Une tribune pour les luttes

Un toit c’est un droit !

Stop aux expulsions-répressions
Marche des réquisitions

MOBILISATIONS unitaires samedi 27 octobre : 100 000 logements tout de suite !

Article mis en ligne le dimanche 28 octobre 2012


Marche des réquisitions
Samedi 27 Octobre 2012
Sans logis et DALO, 100 000 logements tout de suite
RV 15h Place du Palais Royal

Pour demander le lancement en urgence d’un plan de mobilisation/réquisition de 100 000 logements vacants, les sans logis, les prioritaires DALO et les mal logés, après une marche des réquisitions, se rendront au Ministère du logement.

Ils déposeront des demandes de réquisitions, et rappelleront à Cécile Duflot la nécessité de mobiliser ou réquisitionner en urgence, 100 000 logements vacants, appartenant à l’état, aux HLM, aux sociétés et aux riches particuliers, afin de loger 300 000 personnes.

Les sans logis sont prêts à passer la nuit et plus si nécessaire, pour avoir enfin une réponse sur la mobilisation urgente des logements vacants, car ils n’ont jamais été aussi nombreux dans notre pays, et le respect des lois en faveur des sans logis et des mal logés de notre pays, sans cesse bafouées (Loi DALO, Droit à l’hébergement jusqu’au relogement, Loi de Réquisition …). Des initiatives dans d’autres villes ...

Le Professeur Albert JACQUARD, ainsi que Josiane BALASKO participeront à cette initiative, ainsi que des artistes et des musiciens.

La plate forme logement des mouvements sociaux qui réuni 25 associations et syndicats soutiendra cette initiative.

WOSNIAK met ses dessins sur les sans abris à disposition du DAL et de cette mobilisation.

Pour rejoindre la mobilisation :
sec chez droitaulogement.org
06 46 30 64 37


<http://www.droitaulogement.org/>

COMMUNIQUE

Paris le 10 octobre 2012

TOULOUSE : STOP AUX EXPULSIONS-RÉPRESSIONS

Depuis une semaine, les expulsions-répressions s’abattent sur les habitants d’immeubles vides réquisitionnés à Toulouse dans le cadre de la campagne “zéro enfants à la rue”, organisée par le CREA.
Les dispositifs d’hébergement sont tellement débordés que les salariés de l’urgence ont cessé le travail, au nom de leur droit de retrait : 95% des demandes d’hébergement ne sont plus satisfaites. _ Or les squats permettent de répondre à cette violation massive du droit à l’hébergement.

Ces expulsions massives ont pour objectif de tuer la solidarité mise en place à Toulouse, depuis plusieurs mois.

Droit Au Logement dénonce ces opérations de police brutales, assistées par des unités “d’élite” débarquées en hélicoptère, comme constaté lundi dernier.
A la veille d’un hiver menaçant pour les sans logis de plus en plus nombreux dans les rues, et face à l’inaction du gouvernement devant le risque de crise humanitaire qui se dessine, ces expulsions révèle un aveuglement innacceptable.

Une fois de plus, le pouvoir se trompe de cible en visant les plus précaires et ceux qui les soutiennent.
Il est certes plus facile de réprimer les faibles que de lutter contre la crise du logement, la précarité et la cherté du logement, la marchandisation du logement social, la spéculation immobilière et foncière, les expulsions sans relogement,

Il est plus facile d’envoyer les troupes d’élite s’entrainer sur des précaires pacifiques que de respecter les lois telles que le droit à l’hébergement, la loi DALO, la loi de réquisition, ou la loi Vivien (qui prévoit le relogement des habitants de bidonvilles) ...
Cette répression intensive sur les précaires, qui n’a pas baissé pavillon malgré les élections, traduit une certaine lâcheté.

DAL demande au Gouvernement et à l’État :

- de cesser toute expulsion de bâtiments désaffectés et immeubles vacants réquisitionnés par ou pour des sans toit, des précaires, des galériens du logement, à Toulouse et dans d’autres régions notamment à Rouen, Rennes, Clermont, Bordeaux, Roubaix, Poitiers, Vendée, Paris et région parisienne

- de donner le feu vert à la mise en œuvre massive de la loi de réquisition sur les logements vacants pour loger les sans logis et les prioritaires DALO, au lieu de les abandonner sur le trottoir, les condamnant ainsi à la mort lente de la rue.

- de lancer un plan d’urgence de mobilisation/réquisition immédiate de 100 000 logements vacants publics, privés, ou HLM, afin de loger 300 000 personnes sans logis ou prioritaires DALO, en lieu et place de la rue, des hôtels et foyers précaires et parfois indécents, des expulsions de bidonvilles ...

Un toit c’est un droit !

MOBILISATIONS unitaires samedi 27 octobre :

100 000 logements tout de suite !

A Paris, Marche des réquisitions RV 15h Place du palais royal

Droit au logement :
http://www.droitaulogement.org/

Droit au Logement

Fédération Droit Au logement – 29 Avenue Ledru Rollin - 75012 Paris
tél : 01 40 27 92 98 • fax 01 42 97 40 18 •


ROUBAIX : expulsion expéditive et contraire à la procédure
de 4 familles soit 17 enfants et 8 adultes

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Solidarité
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Police partout...contre les pauvres ...
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Familles à la rue sous la pluie

4 familles migrantes, qui occupaient depuis 6 mois deux maisons inoccupées depuis au moins deux ans, avec le soutien du DAL et d’associations du quartier, appartenant à la mairie de Roubaix, ont été expulsées jeudi matin par un huissier accompagné des gros bras, sans le concours de la force publique.
Les portes ont été forcées, les biens jetés sur le trottoir. Un père de famille qui a tenté de résister a été gazé et mis sur le trottoir par des hommes en uniforme, selon son témoignage.

Un jugement d’expulsion avait été délivré mardi à l’encontre des occupants, exécutoire sans délai. Toutefois, la Préfecture n’avait pas autorisé l’expulsion manu militari. Ce qui en fait une expulsion illégale. En effet, l’usage de la force pour priver un ménage de son domicile est un privilège de la police, qui ne peut intervenir en droit français qu’avec l’autorisation du Préfet, ce que l’on nomme “le concours de la force publique”.
L’huissier et la mairie de Roubaix se sont affranchi de cette règle, prétendant que les occupants sont partis de leur propre chef, lorsque l’huissier leur a intimé de partir ...
Cette version arrangée pour la circonstance est contredite par les expulsés et des habitants du quartier, venus sur les lieux pour les secourir.

Les familles et leurs enfants ont ensuite été laissés sous la pluie, avec leurs meubles, ce qui constitue aussi une violation du code des procédures civiles d’exécution (qui régit la procédure d’expulsion), puisque ces derniers doivent être laissés dans le logement ou transportés dans un garde meuble, et mis un mois à disposition des occupants.

Des militants du DAL et une centaine de militants de SUD santé Sociaux, qui ont laissé leur congrès quelques heures pour soutenir les expulsés, se sont rendus sur place en criant “pas d’expulsion, réintégration !”. Ils ont trouvé les maçons en train de murer les portes, sous protection de la police municipale.
Sous la pression militantes, les maçons ont cessé leur travail, la police est arrivé en renforts, en grand nombre, venant couvrir cette expulsion illégale, le Maire de Roubaix a reçu une délégation mais a refusé de réintégrer les expulséEs, renvoyant la responsabilité sur l’État. _ Cette esquive est d’autant plus surprenante que le maire du Roubaix est élu PS.

En attendant les familles qui sont bien intégrées dans le quartier, où les enfants sont scolarisés, sont accueillies pour la nuit par l’église Évangéliste toute proche.

Droit au logement étudie les possibilité de recours existants pour les expulsés, et saisit le ministère du logement qui avait assuré la semaine dernière lors du déplacement de Cécile Duflot à Roubaix qu’il n’y aurait pas d’expulsion de ces familles, afin que toute la lumière soit faîte sur cette expulsion illégale.
La loi avait interdit en 2008, les expulsions huissier seul, sans le concours de la force publique, à la suite d’une série de scandales, notamment dans le nord. Il va falloir faire la lumière sur ce qui s’est passé, et si nécessaire combler les lacunes juridiques qui ont permis à un huissier et une municipalité de passer outre la procédure d’expulsion.

Droit Au logement remercie les militantEs de SUD santé sociaux, qui sont passés sans hésiter de la parole aux actes, et ont apporté un renfort précieux aux expulsés et aux militants du DAL, et dénonce la Mairie de Roubaix qui a décidé de se faire justice, au mépris des lois et des principes de la république.

Un toit c’est un Droit !

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