ces
derniers mois, 6 personnes mises en examen) d’un « syndicat » qui veut
criminaliser des formes de lutte et en particulier les occupations de
locaux et a recours pour cela à tous les prétextes.

Ce bien tardif courrier répond en fait à la pétition « Si j’avais su, j’y
serais allé », qui dénonce ces poursuites et a recueilli en quelques
semaines près de 6000 signatures dont celles de nombre de militantes et de
militants de la CFDT, abasourdis par la mise en examen pour « violation de
domicile », suite à la plainte du syndicat, de Michel Roger de la
Compagnie Jolie Môme et Ludovic Prieur de HNS-info.

Désinformation, infamie, amalgames et calomnies.

Cette « Info Rapide » ne manifeste aucun souci pour les faits : « La
« coordination des intermittents et précaires CIP Ile de France » et ceux
qui gravitent autour de cette nébuleuse ont lancé une pétition de soutien
intitulée « si j’avais su j’y serais allé ».

Or, cette pétition a été lancée mi-aôut 2007 par Jolie Môme et HNS-info.
Pourquoi la direction de la CFDT en attribue-t-elle la paternité à la
CIP-IDF ? Serait-ce l’aveu que cette procédure judiciaire a pour cible
effective la coordination des intermittents et précaires d’Île de France ?

Si c’est ça... c’est loupé !

Que veut en fait la CFDT lorsqu’un membre de la Compagnie Jolie Môme est
visé ?

...alors que cette troupe répond aux appels à manifester émis par la
CIP-Idf, à ceux lancés par la CGT-spectacle, comme aux appels à soutien
lancés par des travailleurs en lutte ? Jolie Môme est même intervenue à
plusieurs reprises sur des luttes ... à l’appel de syndicats CFDT !

Que veut en fait la CFDT lorsque la plainte vise également un rédacteur de
HNS-Info ?

...alors que ce site diffuse des informations et communiqués émanant de
nombreuses sources syndicales et politiques, relayant une multitude de
luttes sociales de ce pays, sans rapport avec les positions et champs
d’intervention de la CIP-IDF ?

S’il s ’agit d’une tentative d’intimidation de la « nébuleuse de la
coordination », elle semble donc bien malhabile.

Qu’on en juge : « Il faut rappeler que des adhérents et des salariés de la
CFDT ont été blessés, insultés et molestés lors de l ?envahissement de nos
locaux le 19 avril 2005 ».

Pourquoi la CFDT continue-t-elle à propager tant d’infamies à l’égard de
la centaine de personnes présentes ce jour d’avril 2005 à son siège ?

Deux d’entre eux, Ludovic et Michel, sont illégitimement mis en examen
pour « violation de domicile » et non pour autre chose : contrairement à
ce que pourrait laisser accroire ce texte, il n’y a pas d’instruction en
cours pour violences !

Le fond du problème est là : deux personnes sont mises en examen parce que
des intermittents, des chômeurs, des précaires, des retraités exigeaient
des dirigeants de la CFDT des explications sur des accords les concernant
( assurance chômage, annexes 8 et 10 de l’Unedic, retraites,... ).

Mais les dirigeants de la CFDT refusent le débat public avec les premiers
concernés par leurs accords.

Plus insidieux encore sont les amalgames calomnieux servis par cette « 
info rapide » du 17 ocrobre 2007.

D’abord qualifiés de « nébuleuse », les porteurs de la pétition deviennent
une « poignée d’individus » se réunissant chaque semaine devant le siège
de la CFDT...

Le communiqué de la CFDT amalgame donc notre présence assumée et
revendiquée au siège de la Confédération, avec d’autres rassemblements de
précaires, d’intermittents et chômeurs qui avaient eux-même d’excellentes
raisons de se réunir devant ce même siège tous les mardis.

Le glissement de la confédération se prolonge ensuite jusqu ?à tenter de
nous noyer dans la fange : « cette poignée d’individus » aurait proféré « 
des insultes sexistes et racistes vis-à-vis des salariés qui y travaillent

 ». « Il y aura donc d’autres suites judiciaires sur ce sujet. ».

Quatre militants d’AC ! Paris ont été mis en examen pour « injures
publiques » suite à une plainte... de la CFDT.

Il ne pouvait manifestement pas leur être reproché une prétendue
« violation de domicile », il a fallu pour engager des poursuites invoquer
cette fois de prétendus propos « racistes et sexistes ».

Les dirigeants de la CFDT semblent en fait décidés à faire feu de tout
bois contre des formes de luttes et des positions qui contestent son
orientation sur le fond.

Nous ne sommes ni une nébuleuse, ni une poignée. Nous sommes des
précaires, des intermittents, des sans papiers en lutte, des travailleurs
en colère, des mals logés qui s’organisent, des chômeurs sans honte,
indemnisés ou pas, en chair et en os, parfois organisés, parfois électrons
libres...

Et à en croire les signataires de la pétition à ce jour, nous aurions pu
être au moins 6000 le 19 avril 2005.

Et maintenant ?

Nous sommes pleinement solidaires des 4 autres personnes poursuivies par
la Direction Nationale de la CFDT.

Nous attendons de la CFDT qu’elle cesse de calomnier des militants et
qu’elle retire ses plaintes et que la justice mette fin à l’ensemble des
poursuites.

La situation sociale et culturelle actuelle laisse évidemment penser que
nos énergies seraient mieux utilisées dans la création de spectacles, la
diffusion d’informations et les mobilisations plutôt qu’à la défense
juridique et la rectification de mensonges grossiers.

Nous restons demandeurs d ?un débat public et sur le fond quant aux
« réformes » signées par la CFDT tant contre les annexes relatives aux
intermittents que contre l ?assurance chômage ou encore les retraites...

Merci à ceux qui ont signé cette pétition et la diffusent de faire de même
avec ces informations complémentaires. Nous vous espérons nombreux, y
compris au sein de la CFDT à le faire et que nous serons entendus par la
Direction Nationale.

Nous restons à la disposition de ceux qui aimeraient avoir de plus amples
informations.

Compagnie Jolie Môme ? HNS-info

Pour signer la pétition :

http://www.cie-joliemome.org/petition

Pour lire le précédent communiqué :

http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=12153
— 
www.cie-joliemome.org


La Belle Etoile
14 rue Saint-Just - La Plaine, Saint-Denis


La compagnie jolie Môme est accueillie à la Belle Etoile par la ville de
Saint Denis


Pétition : Si j’avais su, j’y serais allé

http://www.cie-joliemome.org/petition/


Infos rapides N° 82 du 17 octobre 2007

Texte de la CFDT

A propos d’une pétition des « intermittents et précaires »

La « coordination des intermittents et précaires CIP Ile de France » et ceux qui
gravitent autour de cette nébuleuse ont lancé une pétition de soutien intitulé « si
j’avais su j’y serais allé ». Il s’agit en l’occurrence de soutenir deux personnes qui ont
activement participé à une action violente contre la CFDT en 2005 et contre
lesquelles une procédure judiciaire est en route suite à une plainte de la CFDT.

Un certains nombre d’adhérents sont sollicités pour signer cette pétition. La version
des faits qui leur est présentée est erronée et pour le moins tendancieuse. Il importe
donc de faire une information ciblée auprès des militants les plus susceptibles d’être
contacté (par exemple les mandatés des Assedic) et des adhérents qui
souhaiteraient des informations à ce sujet.

Il faut rappeler que des adhérents et des salariés de la CFDT ont été blessés,
insultés et molestés lors de l’envahissement de nos locaux le 19 avril 2005. Ce
n’était d’ailleurs pas la première agression de ce type.

Nous sommes une organisation syndicale de salariés et nous n’avons pas de service
de sécurité spécialisé et permanent. La Confédération est ouverte sur l’extérieur et
nous n’avons ni l’envie, ni les moyens de nous en prendre à ceux qui viennent
contester les positions de la CFDT que nous avons adoptées démocratiquement
dans nos congrès. En démocratie, chacun a le droit d’exprimer son accord ou son
désaccord avec telle ou telle organisation syndicale, association ou parti politique.

Ce qui inacceptable est d’utiliser l’insulte et la violence physique.

C’est pourtant ce qui s’est passé le 19 avril 2005. La Confédération a le devoir de
protéger ce qui est le bien commun, nos locaux et les gens qui y travaillent, les
salariés comme les militants.

Parce que nous refusons de rentrer dans une dynamique de violence qui n’est pas
dans nos valeurs, nous avons usé des moyens que la loi nous donne. Nous avons
immédiatement porté plainte avec preuve à l’appui. Il faut enfin faire savoir que cette
poignée d’individus a continué pendant six mois à venir chaque semaine devant la
Confédération en proférant notamment des insultes sexistes et racistes vis-à-vis des
salariés qui y travaillent.

Il y aura donc d’autres suites judiciaires sur ce sujet.

Enfin, si certains sont étonnés du décalage dans le temps entre le moment où se
sont produits les faits et le moment où la justice instruit l’affaire, nous sommes
confrontés, là comme ailleurs, à des lenteurs de la justice qui ne sont pas de notre
fait

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