Une tribune pour les luttes

Communiqués suite à la manif du 22/02/2014 et à la à la conf de presse du jeudi 27 février 2014

Article mis en ligne le vendredi 28 février 2014

- Communiqué de l’ACIPA
- Communiqué commun des diverses composantes de la lutte
- Communiqué inter-comités de soutien
- Communiqué CGT Nantes Métropole.
- + BLESSÉ-E-S ET MUTILÉ-E-S PAR LA POLICE
- + Tract du Collectif Nantais contre l’Aéroport diffusé sur Nantes


Communiqués suite à la conf de presse de ce jeudi 27 février 2014 (cf http://communiques-acipa.blogspot.fr/)

Communiqué commun des diverses composantes de la lutte - jeudi 27 février 2014
Samedi 22 février, la manifestation contre le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes a été le rassemblement le plus massif depuis les 40 ans que dure cette lutte. Nous étions 50 000 ! La présence paysanne était sans précédent avec ses 520 tracteurs. Les comités de soutien sont venus nombreux dans plus de 65 cars.

Des centaines d’initiatives, chars, masques, banderoles et panneaux montrent l’implication de milliers de personnes dans cet évènement.

Une telle démonstration de force n’est évidemment pas pour plaire au gouvernement qui sort ses armes : focalisation sur la question des affrontements occultant les autres initiatives, accusations contre les associations et organisations organisatrices, menaces de nouvelles expulsions, flashballs, lacrymos, grenades assourdissantes faisant de nombreux blessés.

Si le mouvement est traversé d’opinions diverses sur les moyens de lutter, si les affrontements ont suscité parmi nous de vigoureux débats en assemblée, nous restons unis sur le terrain et tenons à réaffirmer notre détermination commune à défendre la zone ensemble face à d’éventuels travaux ou expulsions.



Communiqué de presse de l’ACIPA – Jeudi 27 février 2014

L’ACIPA remercie toute la population des environs immédiats de Notre-Dame-des-Landes et tous les comités de soutien venus de la France entière en car, pour leur présence massive à la manifestation du 22 février.

L’ACIPA condamne la violence organisée, tolérée par des forces de police prenant elles-mêmes en otage des familles entières sous des pluies de grenades lacrymogènes, ce qui s’est traduit d’une part par la détérioration de biens publics et privés qui ont jeté le discrédit sur l’énorme succès de notre mobilisation et d’autre part – et surtout – par de nombreux blessés parmi les manifestants venus participer à un rassemblement inter-générationnel, familial, joyeux et pacifique comme annoncé.

Aujourd’hui, nous pensons aux très nombreux blessés (dont des enfants !) et aux 2 personnes ayant perdu un œil suite aux tirs de flashballs. Qu’ils soient assurés de tout notre soutien ! Nous ne pouvons donner de chiffres sur le nombre de blessés mais les témoignages continuent d’affluer posant de vraies questions sur la gestion de cette manifestation par les services de l’État. C’est un scandale d’État qui s’accentue avec l’esprit de délation qui se met en place !

A Monsieur Auxiette, qui ose dire que l’accord politique signé après la grève de la faim de plusieurs de nos camarades en mai 2012, est caduc, nous disons que c’est un mensonge éhonté ! Cet accord a été réalisé à la demande de François Hollande lui-même, conclu et signé avec les opposants par les représentants des 3 collectivités que sont le Conseil Régional (Jacques Auxiette), le Conseil Général (Philippe Grosvalet) et Nantes Métropole (Jean Marc Ayrault). Cet accord stipulait qu’il n’y aurait pas d’expulsion possible pour les paysans en activité sur la zone et les habitants ayant un titre de bail au moment de la DUP de 2008, tant que certains recours ne seraient pas épurés. Il reste toujours un pourvoi en cassation concernant l’ordonnance d’expropriations qui ne peut être examiné tant que les recours liés à l’arrêté de cessibilité ne seront pas jugés au Tribunal Administratif et au Conseil d’État.

Concernant le volet juridique, nous attendons sereinement le jugement des recours déposés contre les arrêtés préfectoraux de décembre 2013 au titre de la Loi sur l’Eau et des espèces protégées. La méthode de compensation, invalidée dans sa globalité par le comité d’experts scientifiques sollicité, ne devrait pas être entérinée sauf à constituer un nouveau passage en force de l’État. L’Europe n’a pas dit son dernier mot non plus : les pétitions des opposants sont toujours ouvertes à ce jour.

Nous réaffirmons notre opposition totale au projet de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes et nous continuerons sans relâche notre travail d’information à la population, notamment lors des réunions d’information organisées par les comités de soutien. Nous soutiendrons également les travaux du groupe de travail technique sur les Plans d’Exposition au Bruit prévisionnels et l’aménagement de Nantes Atlantique.

Enfin, nous appelons à une extrême vigilance sur la ZAD. Nous y serons présents pour défendre et protéger les paysans, les habitants et les terres agricoles menacés d’expulsion ou de destruction, dès qu’il le faudra !


Communiqué de presse inter-comités de soutien à la lutte de Notre-Dame-des-Landes suite à la manif du 22/02/2014

Nous, comités de soutien à la lutte de Nddl de toute la France et de plus loin encore, soutenons pleinement la position exprimée dans le communiqué de presse des organisateurs/trices de la manifestation du samedi 22 février 2014 à Nantes (http://zad.nadir.org/spip.php?article2214).

Nous tenons à souligner l’incontestable succès de ce rassemblement et notre plaisir à y avoir participé.
Une manif populaire, puissante, digne. C’est une convergence forte à souligner entre urbains et monde agricole !
Nous sommes d’autant plus regonflé.es et motivé.es pour les suites de la mobilisation que cette journée de manifestation a permis un moment de retrouvailles et d’échange et nous a permis de prendre la mesure de nos forces et de nos soutiens.
Et d’autant plus convaincu.es qu’au vu de la mobilisation qui ne cesse de s’élargir année après année, l’arrêt du projet ne saurait être qu’inéluctable, malgré la propagande qui voudrait nous faire croire le contraire.

Cette manifestation comme les luttes auxquelles nous participons ici et là contre les grands et petits projets nuisibles imposés nous apprend ou nous confirme d’où vient la violence réelle et comment elle est instrumentalisée par les puissants- industriels, financiers, gouvernementaux et média-s.
Nous déplorons la présence policière excessive dans les rues de Nantes ce samedi 22 et nous apportons tout notre soutien à celles et ceux d’entre nous qui ont été blessé.es au cours des interventions des forces de l’ordre.

Nous ne nous laisserons pas tromper. *Nous sommes et resterons uni.es.*

Les comités de soutien continueront les actions visant à informer le public des enjeux de la défense de la Zad et envisageront, en fonction de l’évolution de la situation, les actions nécessaires d’opposition au projet d’aéroport. En cas d’intervention sur la Zad, les comités rappellent qu’ils se tiennent notamment prêts à répondre à l’appel lancé par les opposants : venir en renfort sur place, bloquer Vinci, ses alliés et ses sous-traitants par tous les moyens jugés nécessaires et occuper les lieux de pouvoir là où ils sont.

Résistance !

Jeudi 27 février 2014

*Comités Signataires au 27 février 2014 :*
Comité NDDL 18 (Bourges)
Collectif Alsace NDDL
Comité NDDL 4B16
Collectif NDDL Centre Finistère
Comité NDDL - Plateau de Saclay
Comité de Troyes (Aube, 10, Champagne)
Comité Régional Nord-Pas de Calais
Collectif de solidarité ZAD Rouen-NDDL
Comité NDDL Pleudaniel, Côtes d’Armor
Comité bigouden
Comité de soutien Challans Nord Ouest Vendée (85)
Comité NDDL 92 sud
Collectif Nantais Contre l’Aéroport (CNCA - 44)
Comite de Lisieux (14)
Collectif de Nîmes (30)
Collectif Nddl Beauvais (60)
Comité NDDL Challans (85)
Comité Nort Nozay (44)
Comité du Comminges (sud de la Haute-Garonne 31)
Collectif IDF
Collectif NDDL de Quimper Cornouaille(29)
Comité NDDL Saint-Malo (35)
Collectif de l’Université de Nantes Contre l’Aéroport (CUNCA)
Comité de soutien 79 aux opposants à l’aéroport de NDDL
Comité poitevin NDDL
Comité NDDL St Brieuc (22)
collectif des buzug du Trégor (22)
Comité de soutien NDDL Chalon-sur-Saône (71)
Comité Bordelais de soutien à NDDL
Comité de soutien saintais contre le projet d’aéroport à NDDL
Comite11 (Aude)
Comité de soutien Nord 79
Comité nddl cherbourg (50)
Comité de soutien Saumur-Chinon (49-37)
Collectif Jura-NDDL-Sauvons l’Avenir- Sauvons nos Terres
Collectif Alternatiba 79
Comité NDDL Manche
Comité de soutien Allier
Comité Sud Loire (44)
Comité Dijon-Nddl


79 comités signataires au 10 Mars 2014 :


Qui sème le vent, récolte la tempête

Les images du centre ville de Nantes ont fait le tour des médias, qui surfent sur ce genre d’ évènements pour faire de l’audience. La société récolte ce qu’elle sème : il faut du sensationnel pour être écouté ? Les citoyens n’arrivent pas à se faire entendre ? Un million de manifestants pacifiques en 2010 pour la retraite à 60 ans, des sondages majoritaires pour les soutenir et pour quel résultat ?

Alors faut-il s’étonner de ce qui arrive ? Pour autant, il faut relativiser car au final, qu’y a-t-il eu ?

Une grue de chantier de Vinci incendiée pendant plusieurs heures sans que les pompiers n’interviennent.

Des tags et inscriptions un peu partout, particulièrement sur les banques. Des pavés déscellés dans les rues.

L’agence Vinci saccagée, quelques commerces abîmés, des locaux de la Tan (société en charge des transports) incendiés, là encore sans jamais que les pompiers n’interviennent pour éteindre l’incendie. Pourquoi ?

Beaucoup de dégâts matériels donc, dont certains très ciblés.

Côté CRS, gaz lacrymogènes, canon à eau, LBD*, grenades assourdissantes. Des armes violentes contre des personnes pas ciblées du tout. Tout le monde pouvait être visé sans discernement. Un jeune homme a perdu un œil, à cause d’un tir à bout portant, ce n’était pas un casseur. Les gens qui les ont secourus ont du se réfugier dans un parking souterrain car les CRS continuaient à leur tirer dessus.

Les tags seront effacés, les vitrines redressées, les locaux reconstruits, les pavés reposés, grâce au travail de gens de terrain. Le jeune, lui, ne retrouvera pas son œil.

La veille de la manif, un homme s’est pendu dans son bureau dans un Monoprix. Il ne supportait plus les conditions de travail imposées. Qui en a parlé ? Ce même week-end, une femme, battue par son mari, est entre la vie et la mort. Que fait le ministère de l’intérieur pour protéger les plus faibles ?

La violence des riches est bien plus violente, mais elle sait rester cachée, invisible, sans visage. Les milliardaires et actionnaires sont bien loin, à l’abri des débordements de Nantes.

Les dix personnes les plus riches en France gagnent 135 milliards ! La remise en état de la ville va coûter un million d’euros : 6 mois de salaire du patron de Sanofi, et on doit les payer sur nos impôts ? Pourquoi pas sur ces 135 milliards ?

La BNP, une des banques tagguées, a plus d’une centaine de filliales dans les paradis fiscaux. C’est un détournement de fonds parfaitement organisé et qui n’est légal que parce que le législatif laisse faire. Il faut d’urgence une autre politique fiscale.

La CGT de Nantes métropole ne s’est pas positionnée sur le transfert ou non de l’aéroport. Mais les citoyens ont le droit de s’exprimer et le débat doit pouvoir s’enrichir d’opinions diverses. 40 000 personnes, 520 tracteurs, c’est un succès pour les organisateurs que les pouvoirs publics doivent entendre.

Nous ne cautionnerons jamais la casse des services publics car c’est se tromper de cible.

Mais nous ne pouvons accepter la violence policière et le traitement fait pas les médias sur ces évènements.

L’explosion des inégalités et le mépris des plus riches est bien au au coeur de la violence et il est très urgent de s’y attaquer.

Le bureau du syndicat

* LBD : lanceur de balles défensives. Une des marques est connue : Flash-ball


BLESSÉ-E-S ET MUTILÉ-E-S PAR LA POLICE

Rappelons l’ampleur des blessures infligées par les flics samedi ; des milliers de personnes gazées ou ayant subi des traumatismes suite à des tirs de grenades assourdissantes, des centaines de personnes blessées, et certaines mutilées. Il est difficile de tirer un bilan global des blessures tant elles sont nombreuses et pas toutes prises en charge par une même équipe de secours.
Comme petit échantillon du carnage, vous pouvez lire vers la fin d’un article un témoignage d’une des multiples équipes médic présentes à la manif https://nantes.indymedia.org/articles/29008 .
Puis le témoignage d’une personne ayant perdu son œil https://nantes.indymedia.org/articles/28990 .
Ou encore un article appelant à organiser une riposte juridique collective face à cette violence policière https://nantes.indymedia.org/articles/29019 .


Tract du Collectif Nantais contre l’Aéroport diffusé sur Nantes

Manifestation du 22 Février : « violence » ou résistance ?

Un centre-ville « dévasté », « saccagé », « ravagé » et même « désastré » (bravo Ouest fRance) par une horde de « casseurs », « black blocs », « anarcho-autonomes » (vous vous souvenez, le flop épouvantail sarkozyste deTarnac et Cie, ressorti par Valls ?), « ultra » (Pascale Chiron si tu nouslis…), etc…

Pendant une semaine, les qualificatifs finalement si habituels n’ont cessé de se multiplier, de s’enfler et de se reproduire dans toute la presse marchande, évitant soigneusement de raconter un tant soit peu objectivement ce qui s’est passé pendant la manifestation. Non, le choix fut plutôt de relayer de façon servile la propagande d’un gouvernement en déroute. De mémoire de nombreuses personnes participantes – comme en témoigne un flot rarement vu pour une manifestation d’écrits, de vidéos etde photos sur Internet – celle-ci fut pourtant bien autre chose.

Ces journaux se retrouvent bien en difficulté lorsqu’ils doivent faire la liste des rééls bris de glace, tags et feux de joie qui ont eu lieu, n’hésitant pas pour le coup à les gonfler (telle la façade de la mairie « _détruite_ » par quelques tags, cherchons témoins).
Des bureaux et chantiers Vinci, dont celui qui a bétonné le regretté
square Mercoeur, entre autre méfaits urbains. La mairie de feu notre
roitelet national Ayrault, responsable de l’aménagement bétonneur de nos
vies à Nantes. Mais aussi la TAN, aux prix les plus chers de France et aux
contrôleurs si zélés qu’ils appellent promptement la police. Ou encore des
agences de voyage qui veulent vendre un tourisme low cost en mains
d’oeuvre, pour vivre des vacances hors sol comme chez soi mais ailleurs,
au mépris de la population locale.
Quand à la SNCF, dont les controleurs et les prix ne valent de nos jours
pas mieux que ceux de la TAN, cela rappelle les chantiers gigantesques
dont elle balafre nos territoires, pour un commerce toujours plus rapide.
Et surtout, cela montre le soutien des manifestantEs à la lutte contre la
Ligne à Grande Vitesse Lyon-Turin en Italie, qui subit une répression
féroce en résistant au bétonnage du Val de Suse.

Somme toute, pas de quoi casser des briques… Pour ceux et celles qui s’en
souviennent, on peut même dire que Nantes a vu pire, notamment pendant les
nuits agitées de 1995 contre le plan Juppé. Bien loin des cibles
indistinctes et compulsives, victimes d’une horde sanguinaire telle que
décrite dans beaucoup d’articles, il est indéniable que les quelques
vitrines qui sont tombées ne l’ont pas été au hasard, sans aucunes
raisons.

Nous avons été nombreux le lendemain à chercher cette dévastation, au
milieu des milliers de bombes lacrymogène éparpillées sur le sol de la
ville (2300 pour être exact, combien la facture_ ?). Il n’y avait que M.
Rimbert pour y croire et faire travailler des personnes toute la nuit du
Samedi et le Dimanche, pour que sa belle ville qu’il veut asseptisée et
sans trace de vie puisse lui convenir. Cela n’a pas empêché nombre
d’habitantEs de Nantes de se régaler pendant leur promenade dominicale du
si dérisoire spectacle de la « _destruction de Nantes_ », en jouant par
exemple à se photographier dans les ruines de la salle de pause des
contrôleurs de la TAN. Ceux qui détruisent ne sont peut-être finalement
pas ceux que l’on croit…

Et c’est bien ce que l’on ressentait lors de la manifestation ou dans les
témoignages de participantEs parus depuis. Devant les provocations et
l’intention du préfet d’en découdre (comment expliquer autrement
l’interdit historique de manifester sur les 50 otages et la militarisation
d’une zone rouge_ ?), c’est toute la manifestation qui s’est sentie
agressée. C’est toute une foule qui applaudissait les tracteurs et les
feux d’artifice sur la place du commerce, et restait en nombre, proche des
évènements, pour soutenir ceux et celles qui exprimaient physiquement ce
que beaucoup dans la manifestations pensaient : nous ne nous laisserons ni
intimider ni diviser. C’est une population bigarrée et unie qui
stationnait devant le CHU, sous les assauts des forces militaires et
policères. Ce 22 Février, c’est toute une population dégoûtée par ce monde
qui envahissait la métropole.

N’en déplaise aux médias et au gouvernement, la fête a bien eu lieu, et
elle fut l’un des plus belles qu’on ait vu à Nantes ces dernières années.
Dans celle-ci, toutes les forces présentes ont pu s’exprimer et coexister
sans se marcher dessus. Il était possible de danser sur la place
gloriette, puis en 300 mètres de promenade se retrouver sous les gaz et
canons à eau devant les 50 otages. Chacun et chacune pouvait trouver
manière d’exprimer sa résistance contre un gouvernement et des patrons
sans cesse plus sourds et aveugles, toujours plus prédateurs de nos vies.
Et la solidarité que l’on a pu voire à l’oeuvre ce jour-là réchauffe le
coeur face au développement quotidien du racisme et à l’émergence d’une
droite toujours plus décomplexée mais aussi de plus en plus vindicative.

La somme – si énorme qu’elle en est surprenante – des un million d’euros de dégâts, agitée pour nous faire retourner grégairement dans nos foyer fiscaux, ne fera pas oublier la force que ceux et celles qui rêvent d’un autre monde ont eu l’occasion d’affirmer ce jour-là. Ce chiffre ne tient en tout cas certainement pas la comparaison face à celui du coût du déploiement militaire et des moyens mis en oeuvre pour provoquer la colère des manifestantEs. Il ne tient certaiement pas la route dépavée face aux nombreuses victimes de ce déploiement. Toutes ces personnes blessées pour beaucoup gravement (2 personnes qui ont perdu un oeil), ne peuvent être comparées à la centaine de militaires et policiers qui parait-il se sont fait un petit bleu. L’objectif de ces blessures était bien de terroriser ceux et celles qui voudraient résister à la casse quotidienne de nos droits et de nos vies, par des élites qui désignent toute personne exprimant une résistance à son écrasement, à Pôle Emploi comme à la CAF ou ailleurs, comme une dangereuse casseuse.

Que tous ces bonimenteurs continuent donc de bavasser dans leurs torchons, nous savons que s’ils réagissent de cette façon, c’est que la peur transpire de leurs mots et de leur propagande. Ce jour-là, les gouvernants et leurs sbires de la presse ont vu la colère et la force de l’union de tous ceux et toutes celles qui ne supportent plus le saccage de leurs vies et de leurs quartiers au nom du progrès marchand. Cette manifestation a bien été contre le monde de l’aéroport, et c’est bien ce qui les effraie.

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