Une tribune pour les luttes

Marseille<Après les dernières arrestations à la maison du Peuple kurde et son saccage,

Importante manifestation de protestation et de solidarité à la communauté Kurde.

Article mis en ligne le mardi 14 décembre 2010

2500 Kurdes et leurs amis ont descendu la Canebière le samedi 11 décembre 2010 pour protester contre l’actuelle criminalisation permanente de l’industrieuse communauté kurde bien connue pour son calme.

Comme en avril 2007 à Paris, en janvier 2009 et février 2010 à Marseille et à Montpellier, comme en mai 2010 à Rennes, des Kurdes ont été interpellés le mardi 7 décembre à Rennes et à Marseille.
Si les trois Kurdes mis en garde à vue à Rennes ont été relâchés, 2 personnes sur 7 sont toujours en garde à vue à Marseille et, pour la énième fois, la Maison du Peuple Kurde de Marseille a été perquisitionnée.

La manifestation de protestation de ce samedi 11 décembre a rassemblé plus de 2500 personnes : c’est l’une plus grandes manifestations jamais réalisées à Marseille par les Kurdes et leurs amis.

Des prises de parole d’organisation variées ont eu lieu en soutien sur le Vieux Port.
Les représentants locaux du Parti communiste ont notamment exprimé leur solidarité avec les responsables de la Maison du peuple kurde, boulevard Longchamp, dont les locaux ont fait récemment l’objet d’une perquisition.

Cette criminalisation n’a d’autre but
que de faire peur aux résidents en France qui sont souvent des réfugiés politiques victimes de discriminations et d’une répression féroce dans une Turquie autocratique qui emprisonne à tour de bras les journalistes, les élus et les défenseurs des droits de l’homme, qui brûle et bombarde des villages au Kurdistan ;
de donner des gages au gouvernement turc en échange des contrats juteux que Nicolas Sarkozy espère conclure lors de sa prochaine visite à Ankara ;
de créer un climat anxiogène en faisant croire que des organisations terroristes sont implantées en France.
Toutes les interpellations qui ont eu lieu jusqu’ici n’ont abouti jusqu’à présent à aucune condamnation de quelque sorte que ce soit.

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Comme en avril 2007 à Paris, en janvier 2009 à Marseille, et le 26 février 2010, le mardi 7 décembre 2010, la police a interpellé et mis en garde-à-vue 6 personnes à Marseille.


Sur le saccage et les dernières arrestations à la Maison du Peuple Kurde voir Mille Bâbords15957


Sur les arrestations du début de l’année 2010, voir Mille Bâbords 13475 et 13547


Sur les persécutions des Kurdes en Turquie, voir Mille Bâbords 15738

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6 Messages

  • Le 13 décembre 2010 à 08:45, par

    http://www.mediapart.fr/club/blog/m...

    Les juristes européens réclament un tribunal pour les kurdes

    12 Décembre 2010 Par Maxime Azadi

    (...)

    Une soixantaine d’avocats et de juristes ont discuté pendant deux jours pour se lancer dans une vaste campagne contre les lois antiterroristes et la politique de criminalisation de la communauté kurde en Europe.

    (...)

    Les juristes et les avocats ont discuté le dernier jour de la conférence la possibilité de création d’un tribunal international pour juger les crimes commis envers les kurdes, suivant l’exemple du Tribunal Russell, désigné par Tribunal international des crimes de guerre et Tribunal Russell-Sartre,

    (...)

  • Le 14 décembre 2010 à 08:05, par

    30 novembre 2010

    http://www.midilibre.com/articles/2...

    Le Montpelliérain a été arrêté fin février pour avoir accueilli sur le Larzac un supposé camp d’entraînement du mouvement du PKK

    « Vous savez, quand on été prisonnier kurde en Turquie, qu’on a connu la torture... » _ En avril dernier, Ali Dogan commentait avec un certain recul ses démêlés avec la justice française. Deux mois plus tôt, ce quinquagénaire naturalisé, installé en France depuis vingt-quatre ans, avait été interpellé par les services de la sous-direction antiterroriste (Sdat).

    Figure connue de la communauté kurde de Montpellier, Ali Dogan est accusé d’avoir formé des militants du PKK sur un terrain du Larzac lui appartenant, le mas Razal. À l’échelle européenne, le Parti des travailleurs kurdes (PKK) est considéré comme une organisation
    terroriste, mais l’annonce de la mise en cause du Montpelliérain avait provoqué de nombreuses réactions d’étonnement, notamment celle de José Bové, voisin du Montpelliérain sur le plateau du Larzac.

    À la mi-mars, Ali Dogan a été remis en liberté - comme la plupart des vingt Kurdes interpellés au même moment que lui - mais placé sous contrôle judiciaire au mas Razal. Une situation qui n’a pas évolué d’un pouce depuis. « On en est toujours au même point. Il y a quelques jours, j’ai été invité à Bruxelles, au Parlement européen, en tant que spécialiste de la question kurde. Le juge m’a donné l’autorisation d’y aller. Mais à part ça, rien. C’est difficile à vivre », explique l’intéressé.

    (...)

  • Le 14 décembre 2010 à 13:37, par

    14.12.10

    L’interdiction du Hadep (Parti démocrate populaire), l’un des principaux partis pro-kurdes de Turquie, a été condamnée mardi par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Cette mesure ne répondait à « aucun besoin social impérieux », estime la juridiction du Conseil de l’Europe, selon laquelle Ankara a porté atteinte au droit à la liberté de réunion et d’association.

    L’arrêt a été rendu à l’unanimité des juges et accorde 24.000 euros de dommage moral aux anciens dirigeants du Hadep. La Cour condamne également la Turquie pour avoir interdit toute activité politique pendant cinq ans à 28 d’entre eux.

    Dissous en mars 2003 en raison de liens supposés avec le PKK, une organisation séparatiste classée comme terroriste par l’UE, le Hadep « condamnait la violence et proposait des solutions politiques démocratiques, compatibles avec les règles de droit et les droits de l’homme », affirme la CEDH.

    Reuters

  • Le 18 décembre 2010 à 09:25, par

    vendredi 17 décembre 2010

    Harcèlement judiciaire à l’encontre des associations kurdes en France

    Manifestation - Samedi 18 Décembre - 14h -

    Rassemblement sur la place Saint Augustin, Paris 8

    Depuis début 2007, la communauté kurde de France est touchée par des opérations judiciaires de grande ampleur menées sous le couvert des lois antiterroristes, à intervalles réguliers. En dernier lieu, le 7 Décembre 2010, la police a effectué des perquisitions musclées dans les locaux de la Maison du Peuple Kurde ainsi qu’aux domiciles de plusieurs Kurdes à Marseille. Au même moment, un scénario semblable se déroulait à Rennes.

    Total des opérations, une dizaine de personnes ont été interpellées, dont quatre ont été envoyées en prison. Parmi ces dernières, se trouvent deux personnes âgées, dont une est gravement malade. Ce qui leur est reproché ? Fréquenter ou travailler dans des associations kurdes suspectées d’être proches du PKK, un parti qualifié de ’’terroriste’’ par les ’’très démocratiques’’ États européens.

    Il est difficile de comprendre cet acharnement des autorités françaises contre les Kurdes à un moment où la Turquie semble ne plus exclure des négociations avec le PKK, et alors que ce dernier tente depuis des années de négocier une solution démocratique à la question kurde.

    Au lieu de jouer les justiciers antiterroristes les milieux associatifs kurdes, les États européens devraient se hâter de soutenir les efforts de paix en Turquie. C’est pour eux un devoir, non seulement parce qu’ils ont une responsabilité dans ce conflit qui dure depuis près de 30 ans, mais aussi parce que la Turquie est aux portes de l’Europe. S’ils continuent à fermer les yeux sur la question kurde et à la traiter comme un problème de terrorisme, ils risquent de voir le conflit déborder chez eux.

    Participent et/ou soutiennent cette action :

    LE MRAP ; LE MOUVEMENT DE LA PAIX ; AIAK (Association Iséroise des Amis des Kurdes) ; AMITIE KURDE DE BRETAGNE ; FEYKA-KURDISTAN (fédération des associations kurdes en France) ; CENTRE CULTUREL KURDE AHMET KAYA ; KON-KURD (Confédération des Fédérations Kurdes d’Europe)
    NPA

  • Le 18 décembre 2010 à 14:55, par
  • Le 19 décembre 2010 à 10:47, par

    Amnesty International - Groupe Redon

    Samedi 18 décembre 2010

    Certains ont connu et se souviennent de Kadir, le « Kurde breton », comme il se nomme. Il est né en Turquie et en est parti en 98. Son frère aîné est mort ; son second frère a été arrêté en 82 et il a disparu.

    Kadir a vécu à Redon de fin 98 à février 2004. Il a participé, comme traducteur, au film de Régis Blanchard : «  Un hiver à Istanbul », film qui décrit la politique d’isolement, menée par la Turquie, à l’encontre des milliers de prisonniers politiques turcs et kurdes.

    Il est en prison à Izmir, prison de type F, depuis le 9 juillet 2008, il a subi des tortures et ce que ce film dénonce, la violence physique et psychologique, il la subit au quotidien. Ainsi, il vit souvent des périodes d’isolement où il ne peut ni recevoir de courrier ni en envoyer. Sa famille vit très loin d’Izmir et elle ne peut le visiter. Il a aujourd’hui 32 ans, il est marié et père de trois enfants.

    Kadir a été arrêté en Turquie le 4 janvier 2008. Il a été condamné à 11 ans et 3 mois de prison « le jugement a duré 2 ans, 7 procès au total et chaque audience n’a pas duré plus de 10 minutes...
    L’accusation d’appartenance au PKK n’est fondée sur aucune preuve » Ce qu’on lui reproche, c’est d’avoir travaillé un an, en 2004, à ROJ TV, télévision kurde en exil qui émet depuis le Danemark. On peut noter que le gouvernement turc a été débouté de ses plaintes contre ROJ TV.

    Kadir souffre de problèmes visuels graves, dus aux périodes passées dans le noir. Des soins et une hospitalisation s’avèrent nécessaires. _ Depuis cet été, il n’a plus d’avocat pour assurer sa défense.

    Il a besoin de notre soutien.

    Vous pouvez lui écrire en anglais, en turc ou en français :

    A.Kadir DILSIZ

    2 Nolu F tip C-evi

    Kiriklar Buca

    IZMIR - TURQUIE

    Pour être informé(e) ou participer aux réunions, vous pouvez nous transmettre vos coordonnées à :

    amnesty.redon chez gmail.com

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