Une tribune pour les luttes

Marche pour l’égalité 12 avril à Paris

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Article mis en ligne le dimanche 30 mars 2014

Appel du Resf / Réseau Éducation Sans Frontières

Le 12 avril, à Paris, marche nationale pour l’égalité, l’espoir, la lutte contre toutes les injustices, à l’appel de personnalités, de personnalités du monde associatif, syndical et politique.

Sans nécessairement reprendre à son compte l’ensemble des revendications mises en avant en particulier dans les domaines économiques et social, le Réseau Éducation sans frontières entend participer pleinement à cette manifestation. Parce que nous avons besoin d’espoir alors que la politique du gouvernement désespère son propre électorat et tous ceux qui rêvaient d’un changement après des années de droite. Ensuite parce que, comme l’ensemble des milieux populaires, les jeunes et les familles sans papiers sont victimes d’une politique de précarisation et d’exclusion. Mais aussi parce qu’ils subissent, comme tous les sans papiers, la politique du gouvernement en matière d’immigration, incarnée par Manuel Valls.

Même débarrassée des discours aux relents racistes de la période Sarkozy (à l’exception des propos de Valls sur les Roms), la politique du gouvernement Ayrault à l’égard des sans papiers ne marque pas de rupture significative avec celle de Guéant et compagnie. Valls est fier de faire davantage d’expulsions qu’Hortefeux, Besson et Guéant. Il se vante d’appliquer avec fermeté des lois, des textes et des procédures… ceux-là même mis en place par dix années de Sarkozy à l’Intérieur puis à l’Elysée !

Cette attitude du gouvernement accrédite l’idée que si les mots peuvent changer et si des aménagements peuvent être trouvés à la marge, il n’est qu’une seule politique possible en matière d’immigration : celle élaborée par Sarkozy et appliquée par Valls.

C’est grave pour le présent et dangereux pour l’avenir. Les résultats des élections municipales, le rejet du gouvernement que traduit l’abstention, la progression de la droite, le « triomphe » du FN sont les fruits de la politique voulue par François Hollande dans le domaine de l’immigration et les autres. Ils sont annonciateurs, si rien ne change, d’un 21 avril 2017 suivi de dix ou quinze années de pouvoir de la droite pain au chocolat. Ou pire encore. Revenue au pouvoir cette droite aura beau jeu de s’appuyer sur les paroles et les actes de Valls et de Hollande pour justifier les mesures les pires : celles que l’extrême-droite appelle de ses voeux.

Pour le présent et pour l’avenir, il faut que change pour de bon, et vite, la politique du gouvernement à l’égard de l’immigration aussi.

Les jeunes et les familles sans papiers, ceux qui dans les établissements scolaires, dans les quartiers leur manifestent soutien et amitié, le diront le 12 avril dans la rue, solidaires de tous ceux qui ont à souffrir des conséquences des décisions injustes de ce gouvernement.

RESF



Socialisme ou barbarie

Non, la rue n’appartient pas qu’à la « Manif pour tous », « Printemps français », « Jour de colère », Bonnets rouges et autres gogos dieudonnisés ! Oui, il existe une opposition sociale, et même anticapitaliste au gouvernement PS-Medef. Il s’agit de le démontrer le 12 avril.

Que peut-il se passer quand l’extrême droite et plus largement la réaction saturent les ondes, le web et occupent la rue sans rencontrer d’obstacle ? Elles prennent confiance, se disent que leurs idées progressent et que les batailles idéologiques qu’elles mènent appellent des traductions politiques et électorales. Et en attendant ces lendemains qui chantent, elles occupent le terrain par tous les moyens – y compris par la violence physique.

Qu’advient-il quand le gouvernement Ayrault-Hollande mène une politique antisociale, au détriment des classes populaires, avec 80 milliards de cadeaux à la bourgeoisie (30 milliards d’exonération fiscale au patronat auxquels s’ajoutent 50 milliards de réduction des services publics) ? Qu’advient-il quand ce même pouvoir négocie avec ses homologues occidentaux un accord de libre-échange faisant sauter de nouveaux verrous sociaux et environnementaux au bénéfice des capitalistes ?

En l’absence de riposte syndicale et politique à la hauteur de la situation, il ne peut en résulter que démoralisation, désespérance et démobilisation… L’impression de n’avoir plus le choix qu’entre ultralibéralisme et fascisme... à l’instar de ce qui se passe actuellement en Ukraine.
Une marche contre l’austérité, le racisme et la réaction...

la suite sur : http://www.alternativelibertaire.or...

AL



MAINTENANT ÇA SUFFIT !

Marchons contre l’austérité pour l’égalité,
et le partage des richesses.

Nous n’en pouvons plus de voir la droite et l’extrême-droite battre le pavé avec leurs cortèges de haine de l’autre, d’intolérance, de racisme, de sexisme, d’homophobie et d’intégrisme.

En France, comme dans toute l’Europe, la rigueur budgétaire et l’austérité imposées par la Commission européenne, François Hollande et le gouvernement pour satisfaire les marchés financiers nourrissent ce climat malsain. Les conséquences sont là : services publics démantelés, acquis sociaux mis à mal… Le chômage monte, la précarité s’étend, les jeunes galèrent, les salaires et les retraites sont en berne. Les inégalités se creusent tandis que les grandes entreprises versent aux actionnaires des dividendes insolents. Partout ces politiques provoquent indignations, colères et désespoirs. Elles nous révoltent.

Elles s’accompagnent du recul général des droits : à l’éducation, à l’emploi, à un revenu décent, à la santé, à un logement stable et décent… Les inégalités d’emploi et de rémunération attaquent plus durement les droits des femmes et des migrants. La répression s’abat sur les sans papiers, les Roms, les plus précaires, et ceux qui les défendent. Alors que des choix politiques résolument à gauche devraient s’imposer face à la crise, les renoncements du gouvernement devant les exigences du Medef et de la droite en matière sociale, environnementale, familiale, et sur le droit de vote des étrangers… scandalisent.

Avec l’assentiment enthousiaste du Medef, le président de la République veut désormais faire du « pacte de responsabilité » le cœur de sa politique. Au patronat, il octroie 35 milliards d’allègement de cotisations. Qui peut croire que ce nouveau cadeau permettra de lutter contre le chômage ?
Devant un Medef qui refuse de s’engager sur des créations d’emplois, le gouvernement Ayrault s’engage, lui, à réduire les dépenses publiques de 50 milliards d’euros. Dans la ligne de mire, la sécurité sociale et les services publics. Mais ce sont aussi les collectivités territoriales asphyxiées, les associations étouffées, la culture sacrifiée. Ce n’est décidément pas cela que nous voulions, nous qui, par millions, avons contribué à chasser Sarkozy.

Personnalités morales, acteurs du monde de la culture et des arts, du monde du sport, responsables syndicaux, associatifs, politiques, nous sommes divers par nos engagements. Ensemble, nous voulons construire une dynamique pour une alternative sociale, démocratique, écologique, féministe fondée sur la solidarité. Nous appelons le samedi 12 avril à Paris à une marche nationale d’espoir à gauche, contre l’extrême droite, pour l’abandon du « pacte de responsabilité », pour une juste distribution des richesses. Cette marche ne restera pas sans lendemain.

voir les signataires :
http://www.solidaires.org/article47656.html

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2 Messages

  • Le 31 mars 2014 à 08:50, par

    Ne confondons pas tout répartition des richesses et socialisme par exemple. Ce n’est pas l’ultralibéralisme qu’il faut combattre c’est le capitalisme ordinaire, ce n’est pas d’une riposte syndicale et politique dont nous avons besoin au sens où vous l’entendez (pour qu’un autre fasse de beaux discours puis mente à nouveau), c’est une révolte populaire. Comment s’étonner que l’Etat fonctionne avec le Medef qu’il impose l’austérité ? : c’est sa seule raison d’exister !
    Je ne critique pas en soi la démarche d’essayer de créer une dynamique de lutte mais avec un discours comme celui-ci on crée de la confusion. Les plus pauvres le savent bien le Capital ne leur donnera plus rien, il n’y a pas de mi-chemin si nous voulons que les choses changent.
    Enfin, relire Socialisme ou Barbarie nous ferait peut-être du bien.

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    • Le 1er avril 2014 à 23:45, par Marlène

      "Ce n’est pas l’ultralibéralisme qu’il faut combattre " ... vous sortez de quelle école ?? Le capitalisme, bien avant l’ultralibéralisme, s’accompagnait toujours d’un pseudo marxisme pour réguler un temps soit peu la folie qu’on vit aujourd’hui et ce depuis le reaganisme tatchérisme !!! Vous avez bu une espèce d’élixirs qui vous a plongé dans quelle idée "du bien vivre" pendant combien d’années pour nous sortir de telles âneries ??? depuis les trente glorieuses ? celles qui vous ont tout donné pour vous faire croire à une espèce de liberté et de rêve absolu ??? On y est aujourd’hui !! le château de cartes s’effondre, mais vous êtes là encore à espérer que ce système qui nous mène peut être vers une troisième guerre mondiale tiennent encore un peu juste pour vous faire plaisir !! Mon vieux, lorsqu’on a lutté pour obtenir une chose, on continue à lutter pou la conserver !! et lorsqu’on a fait l’expérience de ce qu’on a perdu alors il faut se battre pour la reconquérir !! On en est là mais vous voudriez qu’on "demande" gentiment !! Vous n’avez rien compris au monde mon pauvre !! le combat c’est aujourd’hui ou alors c’est fichu !! alors oui tous dans la rue le 12 avril !! et çà doit continuer jusqu’à ce que toute cette flopée de minables et de traitres quittent le pouvoir !

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