Une tribune pour les luttes

Amazon Bezos Blackday

Communiqué du DAL

Article mis en ligne le lundi 2 décembre 2019

Jeff BEZOS, patron d’Amazon à les poches pleines de milliards et les mains sales : Il condamne à la rue et à une mort précoce les sans abris de Seattle…

Outre le crime de destruction de la planète, la surexploitation de ses salariés et la fraude fiscale massive, Jeff Bezos a du sang sur les mains : Le 17 juin 2018, le patron d’Amazon, par ailleurs homme le plus riche de la planète avec ses 130 milliards de dollars, a obtenu l’abandon de la taxe annuelle de 275 $ par salarié, instituée par la mairie de Seattle (USA) où est situé son siège social, pour construire des « refuges » pour les sans abris ;

J.Bezos, a fait reculer le maire démocrate en lançant une campagne avec le patron de Starbuck sur le thème « no Tax on Jobs » menaçant d’en venir au référendum. Le maire avait dû revoir à la baisse son projet de taxe de 500 à 275 $, lorsque que Bezos avait – déjà – menacé de déménager son siège social.

Cette taxe devait coûter 12,5 petits millions de dollars à Amazon premier employeur de la ville, qui compte 45 000 employés et a engrangé en 2017 1,6 milliards de profits.

Elle aurait permis de venir en aide à une bonne part des 12 000 sans abris du secteur, mis à la rue par la crise des subprimes 10 ans plus tôt, mais aussi par la spéculation qui sévit à Seattle, dont Amazon est en partie responsable :

En effet, si Seattle est la 14e ville de USA la plus peuplée, elle est la 3e en nombre de sans-abris. Le développement d’Amazon s’est accompagné d’une hausse des prix immobiliers, produisant la gentrification dans son secteur d’implantation, une hausse des prix dans toute l’agglomération et insuffisance de logements accessibles aux ménages les plus fragiles. Ce processus « d’épuration sociale » est observé dans toutes les villes américaines d’implantation des sièges de sociétés hightech, ce qui explique pourquoi les habitants d’un quartier tranquille de New York se sont mobilisés en 2017 avec succès contre l’installation d’Amazon à coté de chez eux : pour ne pas être chassés.

Pour se dédouaner, Amazon met en valeur des initiatives en finançant ici ou là des associations d’aide aux sans abri, bien sûr à sa botte. Bezos prouve au passage qu’il est le véritable patron de Seattle, qu’un humain n’a aucune valeur à ses yeux, bien qu’il soit responsable de la hausse du nombre de sans logis dans la ville et qu’il ait les capacités financière de réparer les dégâts sociaux engendrés. Comme tout GAFA and Co qui se respecte, Amazon veut le pouvoir, le plus de pouvoir, pour être encore plus riche, rester le plus riche, et dans ce cas précis, en contraignant la ville à renoncer à la taxe, ce qui revient à condamner à mort lente et précoce (voir rapport du collectif « les Morts de la Rue ») des milliers de sans logis, au nom de ses profits.

C’est pourquoi Droit Au Logement participe à ce Black-day contre Amazon, J. Bezos, ses crimes, son monde…

Un toit c’est un droit !

DAL, Paris le 29 novembre 2019

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