Une tribune pour les luttes

Marseille - Au seuil de l’hiver, toujours aucune solution (ni même réflexion) de la part de la mairie sur le sort des famillrs Rroms expulsées toujours pourchassées.

Démantèlement des « camps de Rroms » ...

Rassemblement devant la Mairie centrale à l’occasion du Conseil Municipal.
+ Revue de Presse

Article mis en ligne le mardi 13 décembre 2011

LDH, Emmaüs, Rencontres tsiganes, CCFD, Resf...citoyens avaient interpellé le Conseil Municipal sur le sort que leur fait la Ville de Marseille. C’était le 17/10, pour la Journée Mondiale du Refus de la Misère. La réponse avait été en quelque sorte l’arrêté anti-mendicité !!!

Ce matin à 8h, les mêmes ont remis le couvert, si l’on peut dire. La table ronde promise il y a 4 mois est toujours ds les limbes, le squat de la rue Zoccola est toujours en sursis (le délai qu’a accordé la justice jusqu’au 17/12 pour son expulsion, n’a pas fait ciller la mairie). "Les Rroms, encore !" s’est même permis de dire une élue avant de rentrer ds la salle ; salle à laquelle le public n’accède que sur invitation, en toute illégalité (même Catherine Mégret à Vitrolles n’agissait pas ainsi).

A 11h30, devant la Mairie, s’est tenue une conférence de presse, en présence d’une 100aine de personnes (parmi lesquels des Indignés, dt le week-end a été agité). Ont été évoqués, en plus de ce qui précède, les efforts de plusieurs communes pour pratiquer à l’égard des Rroms un accueil digne ; on peut citer Srasbourg, Lille, St Ouen, Choisy le Roy, Aubervilliers, Orly... Marseille, elle, s’en fout, et ignore les courriers qui lui sont adressés.

Ce soir à 18h, à la MMDH crs Julien associations et citoyens se réuniront pour élaborer une riposte commune à cette attitude ignominieuse.

Jeudi à midi, tjrs devant la Mairie, aura lieu, sous l’égide d’Emmaüs, l’acte V pour le retrait de l’arrêté anti-mendicité, avec une surprise. Le renfort de la manif des enseignants, qui se terminera vers cette h, est bienvenu.

Jean 6/4

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A 8 heure, distribution de tracts à l’entrée (interdite !) du conseil
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Caroline Godard au micro. A droite Anne Isler d’Emmaüs Saint-Marcel -
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De dos, Alain Fourest de Rencontres Tsiganes
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Philippe Dieudonné de la LDH.
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Des "Indignés" (et "Artriballes") étaient aussi présents

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Presse


Med’in marseille

Dedans-Dehors "Gens du voyage" et Rroms au Conseil municipal

Publié le 13 décembre 2011

par Anne-Aurélie Morell, Claire Robert, Sarah Lehaye

Alors qu’une manifestation pour soutenir les Rroms avait lieu devant la mairie lundi 12 décembre, dans l’enceinte du Conseil municipal à l’Espace Bargemon, ...

http://www.med-in-marseille.info/spip.php?article1700

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La provence

Marseille : pas de chemin pour les Roms

Publié le mardi 13 décembre 2011

Alors qu’à la rue Zoccola (15e), un nouveau camp est menacé d’expulsion, les autorités tournent en rond

http://www.laprovence.com/article/a...

Expulsés du Cap Pinède, les roms ne savent plus où aller.

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romspinede

Thierry GARRO

Les Roms. Encore et toujours. Une nouvelle fois, la question des campements sauvages revient sur le tapis, sans que le dossier n’ait avancé d’un iota. Toujours aussi nombreux à Marseille (1 000 à 2 000 personnes), toujours plus marginalisés depuis la série d’expulsions de l’été et de l’automne, les Roms sont plus rejetés que jamais par les habitants des quartiers où ils dressent leurs baraques de fortune.

"Les conditions sanitaires qu’on impose à ces familles sont indignes parce que contraires aux valeurs de la République, contraire à l’histoire de Marseille", s’égosille Philippe Dieudonné, de la Ligue des Droits de l’Homme. Rassemblés hier matin devant l’Hôtel de Ville, un collectif d’associations a une nouvelle fois appelé les autorités à trouver des solutions. Mais la simple idée d’une table ronde évoquée depuis 2006... tourne en rond depuis 5 ans. "Le préfet et le maire se renvoient la balle, chacun dit que c’est à l’autre d’organiser cette rencontre", résume Philippe Dieudonné.

Quelles solutions pour les Roms ?

En attendant, les expulsions se poursuivent. Et les camps se déplacent. Après la Porte d’Aix , la Belle-de-Mai, Font-Vert, c’est le "bivouac" de la rue Zoccola (15e), qui devrait prochainement être délogé par les forces de l’ordre. Rescapées des expulsions de l’été, ces familles en caravanes occupent toujours les trottoirs de cette rue toute proche du marché aux Puces. En ordonnant leur expulsion (à la demande de MPM), le tribunal de grande instance avait assorti cette mesure d’un sursis , jusqu’au 17 décembre au matin. Dans ces attendus, la justice pointe la responsabilité des collectivités : "Il n’est pas contestable que le trouble à l’ordre public est généré par l’impossibilité pour cette communauté de pouvoir s’implanter sur des terrains mis à leur disposition."

Des terrains d’accueils disséminés dans la ville : c’est précisément ce que réclament les associations qui travaillent auprès des Roms. À la Belle-de-Mai, elles ont donné l’exemple en accueillant quelques familles sur un espace d’hébergement financé par le Conseil régional. "C’est très insuffisant mais ça prouve que ça marche" estime la LDH. D’autres villes ont pris le même chemin. À Strasbourg, à Lille, à Saint-Ouen, à Aubervilliers, des "villages d’insertion" ont vu le jour sur des terrains communaux. À Orly, 70 personnes sont hébergées dans des cabanes en bois financées par les collectivités.

À Marseille, suite aux expulsions de la Porte d’Aix, une centaine de Roms avaient été accueillis à l’unité d’hébergement (UHU) pour sans-abris de la Madrague-Ville. "Mais désormais, regrette la LDH, l’asile n’est donné qu’à ceux qui acceptent de quitter la France."



Démantèlement des « camps de Rroms »

Les associations signataires tiendront une conférence de presse et appellent à un grand rassemblement devant la Mairie centrale à l’occasion du Conseil Municipal. Des tracts seront distribués aux élus vers 8 h 00.

LUNDI 12 DECEMBRE 2011

à 11 H 30

Partout en France et en Europe s’élèvent les voix pour dénoncer la politique indigne, inhumaine et xénophobe des gouvernements Européens, dont la France.

Le Comité Européen des Droits Sociaux estime que la politique de démantèlement des camps décidée par la France est discriminatoire et contraire à la dignité humaine.

La Ville de Marseille et la Communauté urbaine refusent encore à ce jour de se démarquer d’une telle politique, alors que des solutions et des propositions existent.

Notre courrier joint, adressé le 18 novembre à Messieurs Gaudin et Caselli est à ce jour sans réponse.

Nous n’avons de cesse de demander la tenue d’une table ronde regroupant l’ensemble des collectivités territoriales et des services de l’Etat pour construire des réponses concrètes, pérennes et respectueuses des Droits de l’Homme.

Le Maire de Marseille et les Citoyens marseillais doivent donner l’exemple en se mobilisant activement pour empêcher toute expulsion, qui, comme le souligne le jugement du TGI (ci-joint), ne fait « que déplacer le problème ».

Premiers signataires : La Ligue des Droits de l’Homme, Rencontres Tsiganes, Emmaüs de Saint-Marcel, Pointe Rouge et Cabriès, Fondation Abbé Pierre, La Pastorale des Migrants, le Comité Catholique contre la Faim et le Développement Terre Solidaire, le Parti de Gauche

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