Une tribune pour les luttes

Alerte Marseille, mardi 20 9 h.

Expulsion en cours des familles Roms à la Capelette

La police a bouclé le quartier. Plus d’infos vont suivre.
Voir photos, témoignages et article de presse.
+ Communiqué de la L.D.H. des Bouches-du-Rhône :
" Expulsion des Rroms : La presse également « interdite de séjour » !!"

Article mis en ligne le mardi 20 septembre 2011


Par mail :

Je vous envoie juste ces quelques photos .le terrain était encerclé et toutes les entrées bouclées :
périmètre de sécurité.
Presse et associatifs avaient l’interdiction de franchir le périmètre donc d’assister aux opérations à l’intérieur du bidonville.

Le Samu Social est venu avec des gâteaux du fromage et de l’eau et a proposé la Madrague Ville à condition de retourner en Roumanie ceux qui veulent rester en France ne pouvaient pas y aller.
La veille on avait réussi à avoir trois jours d’hôtel pour les femmes enceintes, les handicapés et les personnes âgées.

Le nouveau préfet était là.
Je laisse d’autres raconter ce qu’il a dit.

Vous voyez sur la photo la caravane tractée par une voiture de luxe.
Cette caravane qui est un logement de fortune était repoussée tous les 10 mètres par les forces de police ainsi que les personnes avec leur maigre bagage qui n’ont plus aucun endroit pour se poser.

La situation est devenue de plus en plus dure pour eux et pourtant ils disent tous qu’ils sont mieux ici qu’en Roumanie.

Les pauvres n’ont plus le droit de vivre.

Vive les paradis fiscaux des gens honnêtes !

J’ai honte de ce pays et de ceux qui nous gouvernent.

Dominique

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L’expulsion des Rroms du squat qu’ils occupaient depuis + d’1an à la Capelette (une ancienne usine appartenant aujourd’hui à Veolia), annulée jeudi dernier (trop d’associatifs, de medias ?), a eu lieu ce matin.

Pas en catimini, non. Il y avait là un hélicoptère de la gendarmerie, 60 CRS et le nouveau préfet de police.
Mais les 2 accès (un petit pont piéton et une impasse) étaient bouclés, loin du lieu. Les associatifs (peu nbreux) qui étaient avec les Rroms ont été évacués. Les media alertés (FR3, La Marseillaise...) ont été empêchés de faire leur travail. Ils sont furieux et l’AFP a déjà pondu un communiqué.

Une militante a eu le temps d’entendre le préfet tenir des propos intolérables : "Retournez en Roumanie, vous devriez avoir honte de faire vivre vos enfants ds ces conditions...".
Mais le travail de scolarisation entamé depuis des mois, lui, est par terre.

Jean


Communiqué


Expulsion des Rroms : La presse également « interdite de séjour » !!

Ce matin s’est déployé un important dispositif policier pour procéder à l’expulsion d’une quarantaine de Rroms installés depuis une année sur un terrain appartenant à Véolia à la Capelette.

Malgré le calme apparent, la violence institutionnelle est criante ! A l’intervention policière succède le sale boulot des bulldozers, balayant toutes traces de la vie de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants.

Le message est clairement prononcé par le Préfet de police : «  Vous n’avez pas le droit d’être ici, vous devez repartir en Roumanie ».

Notre crainte de voir se transformer l’UHU (unité d’hébergement d’urgence) en centre de rétention «  spécialisé » pour les Rroms se confirme. Seuls, ceux acceptant le «  retour volontaire » pourraient bénéficier d’un accueil ce soir, les autres dormiront sur les trottoirs
.
Exclusion, désignation, discrimination, non respect des droits de l’Homme !
L’état persiste et signe dans cette politique, qui loin de mettre en travail des réponses appropriées pour l’accueil de ces familles, renforce son matraquage idéologique faisant de l’immigré, de l’ «  autre » un problème.

Ce matin, un pas de plus a été franchi avec l’interdiction faite à la presse d’exercer sa mission d’information.
Ce matin, un pas de plus a été franchi bafouant notre démocratie.

Marseille, le 20 Septembre 2011.

Pour la Fédération 13 de la
Ligue des Droits de l’Homme
Bernard EYNAUD

Fédération des Bouches-du-Rhône
34, cours Julien – 13006 Marseille
ldh.federation13 chez wanadoo.fr


http://www.lamarseillaise.fr/societ...

Expulsion du bidonville en toute intimité

21-09-2011

Un gros déploiement de moyens pour quelques personnes dont le plus grand tort est d’être trop précaires.

Les dernières familles roms installées sur le terrain Véolia de la Capelette dégagées par une armée de CRS.

La scène a tout d’une de ces terribles photos d’exode, n’y manque que le sépia. Boulevard Curtel, trois hommes tirent à bout de bras une caravane, suivis d’une jeune fille traînant une valise à roulettes et d’autres avec un peu de barda entassé sur les poussettes. Jusque dans le regard des CRS l’image du petit groupe silencieux qui part sans savoir où aller fait son effet. _ Aucun ne semble convaincu du bien fondé de cette mission.
«  La caravane ainsi stationnée sur le trottoir provoque des plaintes, il faut la bouger un peu plus loin », demandait calmement l’un d’eux à cette famille rom quelques minutes plus tôt. Ce sont les dernières personnes à quitter le terrain.

La propriété de Véolia a servi à abriter pendant un an jusqu’à 150 personnes. Suivies par la mission Roms du Secours catholique, «  ces familles avaient réussi à s’organiser petit à petit. Nous avions même proposé à Véolia de louer le terrain », explique Etienne Noël. Mais la communication s’est tarie et l’injonction à quitter les lieux avec recours de la force publique a été ordonnée par le tribunal à compter du 15 septembre.

Selon Dominique Idir d’Artriballes, « depuis qu’ils sont en sursis, beaucoup sont partis d’eux-mêmes, dissuadés de rester par les contrôles ». Et, confirme un agent de police, « au dernier contrôle, avec la présence d’un officier français de l’immigration et de l’intégration pour faire signer des retours volontaires, le 16 septembre, ils n’étaient plus que 80 ». Hier, à 8 heures, quand le Samu Social est arrivé avec son eau et ses cakes à distribuer, seule une trentaine de personnes, dont 10 enfants, était encore sur place. « 11 auraient accepté le retour, 16, les plus vulnérables, ont été mises à l’abri à l’hôtel ces derniers jours », détaille Caroline Godard de Rencontres tsiganes.


Pas de média mais un hélico

Les associations sont surprises, en sus de la présence du préfet Gardère : «  Pourquoi mobiliser autant de forces policières pour si peu de monde ? » Mieux, un hélico bleu tournicote au-dessus du site. Le seul de la gendarmerie disponible pour la zone Sud. On préfère donc priver un instant Nice ou Marseille d’une surveillance routière pour mobiliser l’engin sur 30 pauvres. Sans compter que ses heures de vol sont limitées, la République a les moyens ! De même « c’est la première fois qu’on nous interdit, et aux journalistes aussi, l’accès », souligne un militant*.

En une heure, l’affaire est pliée et les engins de démolition commencent à écraser les baraques.
« Le problème, c’est qu’ils ne savent plus où aller, déplore Dominique Idir, les squats sont démantelés les uns après les autres, les enfants déscolarisés… » On estime actuellement à 1 500 le nombre de Roms sur Marseille. Les deux derniers grands squats de la rue Zoccola et de Font Vert sont dans le rouge.

MYRIAM GUILLAUME

* Contrairement à ce qu’indique le préfet Gardère à l’AFP, les CRS ont bien empêché l’accès au site aux associations et médias et on cherche encore à connaître quelles sont les propositions individuelles de relogement qu’il dit avoir faites à chacun des expulsés.



Les Rroms ne savent plus où aller :

Voir Mille Bâbords entre autres 18173, 18119, 18072, 18038, 18049


Alerte 9 heures

Les associations qui ne peuvent être de fait sur le terrain et la presse sont dans la rue car la police a bouclé les trois entrées du squatt ainsi que le quartier - les élèves du collège doivent montrer leur attestation scolaire pour entrer dans l’école.
Il semble que la police pousse les famille Rroms à retourner en Romanie, avec avion prêt à partir et pour ceux qui repartent passage dans le centre de la madrague qui devient un véritable centre de rétention.
Compte rendu sera fait dans les heures qui suivent.

voir aussi http://www.millebabords.org/spip.ph...

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1 Message

  • Le 24 septembre 2011 à 14:10, par

    samedi 24 septembre 2011

    La scène se déroule en terre auboise, entre Nogent et Romilly. « La voiture dans laquelle je me trouve est particulièrement chargée. » Installée parmi d’autres, la jeune femme voit débarquer un premier groupe de gendarmes. « On nous engage à tous nous mettre debout. » Les passagers obtempèrent alors qu’un chien renifle chacun des bagages.
    L’opération est menée dans le cadre d’une réquisition du procureur de la République. Il s’agit là de traquer les consommateurs voire dealers de produits stupéfiants. C’est impressionnant mais pourquoi pas. Les trafiquants peuvent eux aussi prendre le train.

    Puis, vient le deuxième temps d’un contrôle qui interroge. « Lorsque les premiers gendarmes avancent dans la rame, d’autres se présentent à nous. » Ils sont un peu moins d’une dizaine. « On demande alors à chacun des passagers de produire ses papiers d’identité. »
    Étonnée par un procédé dont elle se demande s’il est bien légal, la jeune femme cherche une explication. « Pourriez-vous me dire ce que vous êtes en train de faire ? » La réponse fuse et ne laisse aucune place au doute. « On cherche des étrangers et on contrôle tout le monde », rétorque le gendarme. « Je suis abasourdie par un tel déploiement de force pour trouver des personnes en situation irrégulière, étonnée par le comportement de ces gens qui obéissent sans rien dire. » À ce rythme, nul doute que le préfet devrait bientôt remplir son quota.

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