Une tribune pour les luttes

Répression contre les antinucléaires à Chefresnes

Nous sommes toujours dans un Etat policier, vous en doutiez ?
+ 31 juillet 2012 THT : interpellation d’un agriculteur bloquant l’installation de pylônes.

Article mis en ligne le mardi 31 juillet 2012


http://www.lamontagne.fr/france-mon...

THT : interpellation d’un agriculteur bloquant l’installation de pylônes

31 juillet 2012 au Chefresne

Un agriculteur de la Manche a été interpellé mardi matin par les forces de l’ordre et placé en garde à vue alors qu’il tentait, comme la veille, de s’opposer à la construction dans son champ de deux pylônes de la ligne à très haute tension (THT) Cotentin-Maine, a-t-on appris auprès de la préfecture.

"Il bloquait physiquement un chantier déclaré d’utilité publique et il a été mis fin à cette opposition. L’interpellation s’est déroulée sans difficulté particulière et les travaux ont pu commencer", a déclaré à l’AFP la préfecture de la Manche.

"Il a été interpellé vers 8h00 de façon assez violente. Il a été sorti de son tracteur et plaqué au sol puis emmené par les gendarmes", avait auparavant affirmé Damien Sineux, beau-frère de Yves Larsonneur, éleveur au Chefresne.

Sa famille a immédiatement contacté son avocat.

"L’épouse de mon client m’a appelé pour me dire qu’il avait été interpellé et j’ai immédiatement envoyé un courrier au procureur pour dénoncer l’illégalité de l’interpellation et demander sa libération immédiate", a indiqué Me Gervais Marie-Doutressoulle à l’AFP.

Dans cette lettre, l’avocat demande au procureur de lui "préciser l’endroit où se trouve Monsieur Larsonneur afin que sa femme puisse prendre attache avec lui".

"Je vous serais également reconnaissant de bien vouloir faire en sorte que Monsieur Larsonneur soit remis immédiatement en liberté compte tenu de l’illégalité manifeste avec laquelle RTE (Réseau de transport d’électricité, ndlr), avec le concours des gendarmes, a pu investir les lieux, interpeller et emmener M. Larsonneur", écrit encore l’avocat.

Des taureaux en renfort

A la mi-journée, les pelleteuses se sont mises à l’ouvrage sous la surveillance des gendarmes et la quinzaine de militants qui avaient fait face un peu plus tôt aux gardes mobiles se sont retirés, a constaté un photographe de l’AFP.

Yves Larsonneur s’oppose à la construction sur son champ des pylônes 224 et 225 des 163 km de la ligne THT, qui doit acheminer l’électricité du futur réacteur nucléaire EPR en construction à Flamanville.

"Nous lui avons fait des propositions d’indemnisation, s’élevant à plusieurs centaines de milliers d’euros, mais il a refusé de signer l’accord", a déclaré à l’AFP Martine Bernard, directrice régionale de RTE Normandie, la filiale d’EDF chargée des réseaux.

La ligne THT a été déclarée d’utilité publique en 2010 et des arrêtés de servitude ont été prononcés en début d’année pour les emplacements où aucun accord n’a été trouvé.

Les travaux devaient commencer lundi, mais Yves Larsonneur avait disposé des engins agricoles et des bovins, dont des taureaux particulièrement réactifs selon un des opposants, dans son champ pour en bloquer l’accès.

Une guerre de tranchées oppose forces de l’ordre et militants anti-THT le long du parcours de la future ligne.

Des écologistes et des riverains campent depuis mars dans un bois proche de l’exploitation de M. Larsonneur pour bloquer les travaux, a rapporté Jean-Claude Bossard, maire démissionnaire du Chefresne et opposant à la ligne.


Par mail, 31 juillet 2012

RTE met le paquet rameutant tous les véhicules, pelles mécaniques et autres engins de terrassement à disposition afin de s’assurer de pouvoir terminer les accès à ces pylônes avant la sortie de garde à vue du courageux agriculteur résistant au rouleau compresseur.

Nous sommes guère surpris de l’attitude de RTE qui a le pouvoir de décider des actes des gendarmes dans une société nucléaire, donc policière, quand elle se fait accompagner par grands renforts de maréchaussée là ou elle rencontre la moindre résistance, mais tout de même :

• Sur les trois pylônes déjà érigés au Chefresne, comme le plus proche sur la commune de Montabot, les temps de séchage des fondations n’ont pas été respectés. À quelle vitesse de vent résisteront-ils ?

• Les sociétés ayant eu en charge la mise en place des chemins d’accès et plate-formes l’hiver dernier prenait le temps de bien mettre de côté la terre arable avant de réempierrer les emplacements nécessaires ; Qu’en sera-t-il de l’engagement de la remise en état avec de la terre arable écrasée par les grues énormes qui montent les pylônes ? Qu’en sera-t-il de la sécurité du conducteur de ces mastodontes sur un chemin d’accès et des plate-formes constitués à la va-vite ?

Quand on pense que RTE parle de mise en danger à propos des petites mains qui démontent certains pylônes…

Rappelons que ce coup de force arrive au moment même où la section du contentieux se déclare pas suffisamment compétente pour juger de la légalité de la déclaration d’utilité publique, simple arrêté ministériel dont se targue RTE pour effectuer ses travaux, y compris au mépris de toute loi.

EPR – THT : population bafouée !


Répression contre les antinucléaires à Chefresnes (22-24 juillet)

Retour sur le week-end de résistance au Chefresne 22-24 juin 2012

http://blogs.mediapart.fr/blog/amal...
et :
[-http://www.racailles.info/2012/07/retour-sur-le-week-end-de-resistance-la.html]

http://www.stop-tht.org/Retour-sur-...]

Sur la lutte anti-THT et les affrontements lors du “Week-end de
résistance à la ligne THT” (22, 23 et 24 juin 2012)
http://bit.ly/MlvYDa

Derrière l’urgence, la bêtise. Retour sur le week-end de résistance du
Chefresnes."

http://nantes.indymedia.org/article...

Et pour suivre l’actualité de la situation de la résistance aux grands projets
néfastes et criminels :

http://www.percysoustension.fr/


Retour en haut de la page

1 Message

  • Le 18 juillet 2012 à 17:05, par

    http://www.liberation.fr/societe/20...

    En octobre, un enfant a perdu un œil à Mayotte à cause d’un flash-ball. Baudis réclame des sanctions.

    Par MICHEL HENRY

    C’est un enfant de 9 ans. Avec son 1,35 m et ses 24 kilos, il arrive « au niveau des coudes » du gendarme qui lui fait face. L’adjudant porte casque et gilet pare-balles, il a un flash-ball en main. Nous sommes le 7 octobre 2011, à Mayotte, sur la commune de Longoni, où un barrage routier a été mis en place par des manifestants en lutte contre la vie chère. Alors que les gendarmes coursent des jeunes, un major attrape le gamin par le bras. « C’était un enfant de 8-10 ans peut-être, j’ai bien vu que c’était un petit », racontera-t-il. Il le relâche.

    Mais son collègue adjudant voit, selon ses dires, le gamin ramasser une pierre pour, peut-être, la jeter sur le major. Sans hésiter, il tire avec son flash-ball. Il est à 12 mètres, dit qu’il vise son abdomen. Mais la balle frappe l’enfant dans l’œil.

    Que fait-il alors ? Au lieu de s’enquérir de son état, le gendarme s’en va. « Nous n’avons pas pu le prendre en charge immédiatement, car dès qu’il a été touché, il est parti en courant et nous n’avons pas pu le rattraper », dira-t-il aux enquêteurs.

    En fait, l’enfant tombe, puis se relève, part vers la plage. Un pompier le trouve en train de ramper sur les galets. Il a l’œil en sang, complètement fermé. Le pompier enlève sa chemise pour lui couvrir l’œil, le porte jusqu’à la route. Autour d’eux, des femmes poussent des cris d’horreur.

    L’enfant est finalement conduit à l’hôpital par les gendarmes. C’est grave : fracture du plancher de l’orbite droit, des parois d’un sinus. Surtout, il a perdu son œil. On le transfère en neurochirurgie sur l’île de la Réunion. « Plaie hémorragique du globe oculaire droit avec énucléation de l’œil », déclarera le médecin légiste. Mutilé, il est infirme à 25%.

    Pour le Défenseur des droits, Dominique Baudis, qui a rendu le 3 juillet un avis révélé aujourd’hui par Libération, l’auteur de ce tir « disproportionné » sur un « jeune enfant de très faible corpulence » doit faire l’objet de poursuites disciplinaires. Le directeur général de la gendarmerie avait précisé, dans une note du 18 février 2011, qu’« il appartient au militaire de ne pas recourir au tir de flash-ball » quand la personne « présente un état de vulnérabilité manifeste », qui peut être son âge.

    L’adjudant doit également répondre, avec un collègue, de leur abstention « de s’assurer, immédiatement après le tir […], de l’état de santé du jeune blessé », secouru par d’autres personnes. Enfin, Dominique Baudis réclame une étude pour rendre le flash-ball « Super Pro » moins dangereux. Sinon, il demandera son retrait de la dotation des forces de l’ordre. L’affaire fait également l’objet d’une instruction judiciaire. L’adjudant a été mis en examen pour « violences avec arme sur mineur de 15 ans par personne dépositaire de l’autorité publique ».

    (...)

Retour en haut de la page

Thèmes liés à l'article

Nucléaire c'est aussi ...

0 | 5 | 10 | 15 | 20 | 25 | 30 | 35 | 40 | ... | 110