Une tribune pour les luttes

Non à l’expulsion de BASSEM, père d’enfant français.

Rendez-vous demain, samedi 13 novembre à partir de 6h à la porte Chanterac
Le Danielle Casanova est finalement parti avec Bassem à son bord, laissant en France sa femme enceinte et son fils.

Article mis en ligne le vendredi 12 novembre 2010

Père d’un enfant français de 5 mois, Bassem a 25 ans, vit depuis 2 ans
avec sa compagne française N. qui est enceinte de leur deuxième enfant.
Tout ça n’aura pas suffit pour annuler la folle machine administrative à
expulser.
Samedi 13 novembre, une trentaine de personnes ont répondu à l’appel du
RESF et d’ABP (Amoureux au Ban Public), et ont alerté par tracts les
passagers du navire Daniel Casanova (Sncm) sur la situation de Bassem.
Avec 3h de retard le paquebot est finalement parti pour Tunis avec Bassem
à bord.
Nous restons en contact avec lui et sa compagne, en comptant bien revoir
Bassem rapidement en France, aux côtés de son enfant, ce qui est son droit
le plus élémentaire.


Rendez-vous demain, samedi 13 novembre à partir de 6h à la porte Chanterac (arrêt du tram "euroméditerranée-arenc") pour une distribution de tracts aux passagers
Appel à fax et à mail au Préfet des Bouches-du-Rhône

L’expulsion de Bassem Gharsallaoui a finalement été fixée pour demain, samedi 13 novembre par bateau au départ de Marseille vers Tunis par la compagnie SNCM à 11h30.

Bassem GHARSALLAOUI est père d’un enfant français. Il a 25 ans, il vit avec sa compagne française N. depuis 2 ans.

Ils ont un enfant de 5 mois et N. est enceinte de leur deuxième.

Au mois d’octobre 2009, ils décident de partir vivre en Angleterre, Bassem étant en situation irrégulière en France. Au printemps 2010, N. revient à Marseille pour rendre visite à ses parents et suite à un décès dans sa famille, elle reste à Marseille et y accouche en juin.
En septembre, n’y tenant plus, Bassem décide de venir voir son fils et sa compagne à Marseille. Peu après son arrivée, ils se rendent à la mairie pour que Bassem puisse reconnaître leur enfant. La personne qui les reçoit dans le bureau de l’état civil refuse de faire la reconnaissance et menace d’appeler la Police aux Frontières (PAF).

Le 29 octobre 2010, Bassem a été interpellé et placé au Centre de Rétention du Canet. Il a pu finalement reconnaître son enfant, emmené par la PAF dans la mairie où on le lui avait refusé !

BASSEM DÉSIRE RESTER EN FRANCE AUPRÈS DE SA COMPAGNE ENCEINTE ET DE LEUR ENFANT DE 5 MOIS, POUR POUVOIR RÉGULARISER SA SITUATION.
SA COMPAGNE SERA AVEC NOUS AU PORT DEMAIN MATIN SAMEDI POUR S’OPPOSER À SON ’EXPULSION.

Les Amoureux au Ban Public se joignent aussi à cette action de soutien.

> RDV À PARTIR DE 6H À LA PORTE CHANTERAC, POUR SENSIBILISER LES PASSAGERS DU BATEAU.
(porte d’embarquement des voitures sur le port de Marseille, en voiture suivez les panneaux « gares maritimes »)


Vous pouvez aussi FAXER ou MAILER au nouveau Préfet des Bouches-du-Rhône M. PARANT, modèle ci-dessous :

Fax : 04 91 15 62 10
Mail : hugues.parant chez bouches-du-rhone.pref.gouv.fr
Cabinet du Préfet : cabinet chez bouches-du-rhone.pref.gouv.fr

À l’attention de Monsieur Hugues PARANT, Préfet des Bouches-du-Rhône

Objet : URGENT – Situation de M. Bassem GHARSALLAOUI

Monsieur le Préfet,

Je me permets par ce fax, d’attirer votre attention de toute urgence sur la situation de M. Bassem GHARSALLAOUI, en rétention depuis 14 jours au CRA du Canet à Marseille.

Le 29 octobre dernier, M. Gharsallaoui a été interpellé et placé au Centre de Rétention du Canet, et vous avez pris à son encontre un arrêté de reconduite à la frontière. Il est donc prévu comme passager involontaire sur le bateau Marseille-Tunis ce samedi 13 novembre 2010 à 11h30.

M. Bassem Gharsallaoui est père d’un enfant français. Sa compagne française, avec qui il vit depuis deux ans, est enceinte de leur deuxième enfant.
Et vous envisagez à présent de le renvoyer dans son pays d’origine, loin de la famille qu’il vient à peine de fonder.

Cette situation me semble humainement inacceptable, Monsieur le Préfet. C’est la raison pour laquelle je me permets de vous demander de bien vouloir renoncer à l’éloignement de M. Bassem Gharsallaoui et de le libérer, lui donnant ainsi la possibilité de régulariser sa situation dans les prochains mois et de vivre auprès de sa compagne et de ses enfants, en vertu de l’article 16 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme qui garantit le droit de fonder une famille « sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion ».

Dans l’espoir que vous saurez entendre ma requête, veuillez agréer, Monsieur le préfet, l’expression de mes sentiments citoyens les plus déterminés.

Réseau Education Sans Frontières 13
resf13 chez no-log.org 06 31 32 48 65
61 rue Consolat 13001 Marseille
http://www.educationsansfrontieres.org

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