Une tribune pour les luttes

"Françafrique 2012", "Un attentat français"

Article mis en ligne le samedi 14 avril 2012

Bonjour,

je vous présente ci-dessous trois livres qui viennent de paraître qui enfoncent le clou quant à l’implication de l’État français dans le dernier génocide du XXe siècle.
Pour faire pièce aux articles de désinformation que vous avez pu lire sur cette affaire criminelle dans Le Monde, Libération ou Télérama...

yves



Françafrique 2012, la bombe à retardement

Bruno Boudiguet analyse les crises récentes en Côte d’Ivoire et en Libye, mais aussi fait un historique inédit du Parti socialiste et de ses compromissions avec la Françafrique, des années 50 à nos jours, sans oublier le bilan du quinquennat sarkozyste. L’auteur nous emmène dans les arcanes de cette politique secrète de domination sur la moitié d’un continent.
 
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Rwanda, 6 avril 1994. Un attentat français ?
10 janvier 2012. L’enquête scientifique dirigée par le juge Trevidic sur l’attentat contre l’avion du président rwandais Habyarimana est catégorique : les missiles sont partis du camp de la Garde présidentielle. Avant ça, d’innombrables médias avaient pris pour argent comptant la thèse inverse, celle du juge Bruguière et du journaliste Pierre Péan, accusant le FPR d’avoir sciemment tué le président pour prendre le pouvoir, sans se soucier du risque de génocide qui s’en suivrait. Bien sûr, certains ont dit que la responsabilité éventuelle du FPR ne changeait rien à la planification de l’extermination des Tutsi. Mais Michel Sitbon fut, dès le départ, l’un des rares à écarter sans ambiguïté cette thèse mais surtout a avoir mis en avant la piste française sur cet attentat.
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 Michel Sitbon est avant tout connu pour être éditeur à L’Esprit frappeur depuis une quinzaine d’années, avec plus d’une centaine d’ouvrages sur des sujets sensibles et très divers. Il a dirigé la rédaction d’un journal d’informations générales, Maintenant, en 1995-96, dont l’objet principal était de dénoncer le scandale français au Rwanda. Il est l’auteur de Plaidoyer pour les sans-papiers et Un génocide sur la conscience en 1998, et de Mitterrand le cagoulard et 2 bis rue de Tourville en 2011.


SORTIE EGALEMENT CETTE SEMAINE DE RWANDA, 13 MAI 1994. UN MASSACRE FRANCAIS ? par Serge Farnel
« Le degré d’implication des autorités civiles et militaires françaises dans le soutien au Gouvernement intérimaire rwandais pendant qu’il procédait au génocide, est controversé. Divers travaux révèlent ­ entre autres méfaits ­ que, sur le terrain, dans le cadre des opérations ŒŒAmaryllis’’ (du 8 au 14 avril 1994) et ŒŒTurquoise’’ (du 22 juin au 22 août 1994), des militaires, agissant conformément aux ordres reçus, ont abandonné, sinon livré, des civils à leurs assassins dont ils avaient auparavant formé les cadres. Par ailleurs, une dizaine de procédures introduites par des victimes de viols et de sévices graves qu’auraient commis ces soldats, sont actuellement pendantes devant le Tribunal aux armées de Paris. Toutefois, jamais encore on n’avait sérieusement prétendu, encore moins démontré, que des commandos de l’Armée française avaient directement participé à certains massacres. C’est chose faite aujourd’hui. » « Le présent ouvrage expose les multiples aspects d’une enquête menée en deux temps, d’abord fin avril 2009, puis en février 2010, dans la région de Kibuye et les collines de Bisesero. » Le 13 mai 1994, « plusieurs dizaines de milliers de Tutsi furent massacrés. La chose est de notoriété publique. En revanche, jusqu’à présent, il n’avait pas été question d’une présence, encore moins d’une participation française à ces horreurs. C’est pourtant ce qui résulte de l’enquête menée par Serge Farnel. D’après les témoignages qu’il a pu recueillir, la participation des militaires (...) aurait été déterminante : puissamment armés, passant de colline en colline, ils auraient mitraillé, pilonné, les Tutsi encerclés par la multitude des génocidaires locaux qui, ensuite, achevaient les blessés à coups de gourdins et de machettes. » (Géraud de la Pradelle)
 
 Serge Farnel est journaliste et écrivain. Spécialiste du dossier franco-rwandais, il a travaillé pour l’agence de presse rwandaise RNA (Rwanda News Agency).
 
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Je viens de recevoir les infos suivantes, que je vous livre donc également :

À l’occasion du 18ème anniversaire du génocide des Tutsi commencé le
6 avril 1994 à 21h par le massacre des Tutsi de Nyarungunga (autour
du camp de Kanombe) par les para-commandos sur l’ordre d’Aloïs
Ntabakuze, assisté de son conseiller français, le commandant
Grégoire de Saint-Quentin, je me permets de vous signaler quelques
documents sur le web :

Mes fichiers pdf sont à décharger et à consulter par Adobe Acrobat
Reader ou équivalent pour accèder aux documents par les pointeurs
indiqués en note de bas de page.

Bien cordialement

JM

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5 Messages

  • Le 17 avril 2012 à 00:06, par karin lavestal

    Serges Farnel est un propagandiste sioniste des plus acharnés qui fut en pointe dans l’attaque d’Enderlin à travers la "Mena" une officine de désinformation pro Netanyahu...

    • Le 18 avril 2012 à 23:29, par Erica Landalou

      ... Et un de ses éditeurs catalogué pro-palestinien, tout comme son préfacier.
      Maintenant dire que Farnel fut en pointe dans l’affaire Al-Durah, c’est très exagéré. Ce qui est sûr, c’est qu’un tas de sensibilités différentes accusent la France d’être mouillée jusqu’au cou dans le génocide des Tutsis rwandais, tout comme un tas d’autres sensibilités prennent la défense de l’Etat français (barbouzes, diplomates, gaullistes, socialistes, droite extrême - avec Lugan - jusqu’à Politis)

    • Le 20 avril 2012 à 18:28, par seb

      Je crois bien que vous faites erreur. A ma connaissance (cela était public à l’époque), il s’est contenté de demander au CSA d’exiger de la chaîne publique française qu’elle fournisse les preuves de ses accusations, ou bien, à défaut de pouvoir le faire, qu’elle exige qu’elle les pondère du mode conditionnel, afin de respecter sa propre charte éthique. Sa démarche consistait à tenter un retour au calme en France suite aux images importées d’ailleurs. La directrice de l’information de la chaîne publique a depuis reconnu publiquement qu’elle n’avait jamais eu les preuves de ce qu’avait avancé sa rédaction. Quant au CSA, il a repris, dans une recommandation aux chaînes, le contenu précis de la saisine qui lui avait été adressée. Autrement dit, il s’était positionné sur le simple respect par la chaîne française de sa charte, sans jamais prendre position sur ce conflit.

  • Le 26 avril 2012 à 06:43, par Karin lavestal

    Cette histoire de l’armée française qui aurait fait un massacre en mai 94 est bidon, et il y a eu une réunion à la Ligue des Droits de l’homme là dessus en avril 2010, où Farnel était invité à donner son point de vue.
    Saint Exupéry qui était présent fut le premier a réagir en s’indignant des méthodes de Farnel qui faisait dire à ses témoins ce qu’il avait envie d’entendre. Catherine Choquet de la FIDH qui était là refusa de donner crédit aux allégations de Farnel car elle connaissait la région de Bisesero dont il parlait pour y avoir enquêter et jamais elle n’avait entendu parler d’une telle histoire.
    Farnel est lié à certains dirigeants du FPR et il fait du zèle propagandiste pour obtenir quelque chose à KIgali, mais est-ce une raison pour croire tout ce qui va dans notre sens sans distance ?
    Je crois que ce n’est pas bien servir la cause du tiers mondisme que de gober tous les bobards sous prétexte qu’ils vont dans notre sens. La vérité a ses exigences. Quant au sionisme de Farnel regardez les occurences sur son rôle dans la Mena et vous verrez vous même que ce n’est pas léger...

    • Le 5 mai 2012 à 14:51, par Erica Landalou

      Sur la réunion à la LDH, il faut être précis : St-exupéry ne s’est certainement pas indigné, il se posait des questions sur un condensé en 20mn en vidéo de l’enquête de Farnel. Il a vu des passages qui lui faisaient penser à des questions directives et donc il a posé la question à Farnel qui lui a répondu qu’ils avaient vu le coeur de ses entretiens et non tout le début des entretiens qui n’ont rien de directif, il suffit d’ailleurs de lire les témoignages du livre pour s’en rendre compte. Choquet quant à elle n’a jamais été à Bisesero, contrairement à ce que vous dites. Elle n’exclut pas du tout qu’il s’agisse d’un ’’massacre français’’, elle se posait des questions sur l’articulation "blancs/soldats français". Il est clair qu’arriver en plein coeur des témoignages de Farnel ne peut que mettre mal à l’aise, car il s’agit de l’accusation la plus énorme qui ait été faite jusqu’à présent. "bobards", "bidon" il faut vraiment lire cette fresque de témoignages sans parti pris, à froid.
      Sur le rôle démesuré que vous prêtez à Farnel sur la Mena, il suffit en effet de faire une recherche simple sur google pour voir qu’il n’y a que cette histoire gentillette du CSA, et une série d’articles sur le Rwanda. C’est vrai que la Mena a les allures du sionisme néoconservateur. Mais il faut regarder les faits, ne pas s’attarder sur un pedigree qui comporte aussi des articles dans Golias, POlitis... Encore une fois, il y a des gens qui ne sont pas de son "bord" (si tenté de dire que Farnel à un "bord", d’ailleurs traiter Farnel de propagandiste sioniste sans aucune preuve est parfaitement diffamatoire) et qui ont analysé positivement son enquête.
      Vous citez st-exupéry, manque de bol, lui était au Figaro et pourtant on a jamais douté de sa probité journalistique à propos de ses révélations sur le rwanda.
      D’autre part, quand vous dites que Farnel est lié à certains dirigeants du FPR, je ne vois pas de qui vous parlez, et là on est aussi sur le terrain de la diffamation. La méthode Péan... D’ailleurs, c’est plutôt drôle parce qu’il n’y avait que deux "spectateurs" à cette réunion interne LDH : un proche de Péan et son amie...

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