Une tribune pour les luttes

2000 prisonniers politiques palestiniens grévistes de la faim dont ne parle pas nos media

Solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens en grève de la faim pour leur dignité.

Certains sont en grève de la faim depuis plus de 65 jours.
Rassemblement SAMEDI 5 MAI 2012 de 10 à 12h au Métro-Tramway Canebière-Noailles

Article mis en ligne le samedi 5 mai 2012

Bonsoir, présent lors de votre rassemblement ce samedi 5 mai à Marseille , j’ai posté des photos sur http://www.citizenside.com/ .

Marseille, rassemblement sur la Canebière à deux pas du commissariat.

Voici le lien

http://www.citizenside.com/fr/photo...

Cordialement

JFGPHOTO


5 mai

Deux prisonniers au moins sont dans un état critique : Bilal Diab, âgé de 27 ans, est originaire de Jénine, et Thaer Halahla, âgé de 33 ans, originaire de Hébron (tous deux membres du Djihad islamique), ont commencé leur grève de la faim le 29 février. Après soixante-six jours sans alimentation, ils sont entrés dans ce que les médecins appellent " une phase aléatoire de survie ". Les deux hommes ont comparu, jeudi 3 mai, sur une chaise roulante, devant le Cour suprême d’Israël, mais celle-ci a renvoyé sa décision sur une éventuelle remise en liberté à une date ultérieure.

Au moins six autres prisonniers sont dans un état de santé jugé alarmant. Ce mouvement de grève s’est étendu aux principaux centres de détention en Israël, et plusieurs chefs de file de la résistance palestinienne, comme Ahmad Saadat, chef du Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP), l’ont rejoint.


SOLIDARITE AVEC LES ¨PRISONNIERS PALESTINIENS
EN GRÉVE DE LA FAIM POUR LEUR DIGNITÉ - EL KARAMEH

Le 17 avril, journée Internationale de Solidarité avec les prisonniers palestiniens plus de 1.600 d’entre eux ont entamé une grève de la faim illimitée pour obtenir satisfaction de leurs revendications. Ils sont rejoints jour après jour par des centaines d’autres dont des détenus malades qui depuis le 30 avril ne prennent plus leur traitement !

Une dizaine d’entre eux ont cessé de s’alimenter bien avant les autres, certains depuis plus de 65 jours qui sont aujourd’hui dans un état critique.

Nous constatons avec colère le silence des responsables politiques français et en particulier des deux candidats, de la communauté internationale, des responsables de l’Union Européenne sans parler du Secrétaire Général des Nations Unies, et de la quasi-totalité des media !

Nous sommes scandalisés par l’attitude criminelle des autorités israéliennes qui confisquent les sels indispensables aux grévistes pour limiter les dégâts irréversibles à l’organisme, punissent les prisonniers, placent les plus fragiles à l’isolement et interdisent les visites des familles et des avocats !

A nous de faire entendre leur voix, tous ensemble nous pouvons le faire

Solidarité avec les Prisonniers Politiques Palestiniens en grève de la faim

RdV SAMEDI 5 MAI 2012 de 9h45 à 10h (pour rassemblement de 10 à 12h)

Métro-Tramway Canebière-Noailles devant le kiosque à journaux

avec drapeaux, sifflets, keffieh, casseroles, photos de prisonniers


Le point sur la grève de la faim des prisonniers politiques palestiniens,

Addameer, jeudi 26 avril 2012

Le 17 avril 2012, les prisonniers palestiniens détenus dans les prisons israéliennes ont lancé une grève de la faim de masse pour exiger la fin de la détention administrative, de l’isolement et d’autres mesures punitives prises contre les prisonnier palestiniens, parmi lesquelles le refus des visites familiales et de l’accès aux études universitaires.

1.200 prisonniers palestiniens de toutes les factions ont commencé une grève de la faim illimitée le 17 avril, la campagne gagnant davantage de force au cours de cette semaine passée et des prisonniers supplémentaires s’y joignant chaque jour. Addameer estime que le nombre actuel de prisonniers en grève de la faim illimitée est d’environ 2000. Ce nombre comprend les 19 prisonniers actuellement maintenus en isolement pour des “raisons de sécurité”. Ahmad Sa’adat, le secrétaire Général du Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP) qui a été maintenu en isolement pendant plus de trois ans, signalait le 23 avril que depuis le début de sa grève de la faim le 17avril, il avait déjà perdu 6 kg.

Comme pendant les grèves de la faim dans le passé, le Service des Prisons Israéliennes (SPI) a augmenté le degré de ses sanctions envers les prisonniers grévistes en s’efforçant de saper la campagne. Les méthodes de punition couramment employées à leur encontre comprend des attaques sur les sections où les prisonniers politiques palestiniens sont détenus, la confiscation d’objets personnels, les transferts d’une prison à l’autre (qui augmente l’épuisement des grévistes), le placement en détention au secret, des amendes et le refus des visites de la famille et des avocats. Les avocats d’Addameer se sont ainsi vu refuser tout accès auprès des prisonniers faisant la grève de la faim.
Jeudi 26 avril quarante prisonniers qui ont commencé leur grève de la faim aujourd’hui à la prison d’Ofer ont été informés qu’ils seront transférés vers une autre section de la prison et qu’il ne leur sera pas permis d’emporter quelque objet personnel que ce soit, sauf des vêtements.
A la prison d’Ashkelon, les 150 grévistes de la faim subissent de attaques quotidiennes de leurs cellules par les forces spéciales israéliennes. En plus de la confiscation de leurs objets personnels, le service pénitentiaire israélien SPI a aussi confisqué la seule nourriture des prisonniers en grève de la faim : le sel pour leur eau.
Les prisonniers faisant la grève de la faim à la prison de Nafha ont eu aussi leur sel confisqué, ce qui soulève de vives inquiétudes quant à la santé des prisonniers engagés dans la grève de la faim. Les grévistes de la faim à Nafha ont été aussi soumis à des amendes et l’électricité a été coupée dans leurs pièces.
Le 23 avril, six prisonniers se sont joints à la grève de la faim à la prison du Naqab (Néguev) et ont tous été immédiatement placés en détention au secret.
La prisonnière Lina Jabouni s’est déclarée aussi en grève de la faim illimitée le 19 avril et a été emmenée en détention au secret le même jour.

Ces mesures susmentionnées ne sont que quelques exemples des punitions largement répandues, en particulier l’utilisation de transferts et la détention au secret, auxquelles doivent faire face actuellement les prisonniers faisant la grève de la faim, en tant que tentative du SPI de les isoler davantage du monde extérieur et des autres prisonniers impliqués dans la campagne.

A la date du 26 avril, 8 prisonniers, parmi lesquels 5 détenus administratifs, continuent des grèves de la faim de longue durée lancées avant le 17 avril. Sept de ces prisonniers ont été transférés au centre médical de la prison de Ramleh.
Thaer Halahleh et Bilal Diab en sont aujourd’hui à leur 57e jour de grève de la faim. Malgré la détérioration rapide de leur condition de santé, leurs deux appels contre leurs ordres de détention administrative ont été rejetés par un juge militaire israélien le 23 avril. L’ordre militaire de détention administrative contre Halahleh a été prorogé quatre fois, sa fille âgée de 22 mois est née alors qu’il était derrière les barreaux, et il n’a jamais eu la chance de la voir et de la serrer dans ses brass,
Hier, 24 avril, la pétition de Hassan Safadi à la Haute Cour israélienne contre sa détention administrative a été rejetée. Il en est à son 52e jour de la faim.
3. Les détenus administratifs Omar Abu Shalal et Jaafar Azzedine en sont respectivement à leur 50e et 35e jours de grève de la faim.
4. Au centre médical de la prison de Ramleh, Mohammad Taj en est à son 39e jour de grève de la faim, exigeant d’être traité comme un prisonnier de guerre, et Mahmoud Sarsak (membre de l’équipe nationale de football) à son 34e jour de grève de la faim pour protester contre sa détention sous le coup de la loi israélienne sur les combattants illégaux.
5. Pour finir, Abdullah Barghuti, maintenu au secret à la prison de Rimon, en est à son14e jour de grève de la faim.

Addameer réaffirme sa grave inquiétude devant le fait que ces grévistes de la faim continuent à ne pas recevoir de soins médicaux suffisants dans le centre de santé du SPIet qu’il leur soient encore refusées des visites de médecins indépendants.
Malgré les mesures punitives prises contre les prisonniers faisant la grève de la faim, la campagne de grève de la faim continue à se développer.

Les six prisonnières d’Hasharon qui ne sont pas encore en grève de la faim ont annoncé qu’elles commenceront une grève de la faim illimitée le 1er mai.
Des prisonniers supplémentaires devraient se joindre progressivement à la campagne , y compris 120 à la prison d’Ofer, qui commenceront leur grève de la faim le 29 avril. Comme la grève de la faim de masse prend encore plus d’élan, il deviendra encore plus crucial pour les prisonniers faisant la grève de la faim d’avoir accès sans restriction à leurs avocats et à des médecins indépendants.

A la lumière de ces faits, le développement de l’action au niveau international est nécessaire pour attirer l’attention sur les exigences légitimes des prisonniers palestiniens. En conséquence Addameer renouvelle son appel à tous les partis politiques, institutions, organisations et groupes de solidarité travaillant dans le domaine des droits de l’homme dans le territoire palestinien et à l’étranger, à soutenir les prisonniers dans leur campagne de grèves de la faim.

(Traduit de l’anglais par Y. J).

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2 Messages

  • Le 6 mai 2012 à 10:31, par


    « Je suis écœuré par les violations continues des droits de l’homme dans les prisons israéliennes et j’appelle le gouvernement d’Israël à respecter les obligations internationales en matière de droits de l’homme à l’égard des détenus palestiniens », affirme l’Américain Richard Falk rapporteur spécial de l’ONU dans un communiqué.
    « Israël doit traiter ces grévistes de la faim selon les standards internationaux, y compris en autorisant les visites des familles ».

    Près d’un tiers des Palestiniens détenus par Israël sont en grève de la faim depuis le début de ce mouvement collectif le 17 avril.
    Ils réclament l’abolition de l’isolement carcéral et de la détention administrative, une disposition héritée du mandat britannique sur la Palestine qui permet l’incarcération sans inculpation ni jugement de suspects pour des périodes de six mois renouvelables indéfiniment.

    Richard Falk appelle la communauté internationale à veiller à ce qu’Israël respecte les lois et normes internationales en matière de droits de l’homme dans sa façon de traiter les prisonniers palestiniens.
    Il rappelle dans son communiqué que depuis 1967 « quelques 750 000 Palestiniens, dont 23 000 femmes et 25 000 enfants ont été en détention dans les prisons israéliennes, soit approximativement 20% du total de la population palestinienne des territoires occupés ».

  • Le 6 mai 2012 à 10:42, par

    Collectif Bellaciao

    samedi 5 mai 2012

    http://bellaciao.org/fr/spip.php?article127654

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