Une tribune pour les luttes

Compte rendu de la délégation reçue en Préfecture ce matin

Fiocca et Shala : 25/11

Article mis en ligne le vendredi 25 novembre 2005

Une vingtaine de personne, principalement les familles de Fiocca, la famille Shala, des parents d’élèves de Tivoli avec leurs banderolles, une mère d’élève du collège Vieux Port, des soutiens individuels, Aminata, Françoise de la Cimade... étaient rassemblées ce amtin à 9h30 devant l’entrée de la préfecture.

Mme Montacer (secr général du préfet) et M Salvi (sous préfet) n’ont daigné recevoir comme ils l’avaient annoncé que deux personnes, malgré notre insistance.
Les personnes présentes, les familles en particulier, étaient d’accord pour que Aminata et moi-même montions tout de même, qu’il n’y avait pas le choix.

45 minutes d’entrevue.
2 dossiers : Shala et Fiocca
Shala
ils ont rappelé toutes ses demandes d’asile rejetées, l’aprf, la confirmation de l’aprf par le TA.
Mais ils ont précisé que la circulaire Sarkozy du 31 octobre permettait à la préfecture de sursoir à l’exécution de l’aprf jusqu’à la fin de l’année scolaire des enfants. En cela, ils considèrent que la préfecture fait déjà un geste.
Nous leur avons indiqué que le vrai geste serait de lui délivrer un titre de séjour.
Donc la famille Shala est tranquille jusqu’en juin, ce dont on pouvait s’attendre. J’ai demandé si un papier ne pouvait lui être délivré. Ils nous ont répondu que c’était impossible car ça irait en opposition de la décision du TA de maintenir l’aprf. Concrètement si Mme ou M Shala se font arrêter d’ici juin, il faut téléphoner à la préfecture pour qu’il soit libérer (04 91 15 64 90, Mme Bamaison, secrétariat de Montacer ; Nuhi a ce téléphone sur lui).

Fiocca
La préfecture reste sur sa communication (bien qu’elle s’en défende ! ) : dossier traité avec humanité.
1) les familles en situation régulière (4 !) ont été relogées en hébergement relais
2) les familles en situation irrégulière sont mieux à l’hôtel qu’à Fiocca
3) des avancées sont possibles sur certains dossiers adminstratifs

Nous leur avons d’abord dit que les conditions dans laquelle La Préfecture nous reçoit n’étaient pas satisfaisantes, et que nous demandions après ce premier contact à ce qu’une table ronde plus large, avec des représentants des familles et des établissements scolaires, soit organisée le plus vite possible. Réponse négative.

Nous avons ensuite rapidement précisé que "l’humanité" de la Préfecture avait laissé dans la rue des célibataires et que d’autres avaient été expulsés, sans s’étendre sur ce sujet.

Nous avons évoqué que les cas qu’ils présentaient comme "évolutifs" étaient pour la plupart en situation régulière. Là dessus, il y a une différence d’interprétation sur "situation régulière". Eux considèrent que si un des parents est en situation irrégulière, c’est l’ensemble de la famille qui l’est et donc c’est l’hôtel. Y compris pour les parents qui sont titulaires d’un titre de séjour temporaires qu’ils doivent faire renouveler : parce que ce n’est jamais sûr que ce titre soit renouvelé !
Sur cette base c’est évident , ça fait beaucoup plus de famille en situation "irrégulière" !!!

Mais tout de même ils ont reconnu, d’après la liste que je leur ai présenté que certaines familles étaient totalement avec papiers en hôtel. Pour ces familles, la logique, ont-ils dit, après vérification par le service du bureau des étrangers, serait qu’elles soient hébergées en appartement relais.

Donc en gros ils vont relancer le bureau des étrangers pour faire le point sur l’ensemble des dossiers des familles à l’hôtel. Pas de date précise, et on sent pas qu’ils soient pressés de le faire. Il faudra donc les pousser au c...
Ils se sont engagés à nous transmettre leur travail d’enquête sur la situation administrative de chaque famille une fois cela fait par le Bureau des étrangers.
Il faut que de notre côté ce soit également bien préparé. Pour cela, les familles et le comité cgt sans papiers feront le point lundi 28 novembre à 11h au local de la bourse du Travail. Les familles présentes ce matin (beaucoup) font circuler l’info à celles absentes.

Les familles avec enfants scolarisées se trouvent dans le même cas de la famille Shala : elles ne seront pas expulsées avant la fin de l’année scolaire ; mais aucun titre de séjour n’est pour l’instant envisagé pour elles.
Comme la préfecture semble s’engager à appliquer la circulaire sarkozy (en tout cas quand il y a du soutien derrière). J’ai évoqué le fait que lors de l’été 2006, on pourrait donc voir des actions policières assimilables à des rafles. Salvi a fait son petit numéro du choqué au regard de la référence.

Quant au repas : confirmation que le petit dej est bien payé quotidiennement. Ils sont en train de prévoir le repas de midi pour les parents au chrs William Bott 180 rue Felix Pyat (3è) et le soir au resto social du Cours Julien. Ce qui encore une fois n’est pas une solution satisfaisante avons nous indiqué (notamment la distance de l’hôtel breton du cours julein, tous les soirs, pour des mômes) ; et ils nous ont demandé en gros si nous préferons qu’ils se démerdent seuls. c’est ça leur "humanité".

Nous avons fait le point à la sortie avec les familles (de Fiocca et la famille Shala) et une parent d’élève de Tivoli (dont je ne connais pas le nom mais qui est très active, je le dis au passage).
Il a été convenu de se réunir mercredi 30 novembre à 17h à la Bourse du travail afin de faire le point et envisager les suites. (mercredi prochain plutôt que ce week end, tout le monde étant un peu fatigué et selon le souhait des familles).

Florimond

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