Une tribune pour les luttes

jeudi 25 septembre 2008

MARSEILLE

17 h 30

17 h 30 à 18 h 30, cours St Louis (au croisement Canebière – Rue de Rome)

Thème du 25 septembre

Le « pacte européen sur l’immigration et l’asile »

Les cercles de silence à Marseille

La France proposera à l’adoption du prochain conseil des ministres de l’Union Européenne, les 24 et 25 novembre, son « pacte européen sur l’immigration et l’asile » dont les aspects les plus dangereux nous semblent être les suivants :
Le contrôle des frontières extérieures de l’U.E. sera renforcé et de l’éloignement des étrangers en situation irrégulière sera accru.
Pour passer des accords économiques avec l’U.E., les pays du Sud seront obligés de :
- Signer des accords de réadmission les engageant à reprendre sur leur territoire, non seulement leurs propres ressortissants en situation irrégulière, mais également tous les étrangers ayant transité par leur pays pour se rendre en Europe.
- Mettre en place une politique pour bloquer, contrôler et renvoyer ces migrants candidats à l’Europe. Cela se traduirait par la multiplication des contrôles, des violences, de la xénophobie, et concrètement des « camps pour étrangers ».
- Mettre en place une politique pour empêcher leurs ressortissants candidats à l’émigration vers l’Europe de mettre leur projet à exécution en faisant de l’émigration irrégulière un délit, en violation de l’article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme . C’est déjà le cas au Maroc et en Algérie. Concrètement cela se traduirait par une militarisation de ces sociétés qui ont déjà tant de mal à s’en libérer.
- En contrepartie, l’Europe leur accorderait des quotas de migrants en fonction des besoins de celle-ci, notamment en personnes hautement qualifiées. Quant à l’aide au développement, les promesses sont un leurre quand on sait que les pays européens n’ont pas respecté jusqu’à maintenant les engagements qu’ils ont pris à ce sujet.

Les 20 & 21 octobre, à Paris, aura lieu la seconde conférence interministérielle euro-africaine au cours de laquelle les pays africains se verront pro(im)poser le type d’accord que nous venons d’exposer, appelés par ailleurs « de gestion concertée des flux migratoires et de co-développement ».
Derrière des mots ronflants, nous voyons se profiler une nouvelle forme de colonialisme reposant sur le libre accès à leurs ressources, l’exploitation de leur main d’oeuvre et l’assignation à résidence de la très grande majorité.

LES CERCLES DE SILENCE à MARSEILLE

Qu’est ce que le cercle de silence ?


Le cercle de silence est l’action d’un collectif de citoyens qui refusent le traitement inhumain que l’Etat français réserve aux migrants en situation irrégulière du fait de dispositions législatives, nationales ou européennes, contraires aux droits fondamentaux de la personne humaine.

Pourquoi en cercle ?
Dans le cercle, nous sommes tous à égale distance du centre qui représente les Droits humains fondamentaux.
« Tous les Hommes naissent libres et égaux en dignité et en droit »
Le cercle symbolise la liberté humaine, capable de produire
de la justice, de l’égalité, du sens.

Pourquoi en silence ?
Nous faisons silence pour écouter la souffrance des « sans papier »,
provenant de la peur constante d’être renvoyé et d’une précarité parfois très grande.
Nous faisons silence pour réfléchir sur cette situation et en rechercher le sens :
- Quelle image de l’Homme véhicule une politique aux accents xénophobes ?
- Où nous mène-t-elle ?
- Vers quelle forme de société voulons-nous cheminer ensemble ?

Ce silence veut être :
- un moyen d’action à la portée de tous ;
- une interpellation adressée aux pouvoirs publics ;
- un temps d’intériorité pour une prise de conscience ;
- elle peut déboucher sur un engagement plus motivé.

Les prochains rendez-vous :

- Jeudi 25 septembre de 17h30 à 18h30, cours St Louis
(au croisement Canebière – Rue de Rome)
- Jeudi 23 octobre de 12h30 à 13h30, place de la Joliette
- Jeudi 27 novembre de 17h30 à 18h30, Rond point du prado

Les cercles de silence sont soutenus à Marseille par :
le CCFD – la Cimade – la Pastorale des Migrants – le Réseau Éducation Sans Frontières