Une tribune pour les luttes

En bande non vaccinée, personne peut nous canaliser

Article mis en ligne le vendredi 30 juillet 2021

« Oui ma gâtée, RS4 gris nardo, bien sur qu’ils m’ont raté..[1] » Wesh raté pour leurs injections. Pas de veine, on ne marche plus. On court dans les manifs…

« La liberté où je ne dois rien à personne n’existe pas » a rognonné notre prince à Tahiti. Il parlait des essais nucléaires ou bieng ?

Le spectacle continue. En réalité il ne s’est jamais arrêté de tourner, comme le soleil. On pourrait parler du gouvernement français comme de celui des autres pays en matière de contrôle social des habitants. On n’en veut pas plus à nos tyrans, qu’à cette population de tous bords politiques, qui est capable aujourd’hui de baisser son pantalon (dixit mon poto Etienne), et de cracher sur des années de réflexion sur le contrôle sanitaire, politique et social. Chacun s’écrase devant le rouleau compresseur des décisions à chaque fois contradictoires. Vacciner ceux qui ne sont pas malades pour sauver ceux qui le seraient, exiger le flicage sanitaire dans les campings mais avec piscine, surenchérir avec l’ignoble Estrosi qui voulut se faire plus gros que le bœuf en exigeant des flics pass dans chaque crèche. Ça, c’est une chinoiserie bien bureaucratique. Pourtant le maire de Nice avec ces 771 caméras pour 100 000 habitants est bien loin de certaines villes ou camps chinois : Choquin possède une caméra pour six personnes. On se sent bien là-bas. La Mairie de Marseille, toujours aux arrêts de rigueur, interdit de pénétrer dans sa bibliothèque. La culture s’éteint devant le dogme de la science. Alléluia Pasteur, que ton ordre soit sanctifié.
Décidément, les Hommes n’ont plus honte. Comment ne pas être dans les manifestations contre le pass sanitaire alors que le vaccin inoculé le 12 juillet par notre cher président promettait non pas le branchement sur la 5G mais l’injection par injonctions de la réforme des retraites et de l’assurance chômage. C’est du bon recombinant, ça.

Les Français ont déjà accepté de faire porter à leurs enfants un masque alors que ceux-ci ne sont que rarement malades : « C’est pour sauver mémé » sauf que chez Mémé, tout le monde tombe le masque.
Les consommateurs portent aussi cette muselière depuis que le gouvernement a changé d’avis sur la question et que personne, sauf trois médecins paranoïaques, ne pense sérieusement que son port évite de choper la maladie. On est parti de loin quand mon voisin de palier essayait d’essuyer la poignée à chaque fois qu’il passait par la porte. On change seulement d’objet, en fonction des officines de Nudge qui concoctent pour notre tyran des plans à la semaine.
Le péquin pense qu’une fois vacciné, on reviendra à une vie normale. Cette vie normale c’est l’Etat d’urgence permanent dans lequel nous vivons depuis des années. Les ennemis intérieurs sont en embuscade pour remplacer le dernier fléau propagé par des sulfateuses médiatiques.
Cette semaine déboulent des chiffres européens ou français : 60% de français ont eu leur première dose, puis 40 millions de Français l’ont eu et 70% des adultes européens auraient reçu une dose. Qu’importe qu’on ait mélangé des doses d’une marque d’une injection à l’autre pour les autres. Amis vaccinés, attendez-vous à une troisième dose pour Noël. Les variants sont sur les startings blocks. On ne tue jamais un virus. Mais surtout ces chiffres cachent le pourcentage de vaccinés totaux dans la population. Qu’importe, il faut des chiffres de propagande pour le public.

Le problème du tyran français, c’est d’écouler 9 millions de doses, comme en Israël, où l’on se fout comme d’une guigne des Palestiniens sauf quand on échange des doses bientôt périmées. Comme le disait au printemps 2020 Angela Merkel, c’est de nous faire vivre sur le Qui-vive, comme sur une chaine d’information en continu : vivre dans la terreur permanente. Le qui-vive c’est nous assommer d‘ordres chaque jour : on utilisera le canal habituel : les indiscrétions du Monde et de la cour journalistique parisienne. On croyait Nicolas Sarkosy, le chef des voleurs, indépassable dans l’animation télévisuelle, on a découvert un clown triste encore plus efficace. À peine arrivé, il nous a balancé sa réforme du travail en deux vagues avec l’aide du gouvernement Hollande à qui il appartenait et sous l’égide du collabo en chef, Valls. Ne pas confondre avec son frère de trahison, qui témoigne au procès de Valeurs Actuelles. On connaît la suite, 49.3 puis encore réforme puis massacre avec les ordonnances pour entériner les réformes du code du travail. Les syndicats, vent debout ou faisant semblant de l’être dans les Etats majors, eurent leur dernière heure de gloire. L’approche du grand virus allait leur fermer la bouche. Ils ne l’ont toujours pas rouvert.

Mais ils ne furent pas seuls. À gauche, partis et organisations se sont tous écrasés devant la fin des libertés. À droite aussi. Un scénario digne des débuts de la guerre de 1914[2] ou de la débâcle de 1939. On tue Jaurés et les anarchistes de la Guerre Sociale ou les socialistes du Bonnet rouge vacillent tragiquement et honteusement dans la mobilisation[3]. Aujourd’hui, bien des journaux ont cessé toute critique, à commencer par le Canard Enchainé, qui, bien que né dans une tranchée, a fini par creuser la sienne en soutenant un feu nourri contre le complotisme. Même Jean Luc Porquet n’a rien d’autre à dire ce mercredi qu’à Avignon le pass sanitaire n’empêche pas le théâtre Off de fonctionner. Merci l’ami. On te connaissait plus incisif. Une bonne partie de l’humanité s’est affaissée dans la peur, sans plus aucun repère que la garantie que faisait un État défaillant et paniqué lui aussi. Cet État a alors déclaré la guerre à une maladie et a enfermé tout son peuple avec son consentement. Quelques flics encore frais qui n’avaient pas tout dépensé dans l’extermination des Gilets Jaunes, ont patrouillé pour dénicher les dernières poches de résistance. Ne restait alors qu’un solo de trompette pour tromper l’ennui d’un monde soumis.

Des voix ont protesté mais tout le monde était devenu suspect à l’autre. Bravo camarades, vous avez bien respecté la consigne. J’aurais pas été étonné de voir sortir de son cercueil Pétain de la première guerre ou de la seconde pour vous ordonner de monter au front, que vous seriez partis, le doigt sur la couture, en criant : « Oui mon colonel, affirmatif »
Lors des auditions au sénat du 14 septembre 2021, Mme Annie Guillemot pose ingénument cette question auquel ne répond pas Jean Francois Delfraissy, le très chenu membre du conseil scientifique : « Enfin, faut-il continuer à fermer des lits d’hôpitaux ? » Olivier Véran respectera cette parole. Ne rien faire ou presque, laisser l’hémorragie hospitalière continuer. Transformer des lits en lits d’urgence n’est pas redonner du mou aux hôpitaux.

Le même Delfraissy répond : « Je suis de ceux qui pensent que l’industrie pharmaceutique occupe une place trop dominante dans notre modèle de santé. Le comité national d’éthique va d’ailleurs publier prochainement une étude sur les coûts faramineux de l’accès à l’innovation. Mais le Président de la République a demandé que le vaccin soit considéré comme un bien public mondial et que son coût soit limité à quelques dollars par unité. » En attendant l’Afrique attendra cette promesse qui n’engage que ceux qui y ont cru. 2% de la population du continent a été vacciné. Et plutôt en Afrique du sud… Notre antique père de la nation ne cesse de semer la panique en prédisant des variants pour chaque saison[4]. Lui qui a changé d’avis autant que ses belles chemises, nous sort des vérités aussi banales que les faits divers sur la culotte de Kim Kardashian.

Quand il s’agit de persécuter la liberté, on trouve des préfets zélés et des élus sécuritaires pour interdire la consommation d’alcool sur la voie publique, réclamer le port du masque en extérieur, contenir les rassemblements de 10 personnes sur les plages et formellement interdire les manifestations. Nous sommes en gérontocratie mais ce n’est pas neuf, Sauf que jamais encore en Europe les vieux n’avaient été si bien représentés dans l’idéologie. Après l’hypnose médiatique toute l’année avec des bulletins météorologiques apocalyptiques, des flashs sur le changement climatique qui les poussent à monter le son de la télévision, et des nouvelles de terrorisme islamique qui sévit au bout de leur chambre, le vieux et son duplicata plus jeune, le fonctionnaire des finances, l’employé de banque, ou le névrosé informatique jamais sorti de son PC, se connecte pour mieux mourir au monde. Il est sous perfusion étatique et médiatique toute l’année. Plus on lui assène et répète à chaque fin d’article le nombre de morts ou de cas au Zimbabwe ou dans les Landes, plus le citoyen atomisé, sent que la vaccination, le port du masque et le plexiglas au lit peut lui rendre un semblant d’existence. Une existence conforme aux autres, exigé par nos doctes penseurs et dictateurs de nos vies, médecins prescripteurs d’hygiène de vie. Mais lâchez nous la grappe ! Flics ou soldats de la grande armée hygiéniste, vaccinateurs en chefs, moralistes de tous poils, nous n’avons pas à faire la preuve de notre vérité. Nous existons ainsi, pas encore soumis à vos peurs. Nous ne voyons pas sous chaque Arabe un terroriste, sous chaque nuage noir, un tsunami, derrière chaque collège un parc à sauvageons et derrière chaque masque, un ennemi, le virus de la mort qui tue. Dans la balance Bénéfice Risque, nous choisissons la vie comme vous avez choisi de vivre dans le risque permanent. Lavez-vous les mains cent fois par jour, buvez de l’eau de javel, aspergez-vous de DDT, mangez vos OGM vitaminés, nous, nous ne marchons pas, nous ne sommes pas de cette eau. Nous voulons des eaux pures où votre chimie n’entre pas, des rivières où aucun camion rempli de solvants ne vient verser sa cargaison empoisonnée, nous voulons des ciels sans drones, sans vos images de mort, nous voulons que cesse la domination du monde par Bayer, Sanofi, Monsanto. Lubrizol[5] ou Leverkusen témoignent comme AZF Toulouse et Sévezo, Bhopal, et Fukushima de votre avance technologique, vous les savants qui savaient tant gérer les risques, vous prévoyez même de nous déplacer sans mal, avec le concours des baïonnettes des forces armées, avec vos confinements actuels et futurs, vos prévisiologues qui imaginent des mondes où la bio-politique sera le contrôle total des humains.

Le rapport sénatorial que propose de lire Pièces et main d’œuvre est assez clair. Il approuve bien des méthodes de la bureaucratie chinoise : « À Hangzhou, par exemple, les données de consommation d’électricité en temps réel ont été utilisées pour surveiller les habitants astreints à une quarantaine, mais aussi pour porter le cas échéant assistance aux personnes vulnérables. » Quand Linky propage le bonheur, on vous l’avait bien dit.

Emmanuel Macron après avoir déclaré qu’il n’imposerait pas le port du masque en 2020, après avoir déclaré qu’il n’imposerait pas le pass sanitaire en 2021[6], nous accule à la culpabilisation après avoir joué avec l’infantilisation[7]. Les relais sont immenses pour cet acteur qui joue sur les peurs. Et en face, rien ou si peu pour lui répondre. Les menaces ont porté leurs fruits. Même à l’hôpital, on fait la queue pour se faire vacciner. Mais attention l’épidémie repart… avec l’affolant chiffre de 20 macchabées en moyenne par jour ! Une hécatombe. Comme le nombre de lits détruits depuis la tarification à l’acte et la création des fossoyeurs de l’ARS[8]. Vive le nouveau management public. « La France est le seul pays d’Europe où à la crise sanitaire succède immédiatement la reprise d’un mouvement social appelant à défendre l’Hôpital. »

A Tahiti, il y eut cette phrase tout de même : « Il y a une forte accélération, on doit continuer car il y a encore des doses (de vaccin) disponibles ». À se demander en bon complotiste si ce n’est pas pour utiliser les doses disponibles qu’il faut continuer…mais c’est un Gilet Jaune qui n’y connaît rien qui vous parle.

Chaque jour, le gouvernement assomme les français avec des décisions autoritaires : la dernière : l’exclusion des élèves dans les classes où un cas serait détecté. Le caporal Blanquer affirmant comme son capitaine Castex qu’être vacciné empêchait de contaminer et pourquoi pas d’être malade, ment comme un arracheur de dents. C’est leur boulot en somme : « Selon une note de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), 6 % des nouveaux cas enregistrés du 28 juin au 4 juillet en France concernaient par exemple des personnes complètement vaccinées. Un chiffre probablement sous-estimé car les vaccinés ont plutôt tendance à se faire moins tester que le reste de la population. Or, ces "porteurs vaccinés" du virus peuvent contaminer d’autres personnes. » Sur six jours, ça cartonne ! La encore, il ne s’agit pas pour nous de noyer le vaccin dans l’eau du bain chimique. Il est fort probable à une grande échelle que d’être malade artificiellement ou réellement protège de la maladie pour un laps de temps difficile à évaluer. La science évolue, les virus aussi. La durée de protection étant très faible, le marché de la vaccination offre bien des opportunités. Aujourd’hui Israël annonce que ces vaccins ne protégeraient plus qu’à 39% contre la transmission. Dans le maelstrom des chiffres, cela n’a plus d’importance. On coule.

Le véritable continuum de la répression consiste à nous punir sur nos activités sociales et récréatives. Depuis la limitation à ne plus s’embrasser, à fermer les restaurants, à clôturer les cinémas, jusqu’à la vaccination obligatoire pour les terrasses et les trains des vacances, l’État s’en prend au plaisir. Dont celui de manifester.
A samedi dans la rue pour les arrêter !

« Docteur, je suis désolé
Oui, je suis fou, ma folie, c’est ma liberté
Je n’ai pas du tout l’intention de me soigner
Je n’aime pas vos murs, vos idées capitonnées
Oui, tous vos codes m’empêchent de m’envoler
Ce n’est pas ma mode, vos tenues camisolées
Vos bien-pensants peuvent aller vous consulter
J’suis pas un patient mais plutôt un passionné. »
(Dingue, Soprano)

Merci à Jul, Soprano, Keny Arkhana pour leur liberté.

Marseille. 30 juillet 2021
Georges Michael

Notes
1. Bande Organisée. Jul et toute la TEAM marseillaise.
2. On ne peut plus se passer de la lecture des Thibault de Roger Martin du Gard sur le contexte d’avant 1914.
3. Révolutionnaire et dandy. Vigo dit Almereyda. Anne Steiner. L’ Echappée. 2020.
4. Lire l’interview de Christian Vélot (Généticien à Saclay, pourfendeur des OGM) par Laurent Mucchielli (Chercheur et sociologue sur les questions Justice et sécurité) sur le blog de ce dernier.
5. Revue Z. N. 13 Fumées noires et gilets Jaunes. Ed de la Dernière Lettre.
6. Lire Barbara Stiegler. De la démocratie en Pandémie. Gallimard. 2021.
7. Lire tous les éditos de Serge Halimi, notamment celui du mois d’août 2021.
8. Lire en diagonale Pandémo-politique. Gaudillière, Izambert, Juven. La Découverte 2021.

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