Une tribune pour les luttes

TUNISIE : an 1 de la révolution
La lutte des peuples continue

14 janvier 2011 - 14 janvier 2012

Marseille - Journée d’information et de solidarité Square Léon Blum et CRDP
Compte-rendu de la journée de "Pas de Nord sans Sud !"

Article mis en ligne le lundi 16 janvier 2012


Compte-rendu de Pas de Nord sans Sud !

http://pasdenordsanssud.over-blog.c...

Lundi 16 janvier 2012

Suite à la commémoration du 14 Janvier à Marseille...

14 janvier 2012

Au regard du nombre de participants aux différents moments de la journée de commémoration du 14 janvier et au regard de la qualité du débat engagé, notre association considère que l’objectif fixé à cette initiative, à savoir réunir les différents acteurs de la vie associative marseillaise dans un débat sur les perspectives de collaboration, a été atteint. (100 personnes dans la salle, associations, partis, citoyens...).

Au cours du débat, plusieurs questions ont été abordées :

* Quel rôle pour les associations historiques de l’immigration dans l’accompagnement du processus démocratique en cours ?
* Faut-il un cadre associatif commun pour représenter les tunisiens de l’étranger ? Comment gérer la question de la représentativité ?
* Quels rapports engager avec les gouvernements ? Quelles modes de collaboration inventer ?

La nécessité de mettre en commun les forces pour défendre les principes de la démocratie et la nécessité de trouver des modes de collaboration nouveaux garantissant une certaine représentativité ont été soulignés par les différents intervenants.

Il a été également noté que les associations historiques, anciennement organes de résistance à la dictature, se trouvent aujourd’hui dans des phases de renouvellement de leurs objectifs et de leurs méthodes de travail. Elle semblent s’orienter vers le travail de terrain auprès des immigrés, vers la veille citoyenne et vers la construction de ponts entre le nord et le sud.

PNSS profite de cette occasion pour remercier :

* Les coorganisateurs de la journée : Collectif Solidarité Maghreb, Association des Etudiants Tunisiens de Marseille, Radio Galère, Radio Kalima Tunisie
* La chorale de la Lutte Enchantée
* Les participants au forum associatif : l’alliance démocrate, le PIR, CAP Med (FTCR), Jeunesse Sans Frontières 13...
* Les invités : Tarek Ben Hiba (FTCR, assises de l’immigration), Lakhdar Ellala (ATF, Dynamique Citoyenne), Moncef Guedouar (Younga Solidaire, FTCR)
* Les militants et les sympathisants sans qui cette commémoration n’aurait pas été possible

PNSS salue également la présence de Omeyya Seddik, chargé de mission auprès du ministre des affaires étrangères qui n’a pas manqué de rappeler l’importance de l’autonomie des associations pour une collaboration efficace avec les structures étatiques.

Par ailleurs, nous regrettons que Mr Hédi Ben Abbes, élu de l’assemblée constituante pour la circonscription France 2 de passage à Marseille n’ait pas assisté au débat.

Enfin, il nous semble important de signaler la présence lors du rassemblement du matin de plusieurs personnes connues pour avoir été des membres actifs de l’RCD. Si nous nous sommes abstenus de réagir à chaud par respect pour date que nous commémorions, nous rappelons aujourd’hui que nous refusons catégoriquement que ces personnes se refassent une virginité en participant, mine de rien, à la commémoration de la chute du dictateur et en retissant des liens malsains avec les représentations diplomatiques comme se fut le cas pendant les 23 dernières années.

Nous renouvelons notre appel pour que les archives de l’RCD et des consulats soient transférés à Tunis et examinés par les autorités compétentes afin de lever enfin le voile sur les années noires de Ben Ali. (Voir Article "Lettre Ouverte" http://pasdenordsanssud.over-blog.c...)


Le collectif Solidarité Maghreb Machrek organise en collaboration avec des associations tunisiennes une journée de mobilisation, d’échange et de débat le
samedi 14 janvier 2012 à Marseille.

Au programme

10h – 12h : Square Léon Blum (haut de la canebière)
- Meeting de Solidarité avec les insurrections en cours (Syrie, Yémen, Maroc, Tunisie, Egypte etc…)

12h -14h : CRDP (31 boulevard d’Athènes 13001 Marseille)
- FORUM ASSOCIATIF, repas

14h -16h : CRDP (31 boulevard d’Athènes 13001 Marseille)
Débat :
L’immigration tunisienne : de la lutte contre la dictature à l’implication dans la construction d’une Tunisie démocratique.

16h -18h : CRDP (31 boulevard d’Athènes 13001 Marseille)
Moment musical avec des artistes du pourtour méditerranéen


Voilà une année que la Tunisie a provoqué la stupeur et l’exaltation du monde entier en renversant une dictature confortablement installée depuis un quart de siècle. Cette révolution populaire s’est accomplie dans le sang et dans la douleur mais elle a fait fleurir le premier bourgeon d’un printemps arabe tant espéré et a fait renaitre l’espoir dans beaucoup de pays.

Cet évènement, incontestablement historique et de portée mondiale a réveillé dans les cœurs des peuples opprimés des consciences oubliées :

La conscience de la valeur de l’individu dans des sociétés qui tendent à le nier

La conscience de la force du peuple et du pouvoir qu’il peut exercer

La conscience que la démocratie se mérite, s’arrache, se préserve et se défend

La conscience que la société civile est la seule garante de ses droits et seul vrai moteur du développement des nations

Sorti de sa léthargie, le peuple tunisien a certes scandé fort ses revendications, mais il s’est surtout donné les moyens de les réaliser par l’organisation, la vigilance et la volonté de faire aboutir la révolution.

A cette occasion,

le collectif Solidarité Maghreb, l’association Pas de Nord Sans Sud, Radio Galère, Radio Kalima Tunisie, l’Association des Étudiants Tunisiens de Marseille

vous invitent à commémorer ensemble cet évènement historique

14 janvier 2012 à Marseille

Au Programme :


@ 10h-12h30 : Rassemblement.

hommage aux révolutionnaires et solidarité avec les peuples en lutte. Square Léon Blum (station tram et métro Réformés)


@ 12h30-14h30 : Forum associatif

Rencontre et échange avec les associations de la région (possibilité de restauration sur place). CRDP, 31 boulevard d’Athènes, 13001 - Marseille


@ 14h30-17h : Conférence - débat

CRDP, 31 boulevard d’Athènes, 13001 - Marseille.

Retour sur les tentatives d’organisation de la société civile tunisienne immigrée depuis la révolution (Assises de l’immigration, Dynamique citoyenne) avec :

Tarek Ben Hiba - Président de la Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives

Lakhdar Ellala - Président de l’association des Tunisiens en France

Moncef Guedouar - Président de Younga Solidaire

Les associations voulant participer au forum associatif sont invitées à s’inscrire en envoyant un e-mail à tarekklabi chez gmail.com (Participation au frais libre)


A Paris

Meeting de solidarité avec les luttes des peuples du monde arabe

Samedi 14 janvier, 14h30. Bourse de travail de Paris

« Dégage ! »... et trois dictateurs en moins. « Le peuple Veut ! »… du Caire à New-York en faisant le chemin de Damas. « Dignité, Liberté, Egalité, Justice sociale »… du Yémen au Maroc.
Un an après, où l’on est ?

Prises de parole

InterCo, Inter-collectif de solidarité avec les luttes des peuples du monde arabe.
Tunisie : Front du 14 Janvier et le PCOT

Syrie : Comité de coordination de Paris

Egypte : Citoyens égyptiens de France

Maroc : M20F- IDF, Mouvement du 20 février Ile-de-France

Yémen : Les jeunes de la révolution du Yémen en France

Algérie : ACDA, Association pour le Changement Démocratique en Algérie

Palestine : Forum Palestine citoyenneté

Chants et danses : Groupe Samsa et Raja al-Khomsi (Tunisie) Hala Omran, Mouneïm Adwane et une partie du groupe El-Thourath (Syrie) Ghassan El hakim (Maroc) Hicham Gad (Egypte) Amer Abdallah (Yémen) Ahmad Dari et Abeer (Palestine)

Lecture des messages de soutien des associations, syndicats et partis politiques

Liste des organisations membres de l’InterCo :
Collectifs et associations représentants les différents pays du monde arabe : Mvt 20 - IDF, Mouvement du 20 février Ile-de-France (Maroc)ACDA, Association pour le Changement Démocratique en AlgérieFront du 14 Janvier – Paris (Tunisie)PCOT, Parti Communiste des Ouvriers de Tunisie. Association Le Manifeste du 20 mars (Tunisie)Comité de solidarité avec la lutte du Peuple Égyptien (Égypte)Association des jeunes du 25 Janvier (Égypte)Forum Palestine CitoyennetéAssociation SouriaHouria (Syrie)Collectif Urgence SyrieCollectif du 15 Mars pour la démocratie en Syrie Déclaration de Damas Association Les Jeunes du Bahreïn (Bahreïn)Association des jeunes de la révolution du Yémen à Paris Forum citoyenneté monde arabe Associations de l’immigration et des droits de l’homme : ATMF, Association des Travailleurs Maghrébins en FranceAMF, Association des Marocains en FranceFCTR, Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux RivesUTIT, Union des Travailleurs Immigrés TunisiensASDHOM, Association des Droits de l’Homme au MarocVérité et Justice Pour l’Algérie Associations, syndicats et partis politiques : ATTAC, Association pour la Taxation des Transactions financières et l’Action CitoyenneSortir du colonialismeUnion syndicale Solidaires (SUD)PCF, Parti Communiste FrançaisEELV, Europe-Ecologie Les VertsNPA, Nouveau Parti AnticapitalisteFASE, Fédération pour une Alternative Socialiste et Écologique PG, Parti de Gauche

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3 Messages

  • Le 29 décembre 2011 à 10:11, par

    Dimanche, 18 Décembre 2011

    Abderrahmène Hedhili, président du Forum tunisien pour les droits
    économiques et sociaux ( FTDES ), a critiqué les partis et les
    organisations pour avoir ignoré les dossiers des émigrés clandestins
    arrivés sur le sol européen après le 14 janvier 2011.

    Hedhili qui s’exprimait, lors d’une rencontre avec la presse,
    organisée, jeudi à Tunis, à l’initiative du FTDES à l’occasion de la
    célébration de la Journée internationale des migrants, a fait savoir
    que des milliers d’émigrés tunisiens sont, aujourd’hui, dispersés dans
    plusieurs pays européens et exposés à toutes les pratiques
    d’intimidation sans aucun respect pour leurs droits fondamentaux.

    Il a demandé au ministère de l’Intérieur de fournir aux représentants
    de la société civile, des données précises sur ces émigrés dont le
    nombre se situe entre 35 et 40 mille, sans compter ceux qui sont
    expulsés chaque semaine par les autorités européennes et que le FTDES
    n’a pas pu recenser.

    Il a appelé les pays européens à mettre fin aux approches sécuritaires
    dans le traitement de cette question et à prendre en considération les
    normes internationales, les exigences de la politique de bon voisinage
    et le partenariat qui devrait respecter le principe de la libre
    circulation des personnes.

    S’agissant des émigrés portés disparus, Hdhili a mis l’accent sur la
    nécessité de constituer une commission d’enquête indépendante sur le
    sort de ces ressortissants tunisiens qui se chiffrent à un millier
    environ. Il a indiqué que 180 corps d’émigrés disparus en mer ont été
    repêchés.

    "Des centaines de familles tunisiennes gardent toujours l’espoir de
    voir leurs proches en vie. L’Etat est dans l’obligation de soutenir
    ces familles moralement et matériellement
    ", a-t-il ajouté.

    De son côté, Messaoud Romdhani, membre fondateur du forum a appelé à
    la révision de toutes les lois sur l’émigration, notamment, la loi du
    3 février 2004 qu’il considère comme "violation flagrante" des droits
    des émigrés. Il a exhorté l’assemblée constituante à promulguer une
    nouvelle législation assurant la protection des émigrés tunisiens.

    Romdhani propose, aussi, d’inscrire les droits des réfugiés dans le
    texte de la constitution, conformément à la convention internationale
    relative au statut des réfugiés (Genève 1951).

    Pour sa part, Mehdi Mabrouk, membre du FTDES a abordé l’étude qui
    vient d’être réalisée par cette jeune association sur les disparus
    parmi les émigrés entrés en Europe après la révolution. Cette étude
    qui a travaillé sur un échantillon de 250 disparus, affirme que 90 %
    de ces voyageurs illégaux, des jeunes pour la plupart, se sont noyés
    en mer.

    Cinquante-cinq pour cent des disparus sont des jeunes issus des
    quartiers populaires de la capitale comme La Kabaria, Ouardia,
    Ettadhamen et Sidi Hassine.

    Concernant les réfugiés étrangers bloqués à la frontière tunisienne,
    un participant au forum a indiqué que leur nombre s’élève,
    actuellement, à 3400 et qu’ils séjournent dans des camps dépourvus des
    commodités les plus rudimentaires.

    Un appel a été lancé, à cette occasion, au prochain gouvernement pour
    la ratification de la convention des Nations Unies pour les droits des
    travailleurs immigrés et des membres de leurs familles.

    Plus d’un million de Tunisiens résident à l’étranger, ajouter à cela
    les 35 à 40 mille émigrés clandestins qui, après le déclenchement de
    la révolution, ont pris le large, dans des embarcations de fortune, en
    direction de l’île italienne de Lampedusa dans l’espoir de trouver du
    travail à l’autre rive de la Méditerranée, au risque de leur vie.

    Plusieurs centaines sont, aujourd’hui, portés disparus, ils sont
    estimés à un millier par le Forum tunisien pour les droits économiques
    et sociaux.

    Par ailleurs, 82 mille Tunisiens ont fui la guerre en Libye et sont
    retournés au pays. En même temps, le sud tunisien a été, durant de
    longs mois, le refuge de centaines de milliers de migrants de
    différentes nationalités qui ont fui les combats dans ce pays voisin.

    Prés de 3400 réfugiés du Tchad, d’Erythrée, d’Irak et de Somalie
    séjournent encore dans les camps dans des conditions difficiles.

    La création d’une structure qui prend en charge le dossier de la
    migration a été l’une des principales recommandations formulées dans
    le cahier des doléances élaboré par les représentants d’une
    soixantaine d’associations de Tunisie, Belgique, Italie, Canada,
    Suède, Suisse et France, lors des assises de l’immigration tunisienne
    tenues le 7 mai 2011 à Saint Denis en France et remis au gouvernement
    provisoire en juin dernier.

    Les Tunisiens résidents à l’étranger ont revendiqué la redéfinition de
    la politique de migration, la révision de la législation et la
    ratification des conventions internationales dans ce domaine,
    notamment, celle du 18 décembre 1990 sur la protection des
    travailleurs migrants et de leurs familles.

    Tarek Ben Hiba, président de la fédération des Tunisiens pour une
    citoyenneté des deux rives (FTCR) a souligné, dans une déclaration à
    la TAP, la nécessité d’organiser, au plus vite, une rencontre avec les
    associations indépendantes de la migration pour discuter concrètement
    des urgences.

    Parmi ces priorités, la création d’une commission nationale d’enquête
    sur les migrants disparus en mer et en Italie, l’élaboration d’une
    solution digne et humaine à ceux restés à Lampedusa et la mise en
    place d’un haut conseil de la migration.

    Ben Hiba propose également l’organisation d’une rencontre nationale
    des associations de la migration en Tunisie et l’octroi du statut de
    réfugié aux ressortissants des différentes nationalités ayant fui les
    combats en Libye et qui se retrouvent, à ce jour, bloqués à la
    frontière, dans des camps.
    Il suggère la promulgation d’une loi créant le statut de réfugié en Tunisie.

  • Le 9 janvier 2012 à 11:51, par
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