Une tribune pour les luttes

Centre social l’Agora en danger

Pour un centre social libre et une autre politique de la vie associative

Le Collectif Inter Quartier

Article mis en ligne le samedi 20 avril 2013

Le Centre social l’AGORA, lieu important de l’éducation populaire dans les quartiers Nord de Marseille est aujourd’hui mis sous pression par la Mairie de Marseille. Il est nécessaire que chacun, habitants, associations, amis du centre social, lui apporte son soutien et exige de la Mairie qu’une autre politique de la vie associative soit mise en place, rompant avec les pratiques politiciennes et clientélistes !

Pétition à signer ici :
www.change.org/fr/p%C3%A9titions/ma...

Texte de la pétition

Pétition adressée à :
Mairie de Marseille
M. J-C Gaudin
Pour un centre social libre et une autre politique de la vie associative !

L’histoire du centre social l’AGORA témoigne des luttes des habitants pour leur cadre de vie et leur dignité et ce depuis les années 60-70. Son histoire mais aussi son fonctionnement sont les preuves évidentes de ce que le monde associatif peut (et devrait toujours) produire de plus créatif, de plus solidaire et de plus...
Pour un centre social libre et une autre politique de la vie associative !

L’histoire du centre social l’AGORA témoigne des luttes des habitants pour leur cadre de vie et leur dignité et ce depuis les années 60-70. Son histoire mais aussi son fonctionnement sont les preuves évidentes de ce que le monde associatif peut (et devrait toujours) produire de plus créatif, de plus solidaire et de plus épanouissant pour les générations d’usagers qui y sont passées. C’est une formidable école de régénération culturelle de nos territoires sinistrés. C’est un laboratoire sociologique d’une importance capitale, mainte fois cité dans de nombreuses études. C’est enfin un lieu, un refuge pour les habitants du quartier, mais aussi les nombreuses associations qui trouvent en son sein l’écoute attentive et l’aide précieuse d’un personnel dont la disponibilité et la compétence n’a d’égal que la chaleur et la sereine détermination qui l’anime. Cette introduction panégyrique de L’AGORA n’est pas une figure de style, elle est l’exact reflet de la relation « affective » que le quartier entretient avec son centre social. Les lieux de vies qui permettent l’expression libre des habitants de nos quartiers populaires ne sont pas légion et toute nuisance à son bon fonctionnement est perçue par le quartier et les associations du quartier comme une agression. Parce que c’est de cela qu’il s’agit ! L’AGORA se trouve aujourd’hui dans un face à face imposé par la Mairie de Marseille : Dès l’installation de l’AGORA dans ses locaux, l’ensemble des lieux devaient lui être attribués. C’est à cette condition que son projet social a été agréé. Depuis la rénovation des lieux, ce deuxième étage n’est toujours pas accessible au centre social, créant de lourdes difficultés d’accueil, notamment des enfants usagers de l’ALSH (centre de loisirs). L’AGORA est actuellement obligée d’emprunter les locaux de l’école maternelle adjacente qui devrait être détruite l’année prochaine. Alors que la mise en place du projet social de l’AGORA est entravée (manque de bureaux, d’espaces d’accueil pour le centre de loisirs, le centre de ressources...), la Mairie de Marseille veut imposer, sans concertation, l’installation d’une nouvelle association, dont l’intervention concerne le 15/16 arrds. Oser invoquer l’équité de traitement des associations pour expliquer l’attribution d’une étage complet à une association, ne serait ce pas plutôt mettre sous pression un centre social jugé trop « libre » ?. Nombreuses sont les associations du quartier en manque de locaux et qui auraient pu bénéficier de ce deuxième étage si une concertation réelle avait été mise en place et cela, la Mairie de Marseille le sait mais feint de l’ignorer. Au delà de la question des locaux, il s’agit d’une tentative de déstabilisation politique du tissu associatif de ce territoire qui connaît déjà de nombreuses difficultés. A l’heure où l’on parle de moralisation, le monde associatif continue à subir les lubies et la versatilité arbitraire de décideurs politiques qui confondent souvent les prérogatives que leurs mandats leur octroient avec la propriété publique. Pourtant l’AGORA n’a jamais fait de politique, dans l’acceptation partisane du terme, elle se voue corps et âmes à soutenir les principes fondamentaux de l’Éducation Populaire, et c’est peut être en cela qu’elle est jugée comme subversive ! Ce que les autorités doivent comprendre c’est que les coups de forces tel que celui-ci ne peuvent être balayés d’un revers de main parce qu’ils marquent à nouveau au fer blanc du mépris les populations que le Centre Social dessert ! Ne pas y voir une manœuvre bassement clientéliste c’est se leurrer à bon compte ! Les habitants du quartier, les usagers et les associations qui font partie du Collectif Inter Quartiers et même celles qui n’en font pas encore partie s’insurgent contre les méthodes autoritaires mises en œuvre par la Mairie de Marseille et la volonté mesquine de certains élus de régler des comptes personnels au travers de décisions dont les conséquences sont lourdes sur l’environnement social du quartier Nous disons haut et fort que c’est aux habitants du territoire de décider de l’organisation des locaux disponibles dans leur quartier et ce, selon les besoins qu’ils identifierons. Ces locaux sont publics, leur rénovation s’est faite grâce à nos impôts, c’est donc à nous de décider de leur utilisation.

Jusqu’à présent, la Mairie de Marseille et l’association qu’elle souhaite installer ont fait la sourde oreille face aux tentatives de négociations du centre social. Désormais, c’est à nous, habitants du Grand Saint Barthélémy, usagers et amis du centre social l’AGORA, que la Mairie de Marseille devra s’adresser. Nous exigeons de Monsieur le Maire de Marseille que l’ensemble des locaux soit attribués au centre social l’AGORA et qu’une autre politique de la vie associative soit mise en place, basée sur une logique de codécision associant habitants et acteurs du quartier. En Démocratie c’est la volonté du peuple qui fait Loi ! Si cette volonté est remplacée par le seul caprice des Élus, nous ne sommes plus en Démocratie !

Le Collectif Inter Quartiers.

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