Une tribune pour les luttes

Bangladesh
Les ouvrier(e)s en grève de nos "délocalisations" , toujours réprimés violemment, continuent à manifester pour obtenir un salaire minimum de 100 dollars.

Article mis en ligne le jeudi 21 novembre 2013

Bangladesh : cinq syndicalistes arrêtés après les manifestations d’ouvriers du textile

Cinq dirigeants syndicaux du Bangladesh ayant participé aux récentes manifestations contre le nouveau salaire minimum des ouvriers du textile ont été arrêtés mardi.

Le Premier ministre, Sheikh Hasina, a exhorté les ouvriers du textile à reprendre le travail, estimant que leur mouvement contre le nouveau salaire minimum, relevé de 76% à 68 dollars par mois, n’était pas justifié.
Elle les a mis en garde, estimant qu’ils pourraient être “les plus grands perdants” d’une fermeture prolongée des usines en raison des manifestations, ce qui pourrait, selon elle, inciter les distributeurs occidentaux à se tourner vers d’autres pays.

De son côté, la police a arrêté 5 leaders syndicaux pour leurs rôles dans le récent mouvement de mécontentement qui a agité plusieurs zones industrielles proches de la capitale Dacca et fait deux morts dans des heurts avec les forces de l’ordre.

Le nouveau salaire minimum reste inférieur à celui d’autres grands pays exportateurs de textile, dont le Cambodge, le Sri Lanka et le Vietnam, selon l’Organisation internationale du travail (OIT).

20 novembre 2013)


Le patronat a déclaré jeudi 14 novembre avoir accepté d’augmenter de 77 % le salaire minimum (de 29 à 68 dollars par mois), mais la police a eu recours dans le même temps aux gaz lacrymogènes et aux balles en caoutchouc pour disperser de nouvelles manifestations d’ouvriers réclamant des augmentations plus fortes.

14 novembre 2013

Des ouvriers réclamant un salaire de 100 dollars par mois sont descendus dans les rues manifester jeudi, bloquant de grands axes et s’en prenant à des ateliers de la zone industrielle d’Ashulia, dans les faubourgs de la capitale Dacca.

Le Conseil officiel des salaires du Bangladesh et le patronat du secteur textile a proposé jeudi 14 novembre d’augmenter de 77 % le salaire minimum (de 29 à 68 dollars par mois) mais la police a eu recours dans le même temps aux gaz lacrymogènes et aux balles en caoutchouc pour disperser de nouvelles manifestations d’ouvriers réclamant des augmentations plus fortes.


13 novembre 2013

Des manifestations violentes d’employés du textile demandant une hausse de salaire ont provoqué mercredi 13 novembre la fermeture d’environ 250 ateliers près de Dacca, la capitale du Bangladesh.
Des travailleurs en grève ont affronté pour la troisième journée consécutive les forces de l’ordre. Les heurts ont fait une centaine de blessés.
"Nous avons été contraints de fermer tous les ateliers de fabrication de vêtements à Ashulia dans la crainte du vandalisme, mais aussi pour des raisons de sécurité après les troubles de ces derniers jours", a déclaré Mohammad Atiqul Islam, président de l’association des industriels et des exportateurs du secteur textile.

Les ateliers d’Ashulia fournissent des marques occidentales comme Walmart, H&M, Gap et Eagle Outfitters. Le Bangladesh est le deuxième exportateur au monde de textile, secteur employant environ quatre millions de personnes dans 3 200 usines.


23 septembre 2013

Plusieurs centaines de milliers d’ouvrier(e)s en grève, réprimés violemment, manifestent pour le troisième jour consécutif pour obtenir un salaire minimum de 100 dollars.

Jusqu’à 200.000 ouvriers ont manifesté lundi pour le troisième jour consécutif, selon Abdul BAten, chef de la police du district de Gazipur, près de la capitale Dacca, où plusieurs centaines d’usines textiles sont implantées.

Quelque 300 usines ont été fermées pour prévenir toute attaque d’usines de la part de manifestants, a précisé son adjoint, Mustafizur Rahman. « La situation est très volatile. La police a tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes pour disperser les ouvriers incontrôlables », a-t-il ajouté, précisant que plusieurs dizaines d’ouvriers et quelques policiers avaient été blessés.

Les manifestations contre les faibles salaires et les mauvaises conditions de travail ont secoué le secteur de l’habillement du Bangladesh depuis l’effondrement en avril du Rana Plaza, qui a tué plus de 1.100 personnes. Dans le faubourg de Savar, où l’immeuble s’est effondré, des ouvriers en colère ont mis le feu à au moins deux usines, a déclaré Reaz-Bin-Mahmood, vice-president de l’association des fabricants et exportateurs de vêtements du Bangladesh.

Le Bangladesh est le deuxième exportateur de vêtements au monde, fournissant notamment des grands noms tels que l’américain Walmart, le français Carrefour ou encore le suédois H&M. Pilier de l’économie, le secteur avec ses 4.500 usines représente 80% des exportations annuelles s’élevant à 27 milliards de dollars.

Mais la grande majorité des 4 millions de travailleur(se)s ne gagnent qu’un salaire mensuel de 3.000 taka (38 dollars, 28 euros) - soit un des plus bas au monde.
Cela représente environ la moitié du salaire moyen d’un ouvrier textile au Cambodge, autre pays de sous-traitance pour les industriels occidentaux du vêtement.

« Nous sommes le dos au mur et nous n’avons pas d’autre choix que d’élever fortement notre voix », a déclaré Nazma Akter, président de la Fédération unifiée des ouvriers du textile qui regroupe au total 52 associations d’employés de ce secteur. « Nous n’hésiterons pas à faire ce qu’il faut pour satisfaire nos demandes ».

En 2006 et 2010, des manifestations pour des hausses de salaires se sont transformées en affrontements meurtriers, avec des dizaines de morts et des centaines d’usines vandalisées.

Source AFP


Voir Mille Bâbords 23553, 23759 ...


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1 Message

  • Le 10 décembre 2013 à 09:29, par

    http://www.multinationales.org/article214.html

    Dans les usines textiles d’Haïti, salaires de misère et répression syndicale

    9 décembre 2013 par Olivier Petitjean

    (...)

    Selon le reportage de l’Inter-Press Service (IPS), les zones franches d’Haïti abritent 30 000 ouvrières textiles. Les usines, dirigées par des Haïtiens, des Dominicains et des Sud-Coréens, travaillent principalement pour de grandes marques américaines. Leurs patrons se sont unis pour refuser une amélioration du sort des ouvrières au nom de la nécessité de « préserver la compétitivité d’Haïti » face à ses « grands rivaux », le Bangladesh, le Cambodge et le Vietnam. Autant de pays connus pour abriter des usines textiles où règnent des conditions de travail catastrophiques, avec des salaires très bas (lire notre dossier). Il y a quelques années, l’ambassade des États-Unis était intervenue pour bloquer un premier projet d’augmentation des salaires.

    Zones franches, dispenses fiscales, répression syndicale latente... Suite au tremblement de terre de 2010, une politique de libéralisation agressive a été menée en Haïti, sous l’inspiration des élites politiques et économiques étasuniennes (notamment celle de Bill Clinton). De nombreuses usines en bas de chaîne de production s’y sont installées. Comme le dit si éloquemment le slogan officiel du gouvernement haïtien, Haiti is open for business ! (« Haïti est ouverte au business »)...

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