Une tribune pour les luttes

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Les cuisiniers "sans-papiers" du restaurant "La Grande Armée" sont en grève et occupent leur restaurant pour exiger leur régularisation

19 février : victoire pour sept d’entre eux ! Il faut encore obtenir la régularisarion des deux cuisiniers restants , Mahamadou et Aboubakar.

Article mis en ligne le mardi 19 février 2008

Communiqué de l’UD Cgt 75, UD Cgt 91, Droits devant ! !

Victoire pour les cuisiniers sans papiers de la Grande Armée.

Mercredi 13 févier 2008, 9 cuisiniers "sans papiers" du restaurant de la Grande Armée (Paris 16éme) se mettent en grève avec la Cgt et l’association Droits devant ! ! pour exiger leur régularisation.

Dans ce mouvement, jour et nuit, ils ont pu bénéficier d’une large solidarité de militants syndicaux et associatifs de la région parisienne.

Lors des négociations à la Préfecture de Paris sous l’autorité de M Lambert, la direction de l’entreprise a affirmé à maintes reprises qu’elle était d’accord pour leur régularisation, pour la poursuite de leur contrat de travail, et payer sa contribution à l’Anaem.

Lundi 18 février à 20 heures, la Préfecture a fini par accepter la régularisation de 7 camarades. Pour les 2 camarades restants, leur contrat de travail étant postérieur au 1er juillet 2007 (date à partir de laquelle les employeurs sont tenus de faire vérifier les titres de séjour), la Préfecture a saisi ce prétexte pour ne pas les régulariser !

Nous réfutons totalement cet argument, qui, encore une fois fait du travailleur sans papier un coupable. Les 9 cuisiniers sans papiers de la Grande Armée doivent être régularisés. Nous continuons la lutte pour la régularisation d’Aboubakar et de Mahamadou.

La régularisation des cuisiniers sans papiers de la grande Armée, avec le syndicat et l’association met à mal la volonté affichée du gouvernement de laisser l’exclusive de la régularisation au cas par cas entre les mains du seul patronat.

Ce nouveau conflit du travail, montre encore une fois l’importance pour les travailleurs sans papiers de s’organiser.

La lutte victorieuse des cuisiniers de la grande Armée met le gouvernement et le patronat face à leurs responsabilités. Il faut que le gouvernement se rende à l’évidence. Tous les travailleurs-e-s sans papiers doivent être régularisés.

le mardi 19 février 2008


Paris, le 13 février 2008

Depuis 11 h 00 ce matin, mercredi 13 février 2008, les cuisiniers « Sans Papiers » du restaurant « La Grande Armée » sont en grève.

L’occupation du restaurant est une réussite.

Des délégations de salariés apportent leur soutien, de nombreux médias sont présents.

La solidarité du monde du travail s’organise et s’élargie.

Dans les heures à venir, cette solidarité et la popularisation du conflit pèseront de manière fondamentale et cruciale pour décrocher la victoire (régularisation).

Nous lançons un appel à toutes nos structures CGT de Paris pour qu’après le travail aujourd’hui, où dans la soirée, des délégations se rendent au restaurant « La grande Armée » apporter leur soutien (même pour 30mn ou 1h).
RESTAURANT DE LA GRANDE ARMEE

3, AVENUE DE LA GRANDE ARMEE PARIS 17ème - METRO ETOILE

Le bras de fer engagé par les salariés et la CGT nécessite la mobilisation de toutes nos structures.

C’est maintenant que l’on peut faire basculer le rapport de forces en faveur de la régularisation de ces salariés.

Merci et bon courage !

UD CGT Paris


Communiqué de
la CGT Essonne ; la CGT Commerce, distribution, services ; la CGT Paris

Les cuisiniers de ce restaurant, mais aussi ceux d’autres établissements, sont des travailleurs "sans papiers". Ils ont été embauchés en toute connaissance de cause par la direction.

Pour, trois d’entre eux, la direction a demandé en 2003, en 2005 et fin 2007 qu’ils changent leur nom. C’est la Sécurité sociale qui a fait savoir que le numéro de sécu n’existait pas.

Cuisiniers, plongeurs, barmans mais aussi chargés du nettoyage et tout cela à la fois… ces travailleurs sont les esclaves modernes du restaurant "La Grande Armée". Sans eux, le restaurant ne pourrait pas tourner et la direction engranger de substantiels profits.

En 2007 un cuisinier a travaillé 11 heures pendant 4 mois sans prendre de congés et sans pause.

Les deux jours de congés hebdomadaires sont bien souvent réservés aux heures supplémentaires, au motif bien connu "travailler plus pour gagner plus". Ces heures supplémentaires, quand elles sont payées, le sont à part.

Les plannings bougent tous les jours, parfois le matin pour l’après midi.

Pour prendre leur mois de congés payés, ces travailleurs sont obligés de démissionner. De retour au restaurant, la direction diminue leur salaire pendant deux à trois mois et leur fait signer un nouveau contrat de travail. De même quand ces travailleurs sont mutés d’un restaurant du groupe à un autre.

Pendant le service, il n’y a pas de pause pour manger et quand cela est possible, cela se fait toujours debout en travaillant. L’achat de la tenue de travail est à leur charge ainsi que son lavage.

Comme les autres travailleurs "sans papiers", les cuisiniers du restaurant "la Grande Armée" ont des fiches de paye et la plupart payent des impôts. Tous cotisent aux caisses d’assurance maladie, aux Assedic et à la retraite.

Ces travailleurs comme des dizaines de milliers d’autres "sans papiers" travaillent depuis des années dans ces métiers que le gouvernement appelle "métiers en tension" (restauration, bâtiment, nettoyage…), qu’il veut maintenant réserver aux travailleurs des pays de l’Est qui viennent d’intégrer l’Union Européenne.

Ces métiers sont dits "en tension" alors que ces travailleurs "sans papiers" sont déjà derrière les fourneaux, au pied de la grue, ou à nettoyer les bureaux… Ces travailleurs doivent être régularisés !

Paris le 13 février 2007

Le restaurant "la Grande Armée" 3, Avenue de la Grande Armée Paris 17ème.


Voir plus de renseignements et de photos sur :

http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=13366

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