Une tribune pour les luttes

Témoignages

Récits de la manif anti COP 21 du 29/11

Article mis en ligne le mercredi 2 décembre 2015

Une République souricière

par Jacques JULIEN

Je suis arrivé par le métropolitain sur la place de la République vers onze heures et demi et j’ai déposé ma paire de chaussures en remplacement de plusieurs amis altiligériens qui n’ont pu ou pas osé venir. J’ai ensuite revêtu ma tunique bleue (habit porté par les Amis de la Terre à Copenhague en 2009). Et je me suis acheminé vers le boulevard Voltaire , conjointement avec nombre de véhicules de police prenant position sur ce même boulevard . La chaîne humaine était déjà constituée , aussi comme les autres personnes arrivées après la formation de la chaîne , j’ai battu le pavé jusqu’à la Nation . J’ai d’abord eu quelques inquiétudes avec ce voisinage policier ; vont-ils disperser tous ces rassemblements de plus de dix personnes voire procéder à des arrestations ? Ouf , tout reste calme , interdiction sans répression , pourvu qu’il en soit ainsi toute la journée . C’était beau, beaucoup avaient des pancartes et même des banderoles et pas seulement ceux de la chaîne , il en était ainsi des manifestants qui comme moi déambulaient sur le trottoir . Nous crions ensemble « Entendez nous ». et parfois un petit chahut , applaudissements , sonneries de bicyclettes , fanfares …Contraste lors des passages des lieux du 13 Novembre , là un silence absolu . Si vous mesurez la distance Nation République vous arrivez à environ 3km , comme il y avait facilement trois fois plus de monde sur les trottoirs , cela fait allégrement plus de 10 000 personnes ; dont la Préfecture n’a retenu que les gens de la chaîne !

Retour sur la place de la République . Toujours une ambiance rieuse et bon enfant . Les anges blancs ( australiennes ? ) , marionnettes géantes , tambours indiens …Il ya aussi des assiettes qui sentent rudement bon pour ceux qui ont un p’tit creux , bref c’est la fête . Certes , certaines composantes de la coalition n’ayant pas appelé pour quatorze heures , des gens sont déjà rentrés chez eux . Par contre , c’est clair , il ya de nouveaux arrivants dont des anarchistes faciles à reconnaître avec leurs fanions et leur tenue noire . De temps à autre quelqu’un prend la parole . Je circule sur la place , d’un groupe à l’autre. Tiens , je remarque que , là les CRS ont pris position sur le boulevard Voltaire … mais pas seulement , toutes les artères sont bouchées ? Rien de plus . Vu le rapport de forces , pas question de forcer les barrages mais là encore , comme ce matin , si les policiers ne chargent pas pour disperser les attroupements , cela signifie qu’à défaut de défiler jusqu’à Nation , nous pourrons tenir un rassemblement . Ou faire le tour de la place . Donc il ya eu des micro défilés sur la place . Je dis bien des . Il faut le souligner , les manifestants étaient assez hétérogènes , disons au moins deux groupes : un premier groupe plutôt écolo et pacifique ayant répondu aux appels des Objecteurs de croissance ou de la pétition « Bravons l’état d’urgence » (dont je suis signataire) ou des Désobéissants ou … avec des mots d’ordre essentiellement axés sur le climat . Le second groupe est plutôt anarchiste , avec des mots d’ordre différents moins axés sur le climat . Un point commun étant « état d’urgence , état policier » « personn’ nous ampêch’ra d »aller manifester » . Le second groupe qui comprenait des éléments voulant en découdre , effectuera une tentative de forcer le barrage de l’avenue de la République ,évidemment sans résultat . Il ya même eu un renfort de CRS prenant position sur la place , pour quelques instants , sans plus tout ceci se terminant pas une danse en scandant « tous ensemble » et une parodie de défilé militaire .

C’est dans ces moments que j’ai commencé à m’inquiéter . Dans ce second groupe un sous groupe - entre cinq et dix individus , pas plus - bien soudé et prenant des initiatives de casse et d’affrontement . Alors que l’un d’eux brisait un ustensile métallique , je suis intervenu pour les inviter à arrêter de déconner , et il me fut répondu « chacun ses méthodes » . Très suspecte cette réponse . Très suspects aussi leurs habits , plus neufs et plus repassés que les autres - pas du tout genre voyou . En regardant internet dans la soirée j’ai constaté , qu’une autre personne avait vécu le même échange avec une même façon de répondre que celui que je viens de relater . Étrange , non ? L’étrangeté n’est pas finie : je veux préciser une chronologie que personne n’a évoqué et qui me semble très révélatrice . Peu de temps après , c’est sur la rue du Temple que cela s’est gâté en réplique à l’envoi de quelques projectiles ( bouteilles ? ) , un gros bombardement de grenades lacrymogènes . Excellent choix du lieu , avec une petite brise , tous les manifestants y ont eu droit . Je décide alors , comme bien d’autres personnes de quitter les lieux , et ceci par le métro , seule issue possible . Je descends les escaliers , et là , l’inquiétude croit en voyant quelques CRS dans les couloirs - violation ou dérogation ? - . Quand j’arrive sur le quai , la rame partait , et j’attends la suivante ; attente interrompue par l’annonce d’un agent de la RATP disant que , à la demande de la police , le trafic était suspendu et qu’il nous fallait attendre tranquillement la fin de cette suspension .Nouvelle interruption par un homme en face , nous ordonnant de partir , en contradiction avec l’annonce précédente ! . puis , une minute plus tard , encore une nous invitant à sortir de la station , la sortie étant , précisait l’annonce , sécurisée . Entre le lancer de grenades et la suspension du métro , moins de cinq minutes ; chacun fera ses déductions … Une fois dehors , je me suis présenté à différents barrages , sans succès … jusqu’à celui de la rue René Boulanger , où là , il fut possible de passer après une fouille rapide . Ouf .

Il n’y a pas besoin de réfléchir longtemps pour ne pas s’étonner de la stratégie opérée par les autorités policières . Vu la discordance du rapport de forces , il était extrêmement facile d’investir lentement et calmement la place et procéder à l’évacuation et à la dispersion dans différentes artères des manifestants qui occupaient la place . C’est un schéma contraire qui s’est déroulé : encerclement puis affrontements et arrestations . Le tout ponctué de gaz lacrymogène , alors que sur cette place de la République , il y avait des enfants , des vieux . Beaucoup de journalistes aussi , mais , eux , étaient contents , ils faisaient leur travail ( tout comme les policiers qui exécutent les ordres donnés ) , quelque chose à mettre sous la dent de leur direction . Et donc , beaucoup de photos sur la toile , et ces multiples photos sont claires . On y voit des gens pacifiques soucieux de la propreté des lieux , réparateurs des dégâts causés par les casseurs ou par les charges policières sur les symboles de la mémoire du 13 Novembre
, protecteurs de ces symboles de la mémoire du 13 Novembre , voire même des forces de l’ordre ! Une seconde collection montre des arrestations plutôt musclées de personnes n’ayant pas le costume décrit dans les communiqués officiels ou les

de hauts responsables de l’État . En opposition peu de photos d’affrontements : des chaussures volant au dessus d’un groupe de CRS , « paniqués » par ces projectiles ? deux photos d’un affrontement autour d’une barrière de protection civile , et là , effectivement , avec des hommes de noir vêtus et cagoulés . Pas d’autres . Certainement , il s’agit du premier affrontement durant la tentative fort puérile de percer le cordon policier avenue de la République qui a duré quelques secondes .

Autre élément de preuves, la photo de la préfecture de police montrant les armes des assaillants
pierres , canettes , bouteilles , et non pas des bougies comme cela fut énoncé , mais leurs supports . Franchement , ce n’est pas avec ça qu’on va tourmenter la République et ces preuves m’ont rappelé Colin Powell et les armes de destruction massive …Sur cette photo , notons un absent , les bris de vitrines , pourtant il y en a des vitrines sur la place .

Une dernière chose qui m’a paru surprenante c’est le nombre d’interpellations et le nombre de gardes à vue : une proportion importante ( au moins un dixième ) des présents sur la place ! Et quand le lundi soir , il est annoncé que seules neufs gardes à vue étaient maintenues , les autres (trois cents je crois ) étant libérés , mais susceptibles de poursuites pour participation à une manif interdite , nous voilà rassurés , face à la Patrie en danger , gouvernement et préfets ont sauvé la France , avec un remerciement appuyé à Michel Cadot grand organisateur de la sourivière .

Jacques JULIEN
Maître de conférences Université Paris 7 Denis Diderot


Le silence de vos pantoufles ne cache pas le bruit des bottes

par Quelques manifestant.e.s, arrêté.e.s ou non

« Ignorant l’interdiction du ministère, quelques centaines de violents extrémistes se sont réunis hier, dimanche 29 novembre, après-midi, place de la République, pour provoquer les autorités. Ils avaient l’air méchant. Ils avaient des sweats noirs et parfois des masques. En plus avec la fumée ça faisait dark, on a pris de jolies photos pour vous faire des frissons. » Boumboum ça bastonne à Republique, merci BFM, mais un petit point d’éclaircissement s’impose. Voici un petit résumé de la journée d’hier, pour celleux dont le cerveau clairvoyant a senti l’embrouille. Ce n’est pas de l’info sexy, ce sont nos points de vue et ce que l’on a vécu : 12:00 - Plusieurs groupes sont présents place de la République. Le début est un peu frileux mais petit à petit ça bouge. Certain.e.s entonnent des slogans (« Fermons les usines, et les supermarchés ! Une mini éolienne, dans tous les potagers ! »), des chants, d’autres sont venu.e.s avec des banderoles, des marionnettes, de la musique. Il reste encore des chaussures sur la place, mais Avaaz a déjà emmené le plus gros, après un sage discours de la gentille présidente d’Avaaz France dans la matinée. Le reste est récupéré au fur et à mesure par des gens qui passent. Parmi les groupes présents on trouve Alternative Libertaire, la CNT, la vélorution, les alternatifs, le NPA, solidarité avec la Palestine, etc… et aussi beaucoup de groupes informels. Il y a des familles, des étudiant.e.s, des personnes agisées, des RG, des poussettes, des lycéen.ne.s, des internationaux-ales venu.e.s pour l’occasion, des passant.e.s qui s’en foutent, des passant.e.s qui s’en foutent moins, et des gens qui rejoignent la manifestation, content.e.s de voir qu’il se passe finalement quelque chose. Un peu plus loin entre Nation et Oberkampf il y a la chaîne humaine. Des journalistes qui viennent de là-bas nous expliquent : « on en vient et on nous a dit de pas venir ici, parce que c’était plein de black-blocs et que c’était dangereux ». Et pour preuve, on chante des chansons pendant qu’une grande marionnette danse au-dessus de la foule ! Trève d’ironie, cette vision stéréotypée des manifestants illégaux étaient sans doute celle des gens d’Alternatiba qui, en nous croisant dans la matinée, demandaient aux personnes souhaitant participer à la manif interdite de « ne pas tout casser » » au risque de « décrédibiliser » la chaîne humaine. Nous, nous ne voulons pas rentrer dans cette logique de séparation des moyens de luttes que l’on pense complémentaires.

13:00 – Ca continue tranquillement. Les flics bloquent toutes les sorties de la place : les débuts de marche qui sont lancés tournent en rond sur la place de la Rép. On doit être dans les 4000 ici. 14 :00 – On commence à essayer de partir en manifestation hors de la place mais des CRS nous bloquent. Les CRS sont de marbre, comme des bons CRS quoi. On change de rue on réessaye. Rien. Ah si, une petite bombe lacrymo. Et une autre tiens. On met du citron sur nos écharpes pour se protéger un peu. Plusieurs attitudes face aux barrages : certain.e.s font des sit-in, d’autres jouent à « 1,2,3 émotion » organisé par l’Artnez des Clown, certain.e.s lancent des canettes, des chaussures, un balai, des bougies ramassées autour du mémorial, d’autres essaient de discuter avec les CRS. Tout le monde se prend des lacrymos par contre. Une vieille femme venue se recueillir n’a pas vu la nasse se refermer et aux premières grenades assourdissantes, croit à une attaque terroriste. Qu’importe le/les mode.s d’actions choisi, il faut savoir qu’un bon nombre d’entre nous sont masqué.e.s pour ne pas participer au fichage général de celleux qui se révoltent, et aussi pour se protéger contre la répression. Car les flics et les médias de masse, complices, filment tout et prennent plein de photos. 15:00 – Des lacrymos sont envoyées sur la place assez fréquemment, des tirs mal calculés tombent sur le barrage d’en face, et même dans la bouche du métro où des passant.e.s se font accidentellement gazé.e.s. Les flics aux barrages filtrent les gens qu’ielles laissent sortir ou pas. Les « honnêtes gens » passent tranquillement. D’autres se font arrêter. Les manifestant.e.s sont fouillé.e.s, on confisque leurs drapeaux aux vélos de la vélorution pour les laisser sortir. Les camions CRS avancent et resserrent l’étau sur l’ouest de la place. Les gens qui ont peur de rester bloqué.e.s dans ce traquenard sortent à l’est dès que c’est possible. 16:00 – Les flics commencent à réduire la nasse à une petite partie de la place, ils font sortir les « gentil.le.s » mais gardent le nombre qu’ielles souhaitent pour remplir leur quota : environ 300 personnes. A peu près quatre fois plus regardent et soutiennent depuis l’extérieur. A partir de là, la séquestration a duré 3h30. La tonne de flics et les quelques dizaines de camions nous mettent la pression et nous empêchent de bouger. En plus de nous encercler constamment, les flics viennent régulièrement nous matraquer et nous poivrer pour en chopper au hasard, mais font aussi quelques tentatives d’embarquement bien ciblé. Nous, on résiste comme on peut en nous accrochant et en gueulant tous un tas de slogans : « C’est l’Etat, le premier terroriste ! », « Sans haine, sans arme, et sans violence ! », « Flics, juge, assassins ! », et plein d’autres. On essaye aussi de d’établir une stratégie collective pour tou.te.s les personnes embarquées par la police, à savoir freiner le plus possible le travail de fichage de la police pour que les manifestant.e.s puissent manifester à nouveau. Pour cela un slogan fonctionne à merveille : « Pas d’identité, solidarité » ; cela met du baume au cœur de chanter cela quand il semble de plus en plus évident que nous allons tou.te.s finir au poste. En effet, à l’extérieur, des manifestant.e.s sont parfois transférés à l’intérieur, comme punition. D’autres sont embarqué.e.s violemment parce qu’ielles s’impatientent et lancent des canettes. Entre ces moments de violences policières, plein d’initiatives chouettes sont lancées parmi les séquestré.e.s : celleux qui sont nassé.e.s lancent une mini « free party » avec un vélo sono d’un.e manifestant.e. Un.e autre monte dans un arbre accrocher un drapeau en arc-en-ciel avec inscrit « Peace / Paix ». On tente aussi de tourner ça en ridicule en scandant : « on est séquestré, appelez la police ! ». A l’extérieur, c’est : « Rendez-nous nos potos, c’est l’heure de l’apéro ». Il y a aussi quelques efforts de résistance : un copain qui avait été reconnu par un flic a heureusement été arraché par un groupe de manifestant.e.s aux mains des CRS qui cherchaient à l’extraire violemment de la nasse. Les vêtements changés, maquillage refait, on arrivera à empêcher qu’il se fasse repéré par la suite. 19h15 – Les flics veulent remplir leurs bus. Les quotas, toujours les quotas. Promettant un simple contrôle d’identité puis le retour à la liberté, des groupes partent avec les flics et se retrouvent emmenés en garde à vue. Une fois la supercherie dénoncée, les CRS changent de tactique : ielles laissent sortir les gens en file indienne prétextant vouloir fouiller les sacs à la recherche d’objets dangereux. Quelques manifestant.e.s tentent leur chance puis reviennent dans la nasse pour témoigner, créditant bon gré mal gré le discours des CRS. Ces témoignages et une « négociation » très inéquitable au vu de la pression policière que nous subissions ont finalement abouti à une sortie sans prise d’identité des personnes restantes, par groupes de 10 environ. Petit à petit les gens sortent, mais regrettent vite quand ielles réalisent qu’ielles ont laissés derrière elleux les quelques personnes que les flics ciblaient vraiment. Partir en petits groupes comme nous le faisons leur rend la tâche plus facile… (certain.e entendent : « dès que tu le vois, on le chope »). Hé oui, il ne faut jamais croire un flic « gentil » (surtout lorsqu’il t’a matraqué pendant 3h), car il y a toujours anguille sous roche. En parallèle de la fin de la manifestation de la place de la République, des petites manifestations se déroulaient devant chacun des commissariats de Paris pour protester contre les interpellations abusives. Les copaines interpellées racontent que les flics étaient complètement dépassés : un gradé dit en rigolant « ce sera un des jours les plus mémorables de ma carrière ». Contraste dérangeant avec les dizaines d’interpellé.e.s qui n’ont pas été nourri.e.s, qui n’ont pas eu de couvertures pour la nuit, qui ne pouvaient pas aller faire pipi. 20h00 – A république, il y eu largement plus de 200 interpellations, la legal team est débordée. Certain.e.s étrangers-ères, belges ou suisses, embarqué.e.s par les flics, ont été mis-es en CRA (Centre de Rétention Administrative). Du 13 novembre au 13 décembre l’espace Shengen étant fermé pour la COP21 il fallait un visa pour être en France. Une d’elleux s’en sort avec une ITF (Interdiction d’être sur le Territoire Français) d’un an. La plupart des interpellé.e.s de la manif ont fait 24h de garde à vue simplement pour pour « participation à un rassemblement interdit et refus de coopérer après la seconde sommation ». Les mauvaises conditions réservées aux personnes en garde à vue pourraient à elles seules faire l’objet d’un long article. Plus de 24h après la fin des interpellations, il resterait 8 manifestant.e.s en GAV (prolongée), les flics aiment préciser que les GAV peuvent durer entre 48 et 144h pour jouer avec les nerfs des manifestant.e.s. Pour la quasi totalité des plus de 200 garde à vue, il n’y aura aucune poursuite judiciaire. Les interpellations devaient servir à saper toute contestation, en décourageant les manifestant.e.s d’une part et en les décrédibilisant d’autre part. Bilan : Il n’y avait pas sur la place les 100 000 personnes que l’on pouvait encore espérer avant le décret d’état d’urgence. Mais la manifestation, même symbolique de dimanche dernier donne envie de se bouger pour les deux semaines d’anti COP21. On aura vu la grosse répression pour marquer le coup et faire peur, l’état d’urgence réserve probablement encore quelques surprises, les CRS sont décomplexés par le contexte social, médiatiques et politique. On aura vu des caméras et journalistes sur-représenté.e.s, et des médias qui baratinent leur baratin de baratineurs-euses comme d’hab. Pour les manifestant.e.s, un mode d’action commun et un peu cohérent aurait peut-être donné plus de poids aux protestations, mais bon… vu la situation, c’était compliqué. Et puis c’est peut-être mieux de penser les modes d’actions comme complémentaires et non comme opposés. En tous cas, c’était sympa comme patchwork.

Quelques manifestant.e.s, arrêté.e.s ou non.

http://zad.nadir.org/spip.php?article3296

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