Une tribune pour les luttes

Appel d’universitaires et de chercheurs contre l’immigration jetable

Chercheur-e-s et enseignant-e-s-chercheur-e-s, nous participerons à la manifestation du 5 avril appelée par le collectif « Uni-e-s contre une immigration jetable ».

Déjà plus de 500 signatures

Article mis en ligne le jeudi 3 avril 2008

D’abord parce que, comme citoyens, nous ne pouvons nous résoudre à voir les droits de l’Homme bafoués par une politique d’immigration de plus en plus répressive, inhumaine et xénophobe (« rafles » de sans-papiers, arrestations et détentions d’enfants, traitements inhumains dans les centres de rétention, privation de leur liberté d’expression lorsqu’ils se révoltent, projet d’allongement à 18 mois de la rétention par la directive de la honte, développement des fichiers biométriques interconnectés comme Eloi, etc.). Depuis cinq ans, 100 000 sans-papiers ont été expulsés. Cette politique atteint, au-delà de la cible désignée des personnes sans papiers et des familles d’étrangers, l’ensemble de la population. Après avoir institué l’inique ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, elle affirme clairement qu’elle ne se satisfait plus de l’Etat de droit puisque la « commission Mazeaud » est aujourd’hui chargée de réviser la Constitution de manière à autoriser l’institution de quotas d’immigration en fonction de l’origine ethnique mais aussi afin de rendre la justice des étrangers encore plus expéditive (en supprimant la double intervention du juge judiciaire et du juge administratif).

Nous ne supportons pas le cynisme avec lequel le gouvernement en appelle à une « immigration choisie » pendant qu’il fait la chasse aux immigrés prétendument subis, ces femmes et ces hommes qui ont été Pvictimes de la complexité et des restrictions des lois françaises (notamment les lois de 2003, 2006 et 2007 qui accroissent encore plus l’arbitraire préfectoral et restreignent le droit d’asile) ; ces personnes qui, tenues par la peur, gardent des enfants que les crèches n’accueillent pas, construisent des bâtiments, font la cuisine ou la plonge des grands restaurants. Avoir le travail sans le travailleur, tel est le slogan implicite qui nous est proposé, et dont la contradiction annonce la remise en cause permanente des droits de tout un chacun.

Cette politique répressive touche non seulement les sans-papiers mais aussi les étrangers ayant un titre de séjour et les Français. Pour chacun des sans-papiers piégé par des contrôles d’identité iniques au faciès, combien d’étrangers en règle ou de Français qui n’ont pas la bonne couleur de peau se voient humilier quotidiennement ? Combien d’étrangers et de Français se voient refuser le droit d’épouser la femme ou l’homme de leur choix au prétexte que leur amour ne serait que de complaisance ?

Mais nous manifesterons aussi car, en tant qu’universitaires, nous ne tolérons pas que l’indépendance qui est à la base de notre profession soit quotidiennement remise en cause.

D’une part dans nos recherches, dans lesquelles un pouvoir, qui ne cache pas sa xénophobie et son racisme, tente de s’immiscer. Le dernier exemple est le projet d’instituer un « Institut d’études sur l’immigration » en octobre 2007, qui prétendait devenir un « guichet unifié » des études sur le sujet. Les chercheurs auraient désormais dû s’adresser à un institut présidé par une personnalité connue pour avoir imputé les révoltes de l’automne 2005 à la polygamie des familles africaines ; un institut dont le conseil scientifique devait se composer de quelques chercheurs accompagnés de hauts fonctionnaires et de responsables (passés ou actuels) de TF1, Total, Accor, Eiffage ou encore Renault ; un institut, enfin, qui devait dépendre non du ministère de la Recherche mais de celui de l’Immigration et de l’Identité nationale.

D’autre part dans l’enseignement supérieur, dont l’organisation est parasitée par l’intrusion des politiques xénophobes. Comment peut-on accepter qu’une autre instance que l’université et ses professionnels décide de l’admission d’un étudiant ou de sa poursuite d’études, et qu’elle se permette de juger de la cohérence de son parcours universitaire ? C’est pourtant ce que font les tout nouveaux Centres d’études en France, qui sélectionnent, dans les pays d’origine et à la place des universités, les étudiants que le gouvernement aura « choisis ». Pour ceux qui parviennent à s’inscrire dans une université française, leurs parcours universitaires sont ensuite contrôlés par les préfectures. Lesquelles, au prétexte d’une réorientation ou de quelques examens non validés, s’empresseront de refuser le renouvellement des titres de séjour. Les étudiants étrangers n’ont ainsi le droit ni à l’erreur, ni à l’hésitation. Quant à nous, leurs enseignants, nous voyons notre notation, conçue pour accompagner les étudiants puis certifier leurs aptitudes, transformée en instrument des préfectures pour livrer des personnes à la clandestinité ou à l’expulsion.

Parce que les atteintes de plus en plus graves aux droits des étrangers/ères sont aussi, indirectement, une atteinte à notre indépendance professionnelle, nous rejoignons l’appel du collectif « Unie-e-s contre une immigration jetable » non seulement comme citoyen-ne-s, mais aussi comme chercheur-e-s et enseignant-e-s chercheur-e-s, et appelons tous nos collègues à manifester le 5 avril.

http://universitaires-contre-une-immigration-jetable.webfmr.com/-

Premiers signataires :

Marie AMARA (Doctorante, Montpellier) Etienne BALIBAR (Professeur émérite, Université de Paris X Nanterre) Mohamed BELAALI (Enseignant, Poitiers) David BENLIAN (Professeur émerite, Marseille) Jennifer BIDET (Doctorante en sociologie, Lyon) Philippe BOURDIN (Professeur d’université, Clermont-Ferrand) Philippe CORCUFF (Maître de conférences de science politique, Lyon) Pierre COURS-SALIES (Professeur Université Paris 8) Saskia COUSIN (Enseignant-chercheur, IUT de Tours) Michel DELAMAR (Professeur Université Paris 7) Jean-Luc GAUTERO (Maître de conférences, Nice) Isabelle GONCALVES (Enseignant-Chercheur Paris) Jean-Luc GODET (Maître de Conférences, Angers) Claude JAMET (Maître de conférences, Serezin du rhône) Nicolas JOUNIN (Maître de conférences, Paris 8) Michel KOEBEL (Maître de conférences, Reims) Marie-Françoise LEBONNOIS (Psychologue, Cherbourg-Octeville) Annick MARECHAL (Professeur retraitée, Elancourt) Denis MARECHAL (Thésard, Nimes) Philippe MARLIERE (Politologue, Londres) Meryem MARZOUKI (Chercheur CNRS) Alain MORICE (Chargé de recherche au CNRS) Gérard NOIRIEL (Historien) Mary PICONE (Enseignant-chercheur, Paris) Cédric POCHIC (Chercheur CNRS, Paris) Ariel PROVOST (Professeur, Clermont-Ferrand) Emmanuelle SAVIGNAC (Anthropologue) Charles SOULIE (Maître de conférences, Paris 8) Anne STEINER (Maître de conférences sociologie, Paris) Jean-Pierre TERRAIL (Sociologue) Josette TRAT (Enseignante-chercheure en sociologie, Paris) Yann VACHER (Enseignant, IUFM de Corte) Annie VINOKUR (Professeur émérite) Loïc WACQUANT (Sociologue)

Retour en haut de la page

2 Messages

  • Le 7 avril 2008 à 22:20, par LEroux Sébastien

    Saint-Quentin en Picardie

    http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/120898/#

    Pour exprimer leur colére , ils ont sorti leur banderole . Les parents de Ludivine, 9 ans , handicapée , se battent pour leur fille ait un fauteuil roulant adapté à son lourd handicap ..

    Rue Jacques Lescot à Saint-Quentin.La maison de Ludivine 9 ans .Sur la facade flotte au vent du printemps , depuis hier , une banderole blanche , celle d’un combat . << J’ai hésité à la mettre >> explique le papa Sébastien Leroux l’a finalement fait .Il l’a accroché ce bout de tissu ou il est inscrit LA COLERE DE TOUTE UNE FAMILLE . << on se bat pour Ludivine , pour qu’elle est un fauteuil vraiment adapté à son handicap . CE N’EST PAS UN LUXE >> lance le pére dont le sentiment de culpabilité n’est pas long à percer .

    << si j’avais de l’argent , je lui achéterai moi ce fauteuil >> Et cette histoire en resterais la !Mais le probléme est que ce papa a du cesser son travail suite au handicap de sa fille . << Il faut biensur etre deux pour s’occuper d’elle >> En 2002 , cette famille Saint-Quentinoise est frappée par l’annonce de la maladie de Ludivine .Elle est atteinte d’une maladie mystérieuse sous forme visuel de micros abcés au cerveau et insuffisance de défences immunitaire .Conséquence , aujourd’hui , elle est totalement paralysée des menbres et ne parle plus suite à suite trés grave rechute brutale en avril 2007.

    C’était une bonne vivante , elle marchait , courait , adorait jouer au foot , faire de la moto , aller à la péche etc... raconte la maman en lui essuyant le visage .Une écharpe d’une équipe de L’OM installée au-dessus du lit médicalisé de Ludivine en atteste .Désomais , Ludivine qui voulait étre une écoliére comme tout le monde , ne communique uniquement par clin d’oeil ou rale . C’EST UN COUP TRES DUR !!! poursuit sa mére .Ce qu’elle n’accepte pas aujourd’hui est que l’on lui refuse un fauteuil roulant CONFORT adapté vraiment à son handicap .La maison départementale des personnes handicapées nous le refuse !!!Ils nous proposent un fauteuil simple avec coque , mais j’en veux pas de ce fauteuil répond la maman .Il n’est pas adapté à ma fille poursuit le pére .

    Un refus catégorique nourri par l’incompréhension totale .<< Un médecin justement ergothérapeute de la MDPH de LAON est passé à domicile il y a 3 mois pour voir les besions de Ludivine , alors meme que nous montions le dossier de demande pour ce fauteuil .Ce médecin était alors lui meme favorable au fauteuil CONFORT plutot qu’une coque .

    Aprés examen de leur dossier en commission vendredi 28 février 2008, le couperet tombe .Le fauteuil à coque moulé à la dimension de ludivine est adopté !!! Elle sera toujours droite et dans la meme position mime le papa .Le probléme est que Ludivine à des problémes neurologique notament des troubles de la déglutition .Elle peut s’étouffer meme avec simplement sa salive !!! Comment peut-on ainsi bouger Ludivine dans 1 coque lors de problémes de ce type ??? La coque est fixe , alors que le fauteuil confort propose divers positions favorable à ce genre de problémes .Le pére est absolument contre cette décision , << La MDPH veulent nous faire croire que le fauteuil coque c’est mieux pour elle . C’est surtout je pense une question de cout qui les à fait réfléchir !!! Le fauteuil idéal aux besions de Ludivine avoisine les 11 000 euros .
    N’oublions pas que c’est une enfant , elle a le droit de s’aérer , de voir autre chose . Les beaux jours arrivent , vous croyez que l’on va rester enfermer toute la journée ???? Elle aime bien se promener.Il faut qu’elle soit au mieux afin d’avoir une vie PRESQUE NORMALE !

    • Le 15 avril 2008 à 22:58, par leroux

      PLUSIEURS DEPARTEMENTS SE MOBILISE POUR CETTE MANIFESTATION !!!!
      REGARDEZ LES LIENS C’EST PAS DES BLAGUES !!!
      SUR INTERNET TOUS LE MONDE EN PARLE !!!
      FAITES PASSER L’INFORMATION !!!
      FAITES DES CHAINES MSN AFIN DE PUBLIC CETTE INFORMATION...
      * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

      Saint-Quentin en Picardie

      Pour exprimer leur colére , ils ont sorti leur banderole . Les parents de Ludivine, 9 ans , handicapée , se battent pour leur fille ait un fauteuil roulant adapté à son lourd handicap ..

      http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/120898/#

      http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/120898/#

      http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/120898/#

      Les parents de Ludivine organise une grande manifestation SAMEDI 19 AVRIL à 14HOO place de l’hotel de ville à Saint-Quentin dans l’AISNE , l’action partira de la place de l’hotel de ville , fera une halte à la sous préfecture , puis descendra rue d’Isle .Ceci afin de faire valoir les droits des personnes dans l’handicap .Beaucoup de médias seront présent pour cette opération baptiser " UN FAUTEUIL POUR LUDIVINE "

      Les parents de Ludivine venlent porter plainte auprés des droits de l’homme à la cour euopééne .

      MEDIAS
      FR3

      L’Aisne nouvelle
      Le courrier Picard
      L’Union
      etc........................

      Nous comptons fortement sur votre présence pour défendre les droits de Ludivine et biensurs autres personnes dans ce cas .
      Déja 450 personnes prévue à cette manifestation ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
      Nous vous remercions évidements fortement et comptons sur vous pour faire parvenir ce message à votre entourage .

      Le N° de TEL des parents : 03.23.60.28.35
      Le N°du président de UNE LUEUR D’ESPOIR 06.70.70.19.49
      Adresse internet des parents de Ludivine : le.9 chez hotmail.fr

Retour en haut de la page

Rubrique "Les pétitions"

0 | 5 | 10 | 15 | 20 | 25 | 30 | 35 | 40 | ... | 650