Une tribune pour les luttes

Quand le RSA sert à se débarrasser du CDI

ADOMA : Ne laissons pas faire !
Leur bataille pour l’emploi, c’est la nôtre

Comité Chômeurs et Précaires CGT 13

Article mis en ligne le lundi 29 juin 2009

Suite aux plaintes pour des accusations sans preuve de « menaces d’atteinte aux personnes » qui lui ont déjà valu 28 heures de garde à vue, alors que tous les témoins ont démenti ces accusations, Charles Hoareau est malgré tout convoqué le 29 juin 2009, devant le tribunal correctionnel de Marseille où il risque 6 mois de prison ferme !
En vérité, Charles n’a menacé, ni frappé personne. Avec la CGT, il se bat aux côtés de 39 salariés jetés à la rue, privés de leur emploi et de leur salaire depuis novembre 2007 par la volonté des dirigeants d’ADOMA (ex-SONACOTRA) et la complicité des pouvoirs publics et des deux directeurs de régies de quartier à l’origine des plaintes.

« Insérer » pour mieux licencier…

Les 39 salariés ont été mis à la porte par ADOMA, dont ils assuraient le nettoyage des foyers depuis 16 ans en moyenne, quand elle a décidé de se lancer dans « l’insertion ».
Sitôt dit, sitôt fait : elle lance un nouvel appel d’offre pour le nettoyage et… l’ouvre aux entreprises d’insertion qui refusent de reprendre le personnel en place et emploient à sa place des rmistes contraints de travailler pour quelques centaines d’euros.
Résultat ce sont 39 salariés en CDI, à qui ADOMA n’a jamais pardonné d’avoir gagné 11 emplois supplémentaires l’année précédente, qui se retrouvent sans revenu.

L’état est majoritaire…

Mais les salariés et leur syndicat ont décidé de battre face à cette entreprise où l’Etat est majoritaire et qui a réalisé 16 millions d’euros de bénéfices en 2008 ! Ils ont interpellés le préfet, le ministre, le Conseil Général sans résultat… Ils sont allés à plusieurs reprises devant la justice : leur avocat a plaidé 19 fois !! Chaque fois les juges leur ont reconnu leur droit à l’emploi, aux salaires et même des dommages et intérêts. Et pourtant, depuis presque 2 ans, à force de renvois et autres coups tordus, ces décisions ne sont pas appliquées : les salariés d’ADOMA ne sont ni licencié(e)s, ni salarié(e)s, plongés dans un vide juridique, sans salaire depuis 18 mois.

Il faut réagir !

C’est dans ce contexte qu’intervient cette plainte qui est la nième tentative d’intimidation à l’égard de salariés qui se battent courageusement pour leurs droits et pour ceux des autres salariés car, si ADOMA réussit, qui empêchera demain les grandes entreprises de sous-traiter à bas prix via le RSA, des secteurs d’activité qu’ils ne peuvent pas délocaliser (nettoyage, entretien, comptabilité, etc.) ?
Elle se produit aussi dans un contexte de répression syndicale et de criminalisation de toute action de résistance. Il faut donc réagir avant qu’il ne soit trop tard.

NOUS REVENDIQUONS UN EMPLOI STABLE, CHOISI
ET CORRECTEMENT REMUNERE

TOUS ENSEMBLE CONTRE LA CRIMINALISATION DE L’ACTION SYNDICALE
MOBILISATION LE 29 JUIN 2009 à 13h30 au VIEUX PORT

Comité Chômeurs et Précaires CGT 13
23, bd Charles Nédélec – 13003 MARSEILLE tel 04 91 08 99 06

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2 Messages

  • Le 26 juin 2009 à 13:54, par

    Se battre pour le travail super mais pourkw vous selectionner

    chez adoma, on reste au placard qd un fou menace 2 mort sa dir et SUD ne sont même pas rendu compte ke cété un myso, elle é juste tte seule à se battre, ce syndicat a demandé sa tête. Elle a tét traité kome une débutante, a fait des stages dans son taf alors qu’elle était la chef, et mme fait du taf de secretaire pour pas devenir dingue ; la GCT elle été ou, Une fiche de paye à 0 € mais toujours directrice, c’est honteux. la CGT n’a rien fé, nous les femmes, on doit faire que le ménage pour garder notre taf ? cé sa l’égalité entre mecs et nanas

  • Le 1er juillet 2009 à 10:06, par
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