Une tribune pour les luttes

L’autre 8 mai 1945 en Algérie

5ème Commémoration à la Mémoire des Victimes des Massacres de Sétif, Guelma et Kherrata en Algerie

Mercredi 8 Mai 2013 - 10h30 Square Léon-Blum- Haut de la Canebière 13001- Marseille

Article mis en ligne le lundi 29 avril 2013

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L’Espace Franco-Algérien- PACA-Méditerranée et ses Amis organisent la 5ème Commémoration à la Mémoire de l’Autre 8 Mai 45 en Algérie.

L’Espace Franco-algérien, fondée le 27 novembre 2008, à Marseille, entend participer activement à établir des liens de fraternité et de prospérité entre nos deux pays, France et Algérie.

La construction d’un avenir solidaire passe aussi par le partage d’une mémoire collective assumée, mémoire marquée notamment par l’histoire coloniale.

Pendant de longues années, la reconnaissance officielle de la répression criminelle du 8 mai 1945 qui s’est abattu sur les manifestants de Sétif, ensuite à Guelma et kherrata, est passé longtemps sous silence.

Cette histoire est restée aussi pendant longtemps absente des récits historiques des manuels scolaires de l’Education nationale.

Il aura fallut attendre 60 ans avant que ne s’amorce un début reconnaissance officiel.

Le 27 Avril 2008, intervenant à l’ « Université du 8 Mai 1945 » à Guelma, l’Ambassadeur de France en Algérie avait parlé d’ « épouvantables massacres » et en 2005, son prédécesseur de « tragédie inexcusable  ».

Sétif, Le 8 mai 1945, des algériens défilent, à l’appel des dirigeants nationalistes, pour célébrer la chute de l’Allemagne nazie.

Des pancartes et un drapeau algérien sont déployés au milieu des drapeaux alliés. On peut lire sur les pancartes : « A bas le fascisme et le colonialisme », « Vive l’Algérie libre et indépendante », « nous voulons être vos égaux ». Un policier ordonne à celui qui porte le drapeau algérien de le baisser. Devant son refus, il est abattu. Une révolte se déclenche et une répression impitoyable aboutit à des milliers des morts.

Toute la région de Sétif qui a pris part à la révolte, va vivre une répression violente et aveugle conduite par l’armée et des milices déchaînées.

Kateb Yacine, jeune collégien et témoin de cette journée, témoigne.« Je témoigne que la manifestation du 8 mai était pacifique. En organisant une manifestation qui se voulait pacifique, on a été pris par surprise. Les dirigeants n’avaient pas prévu de réactions. Cela s’est terminé par des dizaines de milliers de victimes. A Guelma, ma mère perdu la mémoire (…) on voyait des cadavres partout, dans les rues. La répression était aveugle ; c’était un grand massacre  ».

Ce massacre va marquer toute une génération et faire prendre conscience au plus grand nombre de la nature raciste et discriminatoire du système colonial.

Le débat historique appartient aux professionnels de l’histoire, les historiens. il n’en reste pas moins que ce débat doit être partager avec l’ensemble de la société. L’enjeu historique est aussi un enjeu de cohésion sociale.

Partager un récit commun, assumer une mémoire commune, c’est aussi une maniérer de libérer l’avenir de tous les silences, les malentendus, les hypocrisies et les impostures de l’histoire. Toutes ces postures qui entretiennent béantes des cicatrices que seul le travail de mémoire peut et doit refermer.

L’Espace franco –algérien – PACA-Méditerranée entend partager ce récit commun en organisant avec ses amis à Marseille une cérémonie à la mémoire de l’autre 8 mai 1945.

Il est tant de poursuivre ce travail de mémoire pour construire ensemble l’avenir de nos enfants, ancré dans un destin commun.

Venez nombreux !



Lire aussi sur les massacres :
http://rebellyon.info/8-Mai-1945-Massacre-de-Setif.html

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