Une tribune pour les luttes

Construction de "l’Ayraultport"/ Vinci de Nantes

Contre les grands projets inutiles "et le monde qui va avec", la lutte continue à Notre-Dame-des-Landes malgré la répression et les destructions des forces de "l’ordre".

Depuis le matin du 16 octobre où la " zone à défendre(ZAD)" a été occupée par un demi-millier de forces de "l’ordre" et plusieurs hélicoptères, les occupant(e)s continuent à résister malgré les grenades et les flash-ball sous la pluie et dans la boue.
+ "Notre victoire ne peut pas être militaire. Elle adviendra et sera politique : Nous ne seront pas les « déguerpis »de Vinci .
+ Lettre ouverte à Mr le Préfet : Non, Mr le Préfet, votre violence n’a rien d’une « riposte graduée » !
La première semaine d’expulsion se chiffrerait au moins à 1.000.000 € (sans compter les destructions ....)
Voir les vidéos que les policiers n’ont pas réussi à saisir !!! Superbes ! Quel courage ! Quelle volonté !
30 et 31 octobre : L’agression et la résistance, les saccages et les reconstructions ont continués dans la ZAD au Sabot et dans la forêt
+ Divers documents...
"Manif de réoccupation" le 17 novembre.

Article mis en ligne le lundi 12 novembre 2012

Les nouvelles de la lutte en continu :

http://www.facebook.com/pages/ACIPA/345153846717 (http://acipa.free.fr/)

https://zad.nadir.org/

La pétition
http://www.aeroport-nonmerci.fr/

Les compte-rendus des actions, les photos, les vidéos, les liens avec les articles de presse :
http://lutteaeroportnddl.wordpress.com/


Une manifestation de réoccupation est d’ores et déjà prévue samedi 17 novembre dans les environs de Notre-Dame-des-Landes.

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affiche_reoccup

_
et toujours :

Groupe GROIX
ZAD de Notre Dame des Landes : Vainquons Vin$$i (Reportage 36’)

http://www.youtube.com/watch?v=w0MN...


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Canard enchaîné du mercredi 7 novembre
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On refait les erreurs de nos voisins !

Le Monde du 8 novembre :

Le bocage nantais entre en guérilla à Notre-Dame-des-Landes


http://www.lemonde.fr/planete/artic...


http://www.lemonde.fr/planete/portf...


2 novembre

12h10 : un chantier est en cours au No Name : quand les chats ne sont pas là, les souris dansent !

Nouvelle occupation sur la Zad !

Du haut bocage de la région nantaise An 40 de la lutte Au 18e jour (environ) de la bataille Au petit matin pluvieux

NOUS SOMMES (TOUJOURS) TOU-TE-S DES HABITANT-E-S QUI RESISTENT

Aujourd’hui, 2 novembre 2012, au lieu-dit Le Tertre, des habitant-e-s sont de nouveau contraint-e-s à quitter leur maison et leurs terres.

Après trois semaines d’expulsions, de destructions et d’invasion militaire, Vinci et ses sbires continuent à essayer de vider la zone pour respecter le calendrier de leur absurde projet bétonneur.

Mais comme au Liminbout et aux Fosses Noires, nous sommes encore là pour empêcher la destruction d’un lieu de vie !

La résistance grandit de jour en jour. Nous sommes de plus en plus nombreureuses et de plus en plus résolu-e-s à défendre la ZAD.

A celles et ceux qui voudraient opposer habitant-e-s légaux/légales et illégaux/illégales, "opposants historiques" et "jeunes violent-e-s", voici une autre preuve que nous sommes tou-te-s des habitant-e-s qui résistent !

Et nous sommes tou-te-s là au Tertre à partir de vendredi midi pour un week-end de fête, de discussions, de retrouvailles.

Venez avec les gens que vous aimez, vos sacs de couchage, vos paniers remplis de victuailles et de toutes vos bonnes idées !

Ne les laissons pas détruire nos vies !

A chaque expulsion une nouvelle occupation !


1 novembre 2012

http://breizhjournal.wordpress.com/...

(...)
Depuis le début de l’opération César, il y a eu plusieurs arrestations. Aujourd’hui encore, deux personnes ont été interpellées par les gendarmes mobiles auprès du Phare Ouest. Selon le sous-préfet, elles ont interpellées «  pour avoir participé à un attroupement armé qui a lancé divers projectiles sur les forces de l’ordre ». Elles sont actuellement en garde-à-vue dans une des gendarmeries environnantes et devraient passer en comparution immédiate. La Préfecture de Loire-Atlantique explique faire attention à ses personnels et insiste sur la « dangerosité » des opposants qui lanceraient des « barres de fer et des bouteilles incendiaires » sur les policiers. Pourtant, nombre de témoins oculaires des événements concordent sur le pacifisme des opposants, en très grande infériorité numérique, et qui n’ont guère que des cailloux ou des légumes à opposer aux flashball et autres grenades lacrymogènes des policiers.
Parmi les occupants de la ZAD, qui comptent un médecin dans leurs rangs, il y de nombreuses personnes qui arborent de gros hématiomes et des balafres causés par les tirs tendus de flashball. Trois personnes ont été blessées le 30 octobre par des éclats métalliques de grenades assourdissantes. « Il n’y a pas pour l’heure de blessures qui nécessitent l’envoi de personnes à l’hôpital, on a ce qu’il faut pour les soigner sur place », nous confirme-t-on à la ZAD. « Mais, chaque jour, plusieurs accidents graves sont évités d’extrême justesse ». Asséner des coups de godets de pelleteuses sur des arbres sur lesquels sont perchés, en hauteur, des opposants pacifiques et désarmés ne relève ni d’une maladresse, ni d’un acte justifié par la « dangerosité » supposée des militants.(...)


31 octobre

21h30 : on a eu des problèmes à relater les infos, à cause de la présence militaire massive dans la zone. Les gendarmes ont d’ors et déja prévenu qu’ils seront encore là demain. Récapitulons : les cabanes de la forêt de Rohanne ont été détruites. Les flics ont mis en danger à plusieurs reprises les habitantEs de la forêt qui sont heureusement en bonne santé et prêtEs à continuer la lutte et à reconstruire dès demain. Le Sabot a été détruit ainsi que les Sans Chênes et le No Name. Les flics n’ont quitté la zone que vers 21h. On nous a appris que dans la journée des personnes s’étaient faites tiré dessus à coup de flash ball et grenades lacrymos depuis les hélicoptères. Le Phare Ouest tient toujours.

On apprend par des personnes présentes dans la forêt de Rohanne que les policiers en ont tabassé plusieurs, dans les cabanes puis dans le manitou pendant la descente : coups de genous, cheveux arrachés, étouffements, doigts dans les yeux, autant de violence absolument inutiles de la part des représentants de l’"ordre" républicain.

Ouest France

Après l’évacuation, ce mercredi matin, du squat établi au lieu-dit Le Sabot, dans le bocage de Notre-Dame-des-Landes, les opérations d’évacuation se sont poursuivies dans la forêt de Rohanne, au cœur du site réservé au futur aéroport.

Des cabanes ont été construites dans les arbres par les opposants au projet d’aéroport. Une cinquantaine d’entre eux s’étaient réfugiés dans une dizaine de cabanes au total, construites sur les branches.

C’est en voulant déloger certains d’entre eux, dans l’une de ces cabanes perchées, qu’un gendarme a chuté de 6 mètres sur le sol. Gravement commotionné, il a été transporté aux urgences du CHU.

En début d’après-midi, les forces de l’ordre continuaient de vider d’autres cabanes perchées. Dans l’une d’entre elles, 4 ou 5 personnes étaient encore réfugiées. Les gendarmes opéraient sous les huées d’un groupe de squatters, qui leur faisaient face, au pied des arbres.


La ministre du Logement, Cécile Duflot, a confirmé ce matin sur RTL son opposition au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), défendu par le premier ministre Jean-Marc Ayrault, et déploré l’intervention des forces de l’ordre, mardi, contre des manifestants opposés à cette infrastructure.
"Je ne crois pas que sur des projets aussi compliqués la répression et le manque de dialogue, ce qui est le cas, soient la bonne méthode", a-t-elle ajouté.
"Dans un moment où nous devons économiser les deniers publics, il va falloir choisir" entre ce projet d’aéroport et les autres priorités en matières de transport, a conclu la ministre écologiste.


A faire tourner, vidéo sur une partie des évènements de la journée du 30 octobre
http://vimeo.com/52505893

30 octobre 18h : l’attaque et la défense de la ZAD continuent ; plus de 200 paysans ont manifesté avec une trentaine de tracteurs !

http://breizhjournal.wordpress.com/...


ZAD, 30 octobre 2012, 20h

invitation à la forêt de Rohanne pour le 31 octobre, dès le lever du jour.

Aujourd’hui les opérations policières de destruction ont été fort
efficaces. Après avoir attaqué le Sabot puis la Saulce une opération
tardive a été lancée contre la forêt de Rohanne. Trois cabanes ont été
détruites après que ses occupants en ait été sorti de manière violente et
en mettant leur vie en danger. Il nous parait important que la presse soit
présente demain afin de s’assurer que l’intervention policière, très
probable, se fasse dans le respect de la loi et des personnes.
Vous êtes convié la bas à partir du lever du jour. _ Les habitants de la
forêt seront en hauteur afin de résister pacifiquement à leur expulsion,
prélude à la destruction annoncée de la forêt.

— -

Communiqué de la ZAD du 30 octobre 10h.

Ce matin, depuis 8 h, des centaines de gardes mobiles tentent d’expulser
les habitants du lieu-dit la Saulce à Notre Dame des Landes et rencontrent
une résistance déterminée de la part de dizaines de personnes, certaines
installées dans des cabanes dans des arbres, d’autres derrière des
barricades construites pendant le week-end sur la D81.

Au moins trois opposant-e-s ont été blessés par des tirs de flash-ball ou
de grenades assourdissantes lors des charges. “Je constate qu’encore une
fois, la république utilise des armes offensives pour mater la
résistance
” déclaré Gaël, présent sur place lors des charges.

Contrairement à ce qui a pu être annoncé, le Sabot, lieu de maraîchage
occupé collectivement lors d’une manifestation le 7 mai 2011 ainsi que les
lieux environnants et notamment les Cent Chênes et le Far West ne sont pas
expulsés.

Ce mardi, le COPAIN 44 (Collectif des Organisations Professionnelles
Agricoles Indignées par le projet d’aéroport) a appelé à rejoindre le
Sabot pour participer à cette lutte contre la destruction des terres. Plus
de deux cent personnes et des tracteurs sont déjà présentes devant la
mairie de Notre-Dame-des-Landes, et vont essayer de rejoindre le Sabot.

"Ils nous jettent à la rue, donc on assume et on l’occupe ! En occupant la
route, on créé un moment éphémère dans cette lutte contre l’aéroport Grand
ouest. Un moment de rencontre pour celles et ceux qui participent à cette
lutte, un moment pour montrer que même si des maisons sont expulsées et
détruites, ainsi que des jardins collectifs et des potagers, cela n’entame
en rien notre détermination.
" annonce un texte écrit ce week-end à
l’occasion de la construction des barricades sur la D81.

"Contrairement aux déclarations du sous préfet, M. Lapouze, annonçant le
mouvement de résistance à Notre Dame des Landes ’fini’, nous sommes de
plus en plus nombreuses et nombreux à nous engager pour la protection de
ce magnifique bocage, et plus généralement pour lutter contre la logique
sous-jacente à ce type de projet. Pendant tout le week end, des centaines
de personnes sont arrivées pour apporter leur soutien, nourriture,
vêtements, et matériel, pour participer à cette lutte et pour s’installer
pour les semaines et les mois à venir.
" a déclaré Camille Giloin, 34 ans.

Une manifestation de réoccupation est d’ores et déjà prévue samedi 17
novembre au départ d’un bourg proche de la ZAD.


Groupe GROIX
ZAD de Notre Dame des Landes : Vainquons Vin$$i (Reportage 36’)

http://vimeo.com/52063732#

Ce nouvel aéroport est devenu le symbole des Grands Projets Inutiles Imposés (GPII).
Partout en France, en Europe et dans le Monde, le constat est le même. Partout, des populations civiles se lèvent contre ces Grands Projets Inutiles Imposés.
C’est le moment ou jamais, de rejeter la demande du marché

— -

Notre-Dame-des-Landes : la résistance contre l’aéroport s’installe

http://www.youtube.com/watch?v=CJAWSQd5z4M&feature=youtube_gdata

Plus d’une semaine après le début d’une massive évacuation des squats d’opposants au nouvel aéroport de Notre Dame des Landes, près de Nantes, une résistance têtue s’accroche au bocage, où les barricades et la détermination n’ont pas baissé. Reportage. Durée : 02:04


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Rappel : le saccage des lieux de vie de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes a été baptisée "Opération César" mais le village résiste encore et toujours à l’envahisseur.


Merci Vinci !

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Cliquez sur cette photo pour l’agrandir


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lundi 29 octobre 2012

URGENT :

Il semble qu’une opération de grande envergure se prépare pour demain mardi 30 octobre ; de nombreux convois de police arrivent de toute part vers Notre Dame des Landes

Nous lançons donc un appel à rassemblement le plus tôt possible
- 5H du matin à la Vache Rit
- 9H à la permanence de Notre Dame des Landes (angle de rue opposé à la mairie)

Faites passer le message et soyons très nombreux !


La Confédération paysanne lance un appel national à des actions, dans les départements, contre les expulsions des opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. En Loire-Atlantique, plusieurs organisations paysannes se rassembleront ce mardi, 10 h 30, au Sabot, une tenue maraîchère située entre la Paquelais (Vigneux-de-Bretagne) et Fay-de-de-Bretagne. L’appel est lancé par la confédération paysanne, mais aussi des groupements de producteurs (Civam, GAB, Terroirs 44, Accueil paysan). Le Sabot, où de jeunes paysans sans terre ont été installés l’année dernière, est un lieu symbolique de résistance à l’aéroport.


Signez la Pétition

LE PROJET D’AEROPORT DE NOTRE-DAME-DES-LANDES
est une aberration économique, sociale et environnementale

Situé à 18 km du centre de Nantes, il ne résoudrait pas les problèmes que pose à la ville l’actuel aéroport. Il les déplacerait seulement. Il infligerait des nuisances graves à plus de 80 000 habitants des communes de la banlieue nord de Nantes. Les diverses structures de raccordement qui lui seraient nécessaires (routes, voies ferrées, pont sur la Loire) causeraient également des problèmes (expropriations) et des nuisances à des milliers d’autres personnes.

Le coût colossal de cette infrastructure pèserait sur les impôts des habitants de tout le département et entraînerait des réductions de budget dans d’autres domaines tels l’éducation et la santé.

Avec un trafic pouvant aller jusqu’à 9 millions de passagers, cet aéroport augmenterait considérablement les émissions de gaz effet de serre, alors même que le gouvernement proclame son intention de les réduire.

Contrairement ce qu’affirment ses partisans, cet aéroport ne serait pas "bon pour l’emploi" , il créerait l’outil permettant aux entreprises de délocaliser et détruirait les emplois existants.

Avec des avions à deux minutes de vol du site sévéso de Donges, cet aéroport ferait courir à toute la région un risque tel que, bien que la probabilité en soit faible, il serait criminel de la négliger.

Nous disons donc NON au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

http://www.aeroport-nonmerci.fr/


Derrière les barricades de Notre-Dame-des-Landes
http://www.rue89.com/rue89-planete/...


Le Rosier et la Sécherie ont obtenu un report de la date de leur expulsabilité. Respectivement, le 15 novembre et le 27 décembre.

2eme vague d’expulsion prévue à partir du 27 octobre :

Invitation pour le we et les jours qui suivent

contact presse pour la ZAD : 06 65 67 76 95

Vous êtes invitéEs à passer le samedi 27/10/2012 au lieu dit le Rosier,
entre 8h et 12h. Une équipe sera disponible pour répondre à vos questions.
L’équipe auto média mettra ses photos et vidéos à votre disposition

COMMUNIQUE DE PRESSE

Depuis 2 semaines, des habitantEs de la ZAD et des personnes de tous
horizons s’organisent pour faire face à une imposante opération militaire
mise en place pour expulser et détruire maisons et cabanes en vue de la
construction d’un aéroport.
Certaines de ces habitations étaient occupées depuis plusieurs années par
des opposantEs venuEs rejoindre la région pour lutter contre ce projet.
D’autres maisons étaient louées par des personnes contraintes de déménager
sous la pression de Vinci.
A partir du 27 octobre, 3 autres maisons seront expulsables "légalement".

Nous invitons donc tout le monde à rejoindre la lutte ce weekend du 27 au
29 et plus, pour défendre collectivement ces maisons, construire de
nouvelles installations, échanger autour de la lutte, partager un moment
convivial.

Comme le montre l’ampleur du mouvement de solidarité à l’oeuvre en ce moment
cette lutte ne concerne pas que les personnes qui perdent leurs maisons
ici. Partout les mêmes politiques et mécanismes d’aménagement et de
planification ont pour but le contrôle et la rentabilisation économique du
territoire. Partout ils rencontrent des résistances.

Parce que les décideurs et porteurs de ces projets voudraient nous isoler,
nous appelons au contraire à nous rassembler.

Parce qu’ils croient faire taire la résistance en vidant la zone nous
réaffirmons que nous y sommes toujours, que nous y resterons, que nous
sommes chaque jour plus nombreusEs. Ils peuvent détruire nos maisons, ils
ne détruirons pas les liens qui s’y sont créés.

Rdv public à la Vache Rit à partir du vendredi 26/10, 21h et tous les
matins à partir de 5h les 27/28/29 et les jours suivants si nécessaire.


http://zad.nadir.org/spip.php?article396

vendredi 26 octobre à partir de 21h à la Vache rit

On avait dit "on partira pas", ben depuis 8 jours, on peut dire qu’on essaye vachement ! bon, à dix contre un ...

Les salauds ont viré, rasé et brûlé - de manière durable et responsable, bien sûr- dix de nos lieux de vie ; z’ont pas compris, encore, qu’y peuvent bien casser nos maisons, on garde nos liens intacts : nous tricotons, vous tricotez, et c’est là qu’ils sont coincés !

Samedi 27 octobre, c’est la Sécherie, la Saulce et le Rosier, nos trois dernières "vraies maisons" (sic) qui seront légalement expulsables.

Et en fait, ptet qu’ils espèrent bien que cette semaine du 27 octobre au 3 novembre signera le décès de ce que nous vivons ici.

Mais bon, une promesse, c’est une promesse, non ? Alors on bouge pas de là.

On vous attend dés vendredi soir, parce qu’on choisit notre moment, pour profiter du week-end, construire, être nombreux-ses dans ces 3 maisons, échanger, faire la fête, et bref, continuez à vivre quoi !

(...)


Jeudi 25 octobre2012

Paroles de campagne / Notre Dame des Landes

http://parolesdecampagne.blogspot.fr/

21 jours d’ITT après la difficile mise hors d’état de filmer d’une dangereuse nana de 65 ans et d’1m50...

Mardi 23 octobre, vers 16h et quelques sur la zone, un couple de paysans chez qui j’envoyais des mails a reçu un appel téléphonique d’un voisin : il avait été témoin du fait que les gendarmes avaient cisaillé des barbelés et barrières, et dispersé des génisses (les bleus font volontairement des dégâts pour en accuser ensuite les "squatteurs")
J’y suis allée avec les copains pour prendre des images.
Je fais court sur les circonstances, mais, pendant la démolition d’un toit, je me suis fait arracher mon caméscope, et abîmer la main gauche (je ne voulais pas lâcher l’appareil). Nous avons, non sans mal, récupéré le caméscope (mais pas sa carte...). Je suis ensuite allée voir le toubib pour constatations (il était alors presque 19h) et il m’a envoyé faire des radios ce matin.

Après toute l’après midi à l’hosto mercredi 24, j’ai une fracture au doigt, et 21 jours d’interruption temporaire de travail. Bien sûr, je vais porter plainte contre les flics. A 21 jours d’ITT, il sera difficile de classer sans suite (à moins de 8 jrs, c’est même pas la peine d’essayer...)

Étonnant tout de même que ces gros "poulets" aux hormones, soi-disant formés au maintien de l’ordre et à assurer notre "sécurité", soient incapables de maîtriser sans dégâts une nana de 65 ans, 1,50 m de haut et parfaitement non-violente...

En attendant, je ne suis plus sur la zone, et je tape avec la main droite et un doigt de la gauche, et ces deux faits vont me rendre moins bavarde par écrit...

La plainte aura lieu tout à l’heure à Blain, pour lien direct avec celle du paysan (pour dégradations -clôtures cisaillées et divers-) posée mardi.


23 octobre 2012

Occupation militaire à Notre-Dame des Landes : déjà une semaine !

http://breizhjournal.wordpress.com/...

Nous remettons en ligne l’article que j’avais publié à l’origine sur le Flochington Post, en continu, du 16 au 18 octobre, et qui faisait, à chaud, le récit de l’occupation militaire sur la ZAD. Cet article est complété par des points journaliers de la situation à partir du 19 octobre. Retour sur la semaine d’occupation militaire à Notre-Dame des Landes. Photos ici

La gabegie des expulsions

Le Presse-Océan d’aujourd’hui (22 octobre) donne le coût de cette semaine d’expulsion qui se chiffre à 500.000 € selon «  un responsable au cœur du dispositif » cité par le journal, et même « un million d’€ si l’on prend en compte le traitement des gendarmes et des CRS ». Le journal s’enhardit à écrire « le coût astronomique des opérations d’évacuation du site réservé à l’aéroport de Notre-Dame des Landes fait rager. Il est décrié de toutes parts ». Mais si le Ministère de l’Intérieur avoue maintenir « en permanence » depuis deux ans une unité de 80 gendarmes autour du site et accuse implicitement les opposants à l’aéroport, les divers opposants dénoncent l’emploi de moyens «  disproportionnés » pour «  réaliser les rêves de cette grande entreprise privée qu’estAGO/Vinci ». Et aussi ceux d’un certain Ayrault Jean-Marc, Premier Ministre de son état. C’est pourquoi depuis une semaine, en ce qui concerne Notre-Dame des Landes, le déficit budgétaire est entre parenthèses et l’abus de pouvoir est au pouvoir. Pauvre France !

La nuit défait ce que fait le jour

Pauvre France ! Et d’autant plus que les forces de l’ordre espèrent vider la ZAD. 1600 hectares, sur une dizaine de kilomètres de longueur, avec des paysans encore installés jusqu’à la fin de tous leurs recours judiciaires (le fameux moratoire concédé par François Hollande dès son élection), des locataires légaux qui bénéficient aussi du moratoire, une ancienne voie ferrée, plusieurs routes, et un terrain vallonné. Bref, même entouré de policiers, c’est déjà un moulin, puisque par les champs, entre qui veut. Et la nuit, c’est encore autre chose. Les insurgés sont ravitaillés, soignés, relayés, les barricades détruites de jour sont remontées la nuit, ceux qui sont assiégés de jour peuvent se replier à la nuit tombée sur un terrain dont ils connaissent tout. Bref, vider la ZAD c’est impossible. A moins de tout brûler et de la transformer en désert. Et pourtant, le pouvoir s’accroche. Une nouvelle opération de grande ampleur devrait viser les derniers bastions de la rébellion, à partir du 27 octobre.

23 octobre : La boue et les vaches contre les démolisseurs

Alors que Presse Océan révèle les coûts de l’opération, celles-ci continuent et se concentrent à la Gaîté, un hameau situé à l’est du Sabot non loin de l’ancienne voie de chemin de fer de Nantes à Blain. La destruction du hangar situé à l’ouest du hameau commence vers 9 h. Le hangar étant couvert de plaques en fibrociment, elles contiennent des fibres d’amiante. Donc il faut deux engins, une nacelle pour enlever les plaques et un manitou pour les déplacer. Vers 13 h 30, une soixantaine de militants se massent autour de la Gaîté pour empêcher la destruction d’aboutir, puis ramènent un troupeau de vaches vers la ferme. Vers 15 heures, alors que la moitié du toit est par terre, la nacelle s’embourbe, puis le manitou qui tente de la sortir. Pendant ce temps là, à l’autre bout de la zone, les gravats du Pré Failli sont récupérés et réemployés sur place par les militants anti-aéroport qui reconstruisent un lieu de vie à cet endroit, jusqu’à ce que les policiers les en empêchent vers 17 heures. Pendant ce temps là, à la Gaîté, les forces de l’ordre les font reculer à coups de gaz lacrymo dans le champ de maïs, qui était encore à peu près intact le 17 et qui est maintenant complètement piétiné. Puis, comme ils n’y arrivent pas, ils coupent des barbelés alentour et commencent à faire reculer des vaches à 15 h 55 pour leur faire libérer un champ. C’est quoi ce tarmac ? C’est Notre-Dame des Landes

(...)


L’opération César fait le ménage à Notre-Dame-Des-Landes

Récit au fil des jours de la situation sur la ZAD (Zone A Défendre) de Notre Dame Des Landes.

Mardi 23 octobre

http://www.citizen-nantes.com/artic...


lundi 22 octobre 2012

Notre Dames des Landes, les expulsions continuent...

C’est relancé depuis 7h00 du matin : la faune, la flore de la ZAD de Notre Dames des Landes et ses défenseurs se font charger violemment par les troupes gouvernementales à la botte de Vinci !! http://zad.nadir.org/spip.php?article378


Lettre ouverte à Mr le Préfet : Non, Mr le Préfet, votre violence n’a rien d’une « riposte graduée » !

samedi 20 octobre 2012

Non, Mr le Préfet, votre violence n’a rien d’une « riposte graduée » !

Vous vous vantez ce matin de rester modéré dans l’usage de la violence que vous faites. C’est vrai que vos supérieurs nous ont déjà montré au Chefresne à quel point vos forces de l’ordre sont capables de faire autant de blessés en très peu de temps. 3 blessés graves, dont l’un a perdu son œil depuis, un de plus pourrait on dire malheureusement, et 25 blesses légers en quelques minutes. Tout cela pour le simple fait d’avoir voulu déboulonner symboliquement un pylône transportant une énergie nucléaire dont la dangerosité n’est plus à prouver. Vous vous vantez de ne pas utiliser de flash-ball, en passant sous silence l’emploi de grenades assourdissantes qui ont tout autant de victimes à leur actif. Vous envoyez l’armée à notre porte et vous vous permettez de nous présenter comme des agresseurs. Vous osez nous demander ensuite de rester calmes, comme si vous n’étiez pas à l’origine de cette agitation. Mr le Préfet, vous êtes sans aucun doute le plus grand hypocrite que la terre ait porté !

Vous dénoncer également un soi-disant «  appel à la lutte armée » dont nous serions les auteurs, ou tout du moins les relais. Vous rendez vous compte de l’énormité de vos propos ? Savez-vous seulement ce qu’est un appel à la lutte armée ou prenez vous vos concitoyens pour des imbéciles ? Voyez vous en notre sein des personnes, fusils a la main, menacer vos sbires ? Avons nous demandé à celles et ceux qui nous soutiennent depuis l’extérieur de plastiquer les hôtels où dorment vos garnisons ? Mr le Préfet, les mots qui sortent de votre bouche ont l’odeur d’un cadavre !

Même si vous le mériteriez très certainement, nous ne vous attaquons pas Mr le Préfet. N’inversez pas les rôles, c’est bel et bien nous qui sommes attaqués actuellement ! C’est donc à nous et seulement à nous de parler de riposte graduée...

Vous vous scandalisez pour un gendarme très légèrement blessé (1 jour d’ITT) alors même que nous comptions déjà plusieurs blessés légers en notre sein du fait de vos attaques incessantes contre nos lieux de vie. Vous venez jeter des gens à la rue, détruire des maisons, passer la pelleteuse dans des jardins cultivés qui nourrissent des dizaines de personnes. Vous détruisez même les habitations situées sur des terrains qui ne vous appartiennent pas encore et osez nous faire la morale sur le respect de la propriété privée ! Vous avez fait mettre le feu à une cabane sans vérifier si des personnes s’y trouvaient encore ou non et vous refusez d’appeler cela un incident ou une bavure. Des enfants vivaient ici auparavant, venez donc leur expliquer votre geste. Venez donc leur expliquer en face que la violence ne vient pas de votre côté. Franchement, Mr le Préfet, n’avez vous pas honte ?

Toutefois, Mr le Préfet, le plus violent pour nous, ce n’est pas de perdre nos maisons. Nous sommes autonomes, nous les reconstruirons en moins de temps qu’il ne vous a fallu pour monter cette opération. Nous avons appris à vivre sans argent, sans télé et sans dépendance à la consommation démesurée qui alimente votre système économique. Nous produisons notre pain, notre lait, notre électricité, nos légumes et notre viande et construisons nous mêmes nos habitats. C’est peut être cela qui vous insupporte le plus, la démonstration qu’il est possible de s’affranchir de l’emprise de l’Etat que vous représentez et du capitalisme que représente ici Vinci et ses partenaires.

Ce qui alimente notre colère et nous rend plus que jamais déterminés à résister et à rester ici, ce n’est pas la destruction violente de nos maisons. C’est la destruction de notre maison à toutes et tous, notre terre, là où vivent nos enfants. Vos enfants aussi habitent cette planète, Mr le Préfet. Voyez nous nous soucions d’eux plus que vous apparemment. Un jour vous devrez leur expliquer pourquoi votre carrière a été plus importante pour vous que leur futur.

Vous arrivez avec votre armée et vos machines de destruction pour saccager un bocage qui est à la fois une des plus importantes réserves d’eau de la région et l’habitat d’espèces en voie de disparition. C’est aussi des terres agricoles qui nourrissent vos concitoyens depuis des centaines d’années. L’argent ne se mange pas Mr le Préfet ! Au nom de la sacro-sainte fuite en avant que vous dénommez «  croissance », vous détruisez le seul héritage de valeur que nous avons encore pour les générations futures.

Il est évident que notre seul tort est en réalité de refuser le monde que vous nous imposez. Un monde stérile nourrit d’OGM et de virtualité, où la terre est maintenue en vie artificielle à coup de produits chimiques. Ce n’est pas ce que nous appelons le progrès !

Nous souffrons de voir la terre mourir de votre soif démesurée d’argent et de pouvoir. C’est pour cela que nous résistons. C’est pour cela que quelle que soit l’ampleur de la violence que vous exercerez, nous ne partirons pas. C’est pour cela que nous continuerons à nous battre ! Si nous ne le faisons pas, qui le fera à notre place ? Certains disent qu’il est déjà trop tard. Nous refusons de le croire et tant qu’il restera ne serait ce qu’une lueur d’espoir, alors nous continueront de jeter toutes nos forces dans la bataille !

Nous n’avons pas de télévisions pour endormir nos cerveaux et faire taire nos consciences. Nous refusons de réduire au silence la rage sourde qui nous habite face au spectacle de l’humanité qui s’autodétruit, pour les seuls intérêts d’une classe dominante infiniment minoritaire. Nous ne pouvons vous laisser faire cela en restant impassibles, c’est trop nous demander. Nous avons depuis longtemps effacé le mot résignation de notre dictionnaire face à la violence de l’Etat et du capitalisme.

Alors oui, Mr le Préfet, si vous envoyez des machines détruire les seuls espaces de vie qu’il reste pour nos enfants, nous appelons en retour à détruire ces engins de mort avant qu’il ne soit trop tard. Cela n’a rien d’une « lutte armée », Mr le Préfet, mais tout d’une « riposte graduée » !

Un-e assiégé-e qui résiste, Notre-Dame-Des-Landes, Le 20 octobre 2012


FLASH INFO sur la situation samedi 20 octobre

12h31 à Nantes, La manifestation compte maintenant 1500 personnes précédées par sept tracteurs de la Confédération paysanne. Les manifestants ont rapporté les centaines de cartouches de gaz lacrymogène qui ont été tirées contre le Sabot ces derniers jours/

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Prise de parole d’occupant-e-s Manif à Nantes le 20 octobre

Merci d’être venu-e-s aussi nombreux-ses aujourd’hui

Depuis maintenant cinq jours la plupart de nos maisons ont été expulsées, la Belichroute a été incendiée aux premières heures des expulsions, les Planchettes ainsi que le Tertre, l’Isolette, une maison collective de la forêt de Rohanne et le coin ont déjà été détruites à l’aide de leur tractopelle. Bel air, la Gaité, une maison de Grandchamps, la Pointe ainsi que les trois maisons de la Préfaillite ont été murées voire détruites en partie. Malgré cette vague destructrice on est toujours là ! Et ce n’est pas le murage de certaines maisons qui nous a empêché d’y retourner. Le Sabot, les Cent chênes, le Rosier, le No-name, le Farouezt, Pimki, la Mandragore, le Champs de ronce, la Gare, la Forêt de Rohanne, la Saulce, la Potironnerie, la Sècherie, le Champmé, ainsi que d’autres lieux, vivent encore. Il ne faut pas oublier nos voisin-e-s, futur-e-s squatteur-euse-s, qui continuent de résister aux pressions, au rachat et aux expropriations de la part de Vinci-AGO.

Certains insistent sur l’illégalité de l’occupation des maisons et des terrains mais ceux-là ne remettent pas en question la légalité d’un projet qui détruira des terres, des espaces naturels et des lieux de vie. Contrairement à ce qui a été mis en avant par le préfet, l’opération ne s’est pas terminée mardi matin à 10h. Jour et nuit la zone reste militarisée avec des effectifs et des moyens démesurés ; nous ne cessons d’être soumis-e-s à une pression permanente. Un aéroport HQE est une illusion, une expulsion en douceur aussi. Cela ne se passe pas comme on essaye de vous le montrer ! Que veut dire 0 arrestations, 0 blessé, quand des centaines de gendarmes mobiles et CRS viennent détruire nos lieux d’habitation, de vie, de rencontre, d’expérimentation ? Malgré ces quatre longues journées, la résistance s’organise et on ne se laissera pas abattre. Hier soir, une maison a été réoccupée. Ce qu’il faut souligner, c’est que le moral tient bon grâce à tous les soutiens qui se manifestent à l’extérieur, dans toute la France et même au-delà : ravitaillement généreux, chaussettes sèches, manifestations devant les mairies et les préfectures, messages de soutien variés, mobilisations dans les réseaux, multiples actions commises dénonçant Vinci et ses alliés du monde politique. Autant d’actions qui nous donnent l’énergie de poursuivre. Sans compter la venue de nombreuses personnes croisées ici ou là et qui rejoignent la zone en nous apportant force et chaleur. Notre victoire naîtra de cette solidarité active. Continuons à stopper ce saccage et mobilisons-nous pour préparer les ré-occupations.

Il ne faut pas oublier pourquoi ces maisons ont été occupées, ces cabanes construites et ces terrains cultivés. Ce n’est pas que pour vivre une belle vie dans la campagne. C’est parce que l’on est en lutte contre un projet d’aéroport mégalomane dans un contexte de rigueur, d’austérité et de changement climatique ; c’est pour mettre en actes notre résistance à la tyrannie du capital dans un monde où nos vies sont contrôlées et où la terre est bétonnée.

Notre-Dame-des-Landes n’est pas un cas unique. Cette situation se répète partout où le capitalisme ou toute autre forme de domination règne. Partout des gens font face quotidiennement à la répression, à l’aménagement autoritaire de leur vie ou de leur lieu de vie. Et partout des gens luttent. Nous leur envoyons tout notre soutien, et les remercions du leur, car nous croyons à la force collective de ces luttes qui se complètent et se répondent, de Notre-Dame à Atenco, en passant par Rezé, le Chéfresne, Calais, Khimki et tant d’autres lieux.

Cette résistance ne prendra pas fin avec cette opération policière. Il sera encore possible d’agir en tous lieux et bien sûr aussi sur la ZAD. Ils peuvent détruire nos maisons, mais pas les liens entre nous …

Signé : des encore occupant-e-s de la ZAD


https://zad.nadir.org/spip.php?article368


Bilan des quatre jours précédents :

* Lieux expulsés mardi 16 octobre : la Bellich’, Bel Air, la Gaité, les Planchettes, le Tertre, le Pré Failli, la Pré Faillite et St Jean du Tertre. // Places evicted : la Bellich’, Bel Air, la Gaité, les Planchettes, le Tertre, le Pré Failli, la Pré Faillite et St Jean du Tertre.

* Lieux détruits mercredi 17 octobre : les Planchettes, le Tertre // destroyed houses 17 October : les Planchettes, le Tertre

* Lieux expulsés jeudi 18 octobre : la Pointe, la cabane collective de la forêt de Rohanne // evictes places Thursady : La Pointe, the collective house of the Rohanne Forrest

* Lieux expulsés vendredi 19 octobre : l’Isolette, le Coin

Et surtout : il reste plein de lieux occupés (des terrains et les trois maisons qui ont du délai jusqu’au 27 octobre), tou-e-s les occupant-e-s sont sur place, avec plein d’autres gens venus pour défendre la zone, et plein de messages et d’actions de solidarité de partout ! Ce n’est pas leur pression policière qui rendra nos contestations impuissantes, les actes de résistance continueront tant que le projet ne sera pas retiré.(...)

Hier soir vendredi 19 octobre, une maison de la ZAD vidée de ses habitants et murée par les décideurs a été REOUVERTE par des opposant-e-s. Voir ICI le communiqué de presse envoyé à cette occasion :

ICI un texte écrit le soir du deuxième jour : récit et appel. ICI le FLASH INFO de Lundi 16, ICI de Mercredi 17, ICI de Jeudi 18.

ENGLISH : you can always help us and send translations to zad chez riseup.net Thanks it’s great !

More to read in various languages about the ZAD on Squat !net :
- english [http://en.squat.net/tag/zad/]
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- catalan [http://ca.squat.net/tag/zad/]

Les appel précédents sont plus que jamais d’actualité :

- APPEL A VENIR SUR PLACE : voir ICI
- APPEL A ACTIONS DE SOLIDARITE DECENTRALISEES :se rassembler, occuper un bâtiment, une rue, poser un tag ou une banderole, bloquer des axes de circulation, partir en manif sauvage, bloquer des standards téléphoniques, harceler les décideurs et les intérêts privés concernés, etc.

Appels à proximité pour aujourd’hui :

- à 11h à Nantes (Pont Morand) : appel à manif.
- à partir de 14h (à Nantes) : discussion "la rentrée en lutte contre l’aéroport et son monde" prévue de longue date à la Pointe, désormais expulsée est maintenue. Rendez vous à la fin de la manif ou entre 13h et 14h square Daviais.

- à 12h à Quimper devant la préfecture

- à 12H à Paris : Pique-nique en solidarité avec la défense de Notre Dame-des-Landes et en soutien aux expulsées ICI

Photos de expulsions ICI // Photos of the evictions HERE

Une petite revue de presse a suivre sur ICI de nos amiEs l’Acipa

IL y a quelqu’un qui nous a soutenu avec des cartes très détaillé : 1 très détaillé, merci pour le soutien, 2 pareille très détaillé

Matériel qui peut nous être apporté :

- chaussettes
- fringues sèches et chaudes
- walky-talkys
- cirés, imperméables, etc. (à capuches !)
- bottes (surtout au-delà du 41 !)
- lampes frontales
- radios portatives
- piles pour lampes (AAA) et radios portatives
- pochettes plastiques pour protéger les cartes géographiques
- nourriture (barres de céréales, fruits secs, café, thé, infusions, miel, guarana, soja, gingembre, huile, riz/pâtes, etc.)

- un soutien financier est possible aussi en envoyant des chèques à l’association "Vivre sans aéroport", La Primaudière, 44130 NDDL (n° de compte :20041 01011 1162852D32 36)

Pétition : Notre Dame des Landes oui au débat non aux expulsions http://www.cyberacteurs.org/cyberac...

Fil d’infos de la journée

- 9h : rien à signaler de particulier depuis ce matin


http://www.facebook.com/pages/ACIPA/345153846717

APPEL A LA POPULATION :

En soutien aux habitant-e-s de la ZAD de Notre Dame des Landes en cours d’expulsion, la coordination des opposants appelle à se rassembler devant la préfecture de Nantes en cours de journée le plus possible. Appuyer la demande de rendez-vous faite au préfet par le Collectif d’élu-e-s et la coordination des opposants

Rappels :
* vendredi 19
- 9H : rassemblement devant la Préfecture de Nantes (renforcement de la vigie nantaise) et sur le parking de la poste à Notre Dame des Landes pour aller sur la zone ensuite (prévoir bottes et vêtements de pluie)
- 18H30 : rassemblement à Rennes devant la mairie
- 19H : rassemblement à Nantes devant la Préfecture

* samedi 20 à 11H : rassemblement devant la Préfecture de Nantes

Rassemblement de soutien à Paris, Quimper,....


vendredi 19 octobre 2012

https://zad.nadir.org/

Bilan des trois jours précédents :

* Lieux expulsés mardi 16 octobre : la Bellich’, Bel Air, la Gaité, les Planchettes, le Tertre, le Pré Failli, la Pré Faillite et St Jean du Tertre.

*Lieux détruits mercredi 17 octobre : les Planchettes, le Tertre

*Lieux expulsés jeudi 18 octobre : la Pointe, la cabane collective de la forêt de Rohanne

Et surtout : il reste plein de lieux occupés (des terrains et les trois maisons qui ont du délai jusqu’au 27 octobre), tou-e-s les occupant-e-s sont sur place, avec plein d’autres gens venus pour défendre la zone, et plein de messages et d’actions de solidarité de partout ! Ce n’est pas leur pression policière qui rendra nos contestations impuissantes, les actes de résistance continueront tant que le projet ne sera pas retiré.

ICI (http://zad.nadir.org/spip.php?article363) un texte écrit le soir du deuxième jour : récit et appel.

- 9h45 : des véhicules de travaux sous escorte, on ne sait pas encore ce qu’ils font

- 8h53 : rien à signaler depuis ce matin hormis quelques patrouilles qui tournent sur la Zad, et des barrages routiers filtrants en certains points. Les flics ont massivement quitté la zone hier soir. On reste vigilant-e-s mais il se pourrait que ce soit la fin d’une première "vague" d’opération ici. Ca risque de reprendre dans les jours à venir, et de durer ...

Les appel précédents sont plus que jamais d’actualité :
- APPEL A VENIR SUR PLACE : voir ICI
- APPEL A ACTIONS DE SOLIDARITE DECENTRALISEES :se rassembler, occuper un bâtiment, une rue, poser un tag ou une banderole, bloquer des axes de circulation, partir en manif sauvage, bloquer des standards téléphoniques, harceler les décideurs et les intérêts privés concernés, etc. Appel à actions au moment des expulsions ICI (http://zad.nadir.org/spip.php?article335)


http://acipa.free.fr/

Les Citoyens Vigilants de Notre-Dame-des-Landes seront à Paris devant le
Ministère de l’Ecologie et des Transports
ce mercredi 17 octobre 2012 pour une
première vigie citoyenne parisienne.
de 10 h à 16 h devant le Ministère de l’Ecologie et des Transports, 246
Boulevard Saint Germain. Un point presse est proposé à 11 h.

Il s’agit de faire apparaître la résistance au projet de nouvel aéroport nantais
devant les ministères concernés : écologie et transports, agriculture, finances.


Zad, le 17 Octobre 2012

On vit ici, on reste ici,

Après deux jours de résistance et de solidarité, seuls sept maisons et un terrain ont été expulsés sur la Zad, zone menacée par le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Partout, les forces de l’ordre ont rencontré la détermination des opposants sous différentes formes : habitants refusant de quitter leurs maisons, d’autres juchés sur leur toit, rassemblements autour des lieux de vie, barricades sur les routes, opposants venus d’ailleurs pour rejoindre la zone, etc.
Depuis des heures, des opposants défendent les parcelles du Far Ouest du Sabot, terre maraîchère défrichée collectivement en mai 2011 et noyée à l’heure actuelle sous un nuage de gaz lacrymogène, au son d’une batucada. Des actions de solidarité s’organisent partout ailleurs, tel un rassemblement devant la préfecture à Nantes ce soir-même.
Contrairement à ce que laissait entendre le préfet mardi matin, la zone est donc loin d’être vidée. Restent une vingtaine de lieux occupés, sans compter les propriétaires, locataires et paysans vivant toujours sur place. La pression policière, dont témoigne entre autres l’incendie hier par les forces de l’ordre d’une cabane, sans même avoir vérifié si elle était encore occupée, ne fera pas taire la contestation.
Sans chercher à rivaliser avec l’arsenal militaire que la violence d’Etat peut déployer pour imposer ses projets « d’utilité publique », les actes de résistance continueront tant que le projet ne sera pas retiré.
Ici comme ailleurs, d’Atenco au Val de Susa, en passant par le Chéfresne et partout où des luttes se mènent, refusons de nous laisser aménager !

Dates à venir :
- samedi 20 octobre, à 12h, à la Pointe (le Temple de Bretagne) : rencontre entre opposants au projet d’aéroport autour des perspectives de la lutte
- dans le mois à venir, manifestation de ré-occupation sur la Zad, annonce de la date sur zad.nadir.org

Informations complémentaires : http://zad.nadir.org


Appel urgent à occupation de la Zone à Défendre (ZAD), contre le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes

Ce matin 16 octobre

http://www.facebook.com/pages/ACIPA/345153846717

Un demi-millier de forces de l’ordre avec hélicoptères "procédent à l’évacuation des espaces bâtis et non bâtis occupés illégalement sur le site du futur aéroport du grand ouest", dixit la préfecture, à Notre-Dame-des-Landes.

Vers 7 h 15, au lieu-dit Le Bel-Air, des gendarmes se sont approchés pour demander aux occupants des lieux de partir dans les cinq minutes. Après l’évacuation de leurs meubles, ces derniers, une vingtaine de personnes, ont été évacués de force en scandant "on n’est pas des voyous" et "on vit ici, on reste ici".

Voir la vidéo :
http://www.youtube.com/watch?v=GfKHgwLR9kc

Une partie importante des maisons pourraient être évacuées ce mardi matin, mais depuis plusieurs mois les opposants à l’aéroport qui se préparaient aux évacuations ont déjà appelé à la "réoccupation" en cas d’expulsion.


lundi 15 octobre 2012

Notre victoire ne sera pas militaire... elle ne peut être que politique...

Tout est donc prêt du côté des «  forces de l’ordre » : l’assaut des zones squattées de la ZAD (zone à aménagement différé du projet d’aéroport, rebaptisée Zone à Défendre), pour la karchériser de tous ses pouilleux, aura lieu avant le premier novembre 2012. Des centaines de gendarmes, CRS, sont prêts. Les mardi 16 et 25 novembre sont évoqués de manière insistante, peut-être le samedi 27, ça peut être un leurre pour épuiser les militants avant le véritable déclenchement... dans la semaine... Cinq à huit lieux de vie sont concernés par chacune des opérations, pour disperser les forces militantes.

Nous, opposants à l’aéroport, nous préparons aussi : les habitants de chaque lieu de vie au premier chef, c’est à eux de définir leurs propres formes de réaction (comme c’était aux personnes -propriétaires et exploitants- concernées de définir leur propre attitude lors de la visite du juge des expropriations, maison par maison, parcelle par parcelle, au premier semestre 2012).
C’est à eux aussi de définir le soutien qu’ils demandent à ceux qui seront à côté d’eux face aux forces du désordre.

Une première contre-offensive a eu lieu dès ce week-end en avant première de ce qui nous attend cette semaine : l’ouverture et réoccupation, à l’initiative de militants anti-aéroport habitants légaux et illégaux, d’une maison vide au Limimbout : pour vider la zone, AGO/Vinci devenue propriétaire des terres et maisons du Conseil Général, mure et fait garder les maisons qui se vident par départ ordinaire de locataires (souvent en bail précaire). C’est l’une de ces maisons qui a été ré-ouverte samedi soir, en avant-première d’une soirée de soutien organisée par l’Acipa, avec projection du film « Notre Dame des Landes Au cœur de la lutte » réalisé par Christophe Kergosien et Pierrick Morin. à voir ou télécharger sur http://www.dailymotion.com/lagorade..., et un superbe concert des musiciens sud américains Ismael Duran et Leon Chavez. La salle Cassiopée était presque trop petite pour cette soirée (plus de 200 personnes) dont l’annonce de la réoccupation a été l’un des temps forts. Elle nous a permis de nous ressourcer pour nous préparer aux prochains jours...

Plusieurs réunions ont eu lieu dimanche au Limimbout, réchauffées par un beau soleil d’automne. Échanges d’informations, étude de contre-offensives à venir, préparation de la phase dite d’’expulsions » dont nous savons qu’elle ne pourra pas être évitée, et à laquelle se préparent depuis des mois (parfois des années) les personnes venues volontairement sur la ZAD.

Ces princes en godillots gadouilleux, fils improbables tout à la fois d’Arthur Rimbaud, de Gavroche, de Guy Môquet, de tant d’autres aussi... sont venus ici avec des projets de vie (maraîchage, chèvrerie, boulangerie...) dans la recherche d’une mise en cohérence radicale de leurs idées et de leurs modes de vie, recherche qui ne peut que susciter le respect : pas facile d’être des mois sous la tente, en caravane ou dans des maisons laissées à l’abandon (qu’ils retapent !) sans autre « confort » que ce qu’ils souhaitent et peuvent eux-mêmes s’installer et se procurer collectivement et librement. Ils veulent inventer d’autres mondes, d’autres responsabilités et solidarités, loin du consumérisme, loin des flics (et des services sociaux, qui n’ont pas non plus très bonne presse parmi eux).

Certes, pour les vieux militant-e-s (éventuellement soixante-huitard-e-s), la confrontation peut être rude. La longueur d’infinies palabres pour s’organiser ensemble est parfois compliquée à vivre. Un certain refus de l’organisation collective, la promotion des choix individuels dans l’action, et beaucoup d’insouciance sur la manière dont seront perçues par la population les différentes formes de résistance, tout cela peut poser de réels problèmes avec les habitants récents. Les différences sont culturelles, mais aussi politiques. Mais comment ne pas voir qu’ils dessinent les contours d’autres possibles ? Un jeune couple que je connais me lance sur mai 68 « où tout était possible mais dont il n’est rien advenu ». Je tempère : ces propos sont assurément ceux d’hommes, les mouvements féministes ont su poursuivre la conquête et assurer les droits des femmes après 68 ; et si maintenant on peut avoir l’impression que «  rien n’est plus possible, qu’il n’y a pas d’alternative », ils sont, eux, la vivante preuve du contraire. Et je crève de dépit quand je vois nos journaux télévisés nous montrer inlassablement des personnes en pleurs (on peut le comprendre), en train de craquer à l’annonce de plans sociaux, de jugements de liquidations... Toujours des gens broyés dans les moments de l’échec, des luttes perdues. Jamais de gens debout, calmes, lucides, déterminés... Que les télés viennent donc faire un tour à Notre Dame !

Il n’y a pas de protection légale pour les « squatters », qui par définition n’existent pas, et ne sont pas «  protégés par l’« accord » post grève de la faim de mai 2012 » (voir http://www.reporterre.net/spip.php?...). Mais comme je l’ai dit dans l’article pré-cité » : « s’ils sont expulsés, d’autres endroits de la ZAD permettront leur accueil. »
Quels que soient notre nombre et notre détermination non-violente, dans les lieux expulsables, demain (ou dans quelques jours), il y aura destruction de lieux de vie, de jardins, de cultures, de projets pas seulement rêvés. Et très probablement un déchaînement de violence policière au-delà de ce que nous avons pu déjà connaître.
Notre victoire ne peut pas être militaire. Elle adviendra et sera politique.

La solidarité très concrète (accueil des expulsés...), le regroupement des forces... sont d’ores et déjà assurés. Nous croyons en notre capacité à tenir jusqu’au rendu des différents recours, parce que nous en prendrons les moyens. Mais, dans l’immédiat, face à un déploiement de forces par ailleurs totalement disproportionné, le saccage des projets et réalisations des zadistes est inéluctable. A moins que les protestations ne soient si vives qu’il y ait à nouveau un report des expulsions.

Nous riposterons par de nouvelles occupations, par des réoccupations...
Nous avons noué des contacts avec le DAL (qui occupe actuellement le Lieu Unique à Nantes) et les poursuivrons face à ces maisons vides murées pour en empêcher l’habitation : le droit au logement est bafoué.

Nous ne seront pas les «  déguerpis » de Vinci. J’ai entendu des dizaines de fois ce terme de la part de paysans lors d’un périple de 3500 kilomètres en transport en commun, en Afrique de l’ouest, en janvier/février 2011, dans la ’caravane des mouvements sociaux’ en route vers le Forum Social Mondial de Dakar (à l’initiative des branches Afrique du Dal, du Cadtm et de Attac). Pour mener les expulsions (projets d’aéroports, d’échangeurs, d’ensembles commerciaux et/ou immobiliers) des sbires font irruption dans les cases, tapent au sol avec des fléaux en hurlant « déguerpis, déguerpis, déguerpis » ; si pas d’obéissance assez rapide, ils tapent -toujours au fléau bien sûr-, sur les quelques objets et sur les cases, puis enfin sur les gens... arrêtés sur place, ou sortant, mais qui reviennent, et ça recommence... Nous aussi allons recommencer. Je me sens ici en pleine cohérence avec mon engagement altermondialiste, notre lutte est en pleine résonance et solidarité avec tant d’autres luttes de par le monde, pour la défense des terres agricoles, la souveraineté alimentaire et le droit des peuples à défendre leurs territoires et modes de vie.

Quoi qu’il arrive cette semaine, nous ne serons pas écrabouillés, la lutte contre le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes continuera. Elle n’en deviendra pas pour autant plus facile, elle a besoin du soutien de tous.

Aujourd’hui, demain, après-demain... « le verbe résister se conjugue au présent » (Lucie Aubrac)

Geneviève Coiffard-Grosdoy le 15 octobre 2012 à midi


Occupation festive ce week-end à Notre Dame des landes

Occupation festive au Liminbout, rejoignez nous !

Samedi 13 Octobre 2012

Ces derniers jours la Zone A Défendre vit sous la menace d’expulsions massives et imminentes, des sources indiquent qu’une vaste opération militaire serait prévu à cet effet pour le mardi 16 octobre.

Pour autant pas question pour nous de rester sur la défensive, d’attendre passivement l’arrivée de l’armée aux ordres de Vinci / AGO. C’est pourquoi occupantEs et habitantEs de la ZAD, ensemble, ont préparé l’ouverture d’une maison vidée, vouée à la destruction. Ensemble car nous sommes conscientEs que nous ne pouvons laisser la zone se vider, que nous refusons de nous laisser aménager. Nous avons choisi une occupation festive pour faire la nique à celleux qui nous rêvent soumisEs, apeuréEs, qui nous imaginent prêtEs à renoncer. Quelle erreur !!! Notre envie de lutter n’a pas changé ! Aujourd’hui nous organisons cette fête de quartier pour rappeler que nous sommes chez nous ici, que nous ne partirons pas, que nul dispositif policier ne nous empêchera d’habiter ce territoire que nous avons choisi. Leur aéroport ne se construira pas tant que nous serons là, s’ils pensent nous virer, il leur faudra montrer le vrai visage de leur pouvoir, faire venir l’armée et surtout la laisser sur place car nous ne laisserons pas les travaux se faire sans réagir.

Ce weekend se veut un moment de rencontres, si vous pouvez venir, rejoignez nous ! Après un bal masqué le samedi soir le dimanche sera consacré à des moments de rencontre, d’échanges sur les perspectives de la lutte. Nous mangerons ensemble dans cette maison que nous aurons ouverte ensemble. Le dimanche soir sera projeté le film Squat de Coehlo qui permettra une discussion autour de la pratique des occupations pour lutter contre les aménagements urbains (gentrification) mais aussi sur la ZAD.

Différents appels circulent en ce moment sur le site zad.nadir.org, n’hésitez pas à les faire tourner !
Nous rejoindre dans l’occupation ou préparer des actions décentralisées de solidarité, les modes de soutien sont nombreux. C’est par la diversité de nos tactiques que nous saurons les surprendre et les déborder !


Hollande et les jeunes

"Je voudrais vous parler d’autres jeunes, Monsieur le président. Ils sont près de cent cinquante, et n’ont pas choisi d’accumuler du capital."

Hervé Kempf - 13 octobre 2012

Monsieur le président, j’ai admiré la rapidité avec lesquels les entrepreneurs surnommés les « pigeons » ont obtenu satisfaction. Ces jeunes gens demandaient qu’on n’applique pas lors de la cession de leur entreprise un taux d’imposition qu’ils jugeaient trop élevé. Ces apprentis capitalistes avaient bien entendu le mot clé de votre campagne présidentielle, qui était la jeunesse. Vous promettiez de faire de celle-ci votre priorité.

Je voudrais vous parler d’autres jeunes, Monsieur le président. Ils sont près de cent cinquante, et n’ont pas choisi d’accumuler du capital. Non, ils veulent créer un autre monde, voir s’il est possible de vivre autrement, ils cultivent la terre, cuisent leur pain, font du théâtre, partagent leurs savoirs. Plusieurs ont des enfants, qui vont à l’école, et vivent heureux sans télévision. Il semble, Monsieur le Président, que ces jeunes sont tout aussi méritants que ceux qui rêvent d’empocher une belle plus-value.

Ils vivent, voyez-vous, à Notre Dame des Landes. Ah, vous sourcillez. Oui, à l’endroit même où votre premier ministre Jean-Marc Ayrault rêve depuis si longtemps de construire un aéroport. Il prévoit d’utiliser un dispositif proche de ces partenariats public-privé que Alain Rousset, le président (PS) de la région Aquitaine, vient de qualifier de «  mécanique infernale », et dans des conditions économiques qui font frémir dans un moment où les dépenses publiques sont censées être soigneusement balancées.

Or, nous apprenons que des compagnies de gendarmes s’apprêtent à investir les champs et les bois pour en chasser ces jeunes nouveaux paysans et leurs familles. Il s’agit de laisser place aux bétonneuses, et d’opérer avant la trêve hivernale, qui s’ouvre le 1e novembre. Je ne doute pas, Monsieur le Président, que votre ministre du Logement, l’écologiste Cécile Duflot, vous priera de ne pas créer de nouveaux sans-logis. Je voudrais aussi vous rappeler l’accord que vous avez fait conclure, en mai, pour achever la grève de la faim de paysans à Notre Dame des Landes : arrêt des expulsions jusqu’à l’épuisement des recours.

Sur le plan juridique, vous pouvez certes laisser se poursuivre l’expulsion des jeunes occupants sans titre de Notre Dame des Landes. Mais dans l’esprit, il s’agirait bel et bien d’une trahison. Il serait accablant, Monsieur le Président, que cette semaine, votre souci de la jeunesse se traduise par des matraques et des gaz lacrymogènes.

Source : Cet article est paru dans Le Monde daté du 14 octobre 2012.


Notre Dame Des Landes, ZAD, octobre 2012, nouvel appel à occupation

Au nord de Nantes, ça fait deux générations qu’un projet d’aéroport pèse sur 1600 hectares de terres agricoles et de bocages. Laissé longtemps en suspens il a été relancé en 2001 par Lionel Jospin et fermement soutenu depuis par le Parti Socialiste et notamment JM Ayrault, ancien député maire de Nantes et actuel premier ministre. Les raisons évoquées pour construire cet aéroport n’ont cessé d’évoluer jusqu’à la dernière blague : construire un aéroport modèle, HQE (Haute Qualité Environnementale). Projet nuisible, c’est le symbole d’un capitalisme destructeur qui ne vise que la recherche du profit financier. C’est aussi le fruit d’une collaboration étroite entre politiciens avides de "développement" urbain et une grande multinationale, Vinci, spécialiste des projets destructeurs (prisons, autoroutes, centrales nucléaires).

En 2008 un collectif local d’habitant-e-s qui résistent lançaient un appel à occuper les terres réservées pour ce projet, cette Zone d’Aménagement Différée. Cet appel a été largement relayé et après un Camp Action Climat en 2009 le mouvement d’occupation s’est amplifié sur ce qui est devenu la Zone A Défendre (ZAD). Une solidarité est née entre les habitantEs qui résistent et les nouveaux occupantEs.

Aujourd’hui le Parti Socialiste est revenu au pouvoir et n’est pas prêt à renoncer à cet aéroport. Il continue d’afficher son soutien total au projet même si ses alliés écologistes feignent toujours de défendre les terres menacées. Habilement ces bonimenteurs ont utilisé la presse pour faire croire qu’un moratoire était mis en place et que le risque de voir le projet aboutir reculait. (1)

Il n’en est rien ! Les mesures préliminaires sont toujours en cours : pseudo enquêtes publiques, études de terrain (forages, géomètres). Le calendrier prévisionnel des travaux a peut être, on l’espère, été remis en cause par le mouvement d’occupation, mais pas par le moratoire ! En tout cas le barreau routier, préliminaire indispensable à la bétonnisation de la zone, est lui bien maintenu pour début 2013. Le laisser faire c’est rendre possible l’arrivée des pelleteuses sur place, c’est abdiquer devant Vinci.

Et pendant ce temps la ZAD continue de se vider, les expropriations se poursuivent. Les habitantEs sont pousséEs en dehors de la zone, relogéEs plus loin, moins bien. Peu à peu celleux qui résistent se retrouvent à occuper sans droits ni titres des maisons qu’illes habitent depuis des années, parfois depuis toujours ! Quant aux maisons et terrains occupés la situation n’est pas meilleure. Beaucoup sont expulsables et démolissables depuis début 2012. Et la machine judiciaire suit son cours. Ainsi le 27 septembre 2012 le tribunal d’instance de Nantes a prononcé l’expulsion immédiate du Sabot et des 100 Chênes. Ce sont deux lieux essentiels de la ZAD, le potager collectif issu d’une occupation initiée par le mouvement Reclaim The Fields et la boulangerie. Ces deux lieux sont habités. Début octobre le dernier squat ouvert à Grand Champ a également été expulsé. Chaque jour la menace se précise. Il y a urgence à réagir ! Vinci rêve de tous nous expulser, peut-être demain, si nous laissons faire la zone sera bientôt livrée aux machines de chantier !!!

Si nous portons l’occupation comme moyen de lutte nous nous sentons désormais pleinement habitantEs de cet espace. Nous refusons de voir disparaître ces champs, ces haies, ces bois qui sont devenus nos lieux de vie. Vivre ici c’est refuser de voir disparaître, au nom du profit, les chênes qui nous abritent, les tritons crêtés et les nombreux autres animaux avec qui nous cohabitons. Vivre ici c’est être aussi dans un rythme chahuté par les urgences de la lutte, les pressions, l’incertitude de la suite, le harcèlement des flics. Vivre ici ce n’est pas facile en ce moment avec l’hiver froid et pluvieux qui s’annonce. Que l’on soit proprio, locataire ou occupantE nous sommes toutEs misEs face aux mêmes procédures, à leur « justice ». Et pourtant... La ZAD est devenu un espace privilégié d’expériences alternatives, un lieu où confronter au jour le jour théorie et pratique, où construire de nouvelles solidarités, où apprendre à être chaque jour un peu plus autonome face au système marchand. Des potagers collectifs ont fleuri, les savoirs se partagent tous les jours. De la boulangerie à la mécanique, de la construction en passant par les échanges artistiques nous apprenons sans cesse les unEs des autres.

Si nous vous appelons à nouveau à nous rejoindre c’est qu’il ne s’agit pas seulement d’un projet urbanistique mais d’un modèle de société dont nous ne voulons pas. C’est parce que cette lutte s’inscrit dans un combat plus large contre un système qui se fout des êtres vivants et de la planète. Ailleurs d’autres que nous luttent contre les systèmes productivistes, de domination et de contrôle social, contre la machine infernale qui nous rend esclave de la technologie pour aller toujours plus vite et plus loin dans la dépossession de nos vie. Nous ne nous sentons pas seulEs à résister. Du val de Susa en Italie, en passant par la Russie ou le Mexique, des opposantEs se dressent contre les projets néfastes d’aménagement. Plus prêt d’ici au pays basque contre une autre ligne de train à grande vitesse ou en Normandie contre les lignes THT (Très Haute Tension), un peu partout contre la gentrification : la résistance s’organise !!!

Ici, sur la ZAD, nous avons besoin d’être plus nombreusEs sur le terrain pour s’opposer physiquement aux travaux préliminaires, pour donner de la force à celleux qui ont fait le choix de rester et de résister. L’occupation n’est pas une fin en soi, c’est un moyen d’être présent-es sur cette terre en lutte, d’être actifs ensemble contre le projet, de développer des réseaux de solidarité avec les autres habitantEs. Solidaires on se sent capable de tout, de combattre la coalition du pouvoir politique et de ses flics et du pouvoir économique avec son fric.

Aujourd’hui plus d’une trentaine de lieux sont occupés : des maisons, des cabanes construites dans des champs, dans des arbres et des caravanes qui prolifèrent un peu partout. Il reste des maisons vides et Vinci continue à en vider. Deux lieux, Les Planchettes et la Gaité (2) peuvent vous accueillir momentanément le temps de votre arrivée mais pensez à être autonome le plus rapidement possible. Une fois sur place, prenez le temps de discuter avec les gens, de comprendre là où en est la lutte. Ici tout est imaginable, on peut faire tout mais pas n’importe quoi, pas n’importe comment. Pensez que de nombreux projets sont déjà engagés, soyez attentivEs aux sensibilités et vécus de chacunEs.

Venez habiter et lutter avec nous ! Nous sommes ici, nous refusons de perdre.

Cet appel a été rédigé par des occupantEs / habitantEs de la ZAD

En post scriptum nous voudrions rappeler qu’il y a d’autres formes de soutien possible :

- Il est possible de cibler Vinci là où il est (à peu près partout !), de mener des actions décentralisées et de nous en tenir informé.

- Une manifestation de réoccupation est prévue en réponse aux probables expulsions à venir : tenez vous prêtEs à nous rejoindre !

- Restez informé en suivant les sites : https://zad.nadir.org, http://nddlagirdesobeir.noblogs.org et http://acipa.free.fr

- Vous pouvez nous écrire à zad (at) riseup.net et vous inscrire à notre lettre de diffusion sur le site ZAD (rubrique accès et contact)

(1) lire sur le site de la ZAD l’article Moratoire sur l’aéroport : une farce qui ne nous fait pas rire. Extraits :"suspendre les expulsions des exploitant⋅e⋅s agricoles et des habitant⋅e⋅s légaux sur la zone concernée par la Déclaration d’Utilité Publique même jusqu’en 2014 ne gène en rien les prévisions de l’État et d’AGO (...) Somme toute un accord qui ne remet en cause ni les gros travaux, ni les études préliminaires, ni les expropriations qui continuent à être menées, ni la majorité des expulsions."

(2) Voir la rubrique accès et contact sur le site de la ZAD


Nombreux articles sur le site de Mille Bâbords (moteur de recherche dans la colonne de gauche).


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4 Messages

  • Le 20 octobre 2012 à 19:15, par

    Je ne voudrais pas rafraîchir excessivement les quelques enthousiastes qui se déclarent en faveur de ce projet. Mais un conseil, qu’ils regardent de près ce qu’il est advenu des aéroports du même tonneau que ce projet de ND des Landes, à Ciudad-Real, à Castillon, et à Huelva en Espagne. Qu’ils s’informent, qu’ils aillent même voir de près la faillite de ces aéroports toujours désespérément vides et en friche. Qu’il constate le résultat sur le déficit du pays de très nombreux projets insensés menés dans plusieurs régions, aéroports, stades, forums urbains etc. Qu’il regarde l’état de l’économie et du chômage dans une Espagne au bord de l’éclatement. L’Espagne, ce n’est pas loin. Chacun peut aller sur place pour se rendre compte de la catastrophe économique et sociale que connaît le pays, en partie provoquée provoquée par la gabegie de projets initiés généralement par des responsables de collectivités territoriales et régionales soucieux de faire valoir leur existence et leur mégalomanie, au détriment de l’intérêt général. Une disposition en effet assez répandue et en France aussi.

    Mais restons sur le projet de ND des Landes. Aujourd’hui, l’aéroport Nantes-Atlantique se situe sur les communes de Bouguenais et Saint-Aignan-Grandlieu, à 10 km de Nantes. Il est géré par les CCI de Nantes et de Saint-Nazaire et géré par AGO, aéroports du Grand Ouest, associée à Vinci et TPO, société de travaux publics raflant les gros marchés de la région.
    Suivez la piste. Des dizaines d’hectares seraient libérés autour de La Bouguenais pour des projets immobiliers et lindustrielsà proximité immédiate de la Cité des Ducs. Un immense et juteux réseau de desserte routière à 4 voies devra être mis en chantier. Tout celà urge absolument, il faut le savoir. Les contrats avec l’Etat ont été signés fin 2010. Les travaux routiers doivent débuter maintenant. Les travaux de l’aéroport sont prévus en 2014. L’ouverture de l’aéroport est programmé à l’automne 2017. Il n’y a plus de temps à perdre pour les investisseurs. On comprend l’impatience actuelle de certains qui jouent gros dans cette affaire. Crise ou pas crise, il faut y aller tête baissée et rien ni personne ne doit résister à la machine à cash qui doit tourner à plein.

  • Le 26 octobre 2012 à 10:29, par Christiane

    "Notre bocage vaut plus que vos profits" et "Vinci dégage",
    Halte aux grands projets inutiles financés par nous au profit de quelques-uns"

    Hier, devant le palais de justice de Carcassonne, plusieurs dizaines de manifestants issus de diverses organisations de gauche, écologistes ou paysannes, se sont rassemblés pour dire non à la construction de cet aéroport sur le futur site duquel des centaines de policiers et militaires délogent les occupants des lieux.

    "Même s’il se trouve loin de chez nous, ce projet pose des problématiques qui frappent aussi l’Aude : la disparition des terres agricoles, le bétonnage, la destination de l’argent public. Près de Carcassonne, nous sommes, par exemple, confrontés à un projet de golf à Fontiers-Cabardès", expliquait hier un des manifestants.


    Mercredi matin le programme de France Culture a été interrompu pendant une dizaine de minutes par des militants voulant attirer l’attention des médias silencieux...
    Après négociation avec la direction, le collectif a pu lire un communiqué qui dénonçait «  l’aveuglement de Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes qui en fait un combat personnel », « les expulsions et les destructions d’habitats, la répression qui est d’une violence extrême, le gaspillage d’argent public, le partenariat entre l’Etat français, les collectivités locales et le groupe privé Vinci ».

  • Le 28 octobre 2012 à 19:25, par
  • Le 31 octobre 2012 à 07:43, par

    Marre d’habiter en "zone militarisée". Marre d’être réveillé par des sons de grenades". Marre d’une telle morgue policière. Marre de savoir qu’à 500 m de chez moi se déroule en l’absence des caméras des scènes de chasse à l’homme et d’ultra
    - violence totalement disproportionnées pour déloger des jeunes non-violents. Marre de voir les résistants de la première heure, ces paysans que l’on exproprie, ces opposants qui ont quand même le droit d’être contre, être mal traités, parfois avec violence, souvent avec humiliation. ça se passe ici et maintenant.

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