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Birmanie : un nouvel eldorado économique ? 10 idées reçues sur l’investissement !

Article mis en ligne le vendredi 24 janvier 2014

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Depuis la libération d’Aung San Suu Kyi et l’avènement d’un gouvernement soi-disant civil beaucoup pensent que la situation s’est réellement améliorée et que la Birmanie est un eldorado à conquérir
 
La Birmanie connait en effet un processus de démocratisation initié en mars 2011 par le Président birman Thein Sein. Salué par la communauté internationale pour ses réformes démocratiques, le régime birman a décidé d’attirer les capitaux étrangers en libéralisant ses règles d’investissement et en accordant des avantages fiscaux aux investisseurs étrangers.
 
Cette ouverture politique du régime birman a conduit de nombreux gouvernements occidentaux à réviser leurs positions à l’égard du pays et à lever la quasi-totalité des sanctions qui lui avaient été imposées.
 
Pourtant, derrière les avancées démocratiques et économiques affichées, la Birmanie n’est pas un État de droit : l’impunité, la corruption et les violations des droits de l’homme sont toujours monnaie courante.
 
La Birmanie ne saurait être considérée simplement comme un pays où l’on peut exploiter à bas coût la main d’œuvre et piller ses ressources naturelles.
 
Par cette campagne, nous souhaitons combattre l’idée reçue qu’aujourd’hui tout va bien en Birmanie et que l’on peut investir sans se soucier du contexte.

Pour découvrir la camapgne en ligne, cliquez ici
 

 
Idée reçue n°1 : L’ouverture de la Birmanie aux marchés extérieurs profite aux paysans !
 

Depuis le début de la transition démocratique en 2011, 20 230 hectares de terres ont été confisqués aux paysans.

513 paysans sont actuellement poursuivis en justice pour avoir labouré la terre qui leur a été volée.

 
 
 
 
Idée reçue n°2 : En Birmanie, les projets économiques profitent d’abord aux communautés locales

4% du budget du pays est alloué à l’éducation et 3% à la santé. 20% est réservé à l’armée.
Les projets économiques entraînent de graves violations des droits de l’homme pendant qu’une poignée de privilégiés, notamment les militaires, s’enrichissent.
 

 
Idée reçue n°3 : La Birmanie s’ouvre : c’est le moment d’investir !

Le chemin vers la démocratie est encore long :
25% des sièges du Parlement sont réservés à l’armée.
50% du territoire est interdit aux étrangers.
 
 
 
Idée reçue n°4 : En Birmanie, depuis la fin de la dictature, la corruption c’est fini !

la Birmanie est toujours l’un des pays les plus corrompus du monde, à la fois aux niveaux national et local. Le pays est classé 157 sur 177 pays en matière de corruption, selon le dernier classement de Transparency International (2013).

 
 
Idée reçue n°5 : Avec le développement économique en Birmanie les conflits entre l’armée birmane et les minorités ethniques vont cesser.

Les projets industriels sont principalement implantés dans les zones ethniques.
Ils contribuent à l’augmentation des conflits.
 
 
 
Idée reçue n°6 : Les violations des droits de l’homme en Birmanie n’ont rien à voir avec l’activité des entreprises !

La militarisation accrue destinée à sécuriser les investissements étrangers favorise les violences sexuelles, les confiscations des terres, les extorsions et le travail forcé.

 
 
Idée reçue n°7 : La construction de barrages et de gazoducs en Birmanie a facilité l’accès de la population à l’énergie.

70% de la population birmane n’a pas un accès régulier à l’électricité
75% de l’énergie produite par les barrages hydroélectriques est exportée vers les pays voisins.

 
 
 
Idée reçue n°8 : En Birmanie, l’arrivée d’investisseurs étrangers a amélioré les conditions de vie de la population.

Les projets en cours sont à l’origine de dommages irréversibles sur l’environnement menaçant les moyens de subsistance traditionnels des communautés locales.

 
 
 
Idée reçue n°9 : En Birmanie avec la fin de la dictature les droits des travailleurs sont enfin respectés !

En Birmanie, il n’y a pas de salaire minimum.
Un ouvrier gagne en moyenne 30 US $ par mois.
 
 
 
Idée reçue n°10 : En Birmanie, lorsque le président s’engage devant la communauté internationale, il tient parole.

Le président birman s’est engagé devant les Nations Unies à instaurer une paix durable.
Depuis qu’il est président, les conflits armés se sont intensifiés et plusieurs cessez-le-feu avec les groupes armés ethniques ont été rompus.

 
 
 
 
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