Une tribune pour les luttes

10 avril pour tous les personnels de l’éducation nationale, les lycéens, les parents d’élèves : touTEs en grève !

Dans les écoles, les collèges, les lycées et àl’université !

Article mis en ligne le samedi 5 avril 2008

Depuis plusieurs semaines des établissements d’Île de France et d’autres régions de France se mobilisent contre les suppressions de postes d’enseignants et de vie scolaire, la multiplication des heures supplémentaires imposées ou non, la suppression des BEP et la généralisation des bacs pro en 3 ans, la disparition de nombreuses options...

De nombreux établissements sont bloqués ou en grève. Les manifestations du 27 mars et du 3 avril ont été importantes et attestent de la montée de la mobilisation avec des lycéens chaque fois plus nombreux dans la rue.

Les AG des établissements en lutte et en particulier celle de la Région parisienne, travaillent à l’amplification du mouvement.

SUD Education s’inscrit dans cette dynamique en relayant l’appel de l’AG Ile-de-France et de l’intersyndicale qui a fixé la journée de grève académique au 10 avril.

Mais ce n’est pas suffisant ! Sud-éducation a décidé d’en faire un appel national et intercatégoriel. Le 10 avril doit permette aux personnels du premier et du second degré, aux universités et aux lycéens de faire converger leurs revendications.

Si des préavis de grève sont déposés chaque semaine pour permettre aux collègues d’agir dans leurs établissements, leurs académies, il faut passer à la vitesse supérieure contre la casse de l’éducation nationale !

D’ici là les lycéens seront dans l’action mardi 8 avril. Sud Education appelle les personnels de l’Education et les parents d’élèves à manifester massivement avec les lycéens pour faire converger nos revendications ! Il est de notre responsabilité d’adultes d’être aux côtés des jeunes qui luttent avec nous.

De la maternelle à l’université toutes les catégories de personnels sont concernées : suppressions de postes, décentralisation/privatisation de secteurs entiers..., précarisation accrue de tous les personnels de l’éducation. La pression hiérarchique s’accroît, le flicage avec base-élèves se généralise. Dans le premier degré, les mesures annoncées vont dégrader les conditions de travail des enseignants et des élèves : nouveaux programmes, flexibilisation avec les deux heures de « soutien », stages de « remédiation », super-directeurs…

Cette politique de restriction budgétaire constitue une régression sociale pour les personnels et une dégradation supplémentaire du service public d’éducation. Elle s’inscrit dans une attaque plus large contre le monde du travail (baisse du pouvoir d’achat, casse des retraites, de la couverture maladie, du droit du travail...).


L’unité dans les luttes et leur convergence sont plus que jamais une nécessité.

http://www.sudeducation.org/article2443.html

17 boulevard de la Libération 93200 Saint-Denis

tél 01 42 43 90 09

fax 01 42 43 90 32

fede chez sudeducation.org


IdF : 9 syndicats appellent à la grève le 10 avril

L’appel intersyndical peut être téléchargé au format pdf ici :

http://www.fo-snfolc.fr/IMG/pdf_Appel_manif_inters_04-04-08.pdf

ACADEMIES DE PARIS, CRETEIL et VERSAILLES

SNES, SNEP, SNUEP, SNFOLC, CGT, SUD-EDUCATION, CGT-EDUC’ACTION, CNT, SGEN-CFDT(Paris et Créteil)

Collèges, lycées, lycées professionnels

GRÈVE ET MANIFESTATION

JEUDI 10 AVRIL 14H - RER Luxembourg

LE MINISTRE DOIT ENFIN ENTENDRE
LES REVENDICATIONS ET LES SATISFAIRE !

Le ministère a décidé d’aggraver brutalement la situation dans l’Éducation nationale : plus de 2000
postes supprimés pour la région parisienne ! 280 à Paris, 848 à Créteil et 974 à Versailles.
Alors que depuis 2003 se sont accumulées chaque année d’importantes suppressions de postes qui ont
conduit nombre d’établissements dans des situations difficiles, la transformation de postes en heures
supplémentaires aboutit à flexibiliser les services et les affectations des enseignants. La fermeture
massive des sections de BEP par le biais de la généralisation des baccalauréats professionnels en 3 ans
va exclure les élèves les plus en difficulté de toute possibilité de parvenir à un diplôme et générer la
disparition d’un grand nombre des postes de PLP en quelques années. Et le gouvernement prévoit d’aller
beaucoup plus loin encore avec la suppression programmée de 80 000 emplois d’ici à 2012 dans le cadre
de la Révision Générale des Politiques Publiques et d’un « Livre Blanc » s’inspirant du rapport POCHARD
que nous ne saurions accepter comme base de discussion.!

L’offre de formation sera alors réduite (ce qui est une application anticipée du rapport Pochard que nous
rejetons, le choix du gouvernement pour ne pas remplacer les départs en retraite et qui préfigure les
réformes en préparation pour le second degré), certains enseignements ne seront pas assurés tandis que
les classes surchargées vont se multiplier, le nombre des dédoublements et des options s’abaisser. Ceci
alors que, d’ores et déjà, il n’est pas rare que des élèves ne trouvent pas à s’inscrire dans la filière de leur
choix ou que la possibilité de redoubler soit refusée à des élèves de Terminale ! Pour les enseignants,
c’est la mise en cause de leurs garanties statutaires, la diminution du nombre de postes et l’augmentation
des HSA, des compléments de service toujours plus nombreux, une précarisation accrue et une
aggravation continuelle des conditions d’enseignement.

Le rétablissement pour la rentrée de moyens permettant à tous, personnels
et élèves, de travailler correctement, passe par la satisfaction de nos
revendications :
- Annulation des 2102 suppressions et création des postes nécessaires !
- Restitution des postes transformés en heures supplémentaires !
- Maintien des BEP ! Non à la généralisation des bac pro 3 ans !
- Ouverture de véritables négociations sur les métiers de l’éducation dans le respect des
statuts et des missions et dans le sens d’une amélioration des conditions de travail.
- Réemploi et titularisation des personnels précaires.

Face à la mobilisation des personnels et des lycéens, appuyés par les
parents, le ministre doit négocier, un collectif budgétaire doit être voté

Les organisations syndicales et de parents d’élèves signataires attirent solennellement l’attention du
ministre sur la nécessité de renoncer immédiatement à toute provocation et répression à l’égard des
jeunes dont il faut souligner le sérieux avec lequel ils ont organisé les manifestations. Elles appellent à la
vigilance et demandent la libération des manifestants interpellés et la levée des procédures judiciaires à
leur encontre

Des dizaines et dizaines de délégations se sont rendues aux rectorats, aux IA et au ministère. Des milliers
de pétitions ont été signées et déposées. Des dizaines de milliers de manifestants sont descendus dans
la rue.

Le ministre doit nous entendre
L’intersyndicale région parisienne appelle les personnels du second degré
à la GRÈVE ET MANIFESTATION JEUDI 10 AVRIL en direction du ministère

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