Une tribune pour les luttes

ALGERIE /MARSEILLE

La manifestation de solidarité avec le peuple algérien du samedi 12 février 2011

Des photos et une vidéo de la manifestation marseillaise.
"One, two, three, Tunisie Egypte, Algérie" ; "Bouteflika dégage ; A bas tous les tyrans ;" pouvoir, assassin’’ ; ’’généraux, assassins’’ .

Article mis en ligne le dimanche 13 février 2011

Manifestation algérienne du 12 février 2011


Radio Kalima

http://www.kalimadz.com/fr/News-sid...

Marseille : Prés de 2000 manifestants en soutien au peuple algérien (Vidéo)

Samedi 12 février 2011
Entre 1500 et 2000 personnes ont marché de la Canebière au consulat algérien en scandant "Bouteflika dégage" et "Toufik dégage", en solidarité avec le peuple algérien.
Les algériens, ainsi que ceux qui les soutiennent parmi le peuple français, ont pu manifesté pacifiquement dans plusieurs villes de France, au Canada et dans d’autres pays, mais ils ne peuvent pas le faire dans leur propre pays. A Marseille, les manifestants ont apporté leur soutien au peuple algérien qui lutte pour la liberté et la démocratie face à un système qui continue de verrouiller tous les espaces d’expressions démocratiques.


Samedi 12 février 2011

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A Marseille :

Vidéo de la Manifestation de solidarité avec le peuple algérien (7, 45 mns)
http://www.youtube.com/watch?v=FhBg52YKoNc

Voir plus bas des photos de la manifestation.

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A Alger

14h.
Les manifestants sont toujours sur la place du 1er-Mai à Alger, entourés par un important dispositif policier. Ils scandent des slogans hostiles au pouvoir.
Saïd Saadi, président du RCD : 1500 arrestations ; des blessés ; "Le président Bouteflika serait bien inspiré de quitter le pouvoir. Il symbolise un système qui a ravagé le pays." "Je n’ai pas pu dire un mot à la télévision algérienne depuis 8 ans"

12h.
Près de 10.000 manifestants sur la place du 1er mai à Alger
Oran : Plus de 1000 personnes rassemblées sur la place d’armes à Oran malgré les nombreuses arrestations.

Des informations en continu sur
http://www.lemonde.fr/afrique/artic...
http://www.france24.com/fr/20110211...

11h 15
Malgré l’impressionnant dispositif de sécurité et les centaines d’arrestations, près de 10.000 personnes ont réussi à se rassembler sur la place du 1er mai. Les manifestants tentent de forcer le passage pour marcher en direction de la place des martyrs mais ils sont, pour le moment, contenus, par des centaines de policiers.
Une cinquantaine de femmes et de jeunes filles ont été arrêtées par la police à la place du 1er mai d’Alger. A l’intérieur du commissariat où elles attendent d’être auditionnées, les femmes chantent des chants patriotiques et scandent des slogans hostiles au régime.
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http://www.kalimadz.com/fr/News-sid...


Grosse manifestation marseillaise en soutien au peuple algérien des Réformés au Consulat d’Algérie, par la Canebière et la rue de Rome, qui ne cesse de prendre de l’ampleur tout au long de son parcours .

Photos de la manifestation marseillaise, :

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http://www.bfmtv.com/video-infos-ac...


Marseille le 9 février 2011

Algérie : Communiqué du Mrap de Marseille.

Le MRAP de Marseille exprime son soutien à la marche nationale pacifique à laquelle a appelé la « Coordination nationale pour le changement et la démocratie » qui s’est constituée à Alger le 21 janvier 2011.

Cette marche nationale pacifique doit avoir lieu le 12 février à Alger :

Nous faisons nôtre, leurs mots d’ordre :

-  Rupture avec le pouvoir et avènement de la démocratie

- Levée immédiate de l’état d’urgence

- Libération des détenus pour délits d’opinion

- Ouverture du champ politique et liberté des médias

- Une Algérie démocratique et sociale

- Egalité entre les hommes et les femmes

- Abrogation du code de la famille.

Le Mrap de Marseille réaffirme son refus de la réconciliation nationale et de la grâce amnistiante et réclame une paix basée sur la justice

Nous appelonsau rassemblement de soutien initié par le collectif Maghreb de Marseille, le même jour :

samedi 12 février 2011, à 14 h30 :

Square Léon Blum Marseille

(Les Mobiles, en haut de la canebière).



Manifestation de solidarité avec le peuple algérien

Samedi 12 février 2011 à 14h30 Square Léon Blum, Marseille.

Après le soulèvement populaire en Tunisie, couronné par la chute du régime de Ben Ali et celui en cours en Egypte, c’est au tour du peuple algérien d’entrer en scène. Deux décennies faites de massacre des populations, de misère sociale et de mépris n’ont pas eu raison de ses capacités de résistance. Les pouvoirs successifs et notamment celui qui règne depuis le début des années 2000 ont littéralement pillé les richesses nationales par l’extension de la corruption. Les quelques acquis démocratiques arrachés au prix d’énormes sacrifices ont été anéantis ces dix dernières années : Harcèlement judiciaire, emprisonnement de militants syndicaux ou politiques et de journalistes. La jeunesse algérienne qui constitue l’écrasante majorité de la population n’a d’autres choix que la harga (en se jetant à la mer) en quête d’un improbable eldorado ou tenir les murs dans les villes et les villages. Toute tentative de contestation est étouffée ou réprimée dans le sang. Les bourreaux agissent dans l’impunité totale, sinon comment expliquer que les responsables d’un corps de sécurité-la gendarmerie nationale- coupables d’un bain de sang en Kabylie en 2001 (126 morts et près de 1000 handicapés à vie) ne sont pas encore poursuivis ?

Pourtant depuis le début des années 2000, la contestation sociale et les émeutes ne manquent pas en Algérie. Cette défiance du régime est multiforme : de simples coups de colère par les blocages des routes à des grèves générales paralysant plusieurs secteurs d’activités. Mais l’absence de fédération de tous ces mécontentements demeure l’obstacle majeur à l’aboutissement de ces luttes ininterrompues.

A la faveur du soulèvement des peuples Tunisien et Egyptien, les diverses organisations syndicales, associatives ou politiques algériennes ont senti l’impérieuse nécessité de conjuguer leurs efforts. La naissance de la Coordination Nationale pour le Changement et la Démocratie constitue une étape décisive dans le long processus de libération du peuple algérien.

Cette coordination, a réussi, au prix d’âpres discussions, à mettre en place une action : Une manifestation nationale à Alger le samedi 12 février avec comme mots d’ordre fédérateurs :
- La levée de l’état d’urgence.
- L’ouverture du champ politique et médiatique.
- La libération des personnes arrêtées pour des raisons de manifestations ou de délits d’opinion.
- Le système dégage !

Cette importante initiative a besoin de relais et de solidarité internationale. C’est pour cette raison que le Collectif Solidarité Maghreb appelle à une manifestation le :

Samedi 12 février 2011 à 14h30
Square Léon Blum, Marseille.
(Les Mobiles, en haut de la Canebière).

A cette occasion
- nous proclamons notre soutien au peuple algérien en quête de justice sociale et de liberté,
- Nous mettons en garde le pouvoir algérien contre tout réflexe répressif et le rendons responsable devant l’opinion publique internationale de la moindre goutte de sang versé par un algérien.
- Nous maintenons une mobilisation vigilante et une solidarité accrue avec le peuple Tunisien dans sa démarche souveraine de la mise en place d’un processus démocratique loin de toute ingérence régionale ou internationale.
- Nous sommes partie prenante de toutes les mobilisations pour soutenir le peuple Egyptien dans sa lutte héroïque contre la dictature de Moubarak.

Contact : Email :solidarite.maghreb chez gmail.com

Tel :06.33.04.55.91

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5 Messages

  • Le 8 février 2011 à 01:57, par le journal de personne

    Le Caire brisé
    Qui peut confisquer la révolution égyptienne ?

    La plupart d’entre nous étaient à peine des hommes qui ont décidé du jour au lendemain de se donner la peine de rompre toutes les chaînes…
    d’un pouvoir aux abois, parce qu’il ne tient plus personne en laisse… à part… les CHIENS.
    Contre les cyniques il n’y a qu’une solution chimique à base d’acide sulfurique… que nous jetions dans les yeux de l’opinion publique…
    pour réclamer de tous, le droit à un minimum de dignité… à un maximum de liberté…
    http://www.lejournaldepersonne.com/2011/02/le-caire-brise/

  • Le 11 février 2011 à 19:57, par Christiane

    http://www.lemonde.fr/afrique/artic...

    LEMONDE.FR | 11.02.11 | 15h37

    Six personnes ont été interpellées vendredi 11 février à Alger alors qu’elles participaient à un rassemblement pour saluer la chute de Hosni Moubarak. Une grande manifestation pour "changer le système" en Algérie est prévue samedi dans la capitale.

    Peu après l’annonce de la démission du président égyptien, des dizaines de militants du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) se sont rassemblés devant leur siège, en plein centre d’Alger, pour célébrer la victoire de la population égyptienne. Ils ont aussitôt été entouré de centaines de policiers qui les ont forcés à entrer à l’intérieur du siège du parti, tandis que certains criaient "On veut la chute du régime" ou "Après Moubarak, c’est Bouteflika".

    Avant qu’ils ne soient poussés à l’intérieur du siège, les militants ont pu manifester un peu plus d’une heure. "Il y a eu six interpellations", a déclaré un responsable du RCD, Hacène Mezoued, témoin de la scène.

    A moins de vingt-quatre heures d’une marche de la Coordination nationale pour la démocratie et le changement (CNDC), qui réclame le "départ du système", les renforts de police se sont déployés en nombre dans le centre d’Alger.

    Le président du RCD, Saïd Sadi, a confirmé que les autorités "étaient en train d’encercler la capitale" pour empêcher d’éventuels manifestants venant d’autres régions de rejoindre Alger. "Les trains sont interdits d’accès à Alger et les transports en commun sont en train d’être bloqués", a-t-il dit.

    Selon Saïd Sadi, les autorités ont décidé de dépêcher 10 000 policiers à Alger, qui s’ajouteront aux 20 000 déjà déployés le 22 janvier pour la marche du RCD, interdite puis bloquée par les autorités. "D’importantes quantités de grenades lacrymogènes ont été déchargées dans la nuit de dimanche à lundi au port d’Alger", a ajouté M. Sadi.

    Sur la place Maurétania, à moins d’un kilomètre de la place de la Concorde, point de départ prévu de cette manifestation, des véhicules antiémeutes ont déjà pris position, alors que de nombreux policiers en tenue arpentent les ruelles environnantes. Les barrages de police installés aux entrées de la capitale depuis les attentats-suicides d’avril et de décembre 2007, revendiqués par Al-Qaida au Maghreb islamique ont également été renforcés.(...)

  • Le 11 février 2011 à 21:22, par

    http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2455100&rubId=55351

    11/02/2011 12:32

    La Croix : L’opposition algérienne appelle vendredi 11 février à une grande marche de protestation. Le vent de révolte tunisien et égyptien peut-il gagner l’Algérie ?

    Lahouari Addi : Il n’est pas certain que la manifestation regroupe beaucoup de monde. La population est très méfiante, les agents du tout-puissant Département du renseignement et de la sécurité (DRS) se font fort de noyauter toute initiative. À moins que cette fois-ci ils ne se fassent emporter par le tourbillon de la foule… Mais s’il n’y a pas demain la révolution dans les rues d’Alger, Oran et Constantine, cela arrivera dans les semaines ou les mois à venir. C’est une certitude. Le régime algérien est condamné. C’est le discours extrémiste et la violence des islamistes radicaux qui lui ont permis de durer toutes ces années. Mais ce discours est minoritaire y compris dans un mouvement islamiste très divers.

    Qu’est-ce qui vous rend si affirmatif ?

    Plus rien ne fonctionne en Algérie . L’administration est gangrenée, inefficace et corrompue. Si vous voulez porter plainte dans un commissariat, vous avez peur que cela ne se retourne contre vous. Si vous entrez à l’hôpital pour une maladie bénigne vous ne savez pas si vous en ressortirez. Après 20 heures, il est impossible de circuler, etc. Les dysfonctionnements ne sont pas nouveaux, mais ils ont atteint un niveau insupportable. Il y a une aspiration profonde de toute la société, y compris des islamistes, de construire un État de droit. Les émeutes sont déjà une réalité quotidienne.

    En Tunisie, le « clan Ben Ali » a cristallisé la haine. Le sentiment des Algériens envers le pouvoir en place est-il comparable ?

    C’est bien pire encore, à cause des 200 000 morts de la décennie sanglante 1992-2002, sans compter les assassinats des milices, du pouvoir politique et des islamistes. Si vous pensez que chaque mort a 10 ou 15 proches, pas moins de deux ou trois millions d’Algériens en veulent à mort à ce régime qui a coûté la vie à tant de monde et qui a mené le pays – riche – à la ruine.

    Les jours du président Bouteflika sont donc comptés…

    Sans doute, mais il ne compte guère. Le personnage est limité. Il a d’ailleurs été choisi pour cela par l’armée. Et il est très malade. Le pays est tenu de manière clandestine par la police politique, ce fameux DRS du ministère de la défense dirigé par le général Mohamed « Toufik » Mediène – le vrai président depuis vingt ans.

    Quel rôle peut jouer l’armée ?

    Si la population descend massivement dans la rue, il y aura un bain de sang. Pour éviter le massacre, il n’y a qu’une solution : que l’armée prenne les devants. Elle est la seule force organisée, le seul acteur politique. Il faut qu’elle accepte le changement de régime et contribue à installer un gouvernement de transition. Cela suppose le départ du président Bouteflika, mais aussi et surtout la destitution de Toufik et de ses proches collaborateurs, la dissolution du DRS et la garantie d’autonomie de la justice, dont l’absence depuis un demi-siècle a fait tomber le régime dans la corruption.

    L’armée est-elle prête à jouer ce rôle ?

    Beaucoup de généraux et leurs familles sont impliqués dans des affaires de corruption. Pour autant une partie de l’armée souhaite le changement. Nombre d’officiers parlent en privé. Le problème est qu’ils veulent se limiter à des concessions. Ils veulent un changement dans le régime et non pas un changement de régime.

    Pourquoi ?

    Ils ne veulent pas ouvrir le dossier des assassinats ni celui des détournements de fonds qui se chiffrent en milliards de dollars : beaucoup trop de personnes sont impliquées. Environ 30 000 personnes liées au DRS sont au-dessus des lois. Comme en Union soviétique à la grande époque du KGB.

    L’opposition peut-elle créer une alternative politique ?

    Mais en Algérie , il est interdit de faire de la politique ! Toute opposition a été étouffée dans l’œuf. Même la liberté de ton de la presse est un leurre, les journaux sont surveillés par le DRS qui exerce le chantage de la publicité, du papier et de la fiscalité. Seuls des milliers d’individus expriment des aspirations hors de toute organisation. Quelques personnalités pourraient incarner la transition : Abdelhamid Mehri, l’ancien dirigeant du FLN limogé en 1996 ; l’avocat Ali Yahia Abdenour, président d’honneur de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme, qui dirige la coordination nationale pour le changement et la démocratie qui organise la marche de demain ; ou encore le réformateur Mouloud Hamrouche, qui dirigea le pays pendant sa brève période d’ouverture en 1989-1991 (1).

    L’armée et le DRS sont soupçonnés de jouer un rôle trouble dans la montée de l’islamisme radical et le terrorisme…

    L’armée a vaincu les islamistes par la contre-guérilla. Elle a réussi à les discréditer notamment en les manipulant. Ce fut le cas du GIA (Groupe islamiste armé), puis du GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat) et aujourd’hui d’Aqmi (Al-Qaida au Maghreb islamique). La rente islamiste a été exploitée à fond. L’argument « c’est nous ou le chaos » ne marche plus. Si le régime d’Alger tombe, il est certain qu’on en apprendra beaucoup sur cette gigantesque instrumentalisation

    Il n’y a donc rien à craindre de la part des islamistes…

    Ce sont les régimes autoritaires qui sont à l’origine de la radicalisation d’une frange islamiste. Quant aux autres, ils ont évolué et joueront pour la plupart le jeu du changement. Les conditions politiques et idéologiques sont réunies pour la démocratie arabe.

    Recueilli par Marie VERDIER

    • Le 14 février 2011 à 17:15, par MOUMOUGAG333

      moi ce que je dire a monsieur said saadi dite ton salaire et de combien ainsi que tes confrere de deputé et senteur etles previlege omis par les caisses du trésor publique le peuple a compris votre manage laissé nous tranquille et on paix on a souffer pendant 10 annee si vraiment demandé le depart du president et du pouvoire vous aller partire vous et ses senateur et depute et la on reprendre a zero merci Med BOURAS

  • Le 17 février 2011 à 20:28, par
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