Une tribune pour les luttes

contre le projet d’incinérateur de déchets ménagers de la Communauté Urbaine de Marseille

CONFERENCE DE PRESSE JEUDI 29 SEPTEMBRE A MARSEILLE

et MANIFESTATION MARDI 4 OCTOBRE A 14 H

Article mis en ligne le lundi 26 septembre 2005

RECYCLONS 13
recyclons13 chez yahoogroupes.fr
26 Bd des Dames 13002 Marseille
Tél : 04 91 92 61 77
Le collectif RECYCLONS 13 regroupe les associations suivantes :

Greenpeace, FARE-Sud, Collectif DID (Déchets Incinération Danger), Ecolog’Istres, Vie et Terre, ATTAC 13, Coordination Santé-Environnement (qui elle-même regroupe 35 associations dont la Fédération des CIQ du XVème arrondissement de Marseille, Coopcinelle, l’APEFA d’Allauch, l’ Association Environnement Septèmes et Environs, l’ASSENEMCE)..., Ecoforum, DAL, ADEB vallée de l’Huveaune, oordination Déchets-Provence-Vallée de l’Arc, Confédération Paysanne 13, Association des Verts du Golfe de La Ciotat, Réseau Santé Pour Tous, ADPLGF (Associatioin Défense et Protection du Littoral et du Golfe de Fos), ADESM (Saint-Martin de Crau).

Aux associations, aux CIQ, aux syndicats ... opposés au projet d’incinérateur

Marseille, le 23 septembre 05

Chers amis,

L’action contre le projet d’incinérateur de déchets ménagers de la Communauté Urbaine de Marseille arrive devant des échéances décisives.

C’est MARDI 4 OCTOBRE à 14H30 que le Tribunal Administratif de Marseille jugera la demande de référé-suspension présentée par le Préfet contre la décision des municipalités de Ouest-Provence de rendre inconstructible le terrain prévu pour l’incinérateur de déchets de la Communauté Urbaine de Marseille sur le Port Autonome à Fos-sur-Mer.

Lors du meeting qui a rassemblé plus de 800 personnes à Fos lundi 19 septembre, les élus du SAN Ouest-Provence et les associations ont annoncé, entre autres choses, une manifestation à Marseille pour protester contre l’intervention du Préfet (c’est-à-dire du gouvernement), le 4 octobre. La manifestation partira du VIEUX PORT, COURS JEAN BALLARD à 14h, et montera la rue de Breteuil en direction du Tribunal Administratif. Plusieurs cars viendront de Fos et des environs. Ce sera l’occasion de faire entendre une protestation de masse à Marseille même. Nous vous invitons donc à appeler et à participer à cette manifestation.

Ce qui est inadmissible, c’est que des élus de MPM, et le gouvernement (via le Préfet) imposent le choix de l’incinérateur au mépris de la santé publique, au mépris de la volonté des citoyens qui s’est plus d’une fois exprimée, enfin au mépris du plan départemental d’élimination des déchets qui prévoit des solutions techniques permettant de se passer de l’incinération.

Le caractère cancérigène et mutagène des dioxines et autres polluants produits par l’incinération est clairement établi par les scientifiques, et maintenant largement connu dans l’opinion publique nationale.

Les habitants de Fos, de Port Saint-Louis et des communes voisines, avec leurs élus de toutes tendances, ont exprimé on ne peut plus clairement leur refus de l’incinérateur, par des opérations ville morte, des pétitions, des manifestations, et par l’intervention de structures aussi diverses que, par exemple, les producteurs de foin de la Crau, la CGT du Port Autonome, ou WWF qui a en charge la défense de la faune de Camargue.

Lors des réunions publiques de concertation sur le futur plan départemental, organisées l’hiver dernier par le Conseil Général dans 16 villes du département, la quasi-totalité des participants se sont prononcés pour les solutions sans incinération. Ce fut le cas notamment à Marseille, où de nombreuses associations ont participé aux deux réunions publiques (que les dirigeants majoritaires de la Communauté Urbaine ont tout simplement boycottées). Il n’est pas vrai que les Marseillais veulent se débarrasser de leurs ordures en les envoyant chez leurs voisins ! Seulement ils n’ont jamais été consultés par la municipalité sur ce projet.

L’attitude du préfet montre une volonté du gouvernement de passer en force. L’incinérateur marseillais est un enjeu national : il est probable que le lobby des grandes entreprises d’incinération fait pression sur le gouvernement, sachant que l’abandon du projet de Marseille et la réussite du plan départemental pourraient servir d’argument pour un abandon de l’incinération unpeu partout en France. C’est la seule explication de l’obstination du gouvernement et de notre sénateur-maire.

A l’heure où l’ensemble des communautés de communes du département, sauf celle de Marseille, s’intègrent dans un plan départemental sans incinération, c’est à nous, Marseillais, de faire pression sur nos décideurs avant que des décisions irréversibles ne soient prises.

C’est pourquoi nous vous invitons, ainsi que toutes les associations concernées, à une

CONFERENCE DE PRESSE

JEUDI 29 SEPTEMBRE A 18 HEURES à Marseille

à Euroburos, 2 rue du Beausset (métro Vieux Port, parking Centre Bourse)

A cette conférence de presse chaque association exprimera ses raisons de refuser le projet de MPM. (Nous n’avons pas prévu de communiqué commun).

Il serait souhaitable aussi que dans les meilleurs délais le plus grand nombre possible d’associations envoient des COMMUNIQUES A LA PRESSE ANNONÇANT LA MANIFESTATION DU 4 OCTOBRE, pour que les rédactions des médias prennent conscience de l’importance de l’opposition à l’incinérateur dans l’opinion.

Pour mettre au point les détails de la conférence de presse nous vous invitons à une réunion inter-associations MERCREDI 28 SEPTEMBRE à 17H45 au 26 Bd des Dames (métro Jules Guesde), 4ème étage, local d’ATTAC (tél. 04 91 90 28 05).

D’ici là vous pouvez nous informer de votre participation à la conférence de presse : tél. 04 91 92 61 77, ou mail. Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

Avec nos plus cordiales salutations.

Pour le collectif Recyclons13,
Joël MARTINE

Informations complémentaires

La volonté du gouvernement et de M. Gaudin de passer en force est de nouveau apparue clairement lors de récentes décisions :

- En juillet 2005 le Tribunal Administratif a rejeté la demande de l’association FARE-Sud d’annuler la décision du 20 décembre 2003 du Conseil de la Communauté Urbaine de Marseille autorisant le principe d’une délégation de service public pour l’incinérateur. FARE-Sud soulignait, entre autres irrégularités, le fait que le vote du 20 décembre 2003 portait sur un projet de 180 millions d’Euros, alors que le coût se révèle être aujourd’hui de 368 millions d’euros dans le contrat de DSP avec Le groupement d’entreprises Urbaser-Valorga. Au vu de ces irrégularités la demande de FARE-Sud avait reçu l’approbation du Commissaire du Gouvernement. Le rejet de cette demande par le Tribunal Administratif est d’autant plus surprenant.
- le calendrier des enquêtes publiques mises en place par la Préfecture montre une volonté de faire passer le projet de MPM avant la fin des procédures légales du Plan Départemental, au mépris de toute logique administrative, afin d’imposer l’incinérateur comme un fait accompli. En effet l’enquête publique sur l’incinérateur a été placée du 19 septembre au 19 octobre, alors que celle sur le Plan Départemental a été placée du 27 septembre au 29 octobre.
- A plusieurs reprises le sénateur-maire de Marseille aurait eu l’occasion de laisser de côté l’incinérateur, sans perdre la face. Il n’a saisi aucune de ces opportunités.

Les dernières nouvelles de la pollution par les incinérateurs.

- A Bourgoin-Jallieu dans l’Isère, à proximité d’un incinérateur en fonctionnement construit dans les années 80, on trouve en 2005 (et c’était déjà le cas en 2004) un taux de dioxine dans les oeufs plus de deux fois supérieur à la norme européenne maximale. Info donnée le 3 septembre par le journal local.

- D’août 2004 à janvier 2005, l’incinérateur d’ordures ménagères de la communauté de communes de Gien (Loiret) a rejeté des quantités de dioxines de 2.000 à 6.800 fois supérieures à la norme fixée par la législation, ce du fait d’une mauvaise maîtrise de la technologie. Et l’entreprise n’a pas arrêté l’incinération, elle a attendu que de nouvelles mesures confirment le dysfonctionnement.
Un cas semblable s’est produit à Mulhouse en 2004 : le dispositif servant à « piéger » les dioxines à la sortie d’un four d’incinération est resté en panne pendant plusieurs mois. Et l’entreprise n’a pas arrêté le four, laissant les dioxines se déverser dans l’atmosphère !
Et l’Etat ne prend aucune mesure pour que les usines d’incinération soient automatiquement arrétées dès qu’elles dépassent les seuils imposés par la réglementation !

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