Une tribune pour les luttes

LDH Fédération des Bouches du Rhône

Solidarité avec les inculpés du CRA du Canet à Marseille

Article mis en ligne le mardi 5 novembre 2013

A la suite de la découverte de la légionellose dans le centre de rétention administratif (CRA) du Canet, des «  retenus  » mettent le feu à leurs matelas le 9 mars 2011, en guise de protestation et pour faire valoir leur droit à la santé.

Six personnes sont alors inculpées et placées en détention provisoire à la prison des Baumettes. Libérées depuis et placées sous contrôle judicaire leur procès aura lieu le 26 novembre au TGI de Marseille.

Cet acte de révolte collective, tel un geste désespéré pour faire valoir leurs droits et résister à un traitement inhumain, nous engage à interroger les politiques migratoires et leurs mises en œuvre qui se poursuivent inlassablement d’un gouvernement à l’autre.

Le renforcement de la répression, l’accélération des expulsions, la fermeture des frontières européennes, la montée du racisme et de la xénophobie visent ainsi à maintenir dans une grande précarité des étrangers privés de tous droits et exacerbent les contradictions sociales.

Afin de clarifier les enjeux et d’organiser nos résistances, nous vous convions à venir en débattre avec Marc BERNARDOT, sociologue

Auteur du livre « Captures ».

Le JEUDI 14 NOVEMBRE à 18 h 30

à Espace Accueil aux Etrangers,

22, rue Mathieu Stilatti, Marseille 3°.

« Depuis quelques décennies, le contrôle des frontières et de l’accès à la citoyenneté a été considérablement renforcé en Europe et ailleurs. Alors même que se poursuit et s’accélère un puissant processus de globalisation, les mobilités humaines sont pour partie entravées. Cet ouvrage propose d’interpréter, à la lumière des anciennes guerres de capture d’esclaves, les dispositifs antimigratoires et d’analyser l’émergence de la figure du " sans-papiers " ou du " clandestin " qui n’est en fait qu’un étranger privé de ses droits.
Ce modèle permet de résoudre la double contradiction apparente, d’une part entre les besoins avérés de main-d’oeuvre des pays occidentaux et ces politiques et, d’autre part, entre les fondements humanistes des démocraties et le recours à l’internement et à l’expulsion de civils. » extrait de Captures , 2012, Ed Du Croquant

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2 Messages

  • Le 7 novembre 2013 à 00:46, par

    tel un geste désespéré

    est-il désespéré de foutre le feu à sa prison ? n’est-il pas désespéré d’en appeler au droit quand il n’est et ne peut être qu’un instrument de domination ?

    Répondre à ce message

  • Le 8 novembre 2013 à 19:04, par loique

    "A la suite de la découverte de la légionellose dans le centre de rétention administratif (CRA) du Canet, des « retenus » mettent le feu à leurs matelas le 9 mars 2011, en guise de protestation et pour faire valoir leur droit à la santé."

    Ceci est au mieux une interprétation audacieuse des faits ! Si le centre a fermé suite à la découverte de la légionellose en décembre 2010, RIEN ne permet d’affirmer que les retenus ont brûlé leur prison à cause de la légionellose, ni qu’ils l’ont fait " pour faire valoir leur droit à la santé." Cette phrase frise la réécriture de l’histoire...

    Sur la fermeture du centre pour cause de légionellose : http://www.millebabords.org/spip.php?article16138

    Chronologie des jours qui ont suivis l’incendie : http://www.millebabords.org/spip.php?article16814

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