Une tribune pour les luttes

LE R. S. A., la nouvelle panacée du gouvernement.

par Chrisitan Wattiez

Article mis en ligne le dimanche 9 mars 2008

Allons-nous comme à la mise en place du RMI trouver une solution « miracle ». Les débats avant la mise en place du R. M. I. arguaient que ce revenu allait permettre aux gens « pauvres » de mieux vivre, de trouver un logement, les centres d’hébergement et de réadaptation sociale (C. H. R. S.) devaient accueillir moins de monde.

Quel résultat aujourd’hui ?

Rappelez-vous des T. U. C., S. I. V. P., C. E. S., C. E. C. ; contrat emplois jeunes, C. N. E. etc.… Qu’en est-il aujourd’hui ?

Que propose le R. S. A. ? (Source carrefour local sénat)
Le revenu de solidarité active a pour objectif d’assurer l’augmentation des ressources d’une personne bénéficiaire d’un minimum social (exemple : le R. M. I. ou l’A. P. I.) Dans le but d’atteindre un revenu garanti qui tient compte des revenus et activité professionnelle et des charges de famille. Son but et d’inciter à l’insertion ou à la réinsertion, professionnelle, grâce à une meilleure articulation entre prestations sociales et revenus du travail et de lutter contre la pauvreté.

Important : Une partie du coût, pour les départements sera prise en charge par l’Etat environ 50 % du coût total/sa durée est fixée à trois ans.

Enfin : à savoir que le gouvernement devra présenter un rapport d’évaluation sur l’expérimentation du R. S. A. avant toute généralisation du dispositif.

Le revenu de solidarité active doit permettre d’obtenir des ressources issues de leur travail pour franchir le seuil de pauvreté.

Ou se situe le seuil de pauvreté aujourd’hui ?

Qui va profiter du R. S. A. ?

Les Rmistes ou les employeurs entre autre la fonction public (grand consommateur de toutes ces mesures).

Et après trois ans que va-t-il se passer ?

Les employeurs vont pouvoir bénéficier d’une main d’œuvre (parfois qualifiée) sans payer ou presque rien.
Ex. : Qui a été le plus grand consommateur des emplois jeunes. Ou sont-ils aujourd’hui que sont-ils devenus ?

Non le R. S. A. n’est pas pour moi une solution. D’ailleurs ne va-t-il pas devenir une obligation ?

Aujourd’hui onze départements l’expérimentent nous n’en savons pas grand-chose.

Ensuite imaginons que Monsieur le haut Commissaire change de fonction, son ou sa remplaçant(e) auront-ils les mêmes motivations.

Le vrai problème est que s’il n’y a pas de travail on ne peut l’inventer. On laisse des usines se délocaliser, fermer.

Que fait l’Etat ?

Ne serait il pas plus simple de redévelopper notre économie, ne faut-il pas que l’on redevienne performant dans certains domaines.

La vraie solution passe par là, développer l’économie dans notre pays et créer des emplois. Revoir la fiscalité pour les entreprises peut-être les aider à développer leur économie de marché.

On passe des contrats mais ce n’est pas la France du moins les Français qui en profitent.

Si toutes les grosses entreprises délocalisent que va-t-il rester chez nous ?

Et à quoi sert le R. S. A. ?

On n’a pas les moyens de créer des emplois par contre on offre 1,5 millions d’Euro au Président de la métallurgie et en plus on lui verse 20 000 € par mois de salaire pour un poste fictif.

De qui se moque-t-on ?

Non le R. S. A. n’est pas la panacée et je suis convaincue que dans trois ans le R. S. A., n’aura rien apporté.

Que faut-il faire alors ?

Arrêtez de mettre des placebos sur l’emploi. Pourquoi dans d’autres pays on parvient à retrouver du pouvoir d’achat et relancer l’économie ?

Cela fait maintenant plus de vingt ans que l’on nous promet de lutter contre le chômage. Je vous laisse regarder les chiffres.

Vous allez me dire ils ont baissé au premier trimestre 2008. (Mais comment). Les personnes radiées, les formations (bidon), les stages d’évaluation bien entendu si cela est pris en compte cela ne peut que baisser. Mais la réalité elle, ne dit pas la même chose.

De plus peut-on considérer que ces personnes ayant perçu des aides de l’Etat au début de leur carrière continueront même à la retraite d’être assistés.

Assisté à 20 ans pauvres jusqu’à la retraite ? Quel bel avenir pour nos jeunes.

Pour conclure ne croyez vous pas que les personnes aux smic vont être découragés voire (écœurés) car eux n’ont le droit à aucune aide ?

La question est donc : « vaut-il mieux accepter un RSA ou travailler au smic. A moins que l’on augmente le SMIC n’on pas sur l’indice à la consommation mais de deux cent euros. Pensez vous que 1200€ par mois c’est beaucoup pour vivre (plutôt pour survivre) ?

Ch. WATTIEZ

(Sources : carrefour local Sénat, haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté)

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