Une tribune pour les luttes

Soutien La Paix

Pourquoi ce théâtre

Article mis en ligne le jeudi 17 janvier 2008

A la manière du « Pupille Veut Etre Tuteur » de Peter Handke dont nous voudrions présenter une adaptation, nous pourrions donc, pour vous sensibiliser à ce projet, commencer par un :

« On Verra ».
« On verra » deux individus, qui pour contrecarrer une vision autoritaire de l’école publique portée par des acteurs académiques marseillais, se sont décidés à jouer ensemble une pièce de théâtre qui parle du pouvoir et de l’apprentissage.

« On verra » ces deux individus, ils ne sont pas seul, Annick et Sophie, parents d’élève, convoqués au tribunal de grande instance en mars 2008, essayer de sensibiliser leurs semblables et ceux qui les ont soutenus pour faire que leur voix ait autant de poids que celle de l’institution et par cet acte les remercier de leur soutien.
Bien entendu ils crieront bouche bée
« On verra » deux pères de famille engagés dans la formation des enfants et des adultes essayer de prouver par moult contorsions que l’apprentissage est une chose trop sérieuse pour être balayé d’un revers de pouvoir.

« On verra » une pièce sans parole. Mais rien à voir avec du mime.

« On entendra » du son.

« Le Pupille veut être tuteur » de Peter Handke

Pièce qui donne à voir la disparition du pouvoir établi, remplacé par un autre et toutes les étapes des affrontements qui y donnent accès.

Elle décrit la confrontation de deux personnages ; chacun tente de substituer ses gestes à ceux de l’autre.
L’un et l’autre sont cernés, « piégés » par le système des signes mis en place, déterminés et établis d’avance.
Les gestes les plus violents ou les plus meurtriers sont annulés, ils deviennent dérisoires et presque grotesques,
Quitté « l’affrontement » comme porteur de la dramaturgie, il demeure, toutes les questions liées à l’apprentissage.
On parle, de rapport de maître à l’élève et du passage de la position de dominé à celle de dominant, de la sensibilité de « l’autre » dans ses stratégies d’affirmation de ses pouvoirs, du temps dans sa durée, dans ses séquences, dans ses tableaux.
Ce sont des approches essentielles, que l’on soit élève, acteur ou simple manant.

Le procès a lieu le 13 mars 2008 à Marseille.

Au risque de l’insistance, rappelons qu’il s’agit pour nous d’assurer une partie des subsides que la situation occasionne et de retrouver un lieu de parole par rapport à une justice qui voudrait nous la confisquer.
Ce « nous », loin des narcisses, s’ouvre à celles et ceux que le projet séduit.

Maurice Denarnaud, Erwan Redon
m.denarnaud chez libertysurf.fr / 06 80 15 37 29
erwan.redon chez wanadoo.fr / 06 61 98 58 78

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