Une tribune pour les luttes

Marseille Nouvelle manifestation samedi 15 janvier 14 h 30 aux Mobiles en haut de la Canebière

Marseille / Rassemblement de soutien aux luttes populaires du Maghreb

Mercredi 12 janvier, un milliers de personnes ont gagné à Marseille le Consulat de Tunisie placé sous la protection des CRS, aux cris de "Ben Ali assassin", Ben Ali, casse-toi", A bas la dictature, Vive la liberté, "Ben Ali assassin, Sarkozy complice"
Voir photos et vidéo.

Article mis en ligne le jeudi 13 janvier 2011

Vidéo :
Marseille : manifestation de soutien aux Tunisiens
http://www.laprovence.com/video/Mar...


http://www.lamarseillaise.fr/le-fai...
(...)
A Marseille, devant les portes closes du Consulat de Tunisie, boulevard d’Athènes, il n’y avait hier que ce mot là dans les bouches : «  liberté ».
Quelques centaines de manifestants , des Algériens aussi, ont tenu à participer à ce mouvement de protestation qui n’est pas prêt de s’éteindre. « Nous ne savons même pas, tant la censure veille au grain, le nombre de morts que l’on relève dans tous les coins du pays ». Et Jamila d’ajouter que l’inquiétude est telle « que nous ne pouvons même pas avoir des correspondances téléphoniques fiables, sans risquer de compromettre nos familles ». La jeune femme jette des regards furtifs à gauche et à droite. Elle sait que parmi les manifestants, traînent aussi quelques membres de ces milices qui sont là, pour ficher toutes celles et tous ceux qui contesteraient la légitimité de Driss Ben Ali que les manifestants qualifient de «  roi du peuple ». Dans sa robe d’avocat, Maître Moussa avoue avoir fui son pays « pour respirer. En France, j’ai vécu cinq ans de galère, mais je ne les échangerai pour rien au monde avec un jour de souffrance d’un jeune tunisien. »
La souffrance, ce mot qui revient sans cesse dans la bouche de ces jeunes, militants ou non, qui ont tenu à dire dans les rues de Marseille leur dégoût de ces régimes dits démocratiques qui abattent de sang froid leurs propres enfants. « Sans que, du côté du gouvernement français, il y ait plus de protestation que cela. Ecoutez le cri des manifestants : ce n’est pas pour rien qu’ils traitent Ben Ali d’assassin et Sarkozy de complice. »
Au cœur de ce drame, un éclat de rire pourtant. Devant les portes du consulat tunisien, une rangée de CRS, dos au mur. «  Ce sont eux, les hittistes, s’esclaffe Jamal. Ils essaient comme ils le peuvent d’empêcher cette façade branlante de s’écrouler définitivement. Et si ce n’est pas pour ce soir, nous serons encore là demain et les jours qui viennent. Nous sommes assez malades pour contaminer tout le Maghreb ».
Gérard Lanux


Témoignage

Avant 18h., Le premier manifestant les larmes aux yeux a brandi sa pancarte sous le crépitement des flashes, puis d’autres pancartes sont apparues, des drapeaux tunisiens, les premiers cris ont jailli et la foule en désordre, au lieu de prendre comme prévu la Canebière a gagné par la voie la plus directe, pour le conspuer, le Consulat de Tunisie tout proche défendu par de nombreux CRS .

Après avoir crié longuement devant le consulat fermé (Alors qu’aux manifestations de soutien aux luttes à Redeyef, des dizaines d’hommes de main menaçants en sortaient avec pancartes et hauts-parleurs couvrant nos voix), la manifestation est revenue en haut de la Canebière où de nombreuses prises de parole libres accompagnées de slogans et chants de la foule ont eu lieu.

Avant la dispersion, un nouveau rendez-vous a été fixé pour samedi prochain au même endroit à 14h.30 pour y être encore plus nombreux.

JPEG - 193.1 ko
JPEG - 166.9 ko
JPEG - 157.1 ko
JPEG - 148 ko
JPEG - 199.7 ko
JPEG - 140.3 ko
JPEG - 105.2 ko
JPEG - 140.5 ko
JPEG - 122.1 ko
JPEG - 15.7 ko

Marseille / Rassemblement de soutien aux luttes populaires du Maghreb

Nous affirmons notre solidarité sans faille avec le formidable mouvement de contestation que connait la Tunisie ainsi qu’avec les mots d’ordre de la révolte initiée à Sidi Bouzid.

Nous dénonçons l’attitude du pouvoir qui répond aux Tunisiennes et aux Tunisiens par les balles, les arrestations, l’intimidation et la répression.

Nous appelons à la libération immédiate et à l’arrêt des poursuites à l’encontre de tous les emprisonnés de ce mouvement comme de ceux qui l’ont précédé, notamment celui des révoltés du bassin minier de Gafsa, ainsi que les étudiants emprisonnés en raison de leur activité syndicale.

Nous réclamons que les responsables de la répression, des violences à l’encontre de la population qui ont causé la mort et des blessures graves parmi les manifestants soient traduits en justice.

Nous appelons à une mobilisation nationale et internationale d’ampleur en soutien à la révolte du peuple tunisien initiée par les habitants de Sidi Bouzid.

Nous faisons nôtres les mots d’ordre scandés dans les manifestations à travers toute la Tunisie :

Pour le droit au travail et le droit de gagner sa vie dignement ;
Pour une juste répartition des richesses ;
Contre la corruption et le népotisme.

Nous maintiendrons une mobilisation vigilante pour soutenir toutes les victimes de la répression, pour faire échec à l’entreprise de criminalisation de la contestation, pour répondre aux agressions qui visent les syndicalistes, les avocats, les média indépendants du pouvoir, les associations et partis solidaires de la révolte tunisienne.

Solidarité totale avec les luttes du peuple tunisien.

Premiers signataires : Alternative Libertaire-Marseille (AL) – Association des Travailleurs Maghrébins de France(ATMF) – Association des Tunisiens en France (ATF) - ATTAC Marseille - Confédération Nationale du Travail (CNT) - Fédération pour une Alternative Ecologique et Sociale (FASE) – Femmes en noir - Gauche Unitaire - Ligue des Droits de l’Homme (L.D.H.13) – Mouvement ETTAJDID de Tunisie - Mouvement contre le Racisme pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP 13) - Nouveau Parti Anticapitaliste (N.P.A.13) – Parti Communiste Français (PCF13) - Parti de Gauche (PG) - Parti des Indigènes de la République (P.I.R Marseille) – Rassemblement pour une Algérie Progressiste (RAP Marseille) – Radio Kalima – Rouge Vif 13 – Solidaires 13 – Survie –

Retour en haut de la page

34 Messages

  • Le 7 janvier 2011 à 11:04, par

    Solidarité avec le peuple Tunisien qui lutte pour sa liberté et Dignitée.

    Tout savoir sur la situation en Tunisie :

    http://nawaat.org/

    • Le 7 janvier 2011 à 12:09, par

      Le réveil Tunisien .

      • Le 7 janvier 2011 à 12:24, par

        Manifestation place du Molard en faveur des droits en Tunisie

        RASSEMBLEMENT | Plusieurs manifestations de soutien ont été organisées jeudi en Suisse.

        ATS | 06.01.2011 | 18:50

        La situation en Tunisie a des répercussions en Suisse. Une manifestation contre le gouvermenent tunisien a eu lieu jeudi en fin de journée à Genève sur la place du Molard, a indiqué la police sans autres détails.

        A Lausanne, une dizaine de militants de Solidarités ont occupé pacifiquement jeudi les locaux abritant le consulat honoraire de Tunisie pour protester contre la répression exercée par le régime du président Ben Ali. Ils ont demandé au consul de démissionner pour marquer son désaccord avec ce régime, demande déclinée par l’intéressé.

        Troubles sociaux

        Des grèves, des manifestations de rue et des tentatives de suicide ont été observées jeudi dans des localités du centre, du sud et de l’ouest de la Tunisie, a-t-on appris de sources syndicales locales. Le pays est le théâtre de troubles sociaux sur fond de chômage depuis le 19 décembre.
        A Sidi Bouzid (265 km au sud de Tunis), la plupart des lycées et collèges étaient en grève mais aucun incident violent n’a été enregistré dans cette ville endeuillée au lendemain de l’enterrement de Mohamed Bouaziz, a indiqué Ali Zari, responsable syndical local.

        Mohamed Bouazizi, 26 ans, s’était immolé devant les locaux du gouvernerat (préfecture) le 18 décembre pour protester contre la saisie de son étal de primeurs par des agents municipaux. Il est devenu depuis le symbole de la contestation contre le chômage et la précarité sociale.

        Avant de passer à l’acte, il avait cherché en vain à plaider sa cause devant le gouverneur de la région, limogé par la suite. Une femme et ses trois enfants, qui avaient menacé mercredi soir de se suicider collectivement pour exiger du travail et un logement, ont été reçus par le nouveau gouverneur, a ajouté M. Zari.

        Manifestation dispersée

        Plus au sud, à Jbeniana, une localité rurale de Sfax (300 km de Tunis), la police a dispersé une manifestation de lycéens, alors qu’un suicide et des tentatives de suicide étaient rapportés par de sources syndicales.

        A Regueb, près de Sfax, Hamed Slimi, 26 ans, un chômeur a menacé de se suicider par électrocution du haut d’un pylône électrique pour dénoncer la corruption et l’inégalité face à l’emploi, avant de se faire promettre du travail par les autorités locales, a rapporté Kamel laabidi.

        Un chômeur s’immole, un ouvrier se pend

        A Metlaoui, zone minière théâtre de troubles sociaux en 2008, un jeune chômeur, Mosbah Al Jawhari, s’est immolé et a été transféré dans l’hôpital de Tunis, a indiqué un habitant sous couvert d’anonymat.

        Enfin, à Chebba, une localité du centre-est, Mohamed Slimane, 52 ans, un ouvrier du bâtiment, père de quatre enfants dont deux diplômés de l’université sans emploi, a été retrouvé pendu mardi dernier, a indiqué un témoin.

        Selon Nizar Belhassine, l’homme atteint d’insuffisance rénale avait désespéré de recevoir une aide pour se soigner et nourrir sa famille.

  • Le 7 janvier 2011 à 23:54, par

    LDH : info reçue reçue ce matin, en provenance d’un prof de l’université de Sousse :

    “les choses ont très mal tourné à la fac : affrontements violents entre étudiants et forces anti-émeutes. La faculté ressemblait à un champ de bataille hier en fin d’après-midi. Les flics sont entrés dans l’enceinte de la fac et ont poursuivi les étudiants dans les couloirs et les salles (dont l’infirmerie)... un prof a été matraqué, j’étais insulté parce que j’essayais de m’interposer entre les flics et les étudiants, le doyen a aussi été insulté... les examens de l’après midi n’ont donc pas été passés...”

  • Le 12 janvier 2011 à 10:24, par
  • Le 12 janvier 2011 à 10:32, par
  • Le 12 janvier 2011 à 11:24, par

    Le mercredi 14 octobre 2009, nous recevions Wassim, Samir et Rania du
    Collectif pour le boycott des élections législatives et présidentielles du
    25 octobre en Tunisie.
    De quoi comprendre un peu mieux ce qui se passe sur place.

    http://www.loldf.org/spip.php?article24

    • Le 12 janvier 2011 à 15:22, par Agora

      Mercredi 12 janvier 15h : emeutes,manifestations,afrontements a Tunis,Gabes,Douz....
      Plusieurs morts et blessés.
      Pour plus d’infos en live voir Twitter.

  • Le 13 janvier 2011 à 09:09, par @

    Amplifions la solidarité internationale au peuple Tunisien.
    Venez nombreux samedi.Faites passer l’info.

    • Le 13 janvier 2011 à 13:14, par

      Article Nawaat

      • Le 13 janvier 2011 à 13:19, par A

        Il est urgent de tever !

        Par Fares Mabrouk,

        Nous sommes seuls, isolés et dans la colère et l’inquiétude. Nous faisons face à un régime qui se trompe de siècle et de pays.

        Cette révolte des Tunisiens, aucun parti politique, aucune organisation ou association, aucune figure de l’opposition ou du parti ne peuvent la revendiquer ou se prévaloir d’en être les initiateurs.

        Cette révolte vient du peuple et lui appartient. Ce peuple que certains pensaient à la traine donne une leçon à sa classe politique et au monde.

        Les manipulations idéologiques ne prendront pas le relais d’une colère spontanée et populaire.

        Il appartient à l’élite de notre pays de répondre à l’appel et d’imaginer l’avenir. Nous devons construire nos modèles politique, économique, social et culturel. Nous devons montrer au monde ce qu’est une démocratie arabe.

        Il est urgent de rêver à une Tunisie, porteuse d’espoir pour tous.

        Pour cela, deux conditions indépassables. Il nous faut nous réapproprier ce droit à la parole auquel nous n’aurions jamais dû renoncer. Un droit nécessaire pour que les idées fusent, les intelligences s’épanouissent et se marient pour enfanter notre devenir commun.

        L’autre condition sina qua non est la contractualisation du rapport entre les tunisiens et leurs élites politiques. Elles doivent être à notre service et pas le contraire.

        Pour que les sacrifices ne soient pas vains, il est urgent de rêver la Tunisie de demain.

        Rêvons.

  • Le 13 janvier 2011 à 14:57, par

    CQFD vient de sortir son numéro de janvier avec un papier sur la Tunisie.

Retour en haut de la page

Thèmes liés à l'article

Répression c'est aussi ...

0 | 5 | 10 | 15 | 20 | 25 | 30 | 35 | 40 | ... | 1220