Une tribune pour les luttes

Appel à la mobilisation générale du CSP 59

Faut-il mourir pour avoir des papiers ?
Aujourd’hui 12 janvier, 72ème jour ...

Au 69ème jour, Communiqué du CSP 59 : les bamboulas, les bougnoules et les fourmis refusent de se laisser rouler dans la farine ! Un peu de respect monsieur le Préfet !
+ documents, vidéos et photos.

Article mis en ligne le samedi 12 janvier 2013


Appel du Mouvement « Faut-il mourir pour avoir des papiers » du 12 janvier 2013

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Faut-il mourir pour avoir des papiers ?

Les grévistes de Lille ne peuvent plus attendre.

C’est désormais une question de vie ou de mort pour les sans-papiers grévistes de la faim à Lille.

La préfecture de Lille et le ministre de l’intérieur ont attendu plus de deux mois pour reconnaître la situation des grévistes de la faim. Deux jours de plus pour accéder aux revendications des sans-papiers de Lille seraient deux jours de trop.

Alors que depuis une semaine les actions et mobilisations de soutien ont commencé à se multiplier sur tout le territoire, nous appelons à faire passer la mobilisation à un stade supérieur :

- Comme nous l’avons fait depuis une semaine nous appelons à nous rassembler tous les soirs à 18H00 devant le siège du PS à Paris (Métro Solferino) jusqu’à la régularisation des sans-papiers de Lille

- Nous appelons tous les collectifs de sans-papiers de France et tous leurs soutiens à organiser des actions en direction du PS, des préfectures et du gouvernement lundi, mardi et mercredi prochains.

- Dans ce cadre nous appelons à organiser dans la journée de mardi des rassemblements, même symboliques, devant toutes les préfectures de France, de Guyane, de Guadeloupe, de Martinique, de la Réunion, de Mayotte, de Kanaky…

- Nous appelons à se joindre à la manifestation appelée par le Ministère de la régularisation de tous les sans-papiers à Paris vendredi 18 janvier à 14H30 à République.

Mouvement « Faut-il mourir pour avoir des papiers »

Emergence, Brigade Anti-Negrophobie, Droits Devant !, Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie (CRI), Parti des Indigènes de la République (PIR), Union des Travailleurs Immigres Tunisiens (UTIT), Femmes plurielles, Sortir du Colonialisme (SDC), CSP59, Fédération des Travailleurs Africains en France (FETAF), Fédération SUD Éducation, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), l’Union syndicale Solidaires, comité de soutien marseillais aux grévistes sans papiers Lillois, Collectif de soutien au sans-papiers de Figeac, La Marmite aux Idées (Calais), les Amoureux au ban public, FSU 59/62, Fédération du Nord du Mouvement des Jeunes Communistes, Coordination Rhône-Alpes de soutien aux sans papiers, Centre d’Information Inter-Peuples (Grenoble), 9ème Collectif, Ministère de la Régularisation de Tous les Sans-Papiers, Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie (ACORT), CSP75, CSP92, CSP93, CSP 95, Association des Marocains en France (AMF), Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Fédération Tunisienne pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR), UNI*T (Union pour la Tunisie), Front Uni des Immigrations et Quartiers Populaires (FUIQP), Fédération des Associations de Solidarité avec les Travailleurs Immigrés (FASTI), Union Juive Française pour la Paix (UJFP), Collectif de Musulmans de France (CMF), Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique (FASE), Gauche Anticapitaliste (GA), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Ras l’Front Isère, Force Citoyenne Populaire (FCP), Les Alternatifs, Forum Gardois des Migrants, Alternative Libertaire, DNSI 37, l’association ALTER EGAUX (Laval), L’organisation OCML Voie-Prolétarienne/ Journal Partisan, Fédération des Syndicats SUD Etudiant, Fédération Syndicale Etudiante (FSE), Les indivisibles, Collectif de vigilance Paris 12 pour les droits des étrangers-RESF, Collectif Drôme-Ardèche de Solidarité avec les sans papiers et les sans droits, L’association de solidarité en Essonne aux familles Roumaines , Roms réseaux Romeurope (ASEFRR), Collectif 37 des Travailleurs Sans Papiers, Comité de soutien au Collectif TSP 37, Association Chrétiens-Migrants 37, CTSP Vitry, Attac 69, Gauche Unitaire/ Front Gauche 69, LDH-Rhône, NPA 69, UJFP69, JCML69, Le Collectif « D’ailleurs nous sommes d’ici » : ATMF 67, Attac Strasbourg, FSU 67, MRAP Strasbourg, NPA 67, PCF 67, GA 67, GU 67, Fédération Droit Au Logement (DAL),


8 janvier 2012

A Marseille le 8 janvier 2013, à l’appel du comité de soutien marseillais aux sans papiers grévistes de la faim de Lille occupation de l’agence d’Air France de la Canebière

Photos et vidéo du rassemblement dans et devant l’Agence Air-France de Marseille

"Hollande expulse, Air-France exécute."

"So-so-solidarité avec les sans-papiers"


L’émission RESF sur FPP de mercredi 9 janvier 2013 : « Grève de la faim à Lille et solidarités » est a écouter et télécharger ici : http://resf.info/article45784.htmlôô

 

2 – La grève des Sans-papiers
à Lille : 69ème jour !

 

Ça a été un peu compliqué de coordonner les appels
téléphoniques en direct depuis trois lieux d’actions, pendant les actions mêmes
...

 

En direct de Lille avec la CSP 59

Patrick, de la CSP 59, explique le déroulé de l’action,
depuis le parvis de l’église Saint-Maurice

Durée : 11’ 46’’

 

En direct du rassemblement au métro Solferino

Nawel, du mouvement « Faut-il mourir pour avoir des
papiers » parles des actions de solidarité avec les grévistes, à Paris et
un peu partout en France.

Durée : 6’ 23’’

 

En direct l’église de l’Estré à Saint-Denis

Avec Marguerite, de la CSP 93 depuis l’église occupée, qui
explique comment la circulaire rends impossible les régularisations ...

Durée 6’ 35’’


Vendredi 11 janvier 2012

La mairie de Lille occupée en soutien aux sans-papiers grévistes de la faim par une cinquantaine de personnes a débuté peu avant 15 heures . Les sans-papiers et leurs soutiens étaient assis dans le hall de la mairie. L’entrée principale était bloquée par la police municipale, mais "les services publics n’étaient pas fermés à proprement parler", selon la mairie.


Extraits :
http://www.rue89.com/2013/01/10/70-...

70 jours : la grève sans fin des sans-papiers de Lille

Chaque jour, quinze sucres dans 1,5 litre d’eau.

Les grévistes n’avalent rien, si ce n’est de l’eau sucrée, du thé ou du café. Une quarantaine de sans-papiers continuent le combat, entamé depuis plus de deux mois, pour leur régularisation.

Le 2 novembre dernier à Lille, 120 sans-papiers entament une grève de la faim pour réclamer leur régularisation. Après avoir été expulsés du temple de Fives, une quarantaine d’entre eux ont élu domicile sur le parvis de l’église Saint-Maurice, en plein centre de Lille, dans une tente. Couchés à même le sol. ils ont le ventre vide depuis 70 jours.
Comment est-ce possible, quand on sait que le corps humain ne résiste généralement pas à une grève de la faim de plus de deux mois ? Face à l’inflexibilité de Margaret Thatcher, le gréviste de la faim Bobby Sands, républicain irlandais, était allé jusqu’à y laisser sa vie, le 5 mai 1981, au terme de 66 jours de jeûne.

A la différence de Sands, les grévistes prennent un peu de sucre et font l’objet d’un suivi.

Depuis le début du mouvement, les sans-papiers acceptaient les examens médicaux à l’hôpital, mais refusaient presque toujours la perfusion leur fournissant une alimentation de substitution.
Une règle qu’ils ont dû enfreindre, à contrecœur, quelques heures avant notre passage, les malaises et les vomissements s’étant multipliés.

On ne récupère pas tout de suite d’un tel bouleversement organique. Habib, 34 ans, peut en témoigner. Voilà neuf jours qu’il a repris une alimentation normale :
«  Je suis rentré à la maison. On m’a fait manger des légumes bouillis. Ensuite j’ai bu du bouillon, doucement, très doucement. Puis je suis allé m’allonger.
Mais rapidement, j’ai eu très mal au ventre, ici [il montre son foie]. Pendant trois jours, quand j’allais aux toilettes, il n’y avait toujours rien. Je touchais mon ventre et je sentais que toute une zone commençait à gonfler.
Trois ou quatre jours après, j’ai mangé et je suis devenu très pâle. Pendant des heures et des heures, c’était diarrhées et vomissements. J’avais aussi perdu la sensation du toucher. J’avais vraiment peur
 ».


Comité des Sans Papiers 59 (CSP59), 42 rue Bernos, 59800, Lille Fives – tél : 0680575061 – e-mail : csp59 chez wanadoo.fr

Au 69éme jour

LES BAMBOULAS, LES BOUGNOULES ET LES FOURMIS

REFUSENT DE SE LAISSER ROULER DANS LA FARINE !

UN PEU DE RESPECT MONSIEUR LE PREFET !

Au 69éme jour, alors que les sans papiers grévistes de la faim voient leur santé se dégrader, cette dernière reçoit la délégation du CSP59 et de ses partenaires pour tenter de les rouler dans la farine.

En effet tout au long de la réunion de plus de 2 heures la préfecture a fait semblant de faire croire que les conditions d’un accord semblaient réunies. Les représentants du CSP59 et des partenaires sont sortis sereins dans l’attente du communiqué préfectoral dans lequel devait figurer les expressions : « calendrier, bienveillance et humanité ». A la lecture du communiqué du préfet, c’est la colère et le dégoût.

Ce communiqué est en contradiction TOTALE avec le contenu de la réunion qui se centrait uniquement sur la recherche d’une sortie honorable de la grève de la faim pour les deux parties : la quarantaine de sans papiers grévistes de la faim et le préfet. Voilà que le communiqué nous parle de « 536 personnes sont venues en préfecture pour recueillir des informations. 100 ont déposé un dossier et, à ce stade, 18 personnes sont régularisables au regard des critères de la circulaire du 28 novembre », avant d’ajouter que « sur la liste des 147 noms transmise par le CSP 59, 51 personnes sont en situation régulière ou le seront dans les tout prochains jours, sous réserve des décisions de l’OFPRA ».

Tout est scandaleux dans ce communiqué. Premièrement cette audience ne devait parler que des sans grévistes de la faim qui poursuivent leur action malgré les perfusions acceptées comme signe d’ouverture vis-à-vis de la préfecture. Deuxièmement le communiqué cherche à discréditer le CSP59 en le présentant comme responsable des « lenteurs dans le dépôt des dossiers ». Troisièmement dans l’optique « d’accélérer le dépôt et le traitement des dossiers », le préfet organise une réunion de la Codrese pour « demander aux neuf associations membres (Emmaüs, Ligue des droits de l’Homme, Secours catholique, CIMADE, MRAP, AIDA, Voix de Nanas, Parce que des hommes y vivent, SAFFIA) de prêter assistance, pour les démarches en préfecture, aux personnes qui n’ont pas encore déposé de dossier ».

Il s’agit ici de tenter d’éliminer le CSP59 tout comme Sarkozy a tenté en vain de le faire en 2007 lors de la création de la Codrese. En fait les « bamboulas, les bougnoules et les fourmies » sont considérés comme incapable d’organiser un simple dépôt de dossiers en préfecture.

En fait ce que le préfet cache à l’opinion publique, c’est que les sans papiers de la liste des 147 portée par la grève de la faim ont été accompagnés en préfecture pour obtenir des services les éléments précis permettant de déposer les dossiers ; ils ont reçu une enveloppe à renvoyer avec accusé de réception à la préfecture et par la même occasion s’est révélée la duplicité de la préfecture avec l’exigence de critères qui deviennent cumulatif. Par exemple demander à la fois un contrat de travail et des fiches des salaires, ou demander des fiches de salaires ou un contrat de travail pour une demande au titre de vie privée et familiale.

Comment comprendre cette contradiction entre le contenu de la réunion et le communiqué du préfet ? La seule explication possible est une stratégie pour casser la grève de la faim en utilisant trois malhonnêtetés : - à destination de tous ceux qui se mobilisent dans toute la France en solidarité avec les grévistes, il s’agit de faire passer le message d’un manque de sérieux du CSP59 – à destination des grévistes de la faim, il s’agit de faire passer les porte parole du CSP59 pour des menteurs ou des manipulateurs prêts à sacrifier les grévistes pour des intérêts occultes – à destination toujours des grévistes, il s’agit de briser leur moral et leur détermination.

La réponse des sans papiers grévistes de la faim après lecture du communiqué du préfet est la poursuite de leur grève de la faim.

Après 69 jours de grève de la faim le préfet cherche encore à gagner du temps et obtenir une capitulation. Cette position est irresponsable et peut devenir criminelle. A cette étape, seule trois sorties de crise sont possibles : - la première, c’est le drame dont le préfet et son ministre porteront toute la responsabilité, ce que nous refusons de croire – la seconde est un arrêt de la grève de la faim par épuisement des grévistes, ce type de « victoire » est à la Pyrrhus, l’humiliation des grévistes et des soutiens est dangereuse et inacceptable, nul ne sait à quoi cela peut amener – la troisième est la solution de la sagesse qui consiste à donner une solution humanitaire à un problème exceptionnel conformément à l’engagement du candidat Hollande de « réparer les dégâts du Sarkozysme ».

Le préfet et le ministre de l’intérieur doivent absolument arrêter de jouer avec la vie des sans papiers grévistes de la faim.

Le CSP59 demande une décision rapide et sage allant dans le sens de l’attente des sans papiers grévistes de la faim.

Le CSP59 réitère son appel au parrainage des sans papiers grévistes de la faim par les élus, les personnalités et les citoyens.

Le CSP59 appelle à la poursuite des mobilisations à travers tout le pays pour dire NON au Sarkozysme de gauche.

Le CSP59 appelle dans le maximum de villes de France à des grandes manifestations de solidarité avec les sans papiers grévistes de la faim de Lille au 72éme jour.

COMME LE DIT STEPHAN HESSEL : INDIGNONS NOUS !


Vidéos reportages, interview Lille

Samedi 5 Janvier 2013,les associations de soutien aux sans papiers, MRAP, LDH, Droits devant,Théâtre de l’Opprimé,association Marocaine des droits humains,les syndicats,cgt, cnt,Sud,le Front de Gauche,Jeunesse Communiste,PCF,coordination communiste....ont successivement pris la parole sur le parvis de l’Eglise St Maurice devant les tentes des sans papiers grévistes de la faim.
http://www.dailymotion.com/video/xw...

- Interview de Kamel un sans papier grèviste de la faim à Lille
http://www.dailymotion.com/video/xw...

Interview sans papier Lille
http://www.dailymotion.com/video/xw...


Mercredi 9 janvier 2013

Une centaine de sans-papiers et leurs soutiens occupent depuis ce matin mercredi 9 janvier 2013 l’église de l’Estrée dite Église neuve, en haut de la rue de la République à Saint-Denis.

Bien visibles, actifs avec slogans, chants, discussions, ils répondent aussi aux questions des journalistes de divers organes de presse et médias qui se sont déplacés.

Le curé Jean Jannin, responsable de cinq paroisses de Saint-Denis et de l’Ile-Saint-Denis a précisé. "Nous ne comptons pas demander l’évacuation. Nous n’avons rien demandé ni à la préfecture, ni à la police" .

La municipalité de Saint-Denis représentée par Florence Haye a fait part de son soutien sous forme d’un communiqué.

Celles et ceux qui sont disponibles peuvent leur rendre visite et exprimer leur solidarité.

Communiqué de la Coordination 93 de lutte pour les sans papiers
9 -11 rue Génin 93200 SAINT-DENIS (Bourse du travail)
Tél : 01.55.84.41.08 (permanences lundi à vendredi 16H.30)

Nous comptons sur votre soutien à tous et toutes.


8 janvier 2012

Rassemblement dans et devant l’Agence Air-France de Marseille

"Hollande expulse, Air-France exécute."

"So-so-solidarité avec les sans-papiers"

http://vimeo.com/57083765

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La Marseillaise :
Expulsions. Rassemblement de soutien aux sans-papiers hier à l’agence Air France de la Canebière.
La gauche finit le travail de la droite

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Une grosse 50aine de militants (PG, NPA, RESF, LDH, FSU.....) ce soir devant les bureaux d’Air France sur la Canebière.
Action en soutien aux SP grévistes de la faim de Lille, et pour dénoncer le rôle de cette cie ds les expulsions. 3 copains entrés incognito ont facilité l’envahissement de l’agence. La discussion avec les employés n’a pas été facilitée par les responsables, qui surveillaient leur petit monde et ne l’entendaient pas de cette oreille. A l’extérieur banderoles, tracts et sono informaient les passants. Action couverte par la presse.
Jean 6/4

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Pétition nationale
Faut-il mourir pour avoir des papiers ?

Nous soussignés, personnel médical et para médical, interpellons solennellement la préfecture du Nord, afin qu’une réponse positive soit donnée aux revendications des grévistes de la faim, toujours installés dans des conditions indignes, sur le parvis de l’église Saint Maurice à Lille.

Nous avons pris connaissance avec inquiétude du rapport du professeur Michel Roland et de deux de ses collègues.

Il met en évidence une perte de poids conséquente, une chute de la tension artérielle, et divers autres symptômes spécifiques aux personnes examinées.

La grève de la faim a de manière évidente commencé à avoir des répercussions physiologiques graves et qui peuvent s’accélérer encore, surtout au vu des conditions de suivi.

Nous ne pouvons évidemment pas faire référence à leur état psychologique, mais notre expérience nous permet de dire que seule une réponse positive des autorités administratives et particulièrement du préfet du Nord, arrivera à mettre fin à cette grève de la faim.

Car, ces sans papiers ont sans doute le sentiment de n’avoir plus rien à perdre et ce d’autant plus, qu’ils vivent des situations traumatisantes (expulsions..) et extrêmes (ils sont exposés au froid et à la pluie..).

Premiers signataires : Dr Karim Bedar, médecin - Dr Pascal Boissel psychiatre - Khira BOUGHAZI, infirmière - Dr M. Briffod, Médecin hospitalier retraité - Thérèse-Marie Cardon, ex infirmière au CHR de Lille - Magali Chelali aide soignante au CH de Valenciennes - Agnès Cluzel infirmière CMS (MRAP) - Dr Jean Cooren, psychiatre, Lille - Dr Paule Cooren-Delmas, Pédiatre Lille - Pierre Couchard - Céline Dallery, infirmière -Thierry Daviaud, infirmier.

pétition à signer en ligne : http://secure.mrap.fr/Faut-il-mouri...


Aujourd’hui, mardi 8 janvier 2013, 68e jour de la grève de la faim à Lille

OCCUPATION EN COURS DU SIEGE DE L’AFP
13, Place de la Bourse 75002 PARIS
EN SOUTIEN AUX SANS-PAPIERS GREVISTES DE LA FAIM DE LILLE
ET POUR LA REGULARISATION GLOBALE DE TOUS LES SANS PAPIERS

Une vingtaine de personnes occupent actuellement le siège de l’Agence France Presse AFP, place de la Bourse à Paris, en soutien aux grévistes de la faim de la CSP59 de Lille et pour la régularisation globale de tous les Sans Papiers.

Nous contestons la façon dont l’AFP rend compte de la grève de la faim des sans papiers de Lille : dans son traitement de l’information et sa couverture de l’événement, l’Agence France Presse minimise le mouvement et met en doute la réalité de cette grève, alors que les choses sont désormais dramatiquement simples : des vies sont en jeu.

Nous demandons à être reçus par le directeur de l’AFP à ce sujet.
Les personnes qui occupent l’AFP sont actuellement en négociation pour être reçus, mais la situation est très tendue. On leur oppose pour le moment une fin de non-recevoir.

Les grévistes de la faim de Lille mènent depuis 2 mois, désormais au péril de leur vie, un combat rigoureux contre l’aveuglement et l’entêtement du Ministre de l’intérieur et du Préfet de Lille, qui n’ont rien trouvé de mieux parmi les prudentes réponses à leur demande de régularisation, que d’expulser vers l’Algérie deux de ces grévistes de la faim en état plus que critique.
Nous nous insurgeons contre cette politique dite « appliquée avec humanité et fermeté » qui nest que la poursuite sans courage de la politique d’immigration exclusivement restrictive et répressive du précédent gouvernement.

Nous ne l’acceptons pas, et cela d’autant plus qu’elle vient d’un gouvernement dit de gauche !

C’est pourquoi nous demandons expressément le règlement en urgence :
- de la situation des grévistes de la faim de Lille,
- le retour des deux algériens expulsés,
- la régularisation de tous dans les plus brefs délais.

Cette demande de la régularisation pour tous les Sans-papiers et migrants est aussi celle que les manifestants occupant le siège de l’AFP portent pour l’ensemble des Sans-papiers installés sur le territoire français.

RAPPELONS QUE LA CIRCULAIRE EMINEMMENT RESTRICTIVE DU 28/11/2012
LAISSE DE CÔTE LA MAJEURE PARTIE DES SANS-PAPIERS

Qui vivent en France depuis 5 ans et souvent depuis beaucoup plus longtemps,
Qui travaillent, mais dont l’employeur, pour différentes raisons, ne leur établit pas de promesse d’embauche,
Qui sont pour la plupart pères de famille mais qui n’ont pas fait venir leurs enfants en France,
Tous sont la proie du travail au noir et pourtant souhaitent en sortir et vivre dignement au grand jour,
Enfin régularisés !

PARTICIPANTS : 9e Collectif, ATMF, CNSP, CSP17 Saint-Just, CSP59, CSP75, CSP92, CSP VITRY, CSP93, Droits devant !, Mouvement « Faut-il mourir pour avoir des papiers ? » (FMAP), NPA, et tous ceux qui les rejoignent sur place actuellement

— -

Mardi 8 janvier, entre 15 et 16h, une délégation de soutiens aux sans papiers grévistes de la faim de Lille a été reçue par messieurs Bernard Pellegrin (adjoint au directeur de l’information de l’AFP) et Remi Tomaszewski (Directeur général de l’AFP).
La délégation a souligné le fait que la grève de la faim est encore, au 68ème jour de jeûne, remise en cause régulièrement dans les médias par des formulations du type " les sans-papiers qui se disent en grève de la faim ".

Messieur Pellegrin et Tomaszewski se sont engagé à :
- Un suivi immédiat par l’AFP de la grève de la faim sur place, à Lille.
- Relayer les enjeux et résultats de la rencontre prévue demain entre le CSP59 et le préfet du Nord, Dominique BUR, notamment si une conférence de presse s’organise à la sortie de la rencontre.
- De prendre connaissance et en considération les examens médicaux des grévistes de la faim fournis par le CSP59.


Mouvement Faut-il mourir pour avoir des papiers ? :

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mail.google.com

Lundi 7 janvier sera le 67ème jour de grève de la faim des sans-papiers de Lille. Les choses sont désormais dramatiquement simples : des vies sont en jeu.

Or le gouvernement continue de jouer l’épreuve de force contre ces femmes et ces hommes dont le seul crime est d’exiger d’être traitéEs dignement. Il joue le pourrissement de la grève en refusant toute ouverture au risque d’un drame qui peut arriver à n’importe quel moment. Cette situation est indigne et humiliante. Elle doit cesser.

Le Parti Socialiste de François Hollande, Emmanuel Valls et Martine Aubry doit agir maintenant pour la régularisation immédiate et sans condition des sans-papiers de Lille.

Signataires :
Droits Devant !, Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie (CRI), Parti des Indigènes de la République (PIR), Union des Travailleurs Immigres Tunisiens (UTIT), Femmes plurielles, Sortir du Colonialisme (SDC), CSP59, Fédération des Travailleurs Africains en France (FETAF), Fédération SUD Éducation, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), l’Union syndicale Solidaires, comité de soutien marseillais aux grévistes sans papiers Lillois, Collectif de soutien au sans-papiers de Figeac, La Marmite aux Idées (Calais), les Amoureux au ban public, FSU 59/62, Fédération du Nord du Mouvement des Jeunes Communistes, Coordination Rhône-Alpes de soutien aux sans papiers, Centre d’Information Inter-Peuples ( Grenoble), 9ème Collectif, Ministère de la Régularisation de Tous les Sans-Papiers, Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie (ACORT), CSP75, CSP92, CSP93, CSP 95, Association des Marocains en France (AMF), Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Fédération Tunisienne pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR), UNI*T (Union pour la Tunisie), Front Uni des Immigrations et Quartiers Populaires (FUIQP), Fédération des Associations de Solidarité avec les Travailleurs Immigrés (FASTI), Union Juive Française pour la Paix (UJFP), Collectif de Musulmans de France (CMF), Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique (FASE), Gauche Anticapitaliste (GA), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Ras l’Front Isère, Force Citoyenne Populaire (FCP), Les Alternatifs, Forum Gardois des Migrants, Alternative Libertaire, DANSDI 37, l’association ALTER EGAUX (Laval), L’organisation OCML Voie-Prolétarienne/ Journal Partisan,


http://www.liberation.fr/societe/20...

A Lille, les sans-papiers dans la tente de la faim

6 janvier 2013

Enquête Depuis le 2 novembre, ils sont encore 41 à ne plus s’alimenter pour réclamer leur régularisation.

Par HAYDÉE SABERAN Correspondante à Lille

« Je suis déterminé, et en même temps j’ai peur. » Hamid (1), 42 ans, ne boit plus que de l’eau et du thé sucré, et prend parfois un peu de sel. « On m’a dit que ça aidait à tenir. » Il a commencé ce matin son 62e jour de grève de la faim, et il a peur de séquelles, « endommager mes reins, ou déclencher un diabète ».
Avec lui, ils sont 41, dont six femmes, allongés sous une tente bleue devant l’église Saint-Maurice, dans le centre de Lille, à l’entrée d’une des rues piétonnes les plus fréquentées de France. Ils sont algériens, marocains, thaïlandais, guinéens, entre autres. Certains annoncent être à leur 66e jour sans manger. Toute la journée, des ambulances viennent en chercher certains pour quelques heures à l’hôpital, puis les redéposent devant la tente. Le plus âgé a 54 ans, le plus jeune 19. Ils demandent à la préfecture qu’elle régularise 161 sans-papiers lillois. (...)

Dans la tente, vendredi, Hamid raconte. « Hier, je n’ai pas dormi, cette nuit non plus, malgré mes six couvertures. J’ai froid, à l’intérieur », dit-il en montrant son thorax. D’habitude, il fait les marchés pour gagner sa vie, au noir. « Payé 15 à 20 euros par jour. » Depuis son arrivée en 2001, il vit chez ses parents. « Mon père est en France depuis 1963. Enfant, je ne le voyais qu’un mois par an, pendant les vacances. Il est français, ma mère l’a rejoint, elle a une carte de résident. Je les ai rejoints ici sur un coup de tête. » Au Maroc, il travaillait « dans une usine de carrelage, pas déclaré », et sur les marchés le week-end. Ici, il n’a pas tout suite fait des démarches. « Au début, à Lille, quand je voyais la police municipale, j’avais peur. C’était maison-marché, marché-maison. » Ses parents sont venus le voir sous la tente mercredi, et lui ont demandé d’arrêter la grève. Il continue. « La grève de la faim, c’est interminable. Comme les Feux de l’amour. »

(...)

Dans les hôpitaux, on ne les garde pas s’ils refusent d’être alimentés. Quelques jours avant Noël, ils débarquent dans l’église Saint-Maurice de Lille. Expulsés dans la journée, ils s’installent sur le parvis, où ils ont passé Noël et le nouvel an. La veille de la Saint-Sylvestre, deux d’entre eux sont expulsés vers l’Algérie. L’un est hospitalisé, à Tizi-Ouzou, selon le Comité des sans-papiers. « Ça nous a porté un coup au moral », reconnaît Patrick Kantsa, 39 ans, un des porte-parole, ex-gréviste de la faim. Jeudi après-midi, des manifestants ont occupé simultanément le hall de la mairie à Lille et le siège du PS, rue de Solférino à Paris.

(...)

Les sans-papiers ont fait une demande prosaïque à la mairie : des toilettes, le temps de la grève. Laquelle refuse, arguant du fait que ça prolongerait, et donc encouragerait, le mouvement. « Cette forme de combat, nous ne voulons pas la cautionner, se justifie Pierre de Saintignon. Les personnes sont très fragiles, qui plus est dans des conditions de froid, de vent et de pluie. » Résultat, il leur faut taper à la porte de l’hôtel voisin, à celle du kebab ou uriner dans une bouteille, derrière la tente. Et la nuit, quand tout est fermé, regarder à gauche et à droite pour voir s’il n’y a pas de policier municipal à l’horizon, avant d’uriner contre un mur. Si on est pris, c’est 35 euros d’amende. « Quand on passe sa journée à boire de l’eau, il faut se lever toutes les deux heures », indique Ismahane, 24 ans. Allongée au milieu des femmes, à l’entrée de la tente, elle raconte avoir perdu 20 kg. Ancienne « manipulatrice en radiologie », en Algérie, elle dit manquer de potassium et craindre pour son cœur. Elle suce des berlingots de pansements gastriques pour éviter de vomir ce qu’elle boit. Elle n’a pas pris de douche depuis quinze jours. « On se lave et on se change dans les toilettes de l’hôtel, avec des lingettes que nous amènent des soutiens. » Parfois, elle va dans les toilettes du kebab, dans les odeurs de cuisine : « On se nourrit avec le cerveau. »

Maigre, les traits tirés, Mouloud Betriche, Kabyle, fait plus que ses 45 ans. Adolescent, il a fait de la prison politique en Algérie mais pense que ça ne suffit pas pour obtenir l’asile en France. Son père, aujourd’hui décédé, « est arrivé en France en 1929 et a combattu en 39-45 ». Il dit que ses parents sont morts, mais que ses neveux, ses cousins, ses amis sont ici. « Je n’ai plus grand monde en Algérie et suis tiraillé entre les deux pays. On devrait pouvoir faire des allers-retours. »S’il fallait recommencer la grève de la faim, il ne sait pas s’il aurait le courage. Elle a duré si longtemps qu’il ne veut plus « faire machine arrière ». Juste avant de dire au revoir, il a envie d’ajouter : « Hollande, il ne faut pas qu’il oublie qu’il a été élu grâce à nous. Toute ma famille a voté pour lui. J’ai une belle-sœur qui avait voté Sarkozy au premier tour. Je l’ai convaincue de voter Hollande. »

http://www.liberation.fr/societe/2013/01/06/on-pourrait-entendre-martine-aubry_872042


Papier dans Médiapart : FAUT-IL MOURIR POUR AVOIR DES PAPIERS ?

http://blogs.mediapart.fr/blog/fini...

06 janvier 2013

Excusez les majuscules, mais comment ne pas CRIER quand les autorités- municipales, hospitalières, religieuses, préfectorales, gouvernementales - ne peuvent pas entendre qu’il n’est plus question d’ordre public ni de traitement administratif légaliste pour ces travailleurs étrangers à leur 66 ème jour de grève de la faim ?

Les appels en direction du pouvoir se multiplient, en vain. La visibilité médiatique reste très modeste, alors qu’ils sont encore une quarantaine en grève de la faim, selon La Voix du Nord. Ils ont commencé à plus de cent, ils persistent depuis le 2 novembre 2012.

Une infirmière membre du MRAP leur a rendu visite le 1er janvier 2013. Elle a l’habitude des grèves de la faim. Elle est revenue attérrée de ce qu’elle a constaté.

"La situation est catastrophique : le summum étant atteint par l’expulsion de deux grévistes de la faim dimanche matin (les billets d’avion étaient achetés avant la décision du jugement !!!) L’un d’entre eux est toujours hospitalisé en Algérie à Tizi Ouzou.

A ce jour, il y a une vacuité sanitaire incroyable : le suivi élémentaire n’est pas assuré sauf à coup de passage aux urgences hospitalières quand leur état apparaitrait trop dégradé : ils ont alors une perfusion d’électrolytes et ???. certains auraient été "renfloués" de cette manière et auraient eu la prise de sang après (avec donc de bonnes références après le remplissage par perfusion : ces résultats bio serviraient de référence aux autorités). Au final , une défiance s’est installée chez certains grévistes par rapport à cette prise en charge (!) médicale.

Aucun lien médical constant donc ni forcément aucun lien de confiance avec les "médicaux" (celà est fondamental dans un suivi)

Pas de surveillance quotidienne de constantes ni de vitamines B1 , B6, de sel, de potassium qui sont fondamentaux pour éviter des problèmes cardiologiques et neurologiques...

Ce matin, alors qu’il y avait un rayon de soleil dehors, nous avions froid, emmitouflés dans nos manteaux !!! Les grévistes, installés sous une grande tente de fortune avaient eux aussi froid (et plus que nous !! Pas de sanitaire à proximité avec verbalisation par la police municipale des ceux qui seraient surpris en train d’uriner. Un hotelier tunisien accepterait que les 5 ou 6 femmes utilisent les toilettes de l’hôtel.

Pas de possibilité de se laver le corps !!!!

Quand nous sommes arrivés un homme flageoleant sur ses jambes à l’extérieur de la tente avait des nausées et spasmes sans vraiment rien vomir. Il disait avoir 45 ans et en paraissait 10 de plus.

La tente n’est pas tellement protégée et les grévistes les plus proches de l’entrée exposés aux courants d’air et au temps.

Une femme qui a ses enfants placés pendant qu’elle fait le grève de la faim craquait à l’extérieur.

Les grévistes se plaignent du froid, sont très choqués par l’expulsion et nous demandent d’intervenir...

Trois femmes ont accepté d’aller aux urgences... pour sans doute revenir quand elles seront "retapées" à coup de perfusions !!!

Quoi vous dire de plus, sinon, alors que je connais la lutte des sans papiers et les grèves de la faim... je n’ai jamais connu une situation aussi dramatiquement fermée de la part du gouvernement."

Le 3 janvier les collectifs de sans papiers d’Ile de France occupaient par surprise le siège du PS à Paris, rue de Solférino, tandis que d’autres envahissaient pacifiquement la Mairie de Lille. Bilan, selon le Comité des Sans Papiers 92 (CSP92).

"

Enfin sur place, la Mairie de Lille a été saisie sur la situation dramatique desAprès des échanges très vifs (...), la délégation a réussi à faire accepter ses exigences qui sont les suivantes :

1 - la prise en charge immédiate des grévistes de la faim avec une Régularisation à Titre exceptionnel et Humanitaire de tous les grévistes,

2 - une Rencontre la semaine prochaine élargie entre le mouvement des sans papiers et le Secrétaire Général du Parti pour évoquer l’origine de toute cette colère en l’occurrence la fameuse Circulaire VALLS, sur ses contradictions et ses effets néfastes quant à son application à l’encontre de cette population faible et vulnérable des sans papiers. sans papiers au sein du CSP 59 dont elle a clairement fui sa responsabilité, nous apprenons qu’une Délégation du CSP 59 sera reçue au sein du Bureau de Mme Martine Aubry dans les heures qui viennent."

Puis le 4 et le 5 janvier 2013, plusieurs manifestations de rue à Lille et à Paris sont venues appuyer leur demande d’être traités de façon digne. En réalité, il ne s’est pas passé grand-chose, ni du côté de l’administration ni de celui des politiques.

Selon l’Humanité du 4 janvier 2012, _ "Régulièrement, des équipes du Samu entrent sous la tente pour emporter des grévistes affaiblis. Trois sont hospitalisés depuis plusieurs jours, les autres reviennent après quelques heures d’une hospitalisation compliquée… «  On veut nous forcer à faire des perfusions, mais nous refusons, explique Saliha. Nous acceptons les soins, mais pas les vitamines.  » (...) «  Beaucoup ont perdu jusqu’à vingt kilos, les malaises sont quotidiens. Beaucoup vomissent. Les pancréas commencent à être touchés, ce qui provoque de grosses douleurs, d’autres ont des problèmes de vue.  » Les soutiens organisent des roulements jour et nuit aux côtés des grévistes et appellent les secours en cas de besoin. Toujours dans la crainte d’un drame à venir."

Les Comités de Sans Papiers regroupent un peu partout des étrangers qui ont pris leur destin administratif en main, en dehors de la médiation d’associations ou mouvements militants. Ils partent de l’évidence de leur propre situation : ils vivent et travaillent en France depuis des années, il leur faut un titre de séjour. Logique imparable, qui met en pleine lumière combien la loi ignore les situations réelles. Mais qui peut conduire à des méthodes déroutantes. Alors, si sur le terrain de leurs luttes ils reçoivent le soutien de nombreux sympathisants, les organisations qui pourraient leur donner une visibilité plus large sont plus hésitantes. Quant à la presse, elle est souvent comme une poule devant un couteau...

Mais commence à planer l’ombre de Bobby Sands, ce républicain irlandais que le gouvernement de Sa Gracieuse Majesté a laissé mourir après 66 jours de grève de la faim en 1981.

Martine et Jean-Claude Vernier


Historique ici : http://www.millebabords.org/spip.ph...
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2 Messages

  • Le 9 janvier 2013 à 09:33, par

    Roissy : Un retraité de l’Éducation nationale de 73 ans débarqué d’un avion d’Air-France pour avoir protesté contre le traitement réservé à une femme expulsée vers le Bénin...

    « Ce qui est ahurissant, c’est qu’en quelques secondes, vous passez de simple vacancier à malfaiteur ». Dix jours après les faits, Alain Corneloup parle encore avec véhémence de la mésaventure qu’il a vécue le 28 décembre dernier à Roissy. L’homme, âgé de 73 ans, dit avoir été sorti sans ménagement de l’avion qui devait l’emmener au Bénin, où il allait passer des vacances avec son épouse.

    Installé au dernier rang de l’appareil, le couple a vu entrer, avant le décollage, « quatre policiers accompagnant une femme d’une trentaine d’années, entravée, qui hurlait ». « Plus elle hurlait, plus les fonctionnaires la secouaient », raconte le septuagénaire, retraité de l’Education nationale. « Des passagers ont protesté », poursuit-il, expliquant que « vous ne pouvez pas, quand ça se passe à cinq mètres de vous, fermer les yeux et vous boucher les oreilles ».
    « A plat ventre, mains menottées »

    Alain Corneloup assure avoir entendu un fonctionnaire dire : « On va en débarquer trois (passagers), ça va servir d’exemple pour les autres ». « Un policier a alors saisi ma femme par le bras, je ne l’ai pas supporté », continue-t-il, racontant avoir voulu dégager le bras de son épouse des mains du fonctionnaire. Puis, tout va très vite, et dans son esprit, « c’est un peu confus » -« a priori, j’ai dû me débattre », concède-t-il- et il se retrouve « à plat ventre, mains menottées, avec un homme sur le dos ».

    Il est ensuite « traîné » sur quelques mètres, jusqu’à la passerelle de sortie, et « enfermé dans un fourgon ».« Je leur ai demandé une dizaine de fois qu’on m’enlève les menottes », affirme-t-il, mais en vain. Dans le même temps, son épouse et un Italien « qui ne parlait pas un mot de français », sont également débarqués et chacun est placé « dans un fourgon différent ».

    Le trio se voit accusé d’« obstruction à une décision de justice » et est qualifié d’« agitateurs », des chefs que tous trois refusent de reconnaître. Finalement, « au bout de 3 heures, le procureur a décidé de ne pas nous garder à vue » et les trois incriminés sont libérés. Le retraité est alors examiné par un médecin à l’aéroport, qui constate des traces au poignet dues aux menottes et note qu’une cote a « probablement été fêlée ».

    Du côté de la police nationale, où l’on assure ne pas avoir connaissance dans l’immédiat des détails de l’affaire, on indique que « ce qui s’est passé dans l’avion relève de la décision du pilote, qui est le seul maître à bord de son appareil ».

    « Ma seule satisfaction, conclut le retraité, c’est que la jeune femme qui devait être extradée est également descendue ».

    Source http://www.20minutes.fr/societe/107...

  • Le 10 janvier 2013 à 09:53, par

    Poil à gratter : france info :
    chronique intéressante ce matin avec son d’Aubry demandant une régularisation massive il y a 3 ans.

    http://www.franceinfo.fr/politique/...

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