L’association ART 13 est opposée à l’abattage des 37 arbres du Parc de Bonneveine à Marseille.La ville de Marseille dit que ces arbres seront remplacés de 210 arbres de 3 à 4 mètres. Vu le changement climatique, rien ne dit que ces arbres pousseront. Il n’ ya qu’à voir le nombre d’arbres mort dans les rue de Marseille . Cette méthode de coupe en plein mois d’aout rappelle les méthode de l’équipe Gaudin qui souvent coupait des arbres en plein été. L’association ART 13 exprime son soutien aux habitants défendant le parc de Bonneveine.
Ce dossier est emblématique de la gestion déplorable des arbres dans la ville de Marseille. Ce n’est pas de la plantation de buisson et d’une écologie de communication qu’ont besoin les habitants pour voir leur qualité de vie améliorée, notamment en période de forte chaleur. Avec les multiples canicules qu’a vécu la France et Marseille, il va falloir une révolution à propos de la place des arbres à Marseille . Par un meilleur traitement à leur égard et une plantation en masse d’arbres dans la ville . En 2020 ce fut le parc de la Porte d’Aix qui fut remplacé , mais par une écologie concrétée par du béton. Puis ce fut le Sophora du Japon, place de la Corderie. Il devait être remplacé, il ne reste qu’un arbre chétif desséché. L’association ART 13 appelle tous les marseillais et associations à la rejoindre pour une grande une mobilisation à la rentrée. La ville et la Métropole doivent revoir leur politique de l’arbre en ville , d’autres villes françaises l’ont fait, pas Marseille . Les marseillais étouffent dans les rues de Marseille , les arbres se déplument et meurent, ce n’est plus tenable . Nous appellerons à une date à venir à une manifestation pour la plantation d’arbres dans nos rues ainsi qu’à ce que les arbres déjà plantés soient libérés des grilles qui les étranglent, les barres les entourant et le bétonage à leur pied. De même, que les futures plantations disposent à leur pied de plus d’1 mètre cube de terre ainsi qu’un entretien adéquat .
Il faut qu’un "Grenelle de l’environnement soit organisé rapidement à Marseille avec les associations , les habitants, la ville et la Métropole pour adapter Marseille aux nouveaux enjeux climatiques .
Nous exigeons que la ville de Marseille et sa représentante chargé des espace verts Madame Perrine Prigent annule la décision de la coupe des arbres du Parc de Bonneveine et trouve des solutions pour ne pas couper ces arbres .
COMM’UN POSSIBLE - COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Marseille, le 17 août 2026
ABATTAGE DE 37 ARBRES AU PARC CENTRAL DE BONNEVEINE (8ᵉ)
Bonneveine : la Ville abat les pins d’Alep que son propre cahier des charges lui ordonnait de protéger
À partir de ce lundi 17 août, les tronçonneuses abattent 37 arbres du parc central de Bonneveine, que la ville savait fragiles, mais que le chantier qu’elle a mené, hors de son propre cahier des charges, a achevés.
Un calendrier politique qui n’était pas celui des arbres
Février 2023 : le conseil municipal vote 1,2 million d’euros pour la requalification du parc central de Bonneveine et de la promenade de la Sarette. Avril 2024, puis août 2024 : deux appels d’offres successifs sont déclarés infructueux. Février 2025 : le budget est porté à 2,5 millions d’euros, il a plus que doublé au regard de l’infructuosité des deux appels d’offres. Et puis, plus rien : aucune nouvelle consultation n’est publiée. Pourtant, en septembre 2025, les engins entrent dans le parc. Sous quelle procédure ? Avec quel titulaire ? Sur la base de quel cahier des charges ? À ce jour, aucune de ces questions élémentaires n’a reçu de réponse. Tout indique une précipitation politique pour tenir un calendrier : celui d’une inauguration, pas celui des pins d’Alep.
La consultation abandonnée prévoyait pourtant toutes les précautions
Le collectif a examiné le dossier de la consultation n° 24_2946, lancée en appel d’offres ouvert par la Direction de la Nature en Ville puis manifestement abandonnée. Son cahier des clauses techniques particulières consacrait un article entier à la protection des arbres existants. On y lit que 85 à 90 % des racines nourricières se trouvent dans les 30 premiers centimètres du sol ; que les décaissements de plus de 10 cm à moins d’1,50 m des arbres sont interdits ; que tout passage d’engins à moins de 2 m impose une piste de broyat pour éviter le tassement ; que toute réduction racinaire exige l’accord écrit du maître d’œuvre, en préservant les racines de fort diamètre ; que des pénalités frappent toute entreprise endommageant un arbre. Le projet visait le label Éco-Jardin et revendiquait "la conservation de la végétation existante lors des travaux".
En septembre 2025, c’est un décaissement d’environ 50 centimètres (pavés et chape béton) qui a été réalisé au pied même des sujets, sur deux des trois zones dites "alvéoles". Cinq fois la profondeur maximale que la Ville s’était elle-même interdite.
Ce que disent les expertises que la Ville refuse de publier
Les deux rapports de l’ONF Végétis (novembre 2025 et mars 2026), que nous nous sommes procurés non officiellement, ne disent pas que ces arbres étaient malades : leur état physiologique est jugé "satisfaisant" sur la quasi-totalité des fiches. Pour certains du premier audit, ils décrivent des pins fragilisés dès leur plantation en 1975, avec des fosses trop étroites, sol sableux, racines confinées sous un demi-mètre de pavage, précisément la vulnérabilité que le CCTP abandonné visait à ménager. Et sur chaque fiche, sans exception, le "facteur d’aggravation" retenu est le même : "travaux d’enlèvement de revêtement de sol". L’ONF décrit une "modification brutale des conditions racinaires", deux arbres tombés avant tout diagnostic, et jusqu’à des dégâts hors périmètre : six arbres extérieurs aux zones d’aménagement ont dû être testés après des travaux à proximité de leurs racines : un micocoulier condamné pour « coupes racinaires », cinq autres sous surveillance jusqu’en 2028. La responsabilité du chantier n’est pas une hypothèse militante : elle est écrite, signée, datée par l’ONF.
Les rapports le disent dès leur première page : l’expertise s’inscrit dans le projet de transformer ces trois zones en aires de jeux. Le niveau de sécurité exigé est celui du futur équipement, c’est à ce titre que la troisième zone, jamais terrassée, a été incluse et condamnée. Un arbre testé en novembre affiche pourtant des facteurs de sécurité proches du seuil et un risque jugé "faible" par l’expert lui-même : il sera abattu comme les autres, sans qu’aucune alternative (réduction de houppier, mise en défens, adaptation du plan d’aménagement) n’ait été rendue publique. Implanter les aires de jeux là où les arbres tiennent, plutôt qu’abattre les arbres là où on a décidé des aires de jeux : cette option a-t-elle seulement été posée ?
1,3 million d’euros de rallonge : pour quoi faire, sinon préserver ?
C’est peut-être le plus incompréhensible. La Ville disposait, à compter de février 2025, d’une enveloppe supplémentaire de 1,3 million d’euros. Une fraction de cette somme aurait suffi à financer ce que commande la préservation d’un patrimoine arboré mature : l’assistance d’un expert arboricole pendant toute la durée des terrassements, des techniques d’excavation douces au voisinage des racines, avec des fouilles manuelles ou pneumatiques plutôt que godet de pelle, la remise en état et la décompaction des sols meurtris, et pour les sujets déjà fragilisés, l’étude sérieuse de solutions de confortement et de mise en défens, arbre par arbre, avant toute condamnation. Rien de tout cela n’apparaît. L’argent supplémentaire était là ; il n’a manifestement pas servi à protéger ce qui faisait la valeur du parc, et la Ville n’a jamais expliqué à quoi il avait été employé. Un budget doublé pour un patrimoine détruit : l’équation mérite des comptes.
Neuf mois de silence, un week-end de délai
Le premier rapport de l’ONF, qui prescrivait déjà l’abattage de l’intégralité des arbres des trois zones, est signé du 26 novembre 2025. La Ville l’a gardé pour elle pendant près de neuf mois. Le second est daté du 9 mars 2026 : cinq mois de silence encore. Puis 37 abattages sont annoncés le vendredi 14 août pour le lundi 17, un week-end de délai, en plein mois d’août. L’engagement pris auprès de France Nature Environnement 13 de transmettre l’ensemble des expertises et la liste des arbres, avec quinze jours d’étude avant toute décision arbre par arbre, n’a pas été tenu. Depuis des mois, habitants et associations réclament les documents. Ils se heurtent à un mur.
Nos demandes
1. La publication officielle intégrale et immédiate des deux rapports d’expertise de la filiale de l’ONF, avec la liste et la localisation précises des arbres concernés et l’état sanitaire constaté pour chacun avant travaux.
2. La communication des données essentielles du marché de travaux réellement exécuté depuis septembre 2025 : procédure de passation retenue après les deux appels d’offres infructueux, montant, et cahier des charges applicable afin clairement d’établir si les clauses de protection des arbres de la consultation 24_2946 ont été reprises, affaiblies ou purement supprimées.
3. Une explication publique du choix d’abandonner la mise en concurrence engagée, dont le cadre technique protégeait les arbres, au profit d’un marché conclu dans l’opacité et la justification de l’emploi de la rallonge budgétaire de 1,3 million d’euros, dont aucune part ne semble avoir été consacrée à la préservation des sujets les plus fragiles.
4. Un engagement écrit que les 210 replantations annoncées feront l’objet d’un suivi public, et que plus aucun terrassement n’interviendra dans le parc sans respect strict des prescriptions de protection des végétaux que la Ville avait elle-même édictées.
Nous ne contestons pas le principe d’une rénovation du parc, largement concertée avec les habitants. Nous constatons l’amertume du paradoxe : quatre ateliers de mobilisation citoyenne en amont, et pas un document communiqué en aval, quand il s’agit d’établir qui a fait quoi, sous quel contrat, avec quelles garanties. Le sort des 37 arbres est sans doute scellé ; celui de la vérité sur ce chantier ne doit pas l’être.
Comm’un Possible
Coalition associative et citoyenne pour une Marseille qui s’affirme vivante, populaire, et accueillante
Sources :
· 2023 – février : Délibération de l’autorisation de programme (1,2 M€) : lien
· 2024 – avril : Délibération augmentation de l’autorisation de programme (1,2 M€ à 1,5M€) : lien
· 2024 – juillet : Premier appel d’offres : lien
· 2024 – octobre : Second appel d’offres : lien
· 2025 – février : Délibération augmentation de l’autorisation de programme (1,5M€ à 2,4M€) : lien
· 2025 – début septembre : début des travaux avec un retrait de pavés et d’enrobés (chape béton) d’environ 50 cm d’épaisseur sur les deux zones dites "Alvéoles", chute d’un arbre peu après le retrait de l’enrobé, relevant un risque accru pour les sujets restants. Un second arbre tombera également avant les diagnostics.
· 2025 – 29 septembre : ONF : diagnostic visuel sur 25 sujets, 9 sont jugés dangereux sans tests complémentaires.
· 2025 – novembre : ONF : tests de traction sur 12 arbres
· 2026 – février : ONF : tests de traction sur 12 arbres
· 2026 – mars : ONF : seul Rapport d’audit partiel des 14 derniers arbres audités mis à disposition sur le drive du CIQ : lien