Une tribune pour les luttes

RESF et les Comités de soutien aux familles Igoumnova-Petrossian et Jonusovic

Pour dire NON au racisme, Pour le respect du droit d’asile

Rassemblement du mercredi 19 mars 2014 à Marseille devant la Préfecture

Article mis en ligne le mercredi 19 mars 2014

Une 40aine de militants du Resf cet a-midi devant la préf. Pour porter les cas de plusieurs familles une délégation a été reçue.
Plusieurs familles, parmi lesquelles Mme Igoumnova, russe, et son fils (école des Abeilles), Mme Jonusovic, jeune mère serbe et ses 3 enfants dont le mari a été assassiné (pour la France, la Serbie est désormais un pays sûr, où elle peut donc être expulsée).
Pétitions à signer sur le site : http://www.educationsansfrontieres.org/rubrique355.html
Notre rassemblt s’est trouvé grossi de femmes kurdes, qui manifestent régulièrement pour leurs 3 militantes assassinées à Paris il y a 1 an. Elles ns ont prêté leur porte-voix.
Jean 6/4
PS : à 17h30 tt à l’heure info juridique sur le droit des étrangers par 2 avocates ; local de 1000Bâbords.

Réseau Education Sans Frontières 13
resf13 chez no-log.org 06 31 32 48 65
61 rue Consolat 13001 Marseille
www.educationsansfrontieres.org

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Un autre rassemblement avait lieu à la même heure, qui s’est joint à celui de RESF, celui de femmes kurdes qui viennent le mercredi tous les quinze jours de 14 à 15 heures demander justice après les assassinats en France de trois militantes kurdes l’année dernière (voir Les trois militantes kurdes, Rojbin, Sakine, Leyla, assassinées à Paris : le silence suspect de la France
http://millebabords.org/spip.php?article25149

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Pétitions :

Mme JONUSOVIC et ses trois enfants doivent pouvoir vivre en France !

Mme Jonusovic est arrivée sur le territoire français à la fin de l’année 2012.

Après une enfance en Serbie, elle rencontre son futur conjoint, albanais de nationalité.

Commencent alors de nombreuses persécutions, verbales et physiques perpétrées par les deux communautés serbe et albanaise, qui iront jusqu’à l’assassinat de son mari sous ses yeux.

Suite à ce drame, Mme Jonusovic, continue de subir des agressions multiples. Enceinte, elle décide de quitter par tous les moyens ce lieu dangereux pour elle et ses 2 enfants (Bane 5 ans aujourd’hui et Dzavit 4 ans).

Mme Jonusovic arrive finalement à Marseille et dépose une demande d’asile. Elle donne naissance à Muhammed, scolarise Bane et Dzavit à l’école maternelle des Bergers (13006), s’inscrit aux cours de Français du centre social Cours Julien…

Malgré ce début d’intégration et les persécutions subies dans le passé, sa demande d’asile est refusée. Conséquence immédiate : elle doit quitter l’hôtel dans lequel elle est hébergée avec ses enfants, dont un bébé, le 15 mars !

Monsieur le Préfet, Mme Jonusovic doit être régularisée au plus vite, et rester jusqu’à ce jour hébergée !

Pour signer :
http://www.educationsansfrontieres.org/article49225.html

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Des papiers pour la famille Petrossian-Igoumnova !

Respectivement Russe et, Arménien né en Azerbaïdjan, Mme IGOUMNOVA et M. PETROSSIAN ont, comme tous les couples mixtes en Russie, été victimes de graves persécutions racistes, harcèlements et agressions physiques qui sont allées jusqu’à mettre leur vie en danger.

Ils ont tout quitté, famille, maison, emploi, pour venir trouver refuge en France avec leur fils Arsenyi, à présent scolarisé à l’école des Abeilles et qui parle parfaitement Français.

Mais, la France, « Pays des droit de l’Homme  », leur refuse le droit d’asile et les somme de quitter leur logement ! Assortie d’une Obligation à Quitter le Territoire Français, cette sentence s’accompagne d’une menace d’expulsion imminente vers la Russie, au prétexte que la famille y aurait ses origines et au mépris des périls qu’elle y encourt.
Où est « l’humanité » dont se réclame M. Valls ? Où est le changement promis par le gouvernement ?

On ne peut à la fois déplorer la montée de l’extrême droite, et cautionner les idées qu’elle propage.

Chaque fois que l’on refuse d’accueillir des victimes de racisme, de persécutions, en raison d’une origine, d’une religion, d’une race supposée, d’une orientation sexuelle, on véhicule l’idée que de tels agissements sont inéluctables et pire encore, on en minimise la gravité.

Un gouvernement "de gauche" qui applique la même politique que la droite vis-à-vis des étrangers, laisse entendre qu’il ne peut être fait autrement, et donne des arguments à l’extrême droite. C’est inacceptable !

C’est pourquoi, nous, parents, amis, voisins, enseignants, citoyens tous et toutes attaché-e-s aux valeurs de solidarité et d’accueil, et surtout qui refusons de considérer l’autre comme une menace, appelons à un

Rassemblement devant la préfecture mercredi 19 mars à 14 h

Pour demander au Préfet, qui en a le pouvoir, de régulariser cette famille en lui accordant un titre de séjour Vie Privée et Familiale, pour qu’enfin elle puisse vivre en paix.

Pour dire NON au racisme qui se banalise dans l’indifférence la plus totale, et que nous continuerons à combattre sous toutes ses formes.
Pour demander que le droit d’asile soit respecté, comme les conventions internationales nous y obligent.

Nous demanderons à cette occasion à être reçus pour présenter les très nombreux soutiens déjà exprimés : lettres d’élus et de personnalités, signatures de la pétition demandant la régularisation de la famille.

Ils ont besoin de nous ! Rejoignez-nous, signez et faites signer la pétition !

http://www.educationsansfrontieres.org/article49041.html

Le comité de soutien à la famille Igoumnova-Petrossian, RESF


Régularisation de la famille DJERROUD !

La famille DJERROUD (algérienne) vit en France depuis 2012. Islem est scolarisé à l’école Felix Pyat en CE2 et Lamia est au lycée, à Marseille.

Cette famille a été déboutée de sa demande d’asile malgré les menaces qui pèsent sur eux dans leur pays d’origine. Ils se retrouvent aujourd’hui sans ressources et doivent quitter leur hébergement de demandeurs d’asile, or ils n’ont nulle part où aller.

Monsieur DJERROUD s’est également vu refuser un titre de séjour pour raisons médicales.

La famille a déposé des recours contre ces décisions, en apportant des nouveaux éléments. Si leurs demandes étaient refusées, les parents et aussi les enfants, qui se sont très bien intégrés, pourraient être expulsés dans un pays où ils seraient en danger.

Nous voulons que cette famille puisse rester en France, avec les mêmes droits que les autres. Pour cela, elle doit obtenir ses papiers.

M. le Préfet nous vous demandons de régulariser la situation administrative de cette famille.

Signez la pétition de soutien à la famille DJERROUD !

http://resf.info/P2675


LA FAMILLE DE SEFO ET DE DZAN, SCOLARISES A MARSEILLE, DOIT POUVOIR RESTER EN FRANCE
SOUTENONS LE RECOURS CONTRE L’OQTF !

Monsieur N.J., Madame A.R. et leurs deux enfants, Sefo né en 1994 (aujourd’hui scolarisé au lycée Victor Hugo 13003) et Dzan né en 2009 (scolarisé à l’école maternelle La Viste 13015), sont arrivés en France en février 2011. Ils y ont demandé l’asile, en raison des persécutions subies par la famille en Macédoine, leur pays d’origine.

N.J., créateur d’entreprise en Macédoine, militait pour l’émancipation des Roms, notamment pour qu’ils puissent scolariser leurs enfants. Or, en raison de cet engagement politique et de son appartenance au peuple Rom, on a porté atteinte gravement, physiquement et psychologiquement, à sa famille : à son fils aîné, Sefo, par deux fois, à sa compagne et à lui-même de manière quasi-habituelle. De ce fait, Sefo a dû abandonner l’école en décembre 2009. Il a toutefois continué à étudier à la maison. De par leur origine Rom et l’emprise des partis politiques sur la région, la famille n’a pas trouvé de protection auprès de la police : bien au contraire, ils ont été menacés ! Il n’y avait pas d’autre solution que de fuir. Ils ont tout quitté et sont venus trouver refuge en France.

Hébergés en Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile, ils ont trouvé une certaine stabilité et ont régulièrement participé aux activités proposées au CADA.

N.J. se fait comprendre en français. Dzan est maintenant un petit garçon de cinq ans qui s’est épanoui en classe de maternelle. Sa maîtresse reconnaît sa finesse et son intelligence. Il comprend le Français, participe aux sorties et ne s’endort jamais le soir sans savoir s’il y a école le lendemain. Sefo, quant à lui, a intégré la classe de 3e dès son arrivée en France. Ses enseignants ont très vite apprécié un élève doué de grandes capacités intellectuelles, en plus d’une maturité peu commune. Il a été orienté vers une classe générale européenne, section d’élite qui requiert un bon niveau scolaire et de grandes capacités linguistiques. Il a très vite trouvé sa place au lycée, heureux d’enfin pouvoir vivre la vie d’un jeune homme de son âge, participant au club de théâtre, à un voyage scolaire au Parlement Européen, aux sessions du Parlement Européen des Jeunes… Aujourd’hui, il s’apprête à passer avec la confiance unanime de ses enseignants son baccalauréat ES en juin prochain. C’est une famille très soudée qui a prouvé sur tous les plans sa volonté de s’intégrer à part entière à la République, et qui attache un grand prix à la réussite scolaire des enfants.

Ils avaient de bonnes raisons de croire qu’ils obtiendraient le droit de vivre en paix en France : des cousins germains ont été reconnus réfugiés en 2010. Un autre a aujourd’hui la nationalité française. Un des frères de N.J. est réfugié avec sa famille en Allemagne où il a obtenu la nationalité allemande. Le dernier frère a été assassiné en 1999 en Macédoine pour son engagement politique.

Malgré tout cela, leur demande d’asile a été rejetée en dernier recours par la CNDA ! Ils ont été sommés de quitter leur hébergement en CADA ! Pour aller où, dans la mesure où le refus de les régulariser signifie aussi l’impossibilité de trouver un logement et de travailler en toute légalité, comme ils en ont le légitime espoir ?

Mais voilà le plus inquiétant : le 10 janvier 2014, monsieur N.J., madame A.R. et Sefo ont reçu une OQTF les obligeant à quitter le territoire français avant 30 jours !

Ils demandent le réexamen de leur demande d’asile. Ils ne peuvent ni ne veulent rentrer en Macédoine. La mère de N. J., une dame âgée et malade, ne pouvant plus supporter toute seule les brimades incessantes, a elle aussi quitté la région. On veut donc les renvoyer dans un pays où ils n’ont pas d’avenir. En outre, A.R. a un problème de santé nécessitant quelques soins en France. Sefo a un ambitieux projet professionnel depuis qu’il a 10 ans : il souhaite étudier le droit. Dzan veut continuer d’aller à l’école.

Les expulser serait ne pas prendre en compte la situation dans leur pays d’origine où ils ont déjà risqué leur vie. En effet, Selon le témoignage du président du parti, député à l’assemblée nationale de Macédoine, et défendant la cause du peuple Rom en Europe, les pressions politiques sont encore plus fortes en 2013. Le secrétaire du parti a disparu avec toute sa famille.

Les expulser serait infliger une violence grave à leurs deux enfants en mettant brutalement fin à leur scolarité et à leurs projets d’avenir.

Les expulser serait séparer la famille car A. R, la mère de Dzan, devrait alors rentrer dans son pays de nationalité qui n’est pas celui de son fils.

Les expulser serait réduire à néant tous les efforts fournis par les parents et les enfants pour construire une vie réussie et participer à la vie citoyenne en France.

Pour que la famille de N. J. puisse rester en France, signez et faites signer cette pétition !

http://www.educationsansfrontieres.org/article49025.html

P.-S.

resf13 chez no-log.org / 06 31 32 48 65 / www.educationsansfrontieres.org

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